Je me réveille, je suis encore bien dans le gaz, première grasse mat' depuis un sacré bout de temps.
Cette année le Père Noël est facétieux : il m'a apporté des montagnes de cartons vides à remplir moi-même pour les emporter ailleurs.
Je sors sur le balcon de l'ashram fumer une clope armé de mon A1 histoire de me réveiller un peu mieux. Il fait froid. Nous sommes le 25 décembre, les immeubles alentour ont l'air encore très endormis.
Je vois dans l'espace vert intérieur passer un type armé de seau et balais. C'est l'employé de la société de nettoyage qui vient une fois par semaine briquer les parties communes de l'immeuble.
Il se met aussitôt en devoir de briquer les vitres d'une porte d'entrée, puis, seau et balai à la main, il passe à la suivante.
Je le regarde faire en réalisant doucement dans les brumes du réveil quel jour on est et ce qu'il est en train de faire. Ça me gâche violemment mon réveillage.
C'est un français pas très de souche, alors le matin de Noël il nettoie les parties communes de mon immeuble. Il travaille plus pour gagner que tchi. La société qui l'emploie doit elle aussi partager nos valeurs communes.









