Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - politique

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samedi 23 février 2008

Vocabulaire présidentiel

« Casse-toi pauvre con ! » loc. vulg. (injure) Termes par lesquels un président de la République Française en exercice salue un citoyen de ladite République qui ne fait probablement pas partie de ses électeurs.

PARIS (Reuters) - Repoussé par un homme qui ne voulait pas lui serrer la main, Nicolas Sarkozy a laissé fuser les insultes samedi matin lors de sa visite du Salon de l'agriculture, une scène diffusée par journal Le Parisien sur son site internet.

Dans la cohue, le président progresse en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement.

"Ah non, me touche pas, tu me salis", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, casse-toi alors! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de poursuivre sa route dans les allées du Salon.


À voir en images qui bougent avec le çon chez « Le Parisien »



Casse-toi pauvre con !

...Censuré sur DailyMotion, comme vous le voyez ci-dessus... Une version de qualité légèrement moindre de la même séquence, pas (encore ?) censurée sur YouTube, c'est ci-dessous :


Casse-toi pauvre con !

vendredi 15 février 2008

Billet d'un être humain

C'est chez Claire Malbos. Et ça fait du bien à lire en cette période obscure.

Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…

Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
[...]
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.

Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.

Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.

Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
[...]

La suite se lit là-bas...


Voir ensuite :

Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy

"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.

"À la seconde, mon sang s’est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."

Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif?" s’interroge-t-elle.

Propos recueillis par Anne Vidalie - L'Express.fr


...Pendant ce temps-là, au parti S., l'Endive et la Pintade du Marais applaudissaient à tout rompre à cette ténébreuse idée du petit Chanoine. À croire que ces deux nobles représentants de la gôôôôôche se téléphonent encore...

samedi 9 février 2008

Un coin dans le bois

La nouvelle est passée relativement inaperçue, non que ce soit très surprenant tant ces derniers temps, les reculades quotidiennes de notre société, au niveau social ou légal, passent toutes plus inaperçues les unes que les autres, dans un climat de résignation et de désintérêt général.

La nouvelle il est vrai n'a pas de quoi exciter grand-monde : Désormais, les parents d'un enfant mort-né ont le droit de faire inscrire celui-ci à l'état-civil et à leur livret de famille. Par respect pour ce qu'ils ont vécu, leur histoire, leur douleur, leur projet d'enfant, etc. Pas de quoi en faire un fromage, dirait-on.

Loin de moi l'idée de mépriser ou de minimiser en quoi que ce soit la douleur de personnes dans cette situation. Je la respecte parfaitement, et j'en ai d'ailleurs eu dans mon entourage.

Mais de quoi parle-t-on au juste ? D'inscrire à l'état-civil, au livret de famille, un foetus qui n'a jamais vécu en tant qu'être humain en dehors du ventre de sa mère.

Il convient de se rappeler alors que les registres de l'état-civil n'ont pas de vocation psychothérapeutique, encore moins religieuse (il y a des églises, des temples, des synagogues et des mosquées pour ça...), et que toute touchante que puisse paraître cette soudaine sollicitude à l'égard du "vécu des victimes", en cette époque où notre société manifeste également tellement d'attention envers les étrangers reconduits à la frontière, tellement de respect pour les personnes sans-logis, tellement d'humanité envers les ouvriers licenciés par centaines, cette soudaine prise en compte de la douleur des parents d'enfants morts-nés n'est qu'une énième tentative poussée par les lobbies religieux anti-avortement pour avancer, par grignotage, par série de petites avancées d'apparence innocente, vers leur but en la matière : l'obtention d'une personnalité juridique pour le foetus à naître.

L'état-civil, le livret de famille, n'ont pas été conçus pour le souvenir des morts, mais bien pour l'identification des vivants, des choses très, très matérielles : savoir avec certitude qui est qui, définir la nationalité, les filiations, et donc, les successions, les héritages, recenser la population, connaître avec certitude l'âge des personnes (majorité, droit de vote, incorporation militaire, etc).

