Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.
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jeudi 26 juillet 2007
Par Petaramesh le jeudi 26 juillet 2007, 16:13 - Râleries dualistes
Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.
mercredi 25 juillet 2007
Par Petaramesh le mercredi 25 juillet 2007, 12:14 - Chienne de vie
Un casse-tête est un objet inventé à l'usage des hommes célibataires.
Les hommes mariés n'en ont pas besoin.
(L'informatique est une invention à l'usage des hommes mariés, afin de varier leurs sources d'exaspération).
Un camping est un lieu où l'on voit une femme d'âge canonique juchée debout sur une chaise sur la terrasse de son mobile-home, immobile dans l'inconfortable position du sémaphore, afin d'être en mesure d'utiliser son téléphone mobile pour prendre rendez-vous en hurlant avec son dermatologue sans que nul n'en perde une miette.
Un camping est également un lieu où l'on voit une famille d'authentique Groseille roulant en hénaurme 4X4 noir Mercedes aux vitres fumées (les BMW X-Machin sont vraiment trop peuple), refuser de saluer les plébéiens locataires de mobile-homes car eux sont de la race des Seigneurs propriétaires de mobile-home sur le campinge.
Rien en ce monde n'est plus malodorant que des parvenus qui se la pètent façon coqs sur leur tas de fumier.
Sinon, nous passons d'excellentes vacances : Aujourd'hui, il ne pleut pas.
Blague dans le coin, un camping est surtout un lieu paradisiaque où l'on peut laisser divaguer sans imites nos nains même en bas âge sans se préoccuper de savoir où ils sont ni ce qu'ils foutent, et où ils se font des tonnes de copains dont ils ne comprennent pas forcément la langue, ce qui ne les gène en rien.
Et pour les nains, un camping est le lieu unique où ils peuvent divaguer librement sans limite et sans avoir leurs (heureux) parents sur le dos, ni la maîtresse, ni la nounou, ni la baby-sitter, Ô Paradis !
P.S. kinarienavoir : J'ai tout de même trouvé le temps de rédiger la mise en demeure à la FNAC de me rembourser le Windows de mon portable dont j'avais affirmé haut et fort que je ne voulais pas, qui m'a été vendu contre mon gré, dont j'ai refusé la licence et que j'ai effacé aussitôt de mon disque dur. Épisodes à suivre à mon retour à la civilisation ;-)
Addendum 26/07/2007 11:50 : Vision d'horreur :
Dans ma description apocalyptique, j'oubliais l'inoubliable grosse anglaise[1] bigénaire[2] en rut qui se livre, pieds nus et en paréo à une très érotique danse du ventre silencieuse, lecteur MP3 vissé dans les oreilles, au beau milieu d'une allée du camping. La perfide albionnaise s'y croit gravement.
Et les jeunes nymphettes qui tortillent lascivement du clitoris nombril piercé sous le nez de beaux et jeunes éphèbes adolescents lesquels, de saisissement, en font la toupie avec leur bite.
Et aussi mes nains qui se gavent de ces étranges bonbons que l'on appelle par ici couilles de mammouths
.
Et enfin cette séduisante damoiselle en bikini qui s'entraîne une heure durant, en équilibre sur le muret surplombant la tête de Swâmi Petaramesh qui lézarde sur son dinarosaure au bord de la piscine, à une danse-jonglerie avec boules enflammées au bout d'une chaîne, danse également érotiquissime, bien que les boules ne soient ici pas enflammées, on est à l'entraînement, quoi ! ...ce qui n'empêche nullement Swâmi Petaramesh, ne craignant pas les brûlures, d'avoir une vue magnifique en contre-plongée sur les formes attirantes de la demoiselle qui lui dédie ses plus ensorceleurs sourires en tentant de déclencher ma plus vibrante érection. Glander au bord de la piscine devant un tel spectacle, que pourrait donc demander le peuple ?
mardi 24 juillet 2007
Par Petaramesh le mardi 24 juillet 2007, 13:31 - Non-dualité tout court
Si le Vice l'emporte généralement sur la vertu, c'est, il faut bien le reconnaître benoîtement, parce que c'est quand même vachement plus meilleur...
vendredi 20 juillet 2007
Par Petaramesh le vendredi 20 juillet 2007, 23:21 - Chienne de vie
Je profite de quelques instants d'inattention de Ma Anadaramesh (actuellement captivée par le show du campinge où Mademoiselle Patâpatî fait état de sa puissante technique vocale) pour vous assurer que Swâmi Petaramesh n'est pas mort bien que fort loin du 'net, puisque cette maudite carte Wi-Fi reste rebelle à mes suppliques les plus insistantes...
