Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - vérité

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mercredi 1 octobre 2008

De la Vérité

Quelques méditations (fumeuses) du jour... [1]

Flammes

Aucun mensonge n'arrive en beauté à la cheville de la plus triviale des réalités, car le mensonge parle de ce qui n'est pas, il n'est donc que fumée ; seule la réalité fait corps.

Toute tentative d'embellissement de la réalité ne fait que la travestir, et par cela la masque. La réalité n'est pas améliorable. Seul celui qui ne perçoit pas la beauté nue de la réalité imagine qu'elle doive ou puisse être améliorée.

Tenter d'embellir ce qui est à travers un filtre de romantisme ou de pseudo-poésie ne fait que masquer la réalité, prouve qu'on ne la voit pas dans son absolue splendeur, et qu'on tente de superposer à la réalité qui est, mais qu'on ne voit pas, la fiction de ce que l'on voudrait qui soit, mais qui n'existe pas. Tôt ou tard le réel invisible entrera en collision avec l'irréel fantasmé dont les fumées s'évanouiront sous l'impact, ne laissant à la place que le réel, qui, s'il n'est toujours pas vu, ne sera toujours pas compris.

Les choses telles qu'on voudrait qu'elles soient n'existent pas. Seules existent les choses qui sont. Les vouloir différentes démontre qu'on n'en comprend pas la nature. Souffrir d'un hiatus entre ce qui est et ce qu'on voudrait qui soit est souffrir d'un hiatus entre ce qui existe et ce qui n'existe pas, on a donc fabriqué là soi-même la cause de son problème - lequel en substance n'existe pas davantage.

Il n'y a que deux manières d'éviter la collision entre le réel et l'imaginaire : s'abstraire définitivement du réel, ou ne pas s'en écarter :-}

Toute poésie véritable n'est pas embellissement artificiel et trompeur du réel, mais exhalaison à travers les mots de son essence la plus profonde et la plus insaisissable. Un véritable poète ne ment pas : au contraire il permet de percevoir davantage de l'essence des choses.

Une authentique crotte de chien vaudra toujours mille fois mieux qu'un diamant en plastique.

Elle est pas belle, la vie ? ;-)))

Et maintenant, une petite bière ?

Notes

[1] Dédiées à Yelrah, qui semblait vouloir un billet ;-)

mardi 27 février 2007

Je n'ai AUCUNE conscience professionnelle

Je ne sais pas pourquoi, d'aucune pense que j'ai le bourdon. Mais non, mais non.

L'indispensable lecture édifiante de ce matin. Avant d'aller se pendre. Elle est chez le Yéti. Tiens bon, Yéti. On est tous dans la merde, je t'assure que tu ne t'enfonces pas plus que nous z'autres, comme on dit au Québec...

— C'est reparti comme en 2002 et sans doute comme bien des fois avant ! À ma droite, un roquet suffisant qui jette en l'air des promesses comme on égrène un chapelet, mais n'a évidemment l'intention d'en tenir aucune. À ma gauche (juste parce qu'il n'y a plus suffisamment de place à droite), une bourgeoise empruntée et étriquée qui mange ses dossiers et se contente de débiter des lieux communs, toujours les mêmes, sur je ne sais quel pacte fumeux entre "elle" et les Français, sur le retour de je ne sais quelle confiance. Au centre, surgi comme un lapin d'un chapeau, le grain de sable de service façon potage fade qui finit par paraître épicé tant le reste du brouet est insipide. Et autour, un gros facho qui engrange sur les ruines, et quelques grelots éraillés jouant les faire-valoir en pure perte.

Les restes de la Vérité Toute Nue

C'est bien là le problème... On les fait, puis un jour ils se mettent à réfléchir.

Allez, tiens, ce billet mérite bien le Grand Prix J.P. Démoral 2007 ex-aequo !

On leur dit quoi à nos Nains. Je suis désolé. Ça n'aurait pas du se passer comme ça ?

Moi les miens, j'en suis à leur dire : Désolé les mômes. Désolé. Vous êtes la première génération du « Demain sera pire ». Jusqu'à nos parents, on croyait au « Demain sera mieux ». Et demain était mieux. Nous on est la génération qui essaie de se maintenir, et qui sait que maintenant, c'est vraiment la merde. De chez merde. Pour de bon. Et pour vous, ô nos gamins, désolé : Demain sera pire. On ne sait pas encore que quel côté ça va foirer le plus grave en premier, on sait juste que ça foire de tous les côtés. Demain sera pire, vous allez vraiment en chier. Y'a des vampires qui se battent pour garder les miettes qui restent du gâteau pour eux. Ils ne se sont jamais autant bâfrés. Ceux qui survivront le feront probablement en marchant sur la tête des autres. Parce qu'il n'y en aura plus assez pour tout le monde. C'était pas nous, les vampires, on a juste pas trop su quoi faire. Et les autres n'ont rien fait non plus. Il aurait fallu tout faire péter, mais on n'avait pas les couilles. Et on savait que tout faire péter, c'était beaucoup de sang et beaucoup de larmes. Et l'histoire nous montrait que ça n'aurait pas forcément été mieux après. Que tout faire péter, ça revient toujours à donner le pouvoir à ceux qui l'avaient déjà, même si ça ne se voyait pas. Alors on a acheté un téléphone GSM et un Walkman MP3. En attendant. Mais croyez-nous, on est désolés. Vraiment désolés.

Après, en plus, tu es désolé d'avoir du dire ça. Mais bon, c'est la vérité, non ? A part la vérité, tu peux dire quoi ?