Initialement tenu par l'église, l'état-civil fut systématisé comme outil administratif par François premier (ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539), puis l'église catholique fut priée de comptabiliser également protestants et Juifs ("édit de tolérance" de Louix XVI, 1787), et il fut enfin confié aux autorités civiles à partir de 1792.

Pourquoi vouloir aujourd'hui comptabiliser dans ces registres purement administratifs des foetus non-nés vivants, qui ne voteront jamais, ne posséderont jamais de bien matériels, n'hériteront jamais, n'auront pas de descendance ?
Bon sang mais c'est bien sûr ! Pour le respect de la douleur des familles !

Autant la douleur des familles est respectable, autant n'entre-t-il en rien dans le rôle de l'état-civil de l'enregistrer et de "l'officialiser", dans une époque étonnante où il est à la mode de vouloir reconnaître à chacun son statut de victime, permettant à chacun de porter sur son dos sa croix de victime officielle, estampillée, tamponnée, reconnue. Chose somme toute assez malsaine.

On peut se demander s'il est psychologiquement souhaitable de formaliser et de critalliser ainsi un tel évènement, ou s'il n'est pas préférable de le dépasser et d'aller de l'avant. Quoi qu'il en soit, si un travail de deuil est nécessaire, il n'est clairement pas du ressort d'un registre d'état-civil, sans doute davantage de celui d'un psychothérapeute - ou d'un prêtre pour les croyants.

Mais pour les anti-avortement, au contraire, tout est bon à prendre et c'est une "avancée", un coin placé dans le bois : Incapables dans la société actuelle de combattre l'avortement par un choc frontal, sortis par la porte, ils reviennent par la fenêtre, par la bande, et tout ce qui leur permettra d'obtenir la reconnaissance d'une existence juridique, civile, légale, du foetus non encore né, leur est bon à prendre. Il espèrent ainsi finir par obtenir un jour où l'autre un jugement faisant état d'un tort causé au foetus en tant qu'être humain et non pas à sa mère, qui puisse faire jurisprudence, et par là, de fil en aiguille...

Il y a quelque chose de remarquable avec les forces de la réaction : elles ne dorment jamais, ne renoncent jamais, leur lobbies sont toujours actifs. Elles rognent, grignotent, petit bout par petit bout, tous les acquis sociaux et progrès sociétaux du dernier demi-siècle. Du dépeçage de la législation sur le travail au démantèlement de la sécurité sociale à ce nouveau "progrès dans le statut des victimes", c'est le même phénomène qui est à l'oeuvre, petit bout par petit bout, discrètement, doucement, ils avancent.

Méfions-nous d'un état qui prétend s'occuper de notre douleur...

vendredi 8 février 2008

Élimination symbolique

La bassesse humaine ne connaît guère de limite, et l'imagination ne manque jamais en matière de petites vengeances à deux balles...

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Matière à réflexion

Un texte qui sans aucun doute va plaire à Christine ;-) :

Peut-on changer le monde sans prendre le pouvoir ?

J’ignore la réponse à cette question. Peut-être pouvons-nous changer le monde sans prendre le pouvoir. Peut-être pas. Le point de départ – pour chacun d’entre nous je pense – est l’incertitude, le fait de ne pas savoir, la recherche collective d’une piste pour avancer.

...La suite sur place...

jeudi 7 février 2008

Un bon match de foutre !

Je ne sais trop pourquoi, j'ai cette remarque désabusée qui me trotte dans la tête depuis ce matin...

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La forfaiture du 4 février 2008 à Versailles


Interviews de Franca Maï, 4 février 2008

P.S. (si j'ose dire...) : La liste des traîtres est là ou . Votre bulletin de vote pour les municipales et les cantonales est . Vous pouvez aussi envisager de prendre le bulletin d'un joli socialisse traître et de bien le barrer de rouge et d'un Souviens-toi du 4 février 2008 !, l'annulant ainsi avant de le glisser dans l'urne pour bien faire passer le message. Et puis, si vous préférez être comptés comme "abstention" plutôt que "vote nul" (la catégorie "candidat nul" n'ayant pas été prévue), ben vous savez comment faire, c'est pô bien difficile...