Je vis en effet de puissants instants de culturitude et de finesse intellectuelle, comme par exemple hier soir un fabuleux show karaoké où des nymphettes en furie ont massacré quelques infâmitudes R&B avant de se faire ridiculiser par mademoiselle Patapatî, puis de manière totalement inattendue par une femme qui chantait Piaf à vous en faire friser les poils des bras, que j'ai failli en tomber de ma chaise.
Je contemple également ici et là sur les présentoirs des monuments de bon goût absolument inénarrables tels que celui-ci que je livre à votre délectation :

...et sinon, ce billet porte enfin dûment son titre de drame, puisqu'hélas ce matin Srî Minîshiva le Destructeur des Mondes a shooté sauvagement Gribouille, la gerbille de Mademoiselle Patâpatî, du haut d'une table, et que Gribouille est tombée et s'est très probablement cassé une patte avant pour le plus grand désespoir de Mademoiselle Patâpatî, qui hait désormais définitivement son frère.
Demain, il est probable que le vétérinaire sera au programme. Je suppose que par ici, ils sont davantage habitués à soigner des vaches et des chevaux plutôt que des gerbilles...
Les Écritures ne se démentent pas, puisqu'avant-hier soir au show camping (Waow ! Il faudra décidément que je vous narre cela) Mâ Anandaramesh a torpillé une cigarette à sa voisine, et que Swâmi Petaramesh, embrumé par la Leffe, a tiré trois taffes.
Hier soir, Mâ Anandaramesh la Tentatrice a acheté un paquet... dont Swâmi Petaramesh, honte soit sur lui, a fumé la moitié avec délectation, et en constatant que pour la premère fois depuis plus d'un an et quatre mois, son cerveau fonctionne désormais de manière normale.
Mais Swâmi Petaramesh, héroïque comme à son habitude, tentera de ne pas poursuivre dans cette voie périleuse de retour vers la toxicomanie aigüe...
Bon c'est pas tout, faut que je vous laisse avant de me faire tuer par madame pour abandon de table et de bière... Les vacances, ça ne vous laisse pas une seconde de répit...
P.S. : So sorry, pas le temps ni la possibilité de répondre aux commentaires (ni de lire mes mails d'ailleurs) pour l'instant...
mardi 17 juillet 2007
Par Petaramesh le mardi 17 juillet 2007, 19:25 - Chienne de vie
Pas de radar, ou alors, à l'insu de mon plein gré.
Arrivée au Camping du Moustique Impétueux.[1] Dîner au restaurant snack truc-bouffe du camping, d'un croque-monsieur surgelé mal réchauffé compensé par deux Leffes à la pression.
Nous avons la surprise de constater que nombre de covacanciers que nous connûmes l'année dernière sont là de rechef, ainsi que nous-mêmes. Les mêmes gros belges[2] notamment, qui dans quelques jours auront, nous l'espérons tous, troqué leur blanc laiteux pour le rouge écrevisse qui constitue la moitié de l'objectif de leur séjour - l'autre moitié étant rassemblée par packs de douze dans le coffre de leur voiture.
Mademoiselle Patâpatî retrouve avec joie quelques copines dont des grosses filles de gros belges.
Peu de hollandais, peu d'anglais. Il y en a, mais ce n'est pas l'invasion : Un insecticide ordinaire devrait suffire à les tenir à distance. Raison de plus pour garder strictement secrètes les coordonnées de ce camping : Si jamais il vient à leurs oreilles que le coin est agréable, l'an prochain, ce sera mort !
Swâmi Petaramesh apprend avec bonheur que le camping a désormais le Wi-Fi et arrive de son oeil langoureux à extorquer à la taulière la clé WPA de la Liveboîte, sans même devoir lui flatter la croupe. Hélas, trois fois hélas ! La carte Atheros un peu trop récente qui équipe le nouveau portable[3] de Swâmi Petaramesh refuse de fonctionner sous Ubuntu : Elle fonctionne assez pour que je voie les réseaux disponibles, mais point assez pour que je puissâsse m'y connecter. wpa_supplicant ne veut pas causer au draïveur. Sniff. L'humiliation sera totale quand j'irai la queue basse quémander un câble Ethernet. Je rumine mon incompétence informatique.
