Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - politique

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jeudi 3 avril 2008

Cruelle découverte évolutive

Par le Pr. Charles Darwin

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dimanche 16 mars 2008

L'UMPSMoDem remporte les municipales !

Avec un score ébouriffant d'environ 95% des élus digne d'une république bananière de bon aloi, l'UMPSMoDem remporte avec brio ce deuxième tour des municipales !

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jeudi 13 mars 2008

UMour P désopilant

Dans le canard de cette semaine, on trouve la perle suivante :

« Pour le second tour, on compte sur les 4x4 qui sont rentrés de Megève... » Un ponte de l'UMP Paris a eu ce cri du coeur en découvrant, dimanche soir, que la droite parisienne était menacée jusque dans ses traditionnels bastions des Ier et XVe arrondissements. Comme si aucun bobo en 4x4 ne votait pour Delanoë...

Effectivement. Ça se passe presque de commentaire, en dehors de celui que le canard aurait pu cafter le nom de l'intellectuel de droite qui a fait preuve d'une franchise aussi décomplexée.

mercredi 12 mars 2008

La tête à Toto

Dans la série des bonnes nouvelles...

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Le coutelas entre les ratiches

Une brève particulièrement savoureuse entendue sur Rance-Info ce matin :

François Bayrou n'investira pas la liste commune présentée par le PCF et le MoDem à Aubagne[1] (maire sortant PCF) estimant, je cite Rance-Info, qui, je suppose, citait textuellement Bayrou : que le parti d'extrême-gauche n'appartient pas au courant démocratique républicain.

V'là maintenant le PCF classé "extrême-gauche" par notre ami Bayrou et Rance-info réunis. Je m'en boyaute encore.

Méfions-nous de ces bolchéviques qui mugissent dans nos campagnes et viennent faire de l'entrisme jusque chez nos gentils centristes, et à l'occasion égorger nos fils et nos compagnes :-D

De toute manière, pas de panique, être un méchant bolchévique d'extrême-gauche, ça ne va pas tarder à être interdit. Heureusement, ici aussi, Mâm nous sauvera de ces vilains terroristes d'extrême-gauche invraisemblablement opposés au juste règne de l'économie de marché à la concurrence non faussée et à la Vraie Religion du Grand Dieu NYSE.

Notes

[1] Faut l'faire, quand même ! Valéry Giscard d'Estaing et George Marchais même combat !

samedi 8 mars 2008

Gougoule Images loves Rachida

Histoire sans paroles... Juste pour rire, j'ai vu passer ça .

Google loves Rachida

Ça l'fait bien pour fêter dignement la journée de la Femme : Woumène gotte ze poweure !

jeudi 6 mars 2008

Recyclage

Parce qu'après tout, tout se recycle et que je ne suis qu'une grosse flemme épuisée, je vous colle ci-dessous le copié/collé d'un commentaire trop long que je viens de laisser chez ma Flote...


Tiens, j'ai reçu aujourd'hui dans ma boîtolèt' les "professions de foi" des candidats, dont celle de Gérard Collomb, maire "parti S." de Lyon... (Tract du candidat colombien J.P. Flaconnèche pour Lyon 7, avec dessus la tronche de Collomb en plus gros que la tronche de Flaconnèche qu'on sache bien qui est le patron).

Je disais à Mâ Anandaramesh t'taleur, tiens, c'est marrant, en regardant bien, Flaconnèche, tu lui enlèves ses tifs poivre-et-sel et tu remplaces par une calvitie plus foncée, et ça te fait le sosie de Gérard Jugnot y'a 15 ans...

Alors, sur son recto-verso couleur, on trouve bien une bande rose, mais on ne trouve nulle part le moindre logo du parti S., on ne le trouve pas écrit non plus d'ailleurs, et on ne trouve pas non plus, nulle part, ni le mot "socialiste", ni le mot "gauche", ni le mot "droite" non plus d'ailleurs... Ni le mot "parti"... Ni le mot "politique". C'est très fort !

