Ashram de Swâmi Petaramesh

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mercredi 14 mai 2008

République bananière

...Ou comment le ménage est fait devant les pas glorieux de notre Petit Bananier.

Ça s'est passé hier, en Chine Corée du nord Irak France, patrie des Droits de l'Homme fromages qui puent et de la Liberté d'expression du gros rouge qui tache.

mardi 5 février 2008

Nos intentions sont pacifiques !

Lundi 4 février 2008, Versailles, manifestation pacifique contre la modification constitutionnelle qui constitue la forfaiture permettant l'approbation du traité européen par le parlement contre la volonté déjà exprimée du peuple et sans lui demander son avis.

Le peuple est venu, enfin, un petit peu du peuple est venu, mais comme il n'était pas invité, il n'était pas le bienvenu.

Photos © Roger Joly sous licence Creative Commons "by".

Je vous les remets ici au cas où vous n'auriez pas suivi le lien que Roger fournissait vers son album chez Flickr.

Cette succession d'images - dont je ne connais pas le contexte exact, notamment quant aux causes de l'arrestation - est cependant éloquente en elle-même, notamment par la saisie des expressions et des regards. Il n'y manque plus que la parole, aussi ai-je trouvé utile d'y ajouter les dialogues, de mon cru comme de bien entendu.

Les commentaires originaux du photographe sont renvoyés en note pour chaque image.

Addendum 06/02 23:12 : ...et un commentaire explicatif de l'auteur des photos se trouve désormais plus bas.


Phase 1

- Poumf !
- Houmpf !
- Tchlonk !
- Aaaargh..
- Schmopff !
- ...
- Nous étions seuls tous les quatre et désarmés, et ce dangereux terroriste lourdement armé a résisté à son arrestation ! il représentait une menace, nous avons du le maîtriser en faisant un usage proportionnel et modéré de la force ![1]

Phase 2

- Y bouge plus, chef ! On fait quoi ?
- Vous allez pas me laisser traîner ça là ! Ça fait tache... Foutez-le moi dans le fourgon plus vite que ça qu'on le voie plus !
- (...Moi je vais me faire pendre ailleurs, c'est plus prudent...)[2]

Phase 3

- (Merde, des élus ! Oh putain, on est mal ! On va se faire engueuler... Oh làlà làlàlàlà...)
- Çui-là, j'le bombe ou j'le tase, chef ? Hein chef ?[3]

Phase 4

- C'est vous qui avez fait ça ? Et vous en êtes contents ?
- Dis-donc y bouge plus... Tu crois qu'y l'ont buté ? Ah non, on dirait qu'y bouge encore un peu... Vache, y l'ont pas raté...
- Ben... C'est que... il a eu un malaise, il est tombé... On est venus le secourir... Euh...
- Il a résisté à son arrestation ! C'est un terroriste d'Al Qaïda ! Il nous a attaqués et nous étions seuls ! Juste un peu d'lacrymo dans sa goule, rien du tout ![4]

Phase 5

- Merde, un photographe ! Tu crois qu'il nous a pris ?
- Ouais, ben maintenant ça va chier ! Y'en a qui vont entendre parler du pays !
- Oh làlà... làlàlàlà... Vais être muté à la circulation à Sail-les-Bains, oh putain fait chier...
- (J'lu pèterais bien sa sale gueule à ce con de photographe moi ! J'vais lui faire bouffer son appareil ! Oh putain retenez-moi ! Mais là, ça va pas être possible... Merde...)[5]


P.S.: Enregistrez les images chez vous et faites tourner. On ne sait jamais trop ce qui peut se passer, dans notre brave Patrie des Droits de l'Homme...


Les notes suivantes sont les commentaires accompagnant les photos originales sur Flickr

Notes

[1] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin.

[2] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin.

[3] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire.

[4] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire... Voire de deux parlementaires. La personne à terre est juste sonnée. Elle a été aspergée de gaz lacrymogène car , dixit la police "elle donnait des coups de pieds aux fonctionnaires de police".