Je vais faire des courses pour le barbeuc à l'Intermarché de Machingnac. En entrant dans Machingnac, je suis doublé par la jolie voiture rouge du médecin des pompiers qui roule à tombeau ouvert en pinponnant sur la file d'en face. Une demi-heure de bouchon sur le dernier kilomètre nous séparant de l'Intermarché de Machingnac, kilomètre à la fin duquel j'aperçois les pompiers et gendarmes en intervention, ce qui n'empêche pas un crétin d'indigène (pléonasme) en Clio rouge vif de remonter toute la file de bagnoles pour atteindre le parking du centre commercial avant tout le monde au risque d'écraser un pompier ou deux. Arrivant sur le parking, je constate la cause de l'intervention des pompiers : Une dame d'un âge indéterminable mais pas vieux a décidé de tester la méditation profonde en position du guetteur d'avions au beau milieu de la chaussée. Je ne sais si elle a fait ce choix toute seule ou si elle y a été aidée par un véhicule autombile, mais elle est de la plus marmoréenne immobilité. Je la vois là gisant sur le dos et ne faisant l'objet en cet instant d'aucune espèce de soin médical ni d'empressement particulier (peut-être est-elle anglaise ?), tandis que le médecin des pompiers papote avec un gendarme. Quelque pompiers sous-fifres apportent en flânant mode petite vitesse la planche-brancard réglementaire, ce qui donne à penser que la dame a peut-être bien pris des vacances complètement définitives, hélas, ce qui semble réconforter les badauds qui bénéficient gratuitement de l'attraction et se sentent encore plus bénis des dieux en allant acheter leurs chipos-merguez-charbon-de-bois.
Barbeuc',[4] puis piscine, cette dernière activité, pour un premier jour, consistant essentiellement dans l'examen discret mais attentif des fessiers et autres avantages de nos covacancières - hollandaises ou non - en évaluant l'intérêt que l'on éprouverait éventuellement et si l'occasion s'en présentait à grimper sur telle ou telle, tout en examinant son propre durillon Kanterbraü, se lamentant sur le fait que ce dernier réduise quelque peu les chances de mener à bien tout projet de cet ordre.
Soirée : essayer de faire marcher le Wi-Fi de Styx sur la terrasse du bar. Humiliant échec.
Swâmi Petaramesh essaie de convaincre Mâ Anandaramesh que son désir le plus fou en matière de planning consiste dans le rien-foutage jusqu'à ce que j'en ai marre, tandis que Mâ Anandaramesh tente quant à elle d'organiser guide en main un planningue de visites pleines de culuritude. Nous échouons dans l'après-midi aux jardins imaginaires montés il y a quelques années par une américaine issue des milieux de la mode (Theufff !) ayant remporté le concours lancé par Monsieur le Maire du Coin, certainement un UMP, moi je vous dis,[5] sans l'ombre d'un doute. La guidesse aux jolis petits seins est obligée d'y aller à plusieurs reprises de son couplet à la gloire de Monsieur le Maire, de la Mairie de Monsieur le Maire, et des jardins de Monsieur le Maire, UM à tous les coups à moins qu'il ne soit socialiste, jardins dans lesquels se mèle une symbolique antique syncrétiquement rafistolée à l'américaine, mêlant joyeusement romains, druides, égyptiens et mystique chrétienne à vingt centimes d'Euro. Une fois que la guidesse aux jolis petits seins à l'amplificateur vocal qui intéresse vachement Srî Minîshiva (et sa varicelle) en a fini de Monsieur le Maire et de la symbolique égyptomartienne, les jardins sont agréables, surtout les jeux d'eaux. Minîshiva y détrempe joyeusement ses godasses.
Après, on va pousser le caddie à l'Intermarché de Bidulac. Les godasses de Sri Minîshiva font floc-floc.
Laflote m'envoie des SMS pour me poser des questions idiotes, mais je les reçois mal.
Le soir, il a pleuvu.
Piscine, piscine, rien glander, piscine, soleil, flotte, chaud, frais, glander, mater ces dames en maillots de bain, apprécier le fait que dans cet enchanteur lieu familial, la mochitude naturelle et sans prétention de nombre de nos covacanciers et covacancières, et leur absence de chichis dans le déballage de leur gras et de leurs bourrelets, nous fait ressentir notre propre mochitude comme plus supportable, ce qui est très réconfortant. En contempler toutefois quelques-unes sans déplaisir et en se disant que, si l'occasion se présentait, on en ferait éventuellement son quatre heures, ayant des goûts modestes et peu de prétention.
Trouver que la vulgarité a du bon, se couler avec délices dans la peau de Monsieur Robert Bidochon. Se dire que pour paraître crédible, il faudra un jour apprendre à jouer à la pétanque, et aussi apprendre par coeur le nom de quelques joueurs de foot.
