Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - société

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lundi 1 mars 2010

Journalistes toxiques

Après une semaine non-duelle en haut de la Montagne de ma Sorcière, là où Internet peine à arriver[1] et où nul ne songerait à allumer la télé, et après quelques heures de satsang en compagnie d'un confrère Guru, de retour à la "civilisation", à l'urbanitude en tout cas, peu après m'être reconnecté au goulot du robinet à infos, l'évidence me saute soudain à la figure : je tête là au biberon un produit toxique.

D'un coup comme ça, remettre la tête sous cette douche éminemment anxiogène de pur jus de mauvaises nouvelles, à quoi cela peut-il bien servir, sauf justement à générer l'anxiété, voire à long terme la dépression ?

Quoi, la moitié de la France inondée sous la tempête, "et moi et moi et moi" bien peinard en haut de la Montagne un brin d'herbe entre les dents qui n'en souffrais même pas ? Quoi, encore un tremblement de terre, au Chili semble-t-il, et moi qui peinardos regardais les étoiles peinardosses sans avoir entendu l'appel à l'universelle compassion lancé par le radiotélémuezzin ? Les dernières bassesses et vilenies de notre gouvernement, les derniers chiffres trafiqués, et je ne savais rien dites ! Et, ne savant rien, je n'en souffrais même pas !

Piting, en ouvrant en grand le robinet à mauvaises nouvelles - celui qui ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure - limite mon premier réflexe a-t-il été de culpabiliser ! Quoi, toutes ces merdes sans moi ? Tout ça sans que j'en souffre, sans que j'en compassionne, sans que, même, je ne m'en foute puisque ne le sachant pas ?

Tout ça pendant que je savourais la compagnie de gens que j'aime, que je prenais tranquillement mon souffle, que je philosophais un peu, mais pas trop, pépère, que je faisais l'amour à la femme que j'aime, que je faisais le con à moto ?

Et tu te rends compte que pendant ce temps-là, tu as raté tout un épisode de L'Univers s'écroule et c'est la merde ! et que tu as manqué à ton Devoir, n'étant pas Informé, tu n'as ni souffert ni compassionné ni redouté, bref tu t'es fait porter aux abonnés absents, tu as déserté, quoi.

En culpabiliser est donc le premier réflexe, paf, automatique. Quasi.

Et puis d'un coup la réalisation se fait. Mais putain pourquoi devrais-je être affecté, malheureux, compassionné par toutes les merdes qui se produisent dans le monde à chaque instant sans m'affecter directement mais qu'on me sert sur un plateau à longueur d'ondes de tous calibres, alors que jamais on ne m'invite à me réjouir de ce qui, si ça se trouve, se passe bien ?

Est-ce que ça les aide en quoi que ce soit, tous ceux qui souffrent dans la merde, que je regarde leurs larmes sur mon écran depuis mon canapé, qu'éventuellement j'en souffre consciemment aussi, mais que j'en sois de toute manière inévitablement affecté ? Ça les avance à quelque chose ? Quel est le bilan de cette ingestion d'images et de sons ?

Je devrais être malheureux pour ce tremblement de terre du Chili, inquiet de ces chiffres du chômage et de l'effet de serre, révolté contre ces fils de putes[2] sans foi ni loi qui nous gouvernent, juste parce que j'en serais informé, et rester informé, ma foi, c'est un peu mon devoir, non ?

Sauf que ceux qui m'informent ne m'invitent jamais à me réjouir parce qu'un couple, à Düsseldorf hier soir, a bien joui, mais alors vraiment très bien, ou parce que n'importe quel bonheur inattendu s'est produit dans le monde. Ou parce qu'un train est arrivé à l'heure. Ou parce qu'un flic a renoncé à verbaliser un RMIste ou à embarquer un sans-papiers.

Alors finalement, qu'est-ce que cette "information" sinon une gigantesque, toxique, indigeste poire d'angoisse ?

Entre la manipulation délibérée "dans l'intérêt des copains du patron", la rediffusion servile de communiqués de presse de pure propagande, et le robinet à malheurs que jamais on ne ferme, qu'est-ce que cette putain d'information sinon une saloperie de produit toxique ?

Et pourquoi je devrais avaler ça moi, hmmm, à m'en rendre malade ?

À quoi cela peut-il bien servir ? À dégainer de temps à autre le chéquier dans le grand élan de solidarité programmée et orientée, payez là, là on vous dit, ailleurs on ne vous en parle pas n'est-ce pas... Et le reste du temps craignez ! Craignez la crise, ayez peur du chômage, redoutez les terroristes barbus, flippez face aux radars, craignez, redoutez, flippez, ayez peur, je manque de synonymes pour le verbe craindre mais je pourrais en dérouler comme ça à l'infini.

Et ça sert à quoi tout ça ? Toute cette énorme information ? Ça sert à quelque chose ? Ça fait réfléchir ? Ça m'apprend vraiment des choses ? Bien sûr que non !

Ça me permet d'agir utilement ? Encore moins. L'accumulation ad inifinitum, ad nauseam des sujets d'inquiétude, de crainte, de révolte, de souffrance... Quand on n'y peut foutre rien, quand on est cerné de toutes parts, ne peut en aucun cas aboutir à la réflexion, à la révolte, à l'action.