[5] Si on n'a pas une carte de presse on n'a pas le droit de photographier... sauf de loin... A moins d'être accompagné d'un parlementaire... Voire de deux parlementaires.

jeudi 29 novembre 2007

Gérard Lambert, danger public

Véhicule de police - accident de Villiers le BelC'est dangereux une mobylette, quand on voit les dégâts que ça peut occasionner à un innocent véhicule de police flânant paisiblement d'une allure bucolique...

A côté de ça, les zéros japonais sur les porte-avions U.S., c'était carrément de l'amateurisme !

Toute notre sympathie va ce soir à nos amicales forces de l'orde victimes d'un inqualifiable attentat-suicide à la mobylette gonflée, alors qu'elles accomplissaient leur nécessaire labeur pour le bien de tous dans les difficiles conditions que l'on sait.

Et dire que cet état calamiteux qui dépense des fortunes à entretenir grassement de feignants RMIstes et autres chômeurs de la France-qui-se-lève-tard leur fournit des bagnoles de merde ! Un moustique sur le pare-brise, et on frise le drame !

Quand ce scandale cessera-t-il ? Quand se décidera-t-on enfin à fournir à nos Gardiens de la Paix des véhicules décents ? Je vous le demande !

Char en Irak

Les esprits chagrins m'objecteront sans doute qu'on ne peut pas tout faire à la fois et qu'on a déjà commencé par les uniformes, nos amis CRS ayant été dotés de tenues de choc avec des renforts en matière hautement technologique partout sur le dos et les bras, que même les VéTéTistes perfidalbionnais qui ravagent l'été le peu de nos montagnes que les pistes de ski avaient laissé vaguement intact en sont noir jaloux, et que Georges Lucas veut les engager pour jouer les troupes de l'empire du camarade Darth Vader dans le prochain épisode : Stars Wars 2007 : L'attaque des Sarkhlones. Et des jolis tasers qui font Bzzzuitt ! et des flashballs sympa pour viser les lycéens dans les yeux. Mais tout de même. Pour les véhicules, ça craint. Faut faire quelque chose et vite.


(Photo du haut honteusement piquée chez le Yéti)

mardi 23 octobre 2007

Brut de décoffrage

Aujourd'hui, 12h30. À 3 mètres de la porte d'un McDo, une jeune femme blonde d'une vingtaine d'années pique une colère noire dans son téléphone portable. Elle crie si fort que tout le parking en profite. Elle est absolument furaxe.

Verbatim :

- Et c'est toi qui as demandé à aller avec lui ? ! ?
- ... ... ...
- Et tu vas aller dans le même commissariat que lui ? ! ?
- ... ... ...
- Mais c'est un enculé, (Prénom) ! ! Je ne veux pas que tu ailles avec lui ! !
- ... ... ...
- Et tu vas aller casser de l'Arabe avec lui ? ? ! ? [1]
- ... ... ...
- Mais bien sûr que tu finiras comme lui ! ! C'est un enculé, (Prénom) ! !
- ... ... ...
- Pas question que tu ailles avec lui ! ! Non ! ! C'est un enculé, (Prénom) ! !

J'entre dans le McDo, la porte se ferme : Fin de la retransmission en direct.

Notes

[1] Mot pour mot.

dimanche 1 avril 2007

Au nom de la République et du Peuple français

Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous feront blanc ou noir.

- Jean de La Fontaine, Les Animaux malades de la peste

Version 2007 :

Selon que vous vous appelerez Mohamed ou Jean-Luc Delarue...

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mardi 27 mars 2007

L'aphorisme du jour : Drapeaux

Je préfère glisser ma peau sous les draps pour le plaisir des sens
que la risquer sous les drapeaux pour de l'essence.
- Raymond Devos

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jeudi 22 mars 2007

1942 - 2007

Resf Paris : Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.

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mardi 19 décembre 2006

Mais que fait la police ?