J'ai comparé attentivement les professions de foi de la liste parti S., MoDem et UMP, pour constater qu'elles sont rigoureusement interchangeables, défendent quasiment les mêmes projets, à cela près que le MoDem affiche en gros le logo et le nom de son (inexistant) parti sur un tract bien orange et est orienté beaucoup plus "écolo" (ben ouais, le tête de liste Lyon 7 est pépiniériste :-D) tandis que la clique perbéniste a tout aussi honte de son parti que les S., avec son fond de tract bien bleu, mais là aussi sans nulle mention ni logo de l'UMP... Z'ont peur à leurs fesses ;-) Les mots-tabous de Collomb sont tout aussi tabous chez Perben : ils doivent avoir les mêmes conseillers, ç'pas possible... Par contre, le mot "police" n'est pas du tout tabou chez Perben qui le place 3 fois (avec également les mots "brigade" et "gardiens") et se fend de tout un paragraphe sécuritaire où il se targue notamment de vouloir développer la vidéosurveillance, ce en quoi il aura du mal à faire "mieux" que Collomb, champion de France de cette discipline...

On ne trouve pas davantage de logo parti S. ou U.M.P. (non, non, pas plus que de beurre dans la culotte d'un zouave !) sur les bulletins de vote de ces braves gens, mais par contre Collomb s'est fait faire un logo bien à lui par un graphiste aux deux bras cassés : Une sorte de coeur rose avec deux trous blancs, troublant ! Ça donne au final une espèce de tête de hibou ; une mauvaise langue m'a dit que ça devait symboliser les caméras de surveillance et la tronche du Big Brother qui est watching us...

Pour les cantonales, ils ont limite un peu moins honte de leur parti : La candidate parti S. des cantonales a une profession de foi avec en gros la même charte graphique et les mêmes mots-tabous, mais par contre frappée d'une petite "rose-au-poing" sans autre indication, et probablement la plus petite que l'imprimeur était capable de faire sans que ça bave ;-) Par contre là, Collomb s'est planté : en page 2, son p'tit mot de soutien à la candidate est intitulé Mon soutien aux candidats socialistes Merde ! Il a dit le mot tabou ! Il a perdu, on peut lui tirer la barbichette et il aura une tapette ! Sur le bulletin, une autre micro-rose de format inadapté aux mal-voyants (c'est pas bien !) ...Tandis que par contre, pour les cantonales, les UMPistes ont moins honte d'eux, ils ont osé mettre le logo UMP (suivi de trois autres pour tromper l'ennemi, il est vrai !)

Valà-valà, c'était la minute électorale...

lundi 3 mars 2008

N'y voir que du bleu

Un vrai putain de militant de la gauche de sa mère !

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jeudi 28 février 2008

Agenda Lyon 1er mars 2008

Meeting Audaces 1er mars 2008

(Vous pouvez faire tourner le PDF lié à l'image, ou le lien vers le site de campagne...)

Apologie de mon cul !

...ou le réflexe répressif en action.

À écouter le Journal Mensongeovisé, on apprend quand même de ces trucs !

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mercredi 27 février 2008

Another brick in the wall

L'étau libéral-fasciste se resserre encore un peu plus sur nos moyens d'expression et de communication. C'est à lire ici et .

Désolé, je ne fais que mettre ici en évidence le lien fourni hier par Patrick, n'ayant pas le temps matériel de pondre un "véritable billet"...

Mais je ne peux que constater avec un immense dégoût que rien n'arrête le train successif des mesures liberticides adoptées les unes après les autres malgré les vives protestations de ceux qui comprennent de quoi il s'agit vraiment, et dans la totale indifférence du plus grand nombre. LSI, LSQ, série sans fin de "lois antiterroristes", DADVSI, "conservation des données de connexion", biométrie à tous les étages, STIC, FNAEG, "Rétention" arbitraire sine die après la "détention"... Toutes mesures votées au prétexte de bien grands crimes qui finissent rapidement appliquées aux plus petites vétilles, comme les prélèvements génétiques effectués sur un manifestant ou un d'jeunz qui a tagué un mur... ou un prof qui a giflé un élève. Étonnant que Bayrou n'ait pas eu droit à son petit prélèvement lors de sa fameuse baffe, ou pourquoi pas Sarkozy fiché au STIC pour insulte publique ?