Seulement à une totale désorientation, à la dépression, donc à l'inhibition de toute action. Donc à la soumission, de plus en plus apeurée, donc aveugle et absolue, à l'appel aux hommes providentiels qui vont nous sauver de tout ça.

Mais je n'ai plus envie de craindre.

Et le pire c'est que mêmes nos potes les trop rares journalistes honnêtes (et fauchés) qui attirent notre attention sur les innombrables et véritables sujets de révolte et de colère, ne font hélas qu'en rajouter encore sur le tas de nos frustrations, de nos humiliations, de nos impuissances. Et donc participent du phénomène, mettent la cerise tout en haut du putain de gâteau.

Après un bon sevrage, se reconnecter à ce biberon-là provoque un réflexe salvateur : celui du haut-le-coeur, de la nausée. Non les gars, vous êtes gentils, je ne veux plus boire votre jus de catastrophe en tube, il me rend malade, il me fait gerber.

Je me rends compte que quand j'en suis privé, je vais vachement mieux. Je ne vais pas mal du tout, en fait, Je vais bien, même. Très bien, si vous saviez...

Et je suis libre de penser, de ressentir, de porter mon regard sur les choses réelles qui m'entourent, les belles, aussi, pas seulement sur les catastrophes lointaines, ou moins lointaines, ou attendues, prophétisées, extrapolées ou expertisées qui nous attendent.

Alors ne m'en veuillez pas, je crois que je vais garder le robinet fermé, cesser de m'intoxiquer. Je trouverai bien toujours un pote pour me passer un coup de fil, m'envoyer un mail ou toquer à ma porte dès fois qu'il se passe quelque chose à quoi je puisse quelque chose, quelque chose à quoi je puisse être utile, des fois que j'en aie l'envie et la possibilité.

En attendant cesser de laisser les médias orienter mon esprit, désorganiser ma pensée et polluer mes affects.

Quelle que soit l'action à accomplir, je l'accomplirai toujours plus efficacement si je suis heureux et libre, détendu, calme, que mentalement intoxiqué, désorienté et apeuré.

Soyez sympa : continuez sans moi. Mais vous pouvez arrêter, aussi. Si vous voulez.

Notes

[1] Seulement en milieu de journée par temps sec, ensoleillé, tempéré et sans vent ;-)

[2] Que les putes, surtout, n'y voient nulle offense, il est vrai que les comparer à des mères de ministres ne leur rend pas justice, on dira que c'est juste une expression usuelle.

lundi 25 janvier 2010

Défaire le totalitarisme numérique

Quelques états bien connus, comme la Chine ou l'Iran (tant il est facile de désigner la paille dans l'oeil du voisin) donnent depuis des lustres le bel exemple du totalitarisme numérique par leur surveillance et leur filtrage de l'usage d'Internet et des réseaux par leur population.

Heureusement, l'obus appelant le blindage, des geeks libertaires de tous horizons, soucieux de la défense des libertés numériques, et avec l'aide d'organisations comme l'Electronic Frontier Foundation, se sont occupés depuis longtemps de fourbir les outils de la Résistance Numérique, outils le plus souvent libres, gratuits, et faciles à se procurer.

Et cela tombe bien à une époque où la paille dans l'oeil de nos voisins chinois ou iraniens ne parvient décidément plus à nous masquer la poutre de nos LSI[1], LSQ[2], DADVSI[3], HADOPI[4], LOPPSI[5] et autres petites lois anti-terroristes quotidiennes ou presque, qui, au prétexte de notre "protection" et surtout de celle du Dieu Pognon, construisent jour après jour dans notre société les murs et caméras virtuels du fascisme numérique.

Car on le sait, maintenant, l'ennemi, c'est nous.

Bien que les outils capables de ridiculiser les HADOPItreries existent et soient faciles d'accès, Monsieur et Madame Michu sont rarement informés de leur existence, de leur nature, de leur emploi et de leurs limites, créant une nouvelle fracture numérique, celle de la connaissance ou non des moyens d'échapper au flicage ubiquitaire.

Je me propose donc dans ce billet de faire un rapide tour d'horizon de quelques outils connus et plus ou moins couramment employés, et d'en donner une description que j'espère compréhensible pour n'importe quel député socialiste.

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
- Article XII

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- Article XIX

Notes

[1] Loi sur la Sécurité Intérieure

[2] Loi sur la Sécurité Quotidienne

[3] Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information

[4] Haute Autorité de je ne sais plus quoi

[5] La même chose en couleurs.

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lundi 6 avril 2009

Ouvert dimanche et fêtes !