Mademoiselle Patâpatî (qui a commencé à se laisser pousser les seins) passe l'après-midi dans la piscine à jouer avec un futur jeune éphèbe de douze ou treize ans qui la colle de très près, et 'moiselle Patâpatî en redemande. Nous y voilà déjà ? Y'a pu d'enfants...
La question du jour :
Est-ce que tu crois que les bébés vautours, ça mange des bébés morts ?
Les vacances, quoi...
Beau temps. Ça ne devrait pas durer.
[1] Vous ne croyiez pas que je vous donnerais le vrai nom, nom de Nom ? Secret-défense !
[2] Pléonasme
[3] Alias "Styx"
[4] Swâmi Petaramesh est le roi de l'allumage de Barbeuc'...
[5] De toute façon, ici, comme habitants, hors touristes, y'a que des vieillards. Les petites villes de Machignac & Co. pullulent de pharmacies spécialisées dans l'incontinence, de "Au Confort Médical" et de fleuristes... spécialisés dans les articles funéraires.
samedi 14 juillet 2007
Par Petaramesh le samedi 14 juillet 2007, 00:48 - Chienne de vie

Prendez soin de l'ashram pendant que je vais porter la bonne nouvelle de Cela en terre hérétique et mater quelques culs hollandais !
Vous comprendrouillez fort bien qu'avec le genre de jolies briusses qui traînent en ce lieu de débauche, je doive hélas passer les commentaires en "modération" pendant ma longue absence, mais n'hésitez pas pour autant à proser, vos histoires de clitoris votre prose apparaîtra un jour où l'autre (plutôt l'autre) si Shiva consent à ne pas la détruire...
Tiens, y'a un noeud volant trop lesté qui vient justement de prendre cet humble ashram pour un lieu où faire sa pub' en me balaçant un petit "spam artisanal" en français ayant pour seul but d'attirer le chaland... A quoi on reconnaît ça me direz vous ? Typiquement :
Quoi qu'y disait, le glandu ? Je cite le morceau de bravoure, d'un intérêt littéraire incontestable et d'une grande profondeur métaphysique, à faire pâlir le grand écrivain Raymond Michu dont le nom n'est pas parvenu jusqu'à nous :
Le samedi 14 juillet 2007, 00:03 par jean-philippe
ah oui dis donc !! bon, je t'offre le champagne pour feter mon anniversaire !! allez j'offre aussi une suprise ..à tout de suite !! je t'attends!!
belle soirée !!!
Oui c'est ça, va te faire ! Je reproduis tes inepties pour faire rire mes copines toujours en mal de ragots médisants (pléonasme), mais sans ton lien moisi, nanaère, va chercher du référencement ailleurs, pôv' naze !
Encore un qui prend le 'net pour une galerie marchande où racoler telle la tepu moyenne (enfin, j'ai bien davantage de respect pour la putothérapeute moyenne : elle, au moins, elle paie de sa personne...)
Bon, allez, je vais piquer une tête dans la piscine méditer quelques instants sur le sans-forme pour laisser filer toutes ces considérations négatives, tiens :-}
Ommmmm...
Paix et amour, (luxe, calme et volupté) avec du poil autour !
Update 14/07 09:23 : Pas encore partis. Comme qui dirait un poil retardés. SOS médecins sort d'ici : Srî Minîshiva a la varicelle...
Il y a pourtant 365 jours dans une année...
La vie, observa lugubrement Marvin, qu'on la déteste ou qu'on l'ignore : oui. Mais on ne peut pas l'aimer.
- Douglas Adams, H2G2 - Trad. J. Bonnefoy
jeudi 12 juillet 2007
Par Petaramesh le jeudi 12 juillet 2007, 00:01 - Chienne de vie
Etonnant, étonnantissime !
Je viens de recevoir un mail de mademoiselle Patâpatî, en provenance de son camp de rééducation politique par le travailler plus pour gagner plus vacances...
Mais il n'y a pas le nombre réglementaire de fautes... Pas du tout. Et l'heure est plus que louche.
Je crains qu'elle n'ait été capturée par l'ennemi et qu'elle n'écrive sous la contrainte...
Prudence et circonspection s'imposent...
samedi 24 février 2007
Par Petaramesh le samedi 24 février 2007, 22:03 - Chienne de vie
La montagne, ça vous gagne !

vendredi 11 août 2006
Par Petaramesh le vendredi 11 août 2006, 09:52 - Port'Nawak
Cet article de la belle Rose inspirait la réflexion matinale autant que philosophique suivante dans mon cerveau encore embrumé :
L'été, avec sa bouffe pour touristes frelatée[1], ses "spécialités locales" digestibles uniquement par des estomacs locaux bétonnés, ses malencontreuses ruptures de la chaînes du froid[2], ses excès bien pardonnables[3] mais karmiquement impitoyables, ses inhabituels abus d'apéritifs anisés ou de Cognacs au titrage pharmaceutique, l'été, donc, est vraiment la saison idéale pour les concours de lancer de queues de renards...
