Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - télévision

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samedi 11 novembre 2006

Le petit renvoi du soir

Puisque le personnage ne mérite même pas une grosse gerbe, même pas un onze novembre, jour de gerbes s'il en est...

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lundi 23 octobre 2006

Oh my darling Clementine

C'est en regardant Soir 3 hier soir que j'ai appris, à ma grande surprise, qu'il existait une gauche dans ce pays.[1]

Etonnant, non ?

Notes

[1] Non, je déconne, quand même. Figurez-vous que je le savais déjà.

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dimanche 24 septembre 2006

Les chaussettes à Kovitch

La publicité est capable de tout saloper, la preuve.

Ce soir, au JT de France 2, ça s'est mis à causer de Dmitri Chostakovitch, à l'occasion je suppose de l'anniversaire de sa naissance qui tombe dans une paire d'heures, ou d'une rétrospective, ou de je ne sais trop quoi moi, mais allez donc essayer de comprendre ce que raconte le poste pendant le repas avec deux nains et une femme[1]...
Bref.
Bref reportage sur Dmitri Chostakovitch avec en fond sonore... La pub' de la C.N.P..

'tain de mordel de berde ! T'entends les chaussettes à Kovitch à la télé, tu te dis Tiens ! La pub' de la C.N.P....

Tu peux plus t'empêcher.

Shame.

Saloperie de pub' qui salit tout ce qu'elle touche. J'espère que quelqu'un aura pensé à déporter le publicitaire au goulag !

'reusement que ce morceau était chiant. On se console comme on peut.

Moi je préfère Kubrick. Je ne peux pas entendre la neuvième sans penser à Orange Mécanique[2] et voir défiler les images... Pareil pour l'ouverture du Guillaume Tell de Rossini, d'ailleurs. Schubert, et c'est Barry Lyndon... Le Zarathoustra de Richard Strauss... et c'est, l'Univers entiers voit l'image, 2001, l'Odyssée de l'espace ! Le beau Danube bleu de Johann Strauss, cette fois, l'Odyssée de l'espace toujours. Splendide ballet spatial de navettes lunaires.

La nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski, et c'est Rencontres du 3ème type, plus de Kubrick cette fois, mais de Spielberg (rien à voir)...

Leoš Janácek ? Antonín Dvorák ? Nous sommes dans le superbe Paltoquet[3] de Michel Deville.[4]

Mais les chaussettes à Kovitch ? Une pub de merde pour un assureur, tiens.

Et le grand air de la flûte enchantée du divin Wolfy ? Une vieille pub' de serviettes à ragnagnouttes... Oééééé. Farpaitement.

Décidément, la pub' salope tout.

Notes

[1] Remarque misogyne gracieusement offerte par la Maison, ne me remerciez pas.

[2] Film que j'ai du voir dix-sept fois au cinéma durant ma belle jeunesse...

[3] Rien que la distribution, déjà, t'es tout vert : Michel Piccoli, Fanny Ardant, Daniel Auteuil, Richard Bohringer, Philippe Léotard, Jeanne Moreau, Claude Piéplu, Jean Yanne...

[4] Michel Deville qui a par ailleurs le discutable honneur d'être le réalisateur du seul film dont je me sois barré en route après avoir payé ma place, tellement je m'emmerdais gravissime dans toute cette masturbation intellectuelle : Nuit d'été en ville. Avec Jean-Hugues Anglade et Marie Trintignant (R.I.P.). Qu'est-ce que j'ai pu me faire tartir !

jeudi 21 septembre 2006

Jospinator, le retour

Il n'a pas suffi à ce pauvre Lionel d'être le seul candidat socialiste à s'être (jusqu'ici) fait torcher le cul par le FN au premier tour d'une présidentielle sous la 5ème République.

Non.

Le Monsieur a d'autres ambitions.

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mercredi 13 septembre 2006

C'est nouveau, ça vient de sortir !

Vu il y a un instant au journal télévisé de France 2 : un professeur de neurobiologie végétale .

'tain...!

Les plantes ont donc un système nerveux maintenant ? Ben ouais, la preuve, puisqu'il y a des neurobiologistes des végétaux...