Je traînais ce jourd'hui à midi mon caddie entre les rayons de cocagne de l'Auchiant du coin, pas seulement pour faire plaisir à la belle Ko en lui offrant le loisir de narquoiser gentiment sur ma piètre décroissance, mais également parce que j'ai ces derniers temps une vie un peu compliquée de père à mi-temps célibataire à mi-temps travailleur à plein temps dormeur à temps très très partiel qui me laisse peu le loisir de flâner la marguerite au lèvres en fin de matinée entre les étals bigarrés du marché bio du p'tit village de pas ici, et puis quand même à l'Auchiant ils ont aussi la bonne bière qui me faisait défaut et dont certaine Rousse m'a communiqué le coupable penchant, et doncques durant l'heure réglementaire de ma pause méridienne j'y cavalais ventre à terre au cul de mon Caddie en attendant la récompense d'un panini bien dégueu avalé sur le pouce à l'échoppe voisine.

Victorieux de l'épreuve j'entassai enfin mes emplettes sur le tapis de caisse et attendis tranquillement le tour de sortir ma carte bleue sans que le stress de l'exercice ne fit une seconde se départir mon visage du sourire enjôleur qui fait tant pour l'humidité de vos zones tropicales, mesdames et chères amies.

Or doncques, ne voilà-t-il pas qu'en l'échange de ma carte vide-compte (qu'ils auraient du, en bonne logique, appeler carte rouge, comme au foute), la souriante esclave de caisse me tendit au débotté un magnifique bon d'achat de 6 Euros à valoir sur une prochaine visite, me causant quasiment ainsi une éjaculation prolétarienne intra-calfouette du bonheur de voir le soin particulier que Monsieur Auchiant prend à m'aider à éponger la crise tout en épongeant mon compte.

Las ! Regardant mieux l'objet de ma liesse, je m'aperçus aussitôt qu'il y était clairement mentionné en caractères pas petits du tout que ce luxueux présent était valable uniquement le lundi 13 avril (à condition de faire au moins péter 50 Euros, passque faut quand même pas pousser pépère) et, faute d'avoir acheté ce jour précis des pantoufles de vair, il se transformerait en torchebal dès le lendemain matin.

Valable uniquement... Le lundi 13 avril... Euh le lundi 13 avril... Ah ! Le lundi de Pâques !

Ben ouais. Le lundi de Pâques.

Imaginez vous, mes biens chers frères, soeurs et disciples, l'insoutenable tristesse que représenterait, un lundi de Pâques, le parking désert d'un hypermarché ? Ses rayons délaissés d'où n'émanerait plus le moindre grincement de roulette de caddie, la moindre muzaque au mètre, le moindre cri joyeux d'enfant de prolétaire devant les 3 truc-choses pour le prix de 2, le moindre Jean Dupont portable à la main demandant à madame d'une voix de stentor s'il doit prendre du Cajoline ou si l'assoupliseur Auchiant qu'est moins cher le fait aussi bien parce que c'est quand même moins grave que pour du dentifrice chinois qu'on sait pas combien d'antigel y'a dedans ? La sombre capitulation d'un rideau de fer baissé, d'un Temple de la Consommation abandonné aux seuls vigiles et maîtres-chiens ?

Pendant que les clients qui n'en seraient plus profiteraient d'une journée de repos à passer avec leurs enfants, leurs maîtresses, leurs amants, un bon bouquin, à profiter gratuitement des premières journées réellement printanières qui pointent le bout de leurs pâquerettes après un long hiver ? Pendant que les caissières qui n'en seraient plus feraient de même ?

Blasphème ! Viendez tous à Auchiant le lundi de Pâques, que jamais au grand jamais le temple ne désemplisse, sinon, le ciel s'ouvrira, la terre se fendra et engloutira notre civilisation dans un gouffre qu'il n'y aura plus qu'à torcher de quelques stock-options avant de tirer le déluge.

Non, cela ne se peut. Cela ne sera pas toléré. Aussi Monsieur Auchiant, pleinement conscient de l'importance vitale de l'enjeu, est-il prêt à mettre une main fictive à sa profonde poche et à jeter quelques piécettes aux nécessiteux afin qu'aucun ne manque à la Grande Journée des Promos du lundi 13 avril, ci-devant de Pâques.

Au nom d'Hyper, du Fric, et du Saint-Caddie, Allah Kodbar !

Bon, j'vais me servir une de ces bières. Je l'ai bien méritée.

jeudi 5 février 2009

Plus égaux que les autres

Si vous n'avez pas encore lu ce remarquable article du Monde.fr : La France gardée à vue, allez-y maintenant, puis revenez ensuite.

Remarquable, cet article l'est réellement.

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mercredi 3 décembre 2008

Au jour le jour en Sarkozie

Il y a vingt minutes de ça, dans un beau bouchon à 60 mètres d'un feu rouge, une blondasse irascible qui me suit à l'arrêt me klaxonne avec hargne. Mon crime : Ne pas avancer des dix mètres qui sont libres devant moi - oh ! je ne pourrais pas "rouler", c'est bouché, le feu est rouge, je ne pourrais qu'avancer de dix mètres - parce que je suis occupé à fouiller mes poches à la recherche d'un Euro pour le type qui se pèle dans un froid glacial à la hauteur de ma fenêtre.

Je reconnais la blonde dans mon rétroviseur : dix minutes plus tôt elle était à deux caisses de moi, chez Toys R'US, avec un caddie plein.