Une fois l'accident survenu, bien sûr, il faut faire quelque chose...
(Illustration via l'abominable VM)
Eh oui, c'est l'été, et les blogs c'est comme la télé, l'été c'est la saison des programmes estivaux qui fatiguent la tête et du Grand N'Importe Quoi, de toute manière l'Audimat est abyssalement négatif...
jeudi 3 août 2006
Par Petaramesh le jeudi 3 août 2006, 15:51 - Chienne de vie
Je m'en vais vous narrer quelques anecdotes tirées des tribulations de mes pérégrinations estivales.
Départ en ouacances. Dans la petite auto, c'est un bordel inimaginable. Putain, on ne part que pour quinze jours : 2 jours que je râle : Avec ce que je viens de charger dans le coffre et sur le toît, on a de quoi tenir un an. On finit quand même par arriver à partir. Oué.
La famille Petaramesh est sur l'autoroute dans un bel ensemble et sa petite voiture. Mais les paparazzi ont du être alertés : camouflé au-dessus d'un pont, un paparazzi bien planqué photographie la petite auto au téléobjectif à laser. Quelque kilomètres plus loin, un autre paparazzi en bleu dans une camionnette bleue nous demande gentiment de nous arrêter puis demande à Swâmi Petaramesh des sous pour la jolie photo. Il dit "Si ti mi donnes lé sous tou dé souite cé moins cher". Il raconte aussi une histoire de points perdus, pas tout compris. Le paparazzi est armé, si ça se trouve c'est un brigand de grand chemin. Je me fais tout conciliant et je lui donne ses sous. En liquide. Sur le tableau de bord, ce con de GPS marmonne qu'il s'excuse mais que bon, là, il pouvait pas savoir.
Arrivée au Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité.
Plouf dans la piscine. Chaude comme une soupière.
Allons nous coucher dans ce baraquement de fortune fort joliment appelé "châlet" (ce qui, il faut bien le reconnaître, sonne mieux que stalag). Plus de 34 degrés dans le plumard. Quand je pense qu'il y avait la clim' à la maison ! Mais qu'est-ce qu'on fout là ? Impossible de s'endormir, pile-face-pile-face-tranche-face-pile dans le plumard : je connais des jeux de plumards plus drôles...
Rien. Crise d'allergie ordinaire. Mâ Anararamesh fait sporadiquement la gueule de temps à autre pour des raisons diverses ou sans raison. Mais pas trop. Les gosses sont chiants mais pas trop. Bonne journée.
Mâ Anandaramesh voulait ce matin faire un barbecue et a acheté brochettes et tout, Swâmi Petaramesh a acheté charbon et allume-BBQ. Mais ce soir Mâ Anandaramesh ne veut plus faire BBQ. Swâmi Petaramesh râle que quoi merde tout ça, et d'abord il a faim, donc BBQ, na !
Swâmi Petaramesh commet alors l'habituel exploit de réussir à allumer le BBQ avec une seule allumette et un seul cube blanc d'allume-BBQ. La classe. Merguez et chipos sont délicieuses. Même pas trop cramées, cette fois.
Crise d'allergie carabinée. Démarrage de la journée au Telfast 180, autant pisser dans un violon. Concerto pour Kleenex et trompette bouchée. Un peu plus tard dans la matinée, je vais supplier un pharmacien de me vendre du Xyzall sous menace d'immolation de ma personne par le feu, vu qu'une charmante m'a dit que c'était top efficace. Je m'envoie un Xyzall en urgence : Autant pisser dans un violon (again). Grandes eaux de Versailles interprétées à la Fontaine Nasale. Quelle est la conne qui m'a dit que le Xyzall servait à quelque chose, déjà ? Grrrrrr.
Sinon, courses à Intermarché aux rayons aussi dévastés par les hollandais que la queue d'anglais à la caisse est longue.
Rentré maison châlet Algéco, de toute manière, trop chaud pour avoir envie de bouffer, et encore moins de faire à bouffer.
Apéro-chips.
Sieste crapuleuse entre deux éternuements, mais pas trop : Il fait trop chaud pour faire des étincelles, et les enfants ne dorment pas.