En l'espace de quelques années, les gouvernements successifs de ce pays se sont dotés d'un arsenal sans précédent de mesures de surveillance et de contrôle de la population au motif que nous sommes tous des "terroristes" ou des "pirates" en puissance.

Et ne nous y trompons pas, nous le sommes tous. L'ennemi, c'est le peuple. Et le gouvernement a acquis un arsenal lui permettant de réprimer n'importe lequel d'entre-nous à tel ou tel prétexte de manière arbitraire le jour où ça lui pètera.
Surveillé au microscope, tout le monde est délinquant...

En profiterai-je pour rappeler la nécessité brûlante pour chacun de prendre lui-même les contre-mesures nécessaires pour protéger sa vie privée autant que faire se peut, à commencer bien sûr par le chiffrement de son courrier électronique...

samedi 23 février 2008

Vocabulaire présidentiel

« Casse-toi pauvre con ! » loc. vulg. (injure) Termes par lesquels un président de la République Française en exercice salue un citoyen de ladite République qui ne fait probablement pas partie de ses électeurs.

PARIS (Reuters) - Repoussé par un homme qui ne voulait pas lui serrer la main, Nicolas Sarkozy a laissé fuser les insultes samedi matin lors de sa visite du Salon de l'agriculture, une scène diffusée par journal Le Parisien sur son site internet.

Dans la cohue, le président progresse en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement.

"Ah non, me touche pas, tu me salis", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, casse-toi alors! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de poursuivre sa route dans les allées du Salon.


À voir en images qui bougent avec le çon chez « Le Parisien »



Casse-toi pauvre con !

...Censuré sur DailyMotion, comme vous le voyez ci-dessus... Une version de qualité légèrement moindre de la même séquence, pas (encore ?) censurée sur YouTube, c'est ci-dessous :


Casse-toi pauvre con !

vendredi 15 février 2008

Billet d'un être humain

C'est chez Claire Malbos. Et ça fait du bien à lire en cette période obscure.

Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…

Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
[...]
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.

Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.

Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.

Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
[...]

La suite se lit là-bas...


Voir ensuite :

Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy

"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.

"À la seconde, mon sang s’est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.

"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."

Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif?" s’interroge-t-elle.

Propos recueillis par Anne Vidalie - L'Express.fr


...Pendant ce temps-là, au parti S., l'Endive et la Pintade du Marais applaudissaient à tout rompre à cette ténébreuse idée du petit Chanoine. À croire que ces deux nobles représentants de la gôôôôôche se téléphonent encore...

samedi 9 février 2008

Un coin dans le bois

La nouvelle est passée relativement inaperçue, non que ce soit très surprenant tant ces derniers temps, les reculades quotidiennes de notre société, au niveau social ou légal, passent toutes plus inaperçues les unes que les autres, dans un climat de résignation et de désintérêt général.

La nouvelle il est vrai n'a pas de quoi exciter grand-monde : Désormais, les parents d'un enfant mort-né ont le droit de faire inscrire celui-ci à l'état-civil et à leur livret de famille. Par respect pour ce qu'ils ont vécu, leur histoire, leur douleur, leur projet d'enfant, etc. Pas de quoi en faire un fromage, dirait-on.

Loin de moi l'idée de mépriser ou de minimiser en quoi que ce soit la douleur de personnes dans cette situation. Je la respecte parfaitement, et j'en ai d'ailleurs eu dans mon entourage.

Mais de quoi parle-t-on au juste ? D'inscrire à l'état-civil, au livret de famille, un foetus qui n'a jamais vécu en tant qu'être humain en dehors du ventre de sa mère.