J'ai pris t.o.u.t mon temps, et celui d'échanger quelques mots avec le type.

Quelques minutes plus tard, la blondasse me doublait avec sa Mini Cooper en excès de vitesse manifeste, en agglomération, et en franchissement de ligne blanche. Elle me fit au passage un signe original, que j'appellerai "signe de foune", s'agissant sans aucun doute possible du pendant féminin au classique doigt tendu bien haut.

Je serais assez tenté de penser que ce que Guy Bedos[1] dit des conducteurs de BMW se transpose sans difficultés aux blondasses conductrices de Mini[2] - ou de gros cacatre noir.

Notes

[1] Hiiiii ! Un socialisse ! Vade retro !

[2] "nouveau modèle"

lundi 1 décembre 2008

Un citoyen comme un autre

Police partout, euh... Police partout, pour parodier un peu les Suiveurs....

Ce matin, la tribu médiatique est en effervescence, les ondes bruissent de leur digne révolte et de leur sainte colère.

Après l'interpellation pinochienne, pardon, sarkozienne, de Vittorio de Filippis, ex-directeur de Libération, voilà Edwy Plenel et Laurent Joffrin qui s'exclament d'une même voix, partageant en ce jour béni exactement le point de vue du Figaro, qui est exactement celui du propriétaire de La Croix.

Ça, c'est pas contre l'amende infligée au D.A.L. qu'on aurait recueilli une telle unanimité !

Mais que s'est-il donc passé pour susciter un tel élan d'indignation unanime des nos amis les médias, un consensus dont nul n'aurait osé rêver : eh bien, on s'en est pris à l'un des leurs, on a osé traiter l'une de leurs éminences comme un vulgaire malfaiteur.

À la plus belle mode de la Stasi, le monsieur a été interpellé aux aurores à son domicile, s'est vu menotter et traiter par les flics de pire que de la racaille devant son propre fils (si on ne pouvait pas insulter les gens qu'on arrête, ce ne serait pas drôle...), puis emmené au dépôt où on l'aura fait foutre à poil par deux fois histoire de regarder s'il n'avait pas un stylo-bazooka planqué dans le trou du cul.

Tout ça pour une plainte en diffamation,

Certes, la chose, digne d'une dictature sud-américaine, a de quoi glacer, et on éprouvera toute la compassion du monde pour le monsieur (qui n'en est cependant pas mort ni n'a été tasérisé, ce sera pour la prochaine fois...) et surtout pour son gamin (qui n'est pas près d'oublier cette matinée) mais de quoi s'indigne-t-on au juste ?

Lors de l'arrestation encore plus musclée il y a quelques semaines des "9 de Tarnac", a-t-on entendu le même choeur de vierges effarouchées, le même tocsin d'alarme, la République en danger, de la part de nos admirés journalistes ?

Que non point, rien de tout ça. On a eu de la présomption de culpabilité à tous les étages des kiosques, de la lecture de communiqués de presse du sinistère de l'Intérieur, du traficotage d'interviews pour faire dire aux interviewés le contraire de ce qu'ils avaient dit, de l'admiration pour nos cadors de l'anti-terrorisme qui s'étaient montrés brillamment capables d'interpeller 9 anars dans une ferme sans tuer personne.
On a eu 9 personnes brutalement interpellées par l'anti-terrorisme, traitées comme terroristes (alors même que le délit qu'on leur attribuait sans élément ni preuve n'avait fait ni morts ni blessés et n'aurait pu en faire aucun), gardées à vue pendant 96 heures... Avant d'être relâchées, le ballon s'étant dégonflé, ben non les gars, on n'a rien à leur reprocher pour de bon, mais que ça leur serve de leçon !
Les 9 de Tarnac ont été interpellés (et étaient préalablement sous surveillance) pour le seul crime de délit d'opinion (ni UMP ni P.S., vous voyez, mon bon monsieur !), de manifestation, de mode de vie alternatif, et ce dans une soi-disant démocratie qui ose encore se prétendre "patrie des Droits de l'Homme".

Et quelle a été la réaction des "grands" médias, tous confondus ou presque ? Présomption de culpabilité, sensationnalisme à pas cher, non-vérification des faits, bricolage d'interview au montage, acceptation pure et sans nuance de la brutalité de la répression, parce qu'on agitait devant leur museau de boeaufs la muleta du terrorisme.
Bon, depuis que l'affaire s'est dégonflée, on en a certes un peu parlé, dans les média et les journaux. Mais où sont les grandes envolées lyriques des éditorialistes, les cris "Au fascisme !" de la presse nationale ? Nulle part.

Il aura fallu qu'on touche à l'un des leurs pour que la dure réalité des choses les atteigne enfin, avec leur courte vue qui ne voit guère plus loin que leur petit univers clos et le cul du politicien dans lequel ils ont le nez.

Eh bien oui, aujourd'hui, braves gens, la grande presse réalise comment peut se trouver traité, du jour au lendemain, n'importe quel citoyen de ce pays à qui l'on reproche quelque chose, quoi que cela puisse être, et sur qui on lâche des "forces de l'ordre" dont bien souvent le comportement n'a plus rien de républicain, car le bâton n'est pas au service du peuple, mais de la main qui le tient.