P.P.S. : Ga(i)elle, tes Shadoks Verts, ben y sont aussi jaunes que les Shadoks Roses. Ça doit être des Shadoks transgéniques...

mardi 5 février 2008

Nos intentions sont pacifiques !

Lundi 4 février 2008, Versailles, manifestation pacifique contre la modification constitutionnelle qui constitue la forfaiture permettant l'approbation du traité européen par le parlement contre la volonté déjà exprimée du peuple et sans lui demander son avis.

Le peuple est venu, enfin, un petit peu du peuple est venu, mais comme il n'était pas invité, il n'était pas le bienvenu.

Photos © Roger Joly sous licence Creative Commons "by".

Je vous les remets ici au cas où vous n'auriez pas suivi le lien que Roger fournissait vers son album chez Flickr.

Cette succession d'images - dont je ne connais pas le contexte exact, notamment quant aux causes de l'arrestation - est cependant éloquente en elle-même, notamment par la saisie des expressions et des regards. Il n'y manque plus que la parole, aussi ai-je trouvé utile d'y ajouter les dialogues, de mon cru comme de bien entendu.

Les commentaires originaux du photographe sont renvoyés en note pour chaque image.

Addendum 06/02 23:12 : ...et un commentaire explicatif de l'auteur des photos se trouve désormais plus bas.


Phase 1

- Poumf !
- Houmpf !
- Tchlonk !
- Aaaargh..
- Schmopff !
- ...
- Nous étions seuls tous les quatre et désarmés, et ce dangereux terroriste lourdement armé a résisté à son arrestation ! il représentait une menace, nous avons du le maîtriser en faisant un usage proportionnel et modéré de la force ![1]

Phase 2

- Y bouge plus, chef ! On fait quoi ?
- Vous allez pas me laisser traîner ça là ! Ça fait tache... Foutez-le moi dans le fourgon plus vite que ça qu'on le voie plus !
- (...Moi je vais me faire pendre ailleurs, c'est plus prudent...)[2]

Phase 3

- (Merde, des élus ! Oh putain, on est mal ! On va se faire engueuler... Oh làlà làlàlàlà...)
- Çui-là, j'le bombe ou j'le tase, chef ? Hein chef ?[3]

Phase 4

- C'est vous qui avez fait ça ? Et vous en êtes contents ?
- Dis-donc y bouge plus... Tu crois qu'y l'ont buté ? Ah non, on dirait qu'y bouge encore un peu... Vache, y l'ont pas raté...
- Ben... C'est que... il a eu un malaise, il est tombé... On est venus le secourir... Euh...
- Il a résisté à son arrestation ! C'est un terroriste d'Al Qaïda ! Il nous a attaqués et nous étions seuls ! Juste un peu d'lacrymo dans sa goule, rien du tout ![4]

Phase 5

- Merde, un photographe ! Tu crois qu'il nous a pris ?
- Ouais, ben maintenant ça va chier ! Y'en a qui vont entendre parler du pays !
- Oh làlà... làlàlàlà... Vais être muté à la circulation à Sail-les-Bains, oh putain fait chier...
- (J'lu pèterais bien sa sale gueule à ce con de photographe moi ! J'vais lui faire bouffer son appareil ! Oh putain retenez-moi ! Mais là, ça va pas être possible... Merde...)[5]


P.S.: Enregistrez les images chez vous et faites tourner. On ne sait jamais trop ce qui peut se passer, dans notre brave Patrie des Droits de l'Homme...


Les notes suivantes sont les commentaires accompagnant les photos originales sur Flickr

Notes

[1] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin.

[2] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin.

[3] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire.

[4] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire... Voire de deux parlementaires. La personne à terre est juste sonnée. Elle a été aspergée de gaz lacrymogène car , dixit la police "elle donnait des coups de pieds aux fonctionnaires de police".

[5] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire... Voire de deux parlementaires.

4 février 2008: L'heure du bilan

...et il est aussi chargé qu'un manifestant par une horde de hannetons. C'est chez la Louve. Et il faut le lire.