Super-flicsCette éternelle et fameuse question trouve quelques navrants éléments de réponse dans ce témoignage d'un ex-officier de police (datant du 27 octobre 2005), dont voici quelques extraits choisis :

[...] Il y a l'étranger, je dis bien le « sans-papier », ce qu'on appelle l'ILE, infraction à la législation sur les étrangers, dans le jargon policier. Les ILE, il est recommandé d'en faire beaucoup, même si on sait qu'ils sont pas expulsables et qu'ils ne seront pas expulsés, parce qu'ils sont chez eux. Mais une loi leur permet de rester [...] et une autre loi refuse de leur donner des papiers. Donc, ils resteront [...] mais il est quand même conseillé d'en faire un maximum parce que c'est très intéressant. [...] Et il y a un autre avantage, c'est qu'on peut interpeller la même personne plusieurs fois dans le mois, ça c'est très intéressant, c'est juteux pour les chiffres. Il y a aussi l'outrage/rébellion, qui augmente en permanence. Alors là, on est dans quelque chose qui est exorbitant du point de vue du droit public puisque c'est l'agent constatateur qui est en même temps la victime, donc on ne peut rien faire contre un outrage/rébellion. C'est, dans l'ordre : un fait constaté, un fait élucidé et un interpellé, éventuellement une garde à vue, et très souvent même une condamnation au moins financière. En attendant, on a fait du chiffre, du crâne, dans le jargon. « Faut faire du crâne », c'est comme ça qu'on dit dans la police, ou « du bâton », parce que ça fait des petits bâtons les statistiques.

[...] Question : Quelle est l'action des politiques ?
Ex-officier de police : Il y a un effet de surenchère permanente, de langage de guerre, de reconquête, ce sont des mots qu'on entend : « pacification », « reconquête », « nettoyage », donc on est dans un langage d'occupation, de guerre, en permanence. Il y a toute une terminologie que je n'ai jamais entendue avant qu'on entend depuis quelques années. Maintenant, ils disent les crapauds quand ils parlent des interpellés, même dans les écoles de police : « Quand vous interpellez un crapaud, quand vous demandez les papiers au crapaud... » Alors là, les bras m'en tombent. Avant il y avait un argot policier qui était différent mais pas ce genre de terme : « crapaud », avec toute une image qui est derrière. « Crapaud » c'est le jeune, pas forcément bien conforme... Alors effectivement ils ne le sont pas tous, mais pour survolter des pans entiers de population il n'y a pas mieux que ce genre de terminologie. Je crois qu'on est dans une politique de maintien de l'ordre permanent, de régulation sociale par la police.

[...] Question : Et concernant des problèmes plus larges comme le fichage génétique ?
Ex-officier de police : Au début c'était les délits sexuels, ça passait assez bien dans la population, parce qu'il y a eu des viols suivis de meurtre alors ça passait assez bien. On va garder ça pour l'exception, c'est ce qui a été annoncé. Et puis après, en catimini, ça a été étendu à toutes les condamnations même pour des délits mineurs : le port d'arme, genre opinel pas la kalachnikov, l'exhibition etc. Et on retrouve ces gens-là, ils sont convoqués avec impossibilité de s'y soustraire, parce que s'ils ne viennent pas ils risquent en plus une sanction pénale, le parquet est avisé, il y a un texte de loi là-dessus que je n'ai plus en tête... j'en ai traité quelques uns de ces dossiers. Ce qu'il y a c'est que c'est un fichage étendu à des délits tout à fait mineurs qui autrefois n'aurait pas eu lieu d'être et qui n'était pas prévu dans la loi initiale. Mais, comme je disais, on glisse vers toujours un peu plus de sévérité. Il y a une idéologie de la sévérité, il y a un aspect moral, transcendant derrière : il faut punir, il faut être sévère, les gens sont responsables de leurs actes, c'est presque... on vit dans une société laïque mais on a l'impression qu'il y a une sorte d'idéologie du châtiment, de la punition, de la rétribution, c'est quelque chose d'un peu gênant comme ça.

Lire chez regardeavue.com les tristes restes de cette interview. Une vidéo de cette interview y est également disponible en streaming et en "version courte" (21 min.). Une version longue est par ailleurs disponible ici.


Illustration : Attribution inconnue de moi, désolé...


Mieux que rien, c'est encore trop pour vous.