Réveillés par les Nains après avoir peu dormi, on envisage l'épuisante idée d'aller à la piscine. Mâ Anandaramesh indique qu'elle trouve qu'on est trop souvent tout le temps collés les uns sur les autres et que c'est pas obligé. Très juste, dis-je, allez tous à la piscine puisque vous en mourrez d'envie, moi je vous rejoindrai plus tard, d'ici-là je vais sortir le portable pour écrire un ou deux trucs. Quand Mâ Anandaramesh voit la sacoche noire du portable sortir du coffre de la bagnole, elle fait la même tête que Nosferatu voyant soudain apparaître une brouette de gousses d'ail. Là, j'ai sorti un ordinateur ; j'ai commis un impair impardonnable : Elle fait la gueule. Pour de bon.
Ca y est, ouf ! Ils se cassent tous à la piscine. J'en profite pour pré-blogguer ce joyeux début de vacances.
Bon allez, fait trop chaud. Je file à la piscine aussi. La suite un autre jour !
Pas pu me saisir de l'ordinateur ces derniers jours (heureusement pour vous), alors je résume...
Le Xyzall est OK finalement[1] ; merci à l'adorable créature qui me l'a conseillé. Suffit de le prendre avant que la crise d'allergie n'ait démarré, hein... Sinon, après, tiens, fume !
Très, très chaud (41°+) tous les jours. Nous sommes écrasés de chaleur dans ce campinge. Ca limite fortement les activités tentables à limacer jusqu'à la piscine pour y faire la planche quelques heures en chopant des boutons d'allergie au soleil. C'est qu'il cogne, le bougre !
Pour le côté culturel de la chose, on visite quand même quelques trucs avec les Nains fernaux, surtout le p'tit. Ville troglodytique, grottes, magnifiques jardins (5 plombes à marcher sous un soleil de plomb...) et caetera.

La chaleur m'a tuer. On se console en se disant que si ça se trouve, 23 816 vieux sont morts de chaud abandonnés dans leurs deux-pièces sordides dans le reste de la France et que c'est Villepin qui va avoir l'air d'un con. On se console comme on peut, hein...
Isolés du monde sans connexion Internet, je survis. Pas de nouvelles, on ne sait pas ce que devient cette amusante petite guerre que les Israéliens ont eu l'idée de démarrer au Liban la veille de notre départ. Si ça se trouve, tout le proche-Orient a été nuké d'importance et n'est plus qu'un tas de scories vitrifiées. Mais on s'en fout, on est en vacances. (Hint pour le gouvernement : Profitez-en pour augmenter toutes les taxes, revoter le CPE et adopter le TCE avant qu'on ne revienne. Pour le moment on s'en cogne, puisqu'on est en vacances. La seule chose qui pourrait nous préoccuper serait de manquer de crème solaire ou de chipos pour le barbeuc'.)
Le temps suit son cours, le midi, écrasé de soleil, je lis du Fred Vargas ou du François Villon. Bonnes ouacances.
Le soir, Patâpatî participe en chantant à divers spectacles organisés de temps à autre dans le campinge. Elle chante et elle scatte. Pas peur du micro ni des sunlights, la donzelle. Maintenant, on est connus dans le camping comme étant "les parents de Patâpatî", la nouvelle célébrité locale Rickie Lee Jones.
Srî Minishiva, lui, a complètement apprivoisé la piscine, et saute allègrement direct dans le grand bain équipé de ses deux petits brassards gonflables. Il ne sait pas nager, mais il fait comme si. Il plonge sous l'eau, remonte, joue, on n'arrive pas à le sortir de l'eau. Va falloir lui apprendre à nager avant que ses brassards ne se déglonflent, hein...
Ah si, un tas de petits cons volants dans des chasseurs à réaction ont tendance à prendre la région pour leur terrain de jeu : 2 ou 3 fois par jour ils passent en radada dans le hurlement de tonnerre de leurs engins de mort, à jouer à se faire la guéguerre volante entre eux. A chaque fois on sursaute jusqu'au plafond. Mais il faut bien que jeunesse se passe... Euh, si ça se trouve, c'est des avions israéliens et on a été envahis par les israéliens... Vous croyez que c'est possible ?
Via mon oncle au téléphone, j'apprends que ma mère, alzheimée d'importance, a mis plus de douze heures pour faire environ 70 kilomètres en voiture entre Annemasse et Morzine, et ne sait foutrement pas où elle est passée durant ces douze heures. Après enquète et examen de talons de carte bancaire, il apparaît qu'elle est passée par la frontière italienne. Bien emmerdés nous sommes ; on s'inquiète. Pas vous ?
