Ce soir, en faisant son bisou du soir à Srî Minîshiva, je lui explique quelques réalités de l'existence...
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vendredi 7 juillet 2006
Par Petaramesh le vendredi 7 juillet 2006, 21:39 - Non-dualité tout court
Ce soir, en faisant son bisou du soir à Srî Minîshiva, je lui explique quelques réalités de l'existence...
samedi 10 juin 2006
Par Petaramesh le samedi 10 juin 2006, 08:30 - Non-dualité tout court
Mademoiselle Patâpatî a la grande douleur de vous faire part du décès de Lulu, survenu dans la nuit.
Une petite cérémonie aura prochainement lieu dans l'intimité familiale.
C'est la misère, ici, ce matin :~/
Tout le monde pleure, sauf votre serviteur, qui s'est chargé de la mise en bière.
Travaux pratiques sur la mort, ou l'impermanence expliquée aux enfants...
Srî Minîshiva nous explique que quand on est mort, on bouge toujours parce qu'on devient un vampire.
Alors il y avait déjà Caramel-vampire, maintenant, il va y avoir aussi Lulu-vampire.
Mademoiselle Patâpatî avait absolument tenu à s'acheter "avec ses sous" une sorte de Tamagauchiste cette semaine, un truc qui s'appelle un aniPod. Un chat virtuel, le truc.
On trouvait que c'était une idée à la con, mais on a dit OK pour la récompenser de son succès au concours du conservatoire.
Mais ce matin, je suis bien content qu'elle l'ait, son Tamagochat.
J'espère que c'est pas le chat virtuel qui a bouffé le hamster réel...?
Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille acheter une pelle.
Adieu Lulu...
vendredi 28 avril 2006
Par Petaramesh le vendredi 28 avril 2006, 14:21 - Non-dualité tout court
Une forme de contrepoint à ce magnifique billet-poème de Traou.
Lié au sien par la règle des Trois Unités : Unité de lieu, unité de temps, et unité d'action ; sinon unité d'émotion et de sensation...
Cette image, je l'offre à une jeune femme qui s'interroge sur la fin des histoires et qui ne se sent pas faite pour ce monde.
Fixons bien notre esprit sur l'issue de secours. Ce qui compte, est-ce la fin, ou est-ce l'histoire ?
Ce qui compte, est-ce même que quelque chose compte ?
La fin de l'histoire est tellement connue que cela nuit fort au suspense du scénario, il faut bien l'avouer. Au point que certains lecteurs, frustrés, s'efforcent éternellement d'inventer à l'histoire une fin alternative. Sans grande réussite, néanmoins. Efforts peu convaincants, faisant toujours appel au classique Deus ex Machina. Tellement éculé, comme procédé, non ?
La fin de l'histoire est tellement connue qu'elle est définitivement reléguée au rang de non-problème, non ?
On finit comme d'hab, ben ouais, ça fait partie des contraintes inhérentes au script. Bon, d'accord, ça fait un peu chier, mais c'est comme ça, y'a pas le choix. C'est dans le contrat.
Que se passe-t-il dans un film, après le générique de fin ?
Cette question de la fin étant ainsi opportunément évacuée, il est temps maintenant de s'intéresser à l'histoire...
Impermanence.
Quand il n'y a rien à gagner, rien à perdre, rien à avoir, rien à faire. Que reste-t-il donc, sinon Être ?
Quoi d'autre, d'ailleurs ?
Illustration : Crematorium du cimetière du Père Lachaise, Paris.
Photo © Swâmi Petaramesh 2006.
Reproduction autorisée sous Licence Creative Commons By-Nc-Sa 2.0
mardi 4 avril 2006
Par Petaramesh le mardi 4 avril 2006, 10:46 - Intime Universel
8 heures vingt.
Ca fait une demi-heure qu'il attend dans cette allée gravillonnée, sous cette petite pluie fine qui le transperce et le glace jusqu'aux os.
Le type au téléphone avait dit "Soyez là à l'heure juste, y'a plus de 600 kilomètres à faire..."
Mais il est là, seul dans l'allée. Comme un con. Pas âme qui vive aux alentours. C'est d'un calme... Et cette pluie qui n'en finit pas, et ce vent qui rend le parapluie totalement inutile. Il rumine de noires pensées.
Il a fêté ses 22 ans il y a quelques jours. Enfin, fêté... Il a eu 22 ans il y a quelques jours.
Il entend un léger crissement de pneus sur le gravier, une CX break anthracite tourne le coin de l'allée et s'arrête quelques mètres devant lui.
mardi 21 mars 2006
Par Petaramesh le mardi 21 mars 2006, 17:15 - Chienne de vie
Patâpatî : - Papa, elle vient avec Chipie, Mamie ?
S. Petaramesh : - Ah non, pas de chien à l'ashram tant que je suis vivant !
S. Minîshiva : - Et quand tu seras plus vivant, elle pourra venir à l'ashram, Chipie ?
Grmmmblblbl....
S. Petaramesh (stoïque) : - Ah, quand je ne serai plus vivant, vous ferez comme vous voudrez.
S. Minîshiva (pensif et neutre) : - Quand tu ne mangeras plus, quand tu ne seras plus vivant... Tu seras mort.
mercredi 8 mars 2006
Par Petaramesh le mercredi 8 mars 2006, 11:02 - Non-dualité tout court
Srî Minîshiva, du haut de ses trois ans 1/2, est à l'âge des questions. Il peut passer des heures à nous bombarder de questions, souvent très détaillées et très pertinentes, et qui parfois, peuvent évoluer vers une tonalité surprenante...
Aujourd'hui, pendant que je lui lace ses chaussures, il démarre dans la généralité :
- Papa, comment y marchent, les totèn[1] et puis les voitures ?
- Oh là, tu sais, tu me poses une question bien trop générale pour que je te donne une réponse facile. Mais tu sais que globalement, ils marchent avec un moteur...
- Oui. ...Mais Papa...?
- Oui ?
- Avant, y'avait pas de voitures, quand on était morts...
[1] C'est le seul mot d'enfant qu'il a conservé dans son vocabulaire. "Totèn" est le terme générique qui désigne la famille des gros trucs jaunes, engins de chantier, pelles mécaniques, bulldozers et toutes ces sortes de choses.