C'est via Soumission sociale que je suis tombé hier sur cette dépêche A.F.P. proprement incroyable et qui a été légèrement reprise dans les journaux télévisés hier soir [1] :

La police évacue une vingtaine de SDF abrités dans des tentes à Paris

PARIS (AFP) - A trois jours de l'hiver, la police a évacué tôt lundi une vingtaine de SDF abrités dans des tentes sur le quai de la Gare, près de la Gare d'Austerlitz à Paris (XIIIe).
Selon la préfecture de police, ces évacuations ont été menées sur réquisition du Port Autonome de Paris.

Ces SDF regroupés en "village de tentes" se sont fait réveiller vers 7H00. "La police a démonté notre village et nous a confisqué les tentes en nous disant « si vous voulez les garder, vous devez sortir de Paris »", a expliqué Jean-Pierre, un des occupants des lieux.

(Lire les restes)

Quand je lis des choses pareilles, ma mâchoire me tombe sur les cuisses.

Thiais - Carré des indigentsNous avons des gens qui n'ont plus rien, qui dorment sous les ponts en plein hiver, dont certains feront sans doute l'ouverture des journaux télévisés comme "premiers morts de froid 2006" d'ici une ou deux semaines ; ils n'ont rien sauf... quelques tentes de fortune offertes par des O.N.G. humanitaires, mais ce presque rien est encore trop pour eux : Sur réquisition du Port Autonome de Paris, qui n'a sans doute rien de mieux à foutre que de venir harceler les clochards sous les ponts, des fois que cela déplaise au touriste et ne nuise au cachet de la ville-lumière,[2] la police vient les chasser à 7 heures du mat' et confisquer leurs tentes, comme une maîtresse d'école confisquerait un jouet à un enfant turbulent.

Car ces gens-là, messieurs-dames, qui ne possèdent déjà plus rien ou presque, n'ont plus aucun droit et surtout pas celui de rien posséder. Aussi leur prendre le peu qu'ils possèdent n'est en rien du vol, à peine une simple "confiscation". Aussi n'écrira-t-on pas la police a chassé des miséreux et leur a volé leurs tentes, seul fragile rempart les empêchant de mourir de froid.

Je ne voudrais pas être dans la peau d'un policier chargé d'accomplir une telle mission. Non, vraiment, je ne voudrais pas.

Les O.N.G. distribuent des tentes pour sauver des vies, dernier sursaut d'une société qui laisse mourir les siens, retournant à la barbarie ; la police vient et confisque les tentes. Enfin, sous condition : On vous les rend si vous sortez de Paris !. Allez crever ailleurs, quoi. Tiens, même, si vous acceptez de sortir de Paris, non seulement on vous rend les tentes, mais on vous offre le trajet en car pour allez vous déposer dans un terrain vague au milieu du neuf-trois ou du sept-sept. Et même on vous offre un café tiède, tiens ! Si c'est pas de la générosité, ça !

Pendant ce temps-là, monsieur Nicolas Sarkozy, Grand Patron de la police-qui-confisque- les-tentes-des-crève-misère, a trouvé son nouveau slogan de campagne, celui qui fera pleurer Margot et lui attirera plein de bulletins de vote : la France-qui-souffre !. Ben voyons ! la France-qui-souffre, Noble Combat du Juste, étendard de ralliement de monsieur Nicolas Sarkozy, premier confiscateur de tentes de France.

Ah oui, mais la France-qui-souffre de monsieur Sarkozy, faut pas pousser mémé, oh ! C'est pas la France des clochards drogués et alcooliques, vous pensez bien, madame Michu ! Non, la France-qui-souffre de monsieur Sarkozy, c'est la France qui se lève tôt !

Et non, madame Michu, il ne suffit pas de se faire virer d'un hébergement d'urgence à 6 heures du mat', ou de se faire confisquer sa tente par les flics à 7 heures, pour être compté comme honorable membre de la France qui se lève tôt. Ah ben non ! C'est pas du jeu ! C'est de la triche.

Bon, nous avons le candidat de la France-qui-souffre. Reste plus qu'à trouver celui de la France-qui-gerbe. Ou de la France-qui-pleure. Parce quand je lis des trucs pareils, je ne sais même plus ce que j'ai envie de faire.