Aujourd'hui, mademoiselle Patâpatî a marché sur une guèpe sur le bord de la piscine. La guèpe l'a pas loupée. Chouette ! Ca me donne l'occasion d'essayer pour le première fois cet Aspivenin qu'on se trimballe inutilement depuis des années ! Patâpatî hurle à en rameuter tout le campinge. Coup de bol quand même : la loi de Murphy aurait voulu qu'on n'ait pas l'Aspivenin, justement ce jour-là. Mais on l'avait. Héhéhé.
Ce jour voit un Swâmi équipé d'une double otite affreusement douloureuse et d'une forte fièvre chanceler dans un monastère bouddhiste et s'y cramponner aux moulins à prières. Om mani padme Om. L'eau de la piscine du camping m'a tuer. Voyez antibiotiques, viendez Di-Antalvic !
Deux tympans, c'est ridiculement minuscule, mais quand on voit comme ça peut vous ruiner un bonhomme...
Sinon, ces gens fort sympathiques sont également fort pragmatiques et inventifs : le dernier moulin à prières de la série est motorisé grâce à la Fée Électricité, et peut ainsi arroser le monde de ses bénédictions 24/7/365. Il suffisait d'y penser.
Dans la soirée, glandant sur le bord d'une rivière (Swâmiji tremblant de souphrances et de phièvre et au bord du délire), Patâpatî assiste au spectacle d'un cheval qui se baigne dans la rivière avec son cavalier. Quelques instants plus tard, Patâpatî est sur le dos du dada, à cru, et zyva. M'aurait étonné, aussi. Elle se console ainsi de la guèpe matinale.
Où l'on voit un cyclope en slibard et doté d'un unique oeil rouge et d'une forte fièvre courser passé minuit un chat, armé d'un balai de ménage. Saloperie de greffier.
Cette chatte a adopté notre chalet Algéco depuis plusieurs jours. Chaque matin, elle apporte en présent à Patâpatî un mulot décapité. Pourtant, Patâpatî ne les mange pas.
Mais chaque nuit, plusieurs fois par nuit, elle miaule et gratte autour de la tente de Patâpatî : elle veut entrer... Et ça, pour réveiller tout le monde, c'est puissamment efficace...
Je tente depuis hier une intéressante expérience intitulée "40° de fièvre par 40° à l'ombre".
Hier soir, après la visite de château de chevaliers sous le cagnard qui s'imposait, Swâmi Petaramesh tapait un joli 39,4°. Puis pratiquement pas fermé l'oeil de la nuit. Retour donc à la case toubib : le joyeux microbe tombé amoureux de mes oreilles délicatement ourlées et de ma gorge profonde est résistant aux antibiotiques que le gentil docteur m'a filé. Le gentil docteur me concocte donc un super-cocktail d'antibios avec une touche de cortisone.
Il n'empêche : en dehors de la visite au toubib, je n'ai pas bougé du lit de la journée, mais j'ai quand même réussi à y taper un splendide 39,7° en fin d'après-midi. Mal de chez mal, autrement dit.
A l'extérieur de mon châlet Algéco de campinge, deux commères papotent. Faut croire qu'elles viennent au camping pour ça. Du lit où je sue, je les entends. Elles enroulent, elles enroulent, elles n'arrêtent pas une seconde. Elles auront tenu tout l'après-midi sans débander un instant. Cette incroyable capacité du cerveau féminin à parler pendant des heures sans discontinuer pour ne rien dire ou pas grand-chose ne laissera jamais de m'éberluer.
Pendant que Swâmi Petaramesh transpire et grelotte sur sa couche de souffrances, Mâ Anandaramesh a emmené les Nains visiter une grotte ou un gouffre ou que sais-je.
Sur la terrasse, la chatte me garde en se léchant les patounes.
A 18h30, un violent orage met les commères en fuite et apporte un peu de fraîcheur bienvenue...
Ce soir, Srî Minishiva est parti se coucher en disant On a mangé du foie gras aujourd'hui. C'était bon.
Quant à moi, les spécialités locales que j'ai essayées aujourd'hui sont plutôt Amoxycilline / Acide clavulanique, Ofloxacine, Prednisolone, Cefpodoxime, Dextropropoxyphène et Paracétamol. Moi dont la consommation pharmaceutique tourne autour de deux tubes d'aspirine par an les bonnes années (je ne compte pas les antihistaminiques, ce ne serait pas de jeu), là, je fais très très fort. Vous reprendrez bien un doigt de dichlorhydrate de lévocétirizine ? Sans façon ?
Pliage de gaules. En fin de matinée, nous quittons le Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité. Le séjour y fut ecquecellent.
Direction les pénates de Ma Bellesoeuramesh et son Nain Cuzco ainsi que Mâ Belmeramesh et son chienchienh Krotokuh.