Il convient de se rappeler alors que les registres de l'état-civil n'ont pas de vocation psychothérapeutique, encore moins religieuse (il y a des églises, des temples, des synagogues et des mosquées pour ça...), et que toute touchante que puisse paraître cette soudaine sollicitude à l'égard du "vécu des victimes", en cette époque où notre société manifeste également tellement d'attention envers les étrangers reconduits à la frontière, tellement de respect pour les personnes sans-logis, tellement d'humanité envers les ouvriers licenciés par centaines, cette soudaine prise en compte de la douleur des parents d'enfants morts-nés n'est qu'une énième tentative poussée par les lobbies religieux anti-avortement pour avancer, par grignotage, par série de petites avancées d'apparence innocente, vers leur but en la matière : l'obtention d'une personnalité juridique pour le foetus à naître.

L'état-civil, le livret de famille, n'ont pas été conçus pour le souvenir des morts, mais bien pour l'identification des vivants, des choses très, très matérielles : savoir avec certitude qui est qui, définir la nationalité, les filiations, et donc, les successions, les héritages, recenser la population, connaître avec certitude l'âge des personnes (majorité, droit de vote, incorporation militaire, etc).

Initialement tenu par l'église, l'état-civil fut systématisé comme outil administratif par François premier (ordonnance de Villers-Cotterêts, 1539), puis l'église catholique fut priée de comptabiliser également protestants et Juifs ("édit de tolérance" de Louix XVI, 1787), et il fut enfin confié aux autorités civiles à partir de 1792.

Pourquoi vouloir aujourd'hui comptabiliser dans ces registres purement administratifs des foetus non-nés vivants, qui ne voteront jamais, ne posséderont jamais de bien matériels, n'hériteront jamais, n'auront pas de descendance ?
Bon sang mais c'est bien sûr ! Pour le respect de la douleur des familles !

Autant la douleur des familles est respectable, autant n'entre-t-il en rien dans le rôle de l'état-civil de l'enregistrer et de "l'officialiser", dans une époque étonnante où il est à la mode de vouloir reconnaître à chacun son statut de victime, permettant à chacun de porter sur son dos sa croix de victime officielle, estampillée, tamponnée, reconnue. Chose somme toute assez malsaine.

On peut se demander s'il est psychologiquement souhaitable de formaliser et de critalliser ainsi un tel évènement, ou s'il n'est pas préférable de le dépasser et d'aller de l'avant. Quoi qu'il en soit, si un travail de deuil est nécessaire, il n'est clairement pas du ressort d'un registre d'état-civil, sans doute davantage de celui d'un psychothérapeute - ou d'un prêtre pour les croyants.

Mais pour les anti-avortement, au contraire, tout est bon à prendre et c'est une "avancée", un coin placé dans le bois : Incapables dans la société actuelle de combattre l'avortement par un choc frontal, sortis par la porte, ils reviennent par la fenêtre, par la bande, et tout ce qui leur permettra d'obtenir la reconnaissance d'une existence juridique, civile, légale, du foetus non encore né, leur est bon à prendre. Il espèrent ainsi finir par obtenir un jour où l'autre un jugement faisant état d'un tort causé au foetus en tant qu'être humain et non pas à sa mère, qui puisse faire jurisprudence, et par là, de fil en aiguille...

Il y a quelque chose de remarquable avec les forces de la réaction : elles ne dorment jamais, ne renoncent jamais, leur lobbies sont toujours actifs. Elles rognent, grignotent, petit bout par petit bout, tous les acquis sociaux et progrès sociétaux du dernier demi-siècle. Du dépeçage de la législation sur le travail au démantèlement de la sécurité sociale à ce nouveau "progrès dans le statut des victimes", c'est le même phénomène qui est à l'oeuvre, petit bout par petit bout, discrètement, doucement, ils avancent.

Méfions-nous d'un état qui prétend s'occuper de notre douleur...

vendredi 8 février 2008

Élimination symbolique

La bassesse humaine ne connaît guère de limite, et l'imagination ne manque jamais en matière de petites vengeances à deux balles...

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