Fumiers. Salauds. Assassins.


Illustration : Hébergement gratuit hors-Paris pour personnes sans logis : Cimetière de Thiais, carré des indigents. Source : Association "Aux captifs, la libération". Image © Laurent Pennec reproduite sans son aimable autorisation (car je n'ai pas son e-mail sous le coude). En espérant qu'il ne m'en voudra pas.

Notes

[1] C'est que Jean Rochefort s'était déplacé ; saluons-le au passage. Pipoules égale télé ; pas de pipoules égale privés de télé.

[2] Les dernières fois que je suis "monté à Paris", provincial que je suis désormais, et que je m'y suis promené, j'ai été à la fois surpris et atterré de voir les véritables villages de tentes et de baraquements de fortune montés avec des bouts de planches et de tôles de récup' - des proto-bidonvilles, quoi - qui ont commencé de bien envahir les quais de Seine et du canal Saint-Martin, les parties abritées sous les piles de ponts, etc. Ceci n'existait pas il y a une dizaine d'années, et bien qu'on commence (enfin !) à en parler, cela ne se sait pas suffisamment. Maintenant, les tentes s'installent sur les remblais entourant le boulevard périphérique...

lundi 2 octobre 2006

Faire régner l'Ordre

7h25 du matin.

Dans ma rue, des panneaux mobiles indiquent depuis plusieurs jours qu'il sera interdit de stationner à compter d'aujourd'hui pour "réfection de la chaussée"[1]

7h25 du matin. Mâ Anandaramesh me demande de sortir la voiture pour qu'il soit plus rapide d'emmener les Nains à l'école tout-à-l'heure. Je lui dit qu'avec les panneaux, j'le sens pas trop, des fois qu'une fourrière matinale veuille faire du zèle. Je préfère laisser la charrette au garage.

7h27 du matin. Une armée d'une bonne douzaine de flics municipaux débarque, tonfa à la ceinture et carnet à souche à la main et aligne toutes les voitures, dont une bonne partie des proprios arrivent aussi simultanément qu'indignés, et se font aligner quand même. Parions qu'à 8h15, 9 voitures sur 10 seraient spontanément parties, emmenant leur propriétaire au boulot.
Mais mieux vaut les pévtonner dès l'aurore blafarde, c'est tellement plus utile à la Société...

D'ici un petit quart d'heure va se pointer le remorqueur de la fourrière, n'en doutons pas.

Une journée comme une autre commence au royaume du Père Ubu.

Update 7h54 : Je regarde à nouveau par la fenêtre, après avoir fini ce billet. Quatre camions de la fourrière sont en train de gruter les bagnoles. Vont être trop contents, les gens qui vont sortir de chez eux pour partir au boulot...

Notes

[1] Je ne compte plus le nombre de fois que cette rue a été entièrement refaite depuis 6 ans que j'y habite. C'est étrange. Doit bien y avoir une raison à ce goudronnage stakhanoviste.

samedi 6 mai 2006

Le Droit de Réponse du jour

Désolé, Swâmi Petaramesh est trop occupé à se pisser dans le dhôti... Si ça continue, il n'aura plus qu'à finir la fin[1]du paquet de couches-culottes jamais finies par Srî Minishiva qui a grandi...

Enfin, c'est où que je hurle de rire déjà ? Ah oui, c'est chez Brave Patrie, juste là dont un petit extrait vaut son pesant de pipi-culotte :

Lynxounet

Je ne suis pas contre l’idée d’en apprendre un peu plus chaque jour, mais putain, t’as déjà vu un lynx à Montreuil, et avec cette tronche-là en plus ? Je comprends, remarque, il est super féroce le shit de la Nouvelle France.
Affronte tes psychoses, mec : c’est bien le monstre du placard que t’as dessiné. Pour info, tu peux aussi appeler Ecoute Cannabis au au 0 811 91 20 20. Ils sont bien.

Bon, allez hop ! Allez vous pisser dessus aussi, y'a pas de raison que je sois le seul.

Notes

[1] Mais non, pas pléonasme Ducon ! On peut aussi finir en commençant par le commencement de la fin !