Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - méchanceté

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lundi 29 juin 2009

We are the world

Le Quiz (facile) du jour :

A quoi reconnaît-on un(e) américain(e) parmi un ensemble de personnes de différentes nationalités en visite dans les bureaux français d'une entreprise internationale ?

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mardi 23 décembre 2008

Nos valeurs communes !

L'avaleur ne craint pas le nombre des couleuvres.

Puisque Ma Sainteté ne pratique pas la trève des confiseurs - en guise de confiseries, j'en verrais bien quelques-unes à base de goudron et de plumes, servies sur un rail, caténaire non indispensable - mais celle bien plus épuisante des camions de déménagement, je vous invite à aller lire l'excellent billet des Bassines et du Zèle, puisqu'il le dit tout bien et qu'il le dit très bien, et que pendant ce temps-là je peux trimballer les zafus de l'ashram.

Aujourd'hui 42ème jour de détention pour les otages Yldune Lévy et Julien Coupat, ne les oublions pas au moment de la traditionnelle indigestion de foie cirrhotique de volaille gavée - aliment prohibé par Notre Sainte Église - et si nous n'avons pas fini notre lettre au Père Noël, n'oublions pas de lui demander du goudron et des plumes. En quantité. Va y en avoir besoin.

Libérez les prisonniers politiques !

Et pour terminer, je ne vous laisserai pas sans une petite saillie de nature à égayer le banquet :

- Quelles sont les différences entre une ministresse U.M.P. et un député socialisse ?

a/ Une ministresse U.M.P. porte ostensiblement une bagouze à 15.000 Euros, tandis qu'un député socialisse, modeste, n'affiche pas sa montre à 38.000 Euros (payée pour moitié en espèces) et se montre discret dans sa Mercos 600 (payée en espèces).

b/ Une ministresse U.M.P., ça n'est pas proche du peuple, alors qu'un député de gôôôôche, ça vit comme le peuple. Exactement tout comme.

c/ Le pouvoir d'achat des socialisses à considérablement évolué (quand on pense qu'à l'ère Mitterrand, un ministre se contentait de pompes à 12.000 vieilles balles ! Une misère !) alors que celui des U.M.P., visiblement moins : ils doivent souvent se contenter de se faire prêter des trucs par des copains riches.

d/ Le parti de droite complexée est gêné (surtout devant les caméras) par les montres de ses députés, et par les injustes suspicions attachées à quelques anodins mouvements de trésorerie qu'un présumé innocent éclaircira sous peu pour la plus grandes joie des petits et des grands, tandis que le parti de droite décomplexée assume totalement les bagouzes de ses ministresses et les yachts des amis du président.

e/ Aucun des deux n'est gêné de voir des innocents arbitrairement en prison du moment qu'ils n'ont jamais été directeurs de Libé.

f/ Une ministresse U.M.P. n'est pas mise en examen pour détourner l'attention quand quelques lycéens sournois s'attaquent de manière anti-démocratique aux justes réformes d'un ministre U.M.P., alors qu'un député P.S., éventuellement si, surtout si ça peut nuire à une organisation syndicale lycéenne. Mais on ne joue pas aux échecs sans sacrifier quelques pions (même des de bon goût qui ont de jolies montres).

lundi 8 décembre 2008

Brève

Xavier Bertrand a été nommé aujourd'hui secrétaire général de l'U.M.P. en remplacement de l'autre sale type.

Interrogée à nos micros lors d'une soirée night-clubbing, Ségolène "Nouvelle Star" Royal, amère mais combattive, déclare :

C'est un véritable déni de justice ! Pour la deuxième fois en moins d'un mois, il a été fait fi de l'expression démocratique des militants, et cette fois, seulement parce que je suis une fââââme ! Nous entendons bien porter l'affaire devant les juridictions compétentes !
Si j'avais été castée pour le rôle comme mon agent me l'avait promis, et alors que j'avais pourtant conquis le coeur de la moitié des militants U.M.P. et peut-être davantage, j'aurais été porteuse de propositions novatrices, et, contrairement à Philippe "Robin Hood" Marini, qui entend voler les pauvres pour donner aux riches, j'aurais quant à moi proposé de rendre également déductibles des revenus imposables les pertes au tiercé et à la Française des jeux, ce qui aurait été une vraie mesure de droite populaire !

Interrogée sur ses désirs d'avenir, Ségolène indique qu'après avoir porté l'affaire devant les juridictions compétentes, elle demeurera force de proposition, soutiendra la nouvelle direction de l'U.M.P. quand elle ira dans le bon sens, et tentera de la convaincre quand elle ira dans le mauvais sens.

mercredi 3 décembre 2008

UMPien 5 : Le Carnage

Dans la dèche, personne ne vous entendra crier.

Antonio SalieriVous avez aimé Anthony Hopkins dans le rôle de l'abomiffreux Hannibal Lecter ? Certes, il avait un petit côté érudit sympathique qui permettait l'identification à ce Robin des cervelles gore, ça gâche un peu.