Durant les quelques jours de notre bref séjour, Krotokuh, le chienchienh hassabelmehr aura chié 2 fois dans la maison, vomi une fois, mais sur un lit, ce qui compte double, et pissé tellement qu'on ne ne compte plus. Il paraît que c'est en regardant le chien que l'on peut juger du maître... ou de la maîtresse, qui trouve cela excellent.
Un soir, toute la famille reçoit à dîner le père du fils de ma belle-soeur, venu en compagnie de sa femme et de ses deux gamines. La situation familiale est un tout petit peu complexe, mais il suffit de suivre. Ce sont là gens fort sympathiques au demeurant.
Nous quittons cet asile d'aliénés en y laissant mademoiselle Patâpatî qui va y passer quelques jours supplémentaires dans la joie et l'allégresse. Nous retraversons quant à nous la France en repassant à 50 kilomètres du Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité, pour y faire escale une nuit dans la location d'une copine de Mâ Anandaramesh qui a eu l'obligeance de nous inviter à y reposer nos chevaux fourbus. Chouette endroit.
En fin de journée, nous arrivons à l'ashram, bien éreintés d'épuisantes vacances. A l'instant où j'écris ces lignes, Mâ Anadaramesh m'enjoint d'aller vider et ôter le coffre de toît séance tenante, faute de quoi nous ne pourrons pas entrer dans le parking de Carrouf pour y faire les courses. Ô life...
C'pas tout ça, mais on repart après-demain.
To be continued...
[1] Sauf que ça me casse sacrément plus que le Telfast. Après en avoir pris un, j'ai un peu tendance à bailler à me décrocher la mâchoire le reste de la journée. Et si je me pose, je m'endors :-\ Nécessite beaucoup de café pour la conduite automobile ;-)
vendredi 14 juillet 2006
Par Petaramesh le vendredi 14 juillet 2006, 16:43 - Port'Nawak
Il est parti par là.
Muni de sa serviette[1], de sa crème solaire, de son anti-moustiques, de sa légendaire bonne humeur, de ses sales gosses, de son épouse acariâtre, de son monospace familial à la climatisation vrombissante pour faire chier ses amis anargauchistes et altécolotermondialistes, de sa bite et de son couteau.
Il a pris quelques jours de vacances, ce qui est le comble pour un chômiste, confiant sa destination aux bons soins de la cartographie de son GPS, en espérant seulement qu'elle est un tout petit peu meilleure que celle de CNN, sinon c'est pas totalemement gagné.
Il ira visiter les hermitages de quelques disciples, saddhus et sannyâsins, pour s'assurer que les édifications de statues de 73 mètres de Swâmiji sont en bonne voie d'achèvement.
Il se perdra quelque part du côté des Carpathes ou de la Transylvanie, enlevé par les gremlins de Dracula Canal Historique et ne sera jamais rendu, ou alors contre forte rançon.[2]
Il est parti, parti sur l'autre rive, au-delà du par-delà de l'au-delà, Eveil, pschitt ![3]
Parti pour se bronzer les couilles et en revenir avec plein de cloques et de petits boutons qui grattent atrocement.
Parti emmener ailleurs ses éter... éter... TSCHOUM !! ...nuements.
Parti en laissant l'ashram aux mains d'un Terrrible Gardien, Monsieur Gnégné, ce que voyant ses mâles attributs la fidèle Gnégnée d' a n g e l a tout plaqué la ferme et les chevaux, et deserté son gogue à la cloche de bois pour venir le rejoindre et lui offrir son corps frémissant. Mais Monsieur Gnégné ne se laissera pas corrompre : il veille sur l'ashram, gardien de l'infinie méditation de Totor, avec ordre formel de mordre au cul et tant pis si ça fait extrêmement mal !
Et pendant ce temps-là, amis blogueurs, pendant qu'ici plus rien ne se passe, Swâmiji compte sur vous pour continuer d'animer cet ashram de vos précieux commentaires et judicieux trackbacks. Surtout ne mollissez pas, tant que vous m'épargnez la publicité pour du V**gra générique ou des activités de sexualité de groupe avec le chihuaha de la voisine du rez-de-chaussée.
J'espère, bien que je n'aie guère d'illusion à ce sujet, que vous parviendrez tous à survivre durant les quelques difficiles journées qui viennent sans devoir recourir aux anti-dépresseurs ni à de sordides gurus de sectes concurentes, pouah. Rappelez-vous que ce sont tous de vils imposteurs.
La paix du Bouddha et la bénédiction de Krishna soient sur vous.
Ite, missa est.