J'avoue que ça m'a collé le bourdon. Sans doute avec la fatigue et le projet qui n'est plus devant mais désormais derrière,[1] et la vulnérabilité psychologique que l'on ressent à ces moments-là. Il n'y a plus à faire mais à contempler ce qui a été fait. Petite minute de gueule de bois avant de remonter sur le cheval, parce qu'il faut toujours remonter dessus.

Tout cela devait être dit. Ne baissons surtout pas les bras.

Notes

[1] Ce projet-ci bien sûr, devant, il y en aura bien d'autres, nous avons de quoi nous retrousser les manches...

dimanche 3 février 2008

Pitoyables gesticulations

Dans le cadre du pélerinage révolutionnaire que Ma Sainteté effectue à la capitale en compagnie de belles personnes, nous nous rendîmes hier quelques instants en grand équipage (méthode sarkozyque : on arrive, on dit bonjour, on regarde et on s'en va ;-) au "grand mitinge" toupourri organisé par le CNR et qui fut décidé postérieurement à notre appel citoyen à manifester le 4 à Versailles, les quelques têtes plus ou moins connues de la gôôôche et appareils politiques divers se gardant bien d'apporter leur soutien à une initiative portée par de vulgaires gueux et ne leur laissant pas la primeur des micros et des sourires aux caméras, sans compter qu'il ne serait pas politiquement opportun de flétrir trop fort et trop publiquement les Shadoks Jaunes abstentionnistes de refus de sauvetage de démocratie, à quelques semaines de municipales et de cantonales où nombre de Shadoks Rouges (pâle) auront grandement besoin de leurs voix.

Craignant donc comme la peste de soutenir le mouvement du 4 dont ils n'auraient ni le contrôle ni la tête d'affiche, redoutant comme le choléra de devoir dire du mal des Shadoks Jaunes, et dans les rets des influences et manoeuvres d'appareils, les partis de la gôôôôche rouge virant nettement au rose avec des barbelés dedans[1] décidèrent comme un seul homme de torpiller la manif' du 4 (demain) en s'abstenant bien fort de la soutenir publiquement et de communiquer largement à son propos, ou en ne communiquant que très tardivement et en débranchant le micro, ce qui revient au même tout en permettant de soutenir qu'on a soutenu, si vous voyez ce que je veux dire...

Il restait donc à ces braves gens à trouver un moyen de faire semblant de faire quelque chose tout en ne faisant rien, à donner le change avant tout pour leurs propres ouailles et militants, et éventuellement pour une ou deux caméras qui pourraient sait-on jamais passer par là. Organiser, donc, une opération de communication interne.

La solution fut simple : plutôt que de manifester tous ensemble au grand jour de manière unitaire à Versailles le 4, là où les choses se passent, le jour où elles se passent, avec ceux qui s'y opposent, organisons plutôt un "Grand Mitinge" dans un gymnase paumé porte d'Ivry le 2, en s'assurant bien que ça ne se verra pas trop.

Pour montrer au militants et peuplades habituels de la tournée de mitinges que leurs Chefs en avaient de grosses et défendaient la République avec un courage et une détermination sans faille.

À l'affiche prévue initialement, le beau linge unitaire habituel en grand comité : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Allette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pélissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Jean Voirin, Francis Wurtz.

(Tout les "prévus" ou pressentis n'ont cependant pas participé : il semble que José n'était pas là, pour Clémentine je crois que non plus mais sans en être sûr, pour d'autres j'ai des doutes, nous avons vu Mélenchon et quelques autres dont des nonistes "européens" importés d'Amsterdam et autres contrées lointaines...)

Nous y rendant nous mêmes en milieu d'après-midi pour nous rendre compte de visu de ce grand succès de la Révolution en marche, nous eûmes pour commencer le plus grand mal à trouver l'endroit où se tenait cet immense mitinge qui fera si bel effet dans les compte-rendus internes des luttes.

