Ca commence par des questions existentielles internes concernant le grisonnage de tes tifs, genre Y a-t-il davantage de poivre, ou davantage de sel ? Et est-ce que j'ai vraiment une gueule de vieux dans la glace ? Ou est-ce au contraire le charme irrésistible de... quelque petit démon me souffle que non, le bougre !

Blessure narcissique, comme dirait l'autre.

Ca continue par J'ai les bronches trop destroy, faut vraiment que j'arrête la clope, cette fois. Dieu que c'est dur.

Alors tu arrêtes et tu penses que ça va te retransformer illico en playboy refait à neuf, mais ça ne le fait pas complètement. Publicité mensongère. Y'en a même qui fument pas et qui ont la tête du Pr. Claude Got, c'est vrai que ça ne fait pas de la réclame pour le non-fumage, faut dire...

Mais par contre, ça continue au bout de quelques mois par l'aiguille de la balance qui grimpe aussi raide que la bite à Matthieu un chasseur de l'aéronavale au décollage. Ventrebleu, des chiffres même pas croyab'...!

Ce qui fait que dans une grande giclée d'héroïsme absolu, tu mets tes fesses sur la selle d'un vélo pour faire fondre le gras.

Héroïsme absolu

Ca n'a l'air de rien comme ça, mais quand on sait que le seul sport que pratiquait Swâmi Petaramesh était la musculation du pouce sur la roulette du briquet, hein... Et qu'il était le genre de gars à prendre sa voiture pour aller sortir la bagnole du garage (à moins que ce ne soit l'inverse)... Si, si, je vous jure, c'est total héroïsme. Inouï.
En plus, vu le poids des vélos, c'est du "kilomètre compte double". Au moins.

D'ailleurs c'est marrant, quand on parcourt la ville en voiture, on est persuadé qu'elle est plate. Quand on la fait à vélo, on se rend compte que ce n'est qu'un tas de montées partout, cochonnerie !

Pendant ce temps-là on se sent traîné plus bas que terre en lisant le blog de certaine pécheresse qui écrit des trucs pas sympa à propos des vieux chômeurs gras du bide. La salôôôôôôpeuh ![1]

Enfin, je m'en fous, j'ai perdu 350 grammes :-}

...mais putain j'ai mal aux mollets. Et aux queu-uisses...

Je me demande comment tout ça va continuer. Si c'est ça la quarantaine, je ne veux même pas envisager ce que sera la cinquantaine.

Et puis, non, je ne m'inscrirai pas à un club de gym. Jamais. Le jour où j'envisagerai fût-ce un instant la question, il sera temps de mettre fin à mes souffrances.

Notes

[1] Réplique excellentissime de répétition dans "La vie est un long fleuve tranquille" (Chatiliez)