Avec leurs OGM, on aurait du se méfier, aussi, depuis le temps qu'on vous le dit !

C'est comme les extra-terrestres, ça. La preuve ultime qu'il y a bien des extra-terrestres, c'est qu'il y a des exobiologistes. C'est le genre d'argument irréfutable de chez irréfutable. Ultime, en quelque sorte.

Bon je vous laisse, faut que j'emmène mon géranium à sa séance chez son psychothérapeute...

vendredi 8 septembre 2006

Le Novlangue du soir

PRÉLEVER v. tr. : (Novlg) Cribler de plombs de fusil de chasse jusqu'à ce que les boyaux giclent en masse à travers la fourrure et que mort s'ensuive dans des gerbes de sang. Exp : prélever un loup.

(Source : Journal Télévisé)

samedi 17 juin 2006

Schmilblick

Séquence télé, pour les fois où on n'est quand même pas trop mécontent d'en avoir une...

Occupé à regarder une (hélas énième recompil') de Coluche sur FR3. On ne s'en lasse pas, en fait.

De Coluche, hein. Parce que de FR3, on peut s'en lasser un peu, des fois. Au bout de 30-35 ans de Thalassa, faut dire... Mais non, Monsieur le Président de France Télévision, je sais que vous lisez mon blog, ne me comprenez pas de travers ! Par pitié, laissez-nous Thalassa, c'est quand même la seule émission de prime time regardable sur l'ensemble des chaînes de télévision françaises, sauf trou de mémoire, et sans compter Arte, ça ne serait pas d'jeu. Mais bon ce n'est pas le sujet, ne me distrayez pas. Revenons à nos moutons.

Soirée Coluche donc. Mais ce que j'ai vu de plus drôle jusqu'ici ce soir, c'est tout de même Noël Mamère annonçant la mort de Jean-Paul 1er (le pape, hein...). Mort de rire. Ah, dommage que je n'aie pas une photo sous la main (de Mamère compassé annonçant le décès du pape avec sa tête de l'époque sur fond d'époque, pas du cercueil, hein) !

S'il était capable de me refaire marrer seulement une autre fois comme ça, je crois que je serais même prêt à voter pour lui à la présidentielle. Mais là, avec José-les-bacchantes candidat de son côté, le candidat des Verts à la présidentielle scorera un peu moins que les adversaires de Ségo auprès des militants du P.S. Finalement, peut-être même qu'avec José candidat, le candidat des Verts, de son côté, y viendra pas. A moins qu'il n'ai envie d'être franchement ridicule, ce qui, de la part des Verts, ne serait pas totalement surprenant non plus, faut dire...

Tiens, à propos de pape, Céleste nous apprend qu'il attaque ! C'est le grand retour de l'ordre moral, faites gaffe ! 'tention les gougnottes et les pédés, le pape et sa bande vont redresser la barre du bateau ivre de cette société décadente !

Bon, c'est tout, je vais regarder la suite, c'est plein de gros mots pour recharger mon répertoire.

mardi 13 juin 2006

Tas de gros cons !

J'ai appris tout-à-l'heure de la bouche de Mâ Anandaramesh que l'équipe de France jouait au foute aujourd'hui et même que c'était ambiance ville morte et que des collègues cadres stakhanovistes du genre à ne jamais quitter leur bureau avant 19 heures s'étaient tous barrés comme un seul homme avant 17 heures pour aller voir chez eux des couillons en short bleu courir après une baballe dans l'écran plasma tout neuf pour lequel ils ont fait tourner le crédit revolver chez Carrouf ou à la Fnaque, et que du coup y'avait personne dans le métro quand elle est rentrée.

Putain, l'équipe de France joue au foute contre une bande de suisses, et tout le pays s'arrête pour contempler ce beau sport tant tellement plein de belles valeurs viriles, qui fait tant pour le développement de l'intelligence[1] et de l'esprit de clocher, du chauvinisme crasse et de l'agressivité, de la gueulardise et de la mauvaise foi, de la descente de bière chaude et de la remontée de rots vindicatifs, de la beauferie classe mondiale et de l'antiracisme sous-condition-qu'y-marque-un-but[2] et qui soude comme un seul homme tout un gros tas de cons[3]autour de ces valeurs de cons.