À la sortie du métro rien. Pas une signalisation, personne en train de tracter, aucune foule compacte se dirigeant vers Le Lieu. Nous commencions donc à nous demander si nous étions vraiment le bon jour au bon endroit. Après nous être enquis auprès de quelques indigènes de la présence de gymnases dans le secteur, nous finîmes par repérer un édifice présentant des caractéristiques extérieures compatibles avec cet usage, et nous y dirigeâmes sans faiblir.

Devant : rien. Pas une banderole, pas un calicot, pas le moindre attroupement. Pas un seul panonceau indicateur, enfin, si, pour indiquer la section "golf" et les courts de tennis.

Nous ne désespérâmes cependant point et contournâmes l'édifice principal, pour découvrir que c'était finalement bien là, mais que l'entrée de cet évènement de portée internationale se faisait par l'arrière du gymnase, devant les courts de tennis, et que le petit attroupement de quelques personnes qui se tenait devant était parfaitement invisible depuis la rue.

Nous entrâmes.

Les choses étaient bien faites : tribune, gradins, stands. Dans un espace pas trop grand, savamment rendu plus petit par une judicieuse disposition de tribune, gradins, tentures et stands selon la bonne vieille règle voulant que si on veut que ça ait l'air bien plein, mieux vaut que ce soit suffisamment petit ;-)

Dedans, certes, il y avait du monde, disons probablement à peu près autant que pour un meeting de José Bové à Décines en campagne présidentielle.

Ce qui, pour un Grand Mitinge Unitaire organisé dans la capitale de la France pour sauver la République, et auquel appelaient tous les partis et organisations de Shadoks Rouges de différentes nuances et coloris, faisait un peu léger tout de même.

Ambiance de militants rodés et blanchis sous le harnois, dont nombre avaient du obtenir une permission de sortie exceptionnelle de leur maison de retraite, on voit que beaucoup se connaissent et sont coutumiers de ce genre d'exercice.

Tribune, orateurs, applaudissements. Un caméscope "interne" pour immortaliser la chose.

Dans les divers stands, quelques tracts appelant à la manif du 4... Qui distribués dans ce contexte ne risquent guère d'attirer des foules innombrables.

Sensation plutôt déprimante.

Après avoir serré quelques mains, on a fait basket pour aller se faire pendre ailleurs, autour d'une bonne bière.

Hier soir, les infos que nous n'avons pas regardées ont certainement davantage parlé du mariage du Chanoine...

Nous savons désormais sans l'ombre d'un doute ce que nous savions déjà précédemment sans l'ombre d'un doute : La manif, la vraie, c'est demain, lundi 4, à Versailles. Et elle n'appartiendra qu'aux citoyens et sans culottes qui y seront.

Comme on aurait du mal à faire pire et plus invisible, elle ne pourra être qu'un immense succès !

Viendez tous !

Notes

[1] Cherchez pas, si vous n'avez pas vu, vous ne pouvez pas comprendre ;-)

mercredi 30 janvier 2008

Ce n'est pas politique !

ou de la propagation d'un vilain mème médiaticopolitique dans la cervelle kreutzfeldjacobisée de nos contemporains.

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mardi 29 janvier 2008

La Louve a retrouvé sa boîte à baffes

Voici un amusant extrait de ce qu'écrivait cet après-midi George Pau-Langevin, députée socialiste du 21e arrondissement de Paris, vice-présidente du groupe des Shadoks Jaunes à l'Assemblée Nationale, pour expliquer qu'elle allait courageusement se rendre à Versailles pour s'abstenir de s'opposer au Naingalomane le 4 février prochain :

Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet immédiat d’interrompre la procédure de ratification du traité, et donc de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer.

Cette phrase à elle seule n'est-elle pas un monument de la shadokerie la plus inénarrable ?

Alors, si je résume la shadokéenne pensée, le fait de s'opposer à la ratification parlementaire faite sans consulter le peuple d'un traité dont le frère jumeau a déjà été rejeté par référendum par "le peuple", ouvrant la voie à une possible nouvelle consultation de celui-ci, serait, deux points ouvrez les guillemets : renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer ?