Et nous avons ce magnifique concert de cris d'effroi.

Moi, en un tel jour, je voudrais simplement, chaleureusement et sincèrement, remercier la juge qui a envoyé les flics quérir monsieur De Filippis comme un quidam normal, en oubliant sans doute, est-ce bête, de préciser avec doigté et les égards dûs à un grand homme !

Ben oui, alors les braves flics y sont allés, et l'ont serré comme un citoyen normal, un quidam lambda, l'ont menotté avec des menottes à usage populaire et ont regardé dans son trou de balle avec une lampe de poche pour trous de balles ordinaires.

La volière est saisie d'horreur.

On la comprend. Y'a des jours où, quand on est tout-à-fait ordinaire, on se ne sent pas franchement rassuré à la perspective de notre "justice" et de nos "forces de l'ordre".

Et puis quand même, qu'on ait pu prendre un ex-dirlo de Libé pour un gauchiste, ma brave dame ! Le traiter comme tel ! Mais depuis que July a renié Mao, on n'aurait jamais cru une telle chose possible !

jeudi 13 novembre 2008

Petit lexique politique à l'usage des téléspectateurs, auditeurs de radio et lecteurs de la presse

  • Extrême-droite : Espèce en voie d'extinction par suite de la cacochymie de son chef et de l'envahissement de son espace vital par une espèce nuisible voisine (voir : droite).La police vous parle
  • Droite : (Syn. UMP) Espèce nuisible autrefois appelée "extrême-droite". La Droite détient le pouvoir politique, économique, médiatique et policier. Citation appropriée : La police vous parle, tous les soirs à 20h.
  • Centre : Espèce éteinte par suite de la migration de ses représentants sur les terres de la droite, postérieurement à l'invasion de son espace vital par la gauche. Un représentant de cette espèce est encore en vie et conservé à titre historique, parfois invité aux journaux télévisés pour amuser les enfants ou leur donner des claques.
  • Gauche : (Syn. P.S.) Droite pas extrême servant d'acteur de second rôle destiné à mettre en valeur les hauts faits de l'acteur principal (la droite). La gauche ne détient pas le pouvoir mais profite d'avantages équivalents sur les plans sociaux et médiatiques. La principale activité dans le parti de gauche est de se battre pour les meilleures places à table ou au journal télévisé, et de donner la réplique à la droite pour faire rire les enfants. La gauche est dirigée par la Madone du Poitou, qui nous fait bien rire.
  • Parti Communiste : Élement historique parfois évoqué pour aider à la compréhension de la géopolitique des pays de l'est.
  • Extrême-gauche : Partis de gauche situés à gauche du P.S., c'est-à-dire pas à droite. L'extrême-gauche se reconnaît à ce que ses membres sont parfois invités au journal télévisé ou chez Drucker.
  • Ultra-gauche : (Syn. terroristes) Partie de la gauche dont les membres ne sont jamais invités chez Drucker et dont on parle parfois au journal télévisé pour évoquer leur garde-à-vue.
  • Anarchistes : (Syn. terroristes) Voir : ultra-gauche, mais plus dangereux. Certains mangent les enfants.
  • Chef de l'état : Personne ayant le droit de dire Casse-toi connard ! à un quidam sans pouvoir être poursuivie.
  • Ministre : Acolyte d'un chef de l'état.
  • Gouvernement : Assemblée du chef de l'état et de ses ministres. Le gouvernement applique les décisions du chef de l'état.
  • Député : Membre du parlement.
  • Parlement : (Syn. poulailler) Assemblée de députés faisant semblant de se disputer avant d'entériner les décisions du gouvernement.
  • Sénat : Sorte de parlement de vieux, comme l'autre, mais plus à droite.
  • Majorité : Lieu où se trouve la bonne soupe.
  • Opposition : Terme creux désignant la posture qui consiste à feindre de ne pas être d'accord sur les moyens sans pour autant désapprouver la fin. Permet essentiellement de passer 30 secondes au journal télévisé. L'opposition consiste également à s'abstenir de voter contre une mesure que l'on affirme haut et fort désapprouver viscéralement, quand un vote contre serait la seule manière de la faire échouer. L'opposition prend ses responsabilités en s'abstenant. Voir : gauche, congrès de Versailles, 4 février, traité de Lisbonne (aussi appelé MES : Méthode d'Enculage Simplifié).
  • Entrepreneur : Force vive de la nation.
  • MEDEF : Amicale des forces vives de la nation.
  • Entreprise : Version moderne du paradis (voir ce mot).
  • Syndicats : Empêcheurs de travailler en rond mettant en danger la compétitivité des entreprises, fer de lance de l'économie, forces vives de la nation, et empêchant les honnêtes travailleurs désireux de travailler plus pour gagner plus, de pouvoir le faire.
  • Salarié : Personne honnête désireuse de travailler le dimanche, pour gagner plus.
  • Profiteur : Personne pauvre vivant misérablement du maléfice de minima sociaux. N.B.: Les actionnaires et rentiers ne sont pas des profiteurs, ils permettent le fonctionnement des forces vives de la nation, qui leur doit beaucoup
  • Banquier : Homme malheureux durement frappé par une conjoncture défavorable, qu'il convient de secourir sur les deniers de l'état pour ne pas mettre en péril les forces vives de la nation, contrairement aux véritables profiteurs, qu'il convient de sanctionner durement et de remettre au travail.
  • Milliardaire : Ami proche du chef de l'état.
  • Libéralisme : Voir : capitalisme.
  • Capitalisme : Théorie économique définissant la vision politique de la droite et de la gauche (voir ces mots).
  • Communisme : Voir : terrorisme.