Quand tu penses que dans des entreprises ils ont collé des télés partout pour pas que les gens se barrent regarder chez eux, et encore plus important, pour souder l'équipe autour de valeurs communes qu'heureusement que Swâmi Petaramesh ne bosse pas ces temps-ci, parce que s'il avait du subir ça, il aurait encore été étiqueté râleur de service qui ne s'intègre pas à l'équipe, mauvais esprit qui ne soutient même pas les belles vraies valeurs vraies de l'équipe de France tout ça. Un coup à se faire sinon virer du moins définitivement griller dans certaines entreprises, ça.

Enfin, j'apprends au J.T. (on dirait qu'il s'est passé un truc important aujourd'hui) que l'équipe de France n'a même pas été foutue de battre l'équipe de Suisse (pas franchement des cadors pour autant que je sache, mais je peux me gourrer vu le point sidéral auquel je n'y connais rien), je me marre.

Il se serait passé quelque chose d'importantissime si la France avait gagné, et ç'aurait été deuil national si elle avait perdu, j'imagine.

Ben vivement que ce tas de couillons se fassent sortir par l'équipe du Tibet ou du Burkina, qu'on en revienne à une vie normale, et qu'on puisse entrer dans un centre commercial (Carrefour, Casino, je vous conchie) sans se bouffer des portraits de fouteboleurs sur des animations de point de vente de 5 mètre de haut et avec des tronches de fouteux en bleu sur le moindre paquet de chips. Pareil au McDo et partout ailleurs d'ailleurs, que la première chaine de magasins qui fait du 100% sans coupe de foute s'attirera ma clientèle reconnaissante jusqu'à mon tout dernier soupir, et je ne suis certainement pas le seul. Y'a peut-être un créneau marketing à creuser, même que paraît-il un hôtelier écossais est en train de devenir célèbre en ayant rendu son hôtel "interdit au foute" pour la durée de la coupe du monde, et en ayant instantanément rempli ses réservations par la même occasion.

Putain, pendant combien de soirs cette stupidité va-t-elle éclipser tout le reste de l'actualité mondiale, nationale, locale, de la grippe aviaire à l'affaire Clearstream, du désamiantage du Clem's aux chiffres du chômage, de la future campagne électorale (tous des fouteux hein ! Faut se faire potes avec l'électeur ! J'ai d'ailleurs vu une belle démo d'enthousiasme foutebolistique de "Couille Molle" [Aka "l'Endive"] au 20h) aux projets nucléaires iraniens ou aux invasions barbares Georgebushiennes (de vie) ?

Vivement qu'on recommence à pouvoir se faire livrer des pizzas à l'heure !

Je hais le foot.


Addendum 14/06 10:52 : J'apprends à ma plus grande joie et à mon plus grand esbaudissement que si la valeureuse équipe de France n'a pas pu écraser comme il se doit ces minables helvétiques, c'est, bien évidemment, la faute de la pelouse :

Le sélectionneur français Raymond Domenech a vivement regretté que la pelouse du stade de Stuttgart n'ait pas été arrosée avant le match France-Suisse (0-0), estimant que sa sécheresse donnait l'avantage aux défenseurs sur les attaquants.

Ah ça, évidemment, je n'y aurais jamais pensé. Je regrette d'avoir traité les fouteux de cons, ils sont capables d'imaginer des trucs auxquels un être humain normal ne penserait jamais...


Addendum 26/06 10:57 : Jacno - Le sport c'est de la merde

Notes

[1] Nan, je déconne...

[2] Sinon faudra penser à vérifier les papiers...

[3] Ce qui nous fait un certain nombre de dizaines de millions de gros cons à l'échelle nationale, et de milliards de cons (dont certains très maigres) à l'échelle mondiale.

mardi 6 juin 2006

Le fou-rire du Soir (3)

Soir 3, Marie Drucker à Julien Dray (P.S.) :
- Et qu'est-ce que vous dites pour faire rêver vos électeurs ?