Vous avez adoré F. Murray Abraham dans le rôle d'Antonio Salieri ? Certes, la jalousie qui le rongeait lui donnait un ancrage humain qui permettait de le comprendre, et son repentir final amputait sa méchanceté de l'essentiel, dommage.

Norman StansfieldVous avez raffolé de Gary Oldman jouant Norman Stansfield ? Ah, presque le plus réussi, la psychologie en moins, mais celui-là était tellement affreux qu'aucune identification ni aucune sympathie n'était possible, même en se bourrant le nez. Un méchant-étalon.

Imaginez qu'un réalisateur au génie Frankenschtinnien soit parvenu à cloner la semence virtuelle de ces trois-là, à en purger toute humanité grâce à un peu d'ADN d'Alien et à donner vie à une créature démoniaque, bien de ce monde, un méchant pour de vrai et pas pour faire peur. Donc qui fait encore vachement plus peur.

Déjà sorti dans les sales : UMPien 5 : Le Carnage

Hannibal Lecter

Il est ,[1] il a pris forme (vaguement) humaine. Saurez-vous le reconnaître et convaincre un monde incrédule qui rame velu et travaille plus pour payer ses traites que le cauchemar a déjà commencé ?

Notes

[1] Pas tout en haut, hein, ça serait trop facile...

mercredi 26 novembre 2008

Bal tragique au parti socialiste

Jeanne d'Arc au bûcherLas ! C'est par grande traîtrise et vilenie que ces cauchons de socialistes ont brûlé ce soir Sainte Marie-Ségolène en place de grève, après l'avoir tant abhorrée.

La sainte, qui prétendait entendre les voix des militants et le chant des urnes, avait cependant successivement échoué à se faire sacrer à Reims, puis à bouter la lilloise hors le parti socialiste. Car la lilloise, à l'égale de l'albionnais, est perfide ! Les choses étant ce qu'elles sont, et le pragmatisme désintéressé de toute considération personnelle étant la règle cardinale de la petite communauté socialiste, parions que Billy "je retourne ma veste" Peillon lui-même l'aura reniée par trois fois avant le chant du coq.

S'il se trouvait hier presque cinquante pour cent de carriéristes à la soutenir corps et âme, il sera difficile d'en trouver un demain qui l'ait jamais soutenue, ou alors juste comme ça, un tout petit peu, et sans penser à mal, par simple souci de pluralisme.

Car la roche tarpéienne est proche du Capitole ! [1]

La scène ci-contre représente un évèque hollandais apportant à la Sainte (dont il se murmure qu'il fut naguère son amant) la consolation de la religion et un p'tit dernier sacrement pour la route, avant l'instant fatidique, tout en se fendant discrètement la poire sous sa tonsure.

Il se murmure d'après les sources bien informées proches des milieux autorisés que le conclave qui se conclut par cette fumée noire fut entièrement sonorisé par Bloodhound gang, sur son célèbre air musette The roof is on fire. Pour se concentrer sur la terriblé décision qu'ils avaient à prendre et requérir l'inspiration jaurèsienne, les membres de la commission de redécollation ont psalmodié durant quatre jours le célèbre mantra socialiste :

The roof the roof the roof is on fire
The roof the roof the roof is on fire
The roof the roof the roof is on fire

Tandis que le Conseil National chargé des exécutions concluait ce soir le couplet sur le désormais fameux :

We don't need no water let the motherfucker burn
Burn motherfucker burn.

Notes

[1] Arx tarpeia Capitoli proxima, Maxime que d'aucuns devraient méditer...

lundi 24 novembre 2008

Pétition pour le rétablissement et la réaffectation des RASED

ÂnesMonsieur le Ministre de l'Éducation Nationale,

Par le présent billet, Notre Sainteté ainsi que les commentateurs ci-dessous sollicitent de votre haute bienveillance républicaine le rétablissement d'urgence des RASED et leur affectation immédiate aux sections du parti socialiste, dont les élus en grande difficulté sont en échec scolaire au point de s'avérer incapables d'effectuer de simples additions d'entiers naturels, à la portée de tout élève de cours préparatoire. Dès qu'on leur donne des additions à faire, il se battent entre eux, chahutent et se traitent de noms d'oiseaux tout en menaçant d'aller se plaindre au juge, et une telle situation ne saurait être davantage tolérée dans une grande démocratie comme la nôtre.

Nos observations nous conduisent également à penser que les militants socialistes, par suite de graves difficultés de lecture, sont incapables de comprendre les bulletins de vote qu'on leur distribue et votent n'importe quoi, y compris pour la première télévangéliste chanteuse du Zenith venue, tant leur esprit est fruste et peu exercé.

Monsieur le Ministre, laisser ces pauvres socialistes sans secours dans une telle situation relèverait d'un traitement inhumain et dégradant, et n'est tout simplement pas envisageable.