  • Média : Outils indispensables d'une information impartiale et pluraliste. Les média touchant plus de 5000 personnes appartiennent tous à des banquiers ou a des milliardaires (voir ces mots), ou les deux, qui veillent dans leur grande sagesse à l'impartialité de l'information qu'ils délivrent.
  • Vérité : Opinion du chef de l'état.
  • Impartialité : Attitude consistant à dire la vérité.
  • Pluralisme : Assemblée de plusieurs personnages politiques faisant preuve d'impartialité.
  • Consensus : Résultat du pluralisme.
  • Démagogie : (vulg.) Syn. politique. L'accusation de démagogie est parfois portée, dans le cadre du pluralisme, par un personnage voulant démontrer que son voisin est de mauvaise foi dans la manière qu'il emploie pour parvenir au consensus.
  • Populisme : (inj.) Accusation proférée envers un personnage politique manquant d'impartialité, hostile au consensus, et qui ne s'intègre pas bien de ce fait dans une assemblée pluraliste.
  • Journalisme : Profession consistant à lire les communiqués de presse d'un ministère ou d'un parti devant une caméra ou dans un micro. Le journaliste peut également poser des questions convenues à des politiques pour les mettre en valeur.
  • Politique : Pièce de théâtre se jouant entre les acteurs de la "droite" et ceux de la "gauche" dont l'objectif consiste à divertir le peuple et à occuper les antennes de télévision tout en nourrissant les journalistes. L'objet de ce jeu est que personne ne gagne et que rien ne change dans les forces en présence, sinon les bénéfices individuels qu'en retirent les participants (voir : carrière)
  • Politique politicienne : (pléon.) Syn. politique.
  • Congrès : Rassemblement festif organisé par le parti de gauche et attirant un journaliste pour deux socialistes. Il ne se passe rien d'autre dans le pays durant le congrès, puisque les journalistes sont tous occupés à rapporter fidèlement les propos immortels des uns et des autres, tenus dans le cadre du pluralisme afin de parvenir au consensus selon lequel la madone du Poitou sera nommée chef de la gauche, ce qui ne changera rien pour personne en dehors de la madone du Poitou, de ses brebis, et de ceux qui auraient bien voulu être chefs à sa place mais seront tout dépités, ce qui faire rire les enfants.
  • Démocratie : Mode de gouvernement d'un pays par la politique telle que définie supra. La démocratie, c'est le Bien.
  • Dictature : Contraire de la démocratie. La dictature, c'est le mal.
  • Dictature du prolétariat : Voir : communisme.
  • Informations politiques : Narration quotidienne occupant au moins 30% du temps d'antenne des luttes d'influence d'individus désireux de se hisser vers la plus haute chaise au sein de la gauche, mais on sait qu'ils n'ont aucune chance parce que la place est retenue pour la Madone du Poitou, qui fait des minauderies et refuse de l'avouer parce que tout le monde le sait, ce qui fait l'effet comique (comme chez Guignol). Les informations politiques concernent au plus haut point la vie quotidienne des citoyens de ce pays.
  • Affaire d'état : Évènement mobilisant dans l'urgence les plus hautes sommités de l'état. Exemple : Un schizophrène poignarde un adolescent dans une ville de province. Réunion d'urgence organisée par le président de la République à l'Élysée, réunissant les principaux ministres.
  • Peuple : Tas de cons ne faisant partie ni des milliardaires, ni des politiques, ni des actionnaires, ni des banquiers, ni des entrepreneurs, ni des média (voir ces mots). Le peuple regarde la télévision, écoute la radio et lit rarement les journaux. Tous ces médias lui disent la même chose et lui expliquent quoi penser et pour qui voter.
  • Election : Jeu-concours sollicitant la participation du peuple (voir ce mot) permettant de savoir qui de la droite ou de la gauche fera la même chose pendant les 5 prochaines années. La différence essentielle est de savoir si la même politique sera menée avec davantage de cynisme, ou davantage d'hypocrisie. Le but de ce concours est de voter pour celui (ou celle) qui va gagner.
  • Nuage de Tchernobyl : Catastrophe majeure de dimension mondiale ayant toutefois la courtoisie de s'arrêter à la frontière de notre riant pays, ce qui permet de la différencier des immigrés clandestins.
  • Immigrés clandestins : Catastrophe majeure n'ayant pas eu la courtoisie de s'arrêter à la frontière de notre riant pays, mais n'ayant pas vocation à rester, et qu'il convient donc de reconduire avec civilité et humanité.
  • Sans papiers : Situation avantageuse permettant de prendre l'avion gratuitement.
  • Crise financière mondiale : Voir : nuage de Tchernobyl.
  • Récession : Voir : nuage de Tchernobyl.
  • Vichy : Agréable bourgade provinciale où le gouvernement, depuis plus d'un demi-siècle, a pris l'habitude de se réunir dans les situations de crise grave, et notamment pour régler les problèmes afférents aux catastrophes manquant de courtoisie.
  • Curé : Fonctionnaire d'église spirituellement et moralement supérieur à un instituteur.
  • Instituteur : (Syn. professeur des écoles) Fonctionnaire laïc spirituellement et moralement inférieur à un curé.
  • Chanoine honoraire : Supérieur d'un curé. Syn. chef de l'état.
  • Religion : Calmant social puissant préconisé dans le traitement de la fièvre banlieusarde. Syn. homélipathie. Médication peu coûteuse particulièrement prisée par le chef de l'état.
  • Laïcité : Opinion hérétique toutefois tolérée tant qu'elle reste positive, c'est-à-dire ne sombre pas dans l'athéisme le plus barbare ni ne montre aucune hostilité envers la religion.
  • Marseillaise : Chant guerrier qu'il est interdit de siffler dans les stades.