Effet pipi-culotte instantané :-D

lundi 5 juin 2006

Bidirectionnel

Finger L'avantage principal que présente Internet par rapport à mon poste de télévision, c'est que quand je fais ceci à mon poste de télévision, quasiment personne ne le voit.

Surtout pas le personnage qui se pavane sous les sunlights[1], et à qui je ne fais donc pas ainsi part de mon point de vue personnel.

Mais peut-être par contre quelques proches qui vont me trouver totalement mou du bulbe de m'adresser à un téléviseur comme on le ferait à un automobiliste.

Tandis qu'avec le 'net, il en va tout différemment.

Internet. Parce que je le vaux bien.

Notes

[1] Avec une pensée émue pour Dominique Strauss-Kahn, mais ils furent tellement nombreux à le précéder, et ils seront tellement nombreux à le suivre qu'il ne faut qu'il n'y voie ni un honneur tout particulier, ni une indignité excessivement spéciale.

dimanche 4 juin 2006

Méditation télévisuelle

La pensée profonde du soir (en éteignant Ardiçon allumé par erreur[1]) :

Qu'est-ce qu'on peut perdre comme temps à regarder des conneries !...

Pis le pire, c'est que c'est pas parti pour s'arranger, vu qu'on dirait que ça va être un de ces quatre la coupe du monde de foutebôle[2] qui détartre grièvement le neurone...

De toute façon, le foutebôle, on sait que c'est comme d'habitude Richard Virenque qui va gagner contre Ayrton Senna après avoir battu l'Etrangleur du Bronx 6-0 7-5 6-2 puis KO par Ippon au 9ème round.

...écrivait Swâmi Petaramesh ailleurs.

Ou alors, ça sera Philippe Candeloro qui finira premier en haut du Galibier d'une courte tête devant Mc Enroe, si ça se trouve. Mais ça ne devrait pas changer grand-chose en matière de lutte contre la faim dans le monde.

Non, le pire de tout ça, le vraiment pire du pire, c'est que toutes les chaînes qui ne diffuseront pas du foutre-bowl vont être tellement persuadées par avance de ne pas dépasser les 0,25% d'audimat qu'elles vont, j'en suis certain, nous refiler pendant X temps toute la série du Gendarme de Saint-Tropez, pour continuer si ça se prolonge par nous infliger jusqu'à l'intégrale de la 7ème compagnie.

Et là, je ne sais pas si je pourrai tenir. Ou si je serai contraint de fomenter un attentat foutebôlistique pour que cela cesse. Avant qu'ils nous ressortent les archives INA des soirées Maritie et Gilbert Carpentier avec Ringo et Sheila.

Notes

[1] Mais vraiment par erreur, à la fin de visualisation d'une cassette VHS enregistrée sur Arte, je le jure la tête sur le billot, si, si, même que c'était la soirée Thema avec la vieille mouture de La Guerre des Mondes suivie d'un reportage sur l'Apocalyspe, pisqke vous ne me croyez pas, non mais !

[2] Putain ! On pourra même plus commander une pizza et être livré à l'heure ! Putain !

mardi 23 mai 2006

Pondre dans la tête

Pour reprendre cette frappante et si juste expression que j'ai plusieurs fois relevée sous la plume de ma très chère Ko, je viens, bien que ne regardant que d'une fesse distraite, de suprendre le Soir 3 de FR3 dans une splendide petite séance de céphaloponte dans la plus pure tradition du Miniver.

Tout a commencé par un reportage magnifiquement orienté où un jeune et beau chef d'entreprise entrepreneur winner talentueux de la France qui Gagne expliquait sans rire à la caméra et avec ses lunettes rectangulaires à quel point ça avait été duuuuur pour lui de convaincre ses associés étrangers de bosser avec la France tellement l'image de notre pays était dégradée à l'étranger, avec toutes ces racailles qui brûlent des bagnoles en banlieue et tous ces jeunes flemmards qui refusent de travailler, ont le toupet de réclamer un salaire décent et quelques garanties en contrepartie de leur travail, et osent manifester contre le CPE à la plus grande incompréhension du Cleube International des Décideurz Importants de Le Monde Mondialisé.