Par conséquent, en tant que représentant du peuple, refuser de refuser ce que le peuple a refusé et passer par-dessus sa tête sans lui demander son avis, c'est probablement, en bonne logique shadokéenne, lui offrir l'occasion de s'exprimer... (dans la rue ? À pleins poumons ?)

Arrivé là, on n'a guère d'autre choix que de se pisser dessus à la gloire du jaune, que ce soit de rire ou de colère hystérique.

La suite est à lavement. Ou pire.

Heureusement, la Louve a retrouvé sa boîte à baffes que je lui avais malicieusement planquée, sous-estimant son flair louvéen dès qu'il s'agit de retrouver la machine à botter les culs, et a fait à la dame une réponse aussi magistrale qu'hélas farpaitement inutile que je vous enjoins, ô disciples, de lire séance tenante et d'applaudir à tout rompre, puisque c'est bien plus beau lorsque c'est inutile...[1]

Patâpatî révolutionnaire !Les Shadoks Jaunes, on sait maintenant pourquoi ils sont jaunes : c'est à cause de la traînée qu'ils laissent derrière eux.

Pendant ce temps-là, le gouvernement met sur la table 250 millions d'Euros pour l'année qui vient pour résoudre le problème des sans-domicile et des mal-logés tandis qu'un des plus grands établissement bancaires français paume 5 milliards (soit vingt fois plus) sur le tapis vert de leur roulette de dingues, faisant porter le chapeau au lampiste qui était suffisamment con pour jouer ce petit jeu et se trouver ensuite en position de fusible grillé.

Pendant ce temps-là, à midi sur France Intox, un ancien président d'une banque qui "nous devait (elle aussi) des comptes" et dont nous avons tous en d'autres temps bouché les trous à fonds perdus affirme sans rire que le président de la première ne doit ni démissionner ni être démissionné. Après tout, il est à la tête d'un des plus grands établissements bancaires et paume 5 milliards des ronds qui lui ont été confiés par ses gentils clients, mais le Monsieur n'est pas responsable, c'est juste le chef. En d'autres temps des hommes d'honneur se seraient collés une balle dans le cigare pour moins que ça. (Le dernier qui l'a fait était premier ministre, communiste, et n'avait pas grand-chose à se reprocher).

Minîshiva révolutionnaire !Pendant ce temps-là, notre premier sinistre assure sans rire que l'Etat ne laissera pas se dérouler une OPA hostile contre la Société Générale en restant les bras croisés, et qui si cela devait se produire, l'état interviendrait. En nationalisant la banque, je suppose ? Mort de rire. Nos grands libéraux amoureux du Marché Libre À la Concurrence non faussée quand il s'agit de privatiser les bénéfices tirent le bouclier dès que le vent tourne à l'orage et sont les premiers à se vanter d'être prêts à socialiser les pertes, au nom des milliers de salariés menacés comme de bien entendu.

Pendant ce temps-là, mes Nains procèdent à tour de rôle à l'essayage de mes accessoires, histoire d'aller un peu parler du pays à ces braves gens le 4 février prochain. Si ça se trouve, la Louve voudra bien me prêter sa boîte à baffes si je lui prête mon couvre-chef.[2]

Y'aurait pas quelqu'un pour me prêter également une fourche ?

Notes

[1] Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac.

[2] Encore mille mercis à celle à qui je le dois et qui se reconnaîtra :-))

vendredi 25 janvier 2008

Tout en finesse

Notre Foutriquet tel que décrit par cette digne disciple de Swâmi Prajnânpad...



La droite-cassoulet

mardi 15 janvier 2008

Beware, Louve inside !


Tous pour un référendum !


Euh dis-donc Louve, quand tu dis à Versailles, tu imites admirablement le ton de Valérie Lemercier, comtesse de Montmirail, dans "Les visiteurs", c'est fais esqueprès ? :-D

(Pas taper !)

samedi 12 janvier 2008

Voyage au pays des Shadoks rouges (pâle)

Poursuivons notre passionnante étude éthologique de la planète Shadok et de ses habitants... Aujourd'hui, le Shadok rouge (pâle).

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