Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.
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jeudi 26 juillet 2007
Par Petaramesh le jeudi 26 juillet 2007, 16:13 - Râleries dualistes
Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.
mardi 19 septembre 2006
Par Petaramesh le mardi 19 septembre 2006, 15:50 - Politique infiniment dualiste
Encore deux ou trois trucs en vrac.
14h15. Au volant de ma p'tite auto (que le truc noir de diesel qui sort de son pot c'est pas de la pollutionne parce que sur le pare-brise y'a la pastille verte !). En bruit de fond France-Info qui ronronne doucettement les nouvelles quotidiennes de quelques hécatombes.
Forcément, je n'écoute pas, je pense à autre chose, quand soudain mon attention est attirée par le changement de ton du poste qui vibre soudain d'une voix féminine au timbre enthousiastique d'un soir de qualification pour une finale de coupe du monde. De fouteballe.
L'enthousiasme de la voix attire mon oreille. Est-ce là un spot de pub ?
Que non pas, c'est toujours la journaliste de service. Qu'est-ce qui la met à ce point en joie pour me tirer de mon assoupissement de conducteur postprandial ? Ça doit forcément être la bonne nouvelle du jour !
samedi 28 janvier 2006
Par Petaramesh le samedi 28 janvier 2006, 19:06 - General
On a beau être un Guru non-dualiste plongé en méditation dans sa grotte, on n'en est pas pour autant insensible aux sirènes des modes de d'jeunz et du progrès qui nous promet des lendemains qui chantent...
Cela fait donc quelques années, un certain nombre en fait, que Swâmi Petaramesh, tel le dinosaure moyen, avait son humble petit site web en pur artisanat tiermondiste fait à la main avec vi. Ce site, eût-il été moins bordélique et meublé avec plus de goût, aurait fait un beau jardin Zen virtuel, tant son essence était vacuité, avec juste un peu de fouillis par-dessus.
En effet, sur ce site, largement mis à jour une fois par an les bonnes années, il n'y avait pas grand-chose, et ce pour diverses raisons. A commencer par l'incommensurable paresse le temps considérable que Swâmi Petaramesh passait en méditation, et qui lui laissait peu de loisir pour tenir à jour un site web.
Certes, bien souvent, les méditations du swâmi lui amenaient des idées lumineuses, des textes magnifiques, qu'il eût aimé partager avec ses disciples, mais à la simple pensée de devoir se palucher tout le HTML à la main avec vi, plus le fastidieux remplacement manuel de tous les caractères accentués par des codes barbares, bref, la paresse méditation du swâmi ne l'autorisait pas.
De plus, tenant son sitounet sous son patronyme de naissance, ce qui est un joli pléonasme, le swâmi craignait que quelque opinion déviante, quelque billet au vitriol, quelque considération politiquement incorrecte vis-à-vis de l'hypocrisie dominante, quelque marque déplacée de personnalité, ne puisse, par recoupement, nuire à la réputation du chien de sa belle-mère, ou causer quelques soucis aux membres de sa famille ayant une activité moins sattvique que la culture du Lotus non génétiquement modifié. Voire causer un froncement de sourcils peu propice aux augmentation de salaire karma chez un supérieur hiérarchique brahmane hypothétique, passé, présent ou à venir dans le Temps Ralenti.
Le swâmi hésitait donc souvent, et, hésitant, s'abstenait.
Au commencement, donc, il n'y avait rien, et par la suite il n'y eut pas grand-chose. Le Verbe flottait à la surface des eaux, mais ça n'imprimait pas, ce qui aurait bien fait plaisir à Ikkyu:
Plus frêle et illusoire
Que des nombres écrits sur l'eau
Notre quête inspirée par le Bouddha
D'une félicité dans l'autre monde.
Swâmi Petaramesh se disait bien qu'un jour ou l'autre il lui faudrait faire quelque chose. Oui. Un jour ou l'autre... Plutôt l'autre.
Cependant, à force d'entendre parler de blogs et de blogosphère, ces trucs de d'jeunz, le swâmi finit un beau jour par penser qu'installer un petit dotclear ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Il le fit.
Et Pschouittt ! Comme par magie, grâce à ses super-pouvoirs siddhis, d'un seul coup d'un seul et dans un coup de tonnerre, il disparut dans la blogosphère.
Enfin, Swâmi Petaramesh ne terminera pas ce presque premier billet sans saluer cordialement le vieux fâchiste réaque (il a toujours adoré qu'on l'appelle comme ça), à qui ce très sattvique blog doit beaucoup. Si jamais il s'égare par ici, peut-être se souviendra-t-il pourquoi ?