Longtemps je me suis demandé ce qu'il convenait de faire quand on casse une ampoule "basse consommation" puisque ces saloperies écologiques contiennent entre autres choses des vapeurs de mercure et que l'intoxication aux métaux lourds, c'est pas bien, et au mercure, c'est encore moins bien. Ça fait pondre des monstres et travailler du chapeau, entre autres courtes maladies rigolotes, comme disait Desproges.
Et les vapeurs de mercure, c'est la meilleure façon de s'intoxiquer au mercure, puisqu'environ 80% du mercure respiré passe dans le sang, et franchit même allègrement la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau, youplalà.
Depuis, j'ai appris je ne sais plus où, vu que c'est le type d'information qui a du mal à infuser dans un pays au ministère de la santé par ailleurs obsédé par la grippe A, que quand on casse une ampoule basse consommation, les précautions élémentaires exigent d'aérer en grand et d'évacuer la pièce concernée pendant au moins 20 minutes pour ne pas inhaler les gaz toxiques qu'elle libère, ce que je suis prêt à parier que pratiquement personne ne sait en encore moins ne fait.
Les ampoules basse conso, solution miracle[1] d'aujourd'hui et "amiante" dans 20 ans ? Possible.
Longtemps je me suis demandé ce qu'il fallait faire des ampoules basse conso H.S., la petite poubelle barrée sur le culot accompagnée du sigle "Hg" (mercure) étant formelle : pas poubelle ordinaire, et pas poubelle "recyclable" non plus.
Mais depuis quelques temps, ça y est, on a la réponse : de plus en plus de grandes et moyennes surfaces mettent des bacs de récupération à l'intérieur du magasin, j'en ai vu chez Auchan par exemple derrière les caisses, et j'en vois encore un beau aujourd'hui, chez Monoprix Lyon place de Valmy pour ne pas les citer.
Là, par exemple, on trouve un joli bac à récupération d'ampoules basse consommation entre les caisses et l'entrée du magasin, sur le passage des clients, à un endroit bien "en intérieur" et pas particulièrement ventilé.
Le panneau surplombant le joli bac invite à y jeter seulement les ampoules basse consommation non cassées, sachant que, quand on jette un truc aussi fragile[2] qu'une ampoule basse conso dans un bac relativement profond par-dessus ses soeurs d'infortune que se passe-t-il ? Ben ouais mon gars, c'est comme dans les bacs à bouteilles en verre, hein, 75% de chances que l'ampoule jetée se casse aussitôt, avec un bon pourcentage de chances de casser également celle sur laquelle elle tombe, si par miracle elle était encore non-cassée.
Donc moi je me dis comme ça que ces jolis bacs de récupération écolo qu'on trouve de plus en plus derrière les caisses des grandes et moyennes surfaces, ça fait de beaux générateurs de vapeurs de mercure pour offrir une bonne sniffette au client qui passe avec son caddie plein, certes, mais c'est encore mieux pour les personnels de ces magasins qui passent leur journée à bosser à quelques mètres des jolis bacs...[3]
Or donc, que font les CHSCT[4] ?
Notes
[1] Surtout pour ceux qui les vendent.
[2] J'en ai cassé une l'autre jour rien qu'en la dévissant légèrement en porte-à-faux...
[3] Après une exposition chronique à de faibles concentrations de vapeur de mercure (50 à 100 µg/m3), il peut y avoir un délai avant l'apparition d'effets nocifs sur le système nerveux central, les reins et la glande thyroïde et ceux-ci risquent d'être plus subtils. Il est difficile de distinguer les symptômes d'intoxication au mercure de ceux d'autres aliments de consommation courante. Les symptômes comprennent des tremblements, des faiblesses musculaires, des dépressions, des changements de personnalité, des pertes de mémoire à court terme chez l'adulte, des éruptions cutanées, particulièrement des rougeurs et une desquamation des mains et des pieds chez l'enfant.
| ''Source
[4] Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail
A Lyon, donc, 5 écoles concernées à ma connaissance : trois avec des antennes directement sur leur toît, deux arrosées par des antennes pile en face montées sur d'autres bâtiments, mais être dans le faiceau, c'est plutôt pire.
Elle tenait à sa voiture plus qu'à toute autre chose.
Symbole de liberté. Pouvoir monter dedans, partir ailleurs à tout instant. Traverser la France en fonction des saisons.
Même si ça n'était déjà plus qu'un rêve.







