Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - poésie

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lundi 8 janvier 2007

Quand faut y aller, faut y aller...

Où Swâmi Petaramesh annonce officiellement, solennellement, ainsi qu'urbi et orbi sa candidature à la Présidence de la République.

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mercredi 29 novembre 2006

Chat qu'expire à la tronçonneuse

Bel exemple de bêtise artificielle...

Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !

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jeudi 28 septembre 2006

Haïku du matin : ça craint !

(Composé[1] dans le métro, en me rendant à la convocation de l'ANPE[2])

Tous ces gens dans le métro
Ne se regardant pas, avec application
Exhibent de belles têtes de vaincus tranquilles.


Et ceci appelle en résonance un texte anonyme trouvé un jour dans les poubelles de Freenet :

Who are you?
I saw you today
Why did you lower your head
After you glanced at me?
I am no better than you;
You are no worse than me.
More importantly
You missed the fact
That as I walked by you
I too glanced away
And lowered my head.

Notes

[1] Oui, je sais que le haïku obéit à des règles très précises et très strictes, mais je te merde.

[2] Bien se mettre dans l'ambiance.

mardi 22 août 2006

Le poème du soir : J'écris ton nom

De mille phââââââaaaaaçççççsson-on-ooooooonnsss...

Ah non c'est pas ça.

Je rembobine.

Éluard (Christian), dit Cricri. Fils caché de Paul. Des écrits de Cricri, peu méritent d'être cités dans le présent ouvrage. Nous leur préférerons cette admirable page de Paul Éluard.
Ami lecteur, si tu la connais, tu m'arrêtes.

Sur le collier du chien que tu laisses au moins d'août
Sur la vulgarité de tes concours de pets
Sur les blousons kaki, sur les képis dorés
Sur la croix des cathos, le croâ des athées
Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes
Où les crétins votants vont se faire entuber
Sur l'espoir en la gauche
Sur la gourmette en or de mon coiffeur
Sur l'asphalte encombré de tes cercueils à roulettes
Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron
Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés
Sur le mur de la honte et sur les barbelés
Sur les fronts dégarnis des commémorateurs
Pleurant au cimetière qu'il ont eux-mêmes empli.
Sur l'encéphalogramme éternellement plat
Des musclés, des Miss France et des publicitaires
Sur la Bible et sur Mein Kampf
Sur le Coran frénétique
Sur le missel des marxistes
Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures
Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim
Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté
Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés
J'écris ton nom HOMME

- Pierre Desproges

lundi 14 août 2006

La Ballade de la Grosse Margot

Juste pour le plaisir et l'espoilade :-D

Se j'ayme et sers la belle de bon het,
M'en devez vous tenir ne vil ne sot ?
Elle a en soy des biens affin soubzhet ;
Pour son amour seins boucler et passot.
Quant viennent gens, je cours et happe ung pot,
Au vin m'en voys, sans demener grant bruyt ;
Je leur tens eaue, froumaige, pain et fruyt.
S'ilz paient bien, je leur diz : «Bene stat,
Retournez cy, quant vous serez en ruyt,
En ce bordeau ou tenons nostre estat. »

Mais adoncques, il y a grant deshet,
Quant sans argent s'en vient coucher Margot ;
Voir ne la puis, mon cueur a mort la het.
Sa robe prens, demy seint et seurcot,
Sy luy jure qu'il tendra pour l'escot.
Par les costez se prent, c'est Antecrist,
Crye et jure, par la mort Jhesucrist
Que non fera. Lors empoingne ung esclat,
Dessus son nez lui en faiz ung escript,
En ce bordeau ou tenons nostre estat.

Puis paix se fait, et me fait ung groz pet,
Plus enffle qu'un velimeux escarbot.
Riant, m'assiet son poing sur mon sommet,
Gogo me dit, et me fiert le jambot ;
Tous deux yvres dormons comme ung sabot.
Et au resveil, quant le ventre lui bruyt,
Monte sur moy, que ne gaste son fruyt,
Soubz elle geins, plus qu'un aiz me fait plat ;
De paillarder tout elle me destruyt,
En ce bordeau ou tenons nostre estat.

Vente, gresle, gesle, j'ay mon pain cuyt.
Je suis paillart, la paillarde me suyt.
Lequel vault mieulx ? Chascun bien s'entressuyt,
L'un vault l'autre, c'est a mau rat mau chat.
Ordure aimons, ordure nous affuyt ;
Nous deffuyons honneur, il nous deffuyt,
En ce bordeau ou tenons nostre estat.

François Villon (1431 - 1463+? )

jeudi 15 juin 2006

Adieu poète

Raymond Devos est mort.

Ca, c'est une nouvelle de nature à m'embuer le coin de l'oeil et attrister ma journée :-(


Addendum 14:44 : Pour se consoler un peu d'un petit sourire en coin, on ira .
Bon, d'accord, c'est d'un goût douteux, mais c'est justement pour ça que c'est drôôôle...

dimanche 4 juin 2006

Atchoum

Mourir tubard à 25 ans
Ou emporté par la vérole
Je n'aurai même pas ce plaisir
La vie franchement c'est pas drôle

lundi 29 mai 2006

Ceci n'est pas un haiku

Ceci n'est pas une pipe Dans le ciel ce soir
Des couleurs de bleu absolument magnifiques
Comme inventées par un peintre fou

Indescriptibles


Illustration : La trahison des images, René Magritte, huile sur toile, 1929.

jeudi 18 mai 2006

Des choses que j'aime

Allez, un petit "à lire ailleurs" pour ce début d'après-midi...

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