Nous nous permettons par ailleurs de vous rappeler respectueusement que, même s'il est toujours savoureux de se gausser de votre désopilante "opposition", votre majorité lui doit cependant énormément, et ce depuis des années durant lesquelles cette "opposition", aussi compétente en opposition qu'en arithmétique et préoccupée avant toute autre chose de se battre pour la meilleur place à l'assemblée, au fond, près du radiateur, s'est montrée la meilleure de vos alliés objectifs.
Aussi, Monsieur le Ministre, il incombe à votre majorité de tout faire pour empêcher la disparition du parti socialiste qui est indispensable sinon à la nation, du moins à l'U.M.P., et sans lequel vos sessions parlementaires perdraient toute leur saveur, sans méconnaître le fait que l'implosion de votre opposition préférée laisserait l'espace politique vide à la libre disposition d'opposants plus sérieux, ce qui, vous en conviendrez Monsieur le Ministre, serait ballot.

Si toutefois votre budget ne vous permettait pas de rétablir les RASED et de les affecter de toute urgence à vos camarades socialistes, ayez alors l'amabilité de toucher deux mots de cette affaire à votre consoeur de l'Intérieur, et de lui suggérer de faire arrêter l'une des meneuses pour complot terroriste anarcho-autonome, ce qui serait un moyen, certes un peu téléphoné, mais tout aussi efficace, de résoudre le problème. Suggérez-lui de préférence d'arrêter la moins drôle, celle qui passe le moins bien au Zenith et à la télé, il importe en effet de préserver le PAF et de conserver à nos concitoyens des soirées télé qui les délassent et les fassent rire.

Espérant que cette pétition saura toucher un coeur de ministre et retiendra votre attention, et dans l'attente de votre prompte action,

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations les plus républicaines entre deux hoquets de rire, mais ce n'est pas ma faute, c'est juste les socialistes qui font rien qu'à faire les cons.

mardi 18 novembre 2008

Nouveau drame du terrorisme libertaire anarcho-autonome d'ultra-gauche : un député UMP abat sa maîtresse par erreur.

Ce sont les témoignages des voisins ayant assisté à la scène qui ont permis de comprendre les ressorts de l'engrenage fatal ayant conduit au terrible drame qui a endeuillé la majorité présidentielle : les témoins de la scène ont en effet rapporté qu'avant le coup de feu fatal, ils ont entendu le député s'acharner violemment contre sa maîtresse aux cris de Sale bolchévique ! Suppôt de Karl Marx ! Ennemie de la libre entreprise ! Tu toucheras pas à mon bouclier fiscal ! Traître au patronat ! Si tu crois pouvoir m'enfermer au goulag ! avant de dégainer son arme et de tirer en s'exclamant Prends ça Arlette !

Selon son entourage, le député redoutait depuis quelque temps une agression violente à son encontre de la part de la mouvance anarcho-autonome libertaire, et avait reçu plusieurs menaces d'attentat pâtissier. C'est à la suite de ces menaces qu'il aurait perdu le sommeil et fait l'acquisition d'une arme pour assurer sa sécurité, arme dont il ne se séparait plus et sans laquelle ce terrible drame n'aurait pu se produire.

Le patron du café "Le Terminus" dans lequel le couple avait pris l'habitude de se rencontrer clandestinement témoigne quant à lui : Ces temps-ci il n'était plus lui-même. Hagard, les traits tirés, à chaque fois qu'il entrait dans mon établissement il regardait tout autour de lui suspicieusement et me demandait si j'étais sûr qu'il n'y avait pas de "gauchistes"... Quand ils sont venus hier, il n'a pas bu plus que de raison, je ne l'aurais de toute manière pas resservi après la troisième bouteille, mais sur un homme dans son état... Il titubait un peu quand il est parti et criait des choses incohérentes, comme "j'encule Lénine !" et je ne sais plus quoi...

Il est probable que ce léger abus de boisson joint à son état de fatigue et de tension extrême auront été la cause de son délire et lui auront fait finalement confondre son amie avec une ennemie de classe.

Réalisant le geste fatal qu'il venait de commettre, il n'a cependant pas pu admettre en être lui-même l'auteur, et sombrant dans la folie aurait porté son arme à sa tempe en s'écriant Tu vas payer pour ce que tu as fait, Olivier !, toujours selon les témoins acoustiques.

Interrogée, Michèle Alliot-Marie a affirmé que, compte tenu du contexte, la responsabilité de ce drame incombait bien évidemment aux anarcho-terroristes de l'ultra-gauche qui avaient poussé cet homme honorable et membre de la majorité à son point extrême de rupture, et l'avaient forcé à se munir de l'arme qui se sera avérée fatale. La ministre a indiqué que dans ce contexte, le gouvernement prendra toutes ses responsabilités, que bien que l'action de la justice soit heureusement éteinte vis-à-vis de notre malheureux confrère, elle ne le sera pas à