Source Illustration : Sarkostique

dimanche 26 octobre 2008

De prise de casque en prise de tête...

Comment un certain Rire est devenu mondialement célèbre,

ou

De l'observation sociologique appliquée à l'art de faire chier le monde.

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lundi 20 octobre 2008

Une insoutenable odeur de vomi

Monte des glauques profondeurs de notre société déliquescente.

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dimanche 19 octobre 2008

Posons les choses clairement

Pour une fois.

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vendredi 17 octobre 2008

Refusons la pauvreté !

Tout-à-l'heure, à un feu rouge, j'ai vu un vrai pauvre. Heureusement que j'avais verrouillé le centralichose de la voiture ! Le bougre voulait me vendre un Macadam ou autre Réverbère, mais je lui ai dit : Mon brave, aujourd'hui c'est la journée du refus de la pauvreté. Je refuse que vous soyez pauvre ; vous n'avez donc pas besoin de mon argent !

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mardi 14 octobre 2008

Je vais me refaire !

Depuis le début de la matinée, Christine l'Hagarde et ses acolytes co-hallucinés de l'UMPS nous le crient sur les ondes : les mille sept cent myiards (très virtuels) de l'obole européenne aux banques ne vont rien coûter à personne ! Mieux : ils vont même peut-être bien rapporter du fric aux contribuables !

Parce que voyez-vous, ces mille sept cent myiards ne vont pas être dépensés, puisque ce n'est qu'une garantie, et que bien entendu aucune banque ne va couler ! Aucune banque ne peut couler ! Aucune banque ne coule jamais ! Dieu lui-même ne pourrait pas couler cette banque ! [1] Bon, si cet argent n'est pas prêté, on a un peu de mal à comprendre comment il va rapporter, mais c'est juste parce qu'on n'est pas spécialistes.

Aucune banque ne court le moindre risque de couler, c'est pour ça que les acteurs du marché se montraient si confiants, et qu'avec ces mille sept cent myiards ils sont encore plus confiants ! Tout baigne ! C'est juste une garantie de pure forme, tellement qu'on est sûrs qu'on n'en aura jamais besoin.

Un pieu dans le coeurCes vampires du tapis vert qui aspirent des myiards vituels et détruisent des vies bien réelles sont tout simplement incapables de concevoir que leur jouet est cassé. Le premier avant-goût de faux semblant de pensée en ce sens les saisit de vertige, les met un pied dans le gouffre, l'autre qui glisse... Les conséquences seraient tellement incalculables qu'elles sont inimaginables : il n'est tout simplement même pas possible d'envisager qu'on puisse perdre, même et surtout si le système est foutu.

Alors on les retrouve hagards au petit matin, lessivés devant le casino, hurlant Je vais me refaire ! Cette fois je sens que la chance a tourné ! Prêtez-moi seulement un peu d'argent et je vais me refaire ! La chance est avec moi, je la sens ! Je vais me refaaaaaaiiiiiiireuh !

Avant de se vomir dessus et de basculer dans le caniveau.

Et cette fois, nos Grands Hommes, nos "représentants", leur ont prêté notre fric et celui de nos enfants, mieux : ils leur ont même prêté des montagnes kolossales d'un fric qui n'existe pas, pour que puisse encore continuer le jeu, ce jeu sans lequel tout s'arrête.

Ils y retournent déjà en courant ventre à terre, sans même prendre le temps d'essuyer le vomi de leurs cravates de soie : J'achète ! J'achète encore ! Ça remonte, là j'l'ai à pas cher !

Mais c'est promis, ça ne nous coûtera pas un rond, puisqu'ils vont se refaire ! Et tout nous rembourser. Même les intérêts sur le fric qu'on ne leur aura pas vraiment prêté, c'est dire !

Mais bordel de merde, où est ce foutu pieu ?