Une fois ce beau (et surtout très impartial) reportage achevé, la présentatrice[1], pour être sûre qu'on a vraiment bien compris, nous précise bien à quel point la complexité de notre législation du travail inquiétait ces pôvres entrepreneurz internationaux. Un commentaire d'une rare impartialité là encore. Tellement complexe notre législation du travail ! Une honte ! D'ailleurs, c'est bien simple, il faudrait la supprimer. Ce serait tellement plus simple, justement !
Et en attendant, on pourrait déjà commencer par laminer un petit peu l'inspection du travail, comme le souhaite la charmante présidente du médèphe (les commanditaires qui agitent nos marionettes si télégéniques).

Et puis, pour amener bien doucettement les choses et les rendre plus acceptables, plus fashion, mieux présentées, rien de tel que de nous pondre dans la tête, par petites touches, un p'tit peu tous les soirs, de-cî, de-là, sans avoir l'air d'y toucher. On appellera ça le journal télévisé et on vous dira que ce que ça raconte est la Vérité du Bon Dieu, Parole d'Evangile.

Ah, cette France tellement archaïque, tellement rétive au progrès, tellement attachée à des acquis sociaux tellement stupidement passéistes et rétrogrades ! Des acquis sociaux, retraite, sécu, congés, réduction du temps de travail, qu'une société exsangue à la sortie d'une guerre mondiale pouvait s'offrir sans peine, mais qui sont, c'est l'évidence, des prétentions tellement excessives, que dis-je, monstrueuses, un demi-siècle de "progrès" plus tard et dans une société qui n'a jamais été, du moins le dit-on, aussi riche, et qui n'a jamais connu dans l'histoire une productivité industrielle comparable.

Vous savez quoi ? On vous voit, pondre vos oeufs de MEDEF. On trouvera bien le moyen de les stériliser avant qu'ils n'éclosent.

Notes

[1] Je précise qu'il ne s'agissait pas de Marie Drucker, j'ai trop de respect pour elle pour laisser planer le soupçon ;-) Quant à l'autre espèce de qui présentait le journal ce soir, je préfère ne même pas faire l'effort d'apprendre son nom.

jeudi 11 mai 2006

Trous du Culz !

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis là, vautré dans le fauteuil, entre film à la (méri) con[1] et mauvaises nouvelles du monde, en train de bouffer le tombereau de pubs de merde qui justifie à lui seul que les dirigeants des chaînes se donnent encore le mal de mettre un peu de programmes autour pour que mon peu de cerveau disponible[2] accepte par distraction de se faire passivement sodomiser[3] par les spots publicitaires qui que donc...

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis ensuqué, hein, entre mes neurones débrayés faute de nicotine (putain ! 24 jours !) et la compensation au Côtes de Truc qui accompagne si bien la pizza après le petit Visky de l'apéro[4]...
Tabacco ou alcoolo, il faut choisir...
Mais bref, bon, là n'est pas la question.

Malgré tout, mon neurone tilte :

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Mais quel est le trou du cul de publicitaire décérébré et décérébrant, assassin de la langue, Grand Ubu de la Défécation Verbale, Grand-Croix de l'Ordre du Novlangue, Chevalier de la Boursouflure Linguistisque, Grosse Gonfle du Verbe Creux qui a pondu un slogan de chiotte pareil ?

Quel est le misérable connard ? Le lamentable étroncule ?

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

- Qu'est-ce que tu fais, tu te brosses les dents ?
- Ah non, déconne pas ! Je me soigne le capital bucco-dentaire !
- Putain, ça en jette !
- Ouais hein ! Soigner le capital, tu te rends compte ! C'est pas chez les komuniss qu'on aurait vu un truc pareil ! Soigner le capital !
- Et si tu le soignes bien, ton capital bucco-dentaire, y va te produire des intérêts ?
- A l'aise Blaise ! 2,5% de dents en plus chaque année, en intérêts capitalisés et défiscalisés !
- Ouah putain ! Où-ce qu'on signe ?
- Et demain, tu fais quoi ?
- Oh ben demain matin, après m'être soigné le capital bucco-dentaire, je crois que j'irai me faire fructifier le capital esthétique chez le capilliculteur-visagiste...