Notes

[1] D'après le capitaine du Titanic...

lundi 13 octobre 2008

30 ans de trou de la sécu !

Réjouissez-vous braves gens ! Les bourses remontent !

Ces temps-ci, c'est encore plus Rock'n Roll que l'Aerosmith Coaster, zéro à cent kilomètres / heure départ arrêté en moins d'une seconde, double looping et demi dans le noir la musique à donf' dans les oneilles ! Même Srî Minîshiva a adoré au point de le prendre 3 fois !

Bon, la troisième, il était pas loin de gerber, ce sont des choses qui arrivent quand on abuse des bonnes choses...

Space Mountain

Les bourses remontent braves gens ! Hosannah ! Alleluiah ! In excelsis l'Homme aux Rats !

Quand la sécu fait chaque année un petit trou de 12 milliards, on t'explique que c'est la fin du monde et que tu as, salaud d'enculé de pauvre, endetté jusqu'au trognon jusqu'à tes arrière petits-enfants par tes prétentions insensées à être soigné si tu es malade ou maintenu en vie si tu es vieux !

Mais là, foin de mesquinerie, la Maison France, par la grâce de son Bon Roy, t'aligne sans barguigner trois cent soixante milliards d'Euros sur la table de baccarat, trente ans de trou de la sécu, mazette, une paille !

L'Europe lâche 1.700 milliards d'Euros, oh putain, du pognon qu'existe même pas !

Tout va bien ! Tout va super trop bien ! Regardez : la bourse est en liesse ! Une grimpette de CAC-40 que même ma Rousse je la grimpe pas aussi bien ! [1]

Oyez braves gens ! La maison ne recule devant aucun sacrifice pour éponger les dettes du jeu insensé de ses amis, les vampires de la phynance !

Ben avec ton pognon que t'as même pas, qu'est-ce que tu crois, hé, pauvre courge ? Avec ton boulot que t'as bientôt même plus, non plus !

Montez, montez dans le grand manège du Kapital !

Hollywood Tower of Horror

Cette fois-ci, on va vous jouer l'Ascenseur maudit d'Hollywood Tower, que Minîshiva il était un peu pâle des genoux en descendant...

Hollywood Tower of Horror

Accélération foudroyante, trajectoire parabolique, zéro G, perte des repères spatiaux garantie, puis la grande, la toute belle chute libre !

Sauf que cette fois c'est pour de vrai : en bas, ce sera 200 kilomètres / heure à zéro en moins d'une seconde, en plein dans les fondations de ton cul, Yohohhhooooooo ! Boum.

Hollywood Tower of Horror

En vérité, les gens, je vous le dis : nous allons vivre des temps intéressants...

D'ici là, carpe diem, je finis la bouteille de bordeaux sur un Encore une que le kapital n'aura pas !

Hollywood Tower of Horror

Bon, vous savez pas où j'ai foutu mon pieu et mon maillet de bois ?


Illustrations : Mademoiselle Patâpatî et Ma Sainteté dans le Space Mountain / The Hollywood Tower of Horror

Notes

[1] Allez,dis-z'y ma Rousse, que je te grimpe encore mieux ;-)))

vendredi 10 octobre 2008

Tandis que les bourses ferment...

Faisons l'amour !

Alors que des montagnes de pognon virtuel s'envolent en fumée, que des richesses qui n'existaient pas disparaissent soudain, que des abstractions impalpables retournent à leur néant - sans oublier de dévaster au passage la vie palpable de gens palpables, nous le verrons d'ici quelques jours - la seule réaction raisonnable semble être de se détourner de ce merdier qu'ils ont créé à partir de rien et qui leur pète dans la gueule, tous ces pantins pitoyables, et quant à nous, de faire l'amour, de faire tranquillement, intensément, tendrement, extrêmement sexuellement l'amour.

Voilà qui crée immensément de bonheur véritable, voilà qui fait jouir, à contrario de tous ces désirs factices d'achat de choses inutiles fabriquées uniquement pour être vendues à qui est assez con pour les acheter, ne laissant que frustration et insatisfaction derrière elles.

Faisons l'amour ! Voilà qui n'entame pas le pouvoir d'achat, n'aggrave pas le déficit, ne perce pas la couche d'ozone, consomme une énergie renouvelable et ne contribue pas (sauf localement, mais intensément !) au réchauffement climatique !

Faisons l'amour ! La seule action dont le cours ne baisse pas !

Le mot d'ordre du jour : Si leurs bourses se crashent, utilisons les nôtres !

Pis après, si on y pense encore et si on a envie de bouger, on pourra toujours aller chercher les fourches...

lundi 8 septembre 2008

Les trucs dont on n'a rien à cirer quand on n'est pas un vieux tromblon

Tiens, ça fait des années, oh ! un paquet d'années que je l'avais oubliée, celle-là : À quel point quand j'étais un "p'tit sixième", le poids de mon cartable pouvait me scier le dos.

Ça fait quand même un paquet de temps hein ! Parce que, sauf erreur ou omission, j'ai du entrer en 6ème l'année où Giscard est entré à l'Élysée. Remarquez, depuis, on a vu pire, je sais.

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