Quand au misérable trou du cul de publicitaire honteux qui a trouvé (pour sûrement très cher facturé à l'annonceur, ça console, tout de même) ce magnifique slogan de chiotte, qu'il soit ici assuré que je l'encule lui dilate le capital rectal.

Putain, rien que de laisser la télé allumée pendant les pubs, et ton salon se met à embaumer le déodorant à chiottes...

Pendant ce temps, Marie Drucker[5] raconte je ne sais pas quoi à propos de l'Opus Dei très fâché par le Da Vinci Code qui sort en film ou que sais-je.
Ca doit leur froisser le capital dogmatique, apparemment...

Notes

[1] Avec le Gouverneur de Califonie même. Celui qui veut rétablir la peine de mort pour les Terminators venus du futur.

[2] Selon l'admirable expression de Patrick Le Lay, représentant en boissons gazeuses.

[3] Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre le principe de se faire sodomiser, mais pas par des spots de pub s'il-vous-plaît...

[4] La télé vient de passer un spot de pub qui dit je sais pas quoi à propos des alcoolos ? Fais plutôt péter Taratata, tiens, puisqu'il y a encore une émission à peu près regardable (et écoutable parfois, même) sur le Service Public... (Chauffe Marcel !)

[5] Tu es trop craquante Marie, il fallait bien que je finisse par l'avouer publiquement... Pardonne-moi de te tutoyer involontairement pour cet aveu qui s'arrache à moi. Et en plus, tu fais nettement moins lectrice de communiqués de presse du Ministère de l'Information que tes confrères-z'et-soeurs des autres chaînes...

jeudi 9 mars 2006

¡ Revolucion !

Hier soir, Mâ Anandaramesh et Swâmi Petaramesh devisaient paisiblement autour d'un petit café, fenêtre entrouverte, quand notre tranquillité fut soudain troublée par des hurlements multiples qui semblaient émaner de tout le quartier.

- Mais qu'est-ce donc ? M'exclamè-je. Quoi donc t'est-ce que se passe-t-il ?

Je sors sur le balcon, oui, de toutes parts proviennent des cris. Entre ces beuglements individuels, on entend une puissante clameur diffuse qui semble avoir envahi toute la ville. Et qui dure...

- Je ne sais pas ce que c'est, dis-je à Mâ Anandaramesh. Mais on dirait que ça vient de partout...
- Tu crois qu'ils ont commencé la Révolution ?
- Sans nous ? Les vaches, ils auraient pu prévenir !
- Ca doit être à cause du CPE... La goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres...
- Ou alors, c'est le DADVSI ? Avec l'article 1 qu'ils retirent, puis qu'ils remettent... A force de se foutre de la gueule du peuple, ça a fini par exploser !
- Tu devrais regarder dans la rue, me dit Mâ Anandaramesh. T'as pas rentré la voiture au garage...

Je traverse l'appartement, ouvre une fenêtre qui donne sur rue, me penche au dehors... Rien. Tout semble calme.
Je ne vois aucune tête UMPo-MEDEFienne se baladant au bout d'une pique. Nulle guillotine dressée au carrefour. Point de ci-devant ministre à particule en promenade dans une charrette...

Rien. Mais pourtant, toujours cette clameur qui recouvre la ville. Ca fait maintenant plusieurs minutes que ça dure. D'où vient-elle ?

Je retourne au salon.

- Je ne sais pas où est la Révolution, dis-je à Mâ Anandaramesh, mais ça n'a pas l'air d'être juste en bas.
- Tu devrais allumer la boîte-à-cons, me dit-elle. Peut-être qu'ils en parlent ?

Je me munis de la zapette, j'alllume la boîte-à-cons. Je zappe. Rien de spécial. Les atterrantes pitreries et nullités habituelles.

Soudain, je tombe sur la chaîne qui va m'expliquer ce qui se passe : Un écran tout vert, une bande de grands benêts en culottes courtes qui courent après une baballe.
Dans un coin de l'écran, le mystère se révèle : Lyon: 2 - Eindhoven: 0

- Pas la peine de sortir les fourches, dis-je à Mâ Anandaramesh. Le peuple dort.

J'éteins la boîte-à-cons. On disait quoi, déjà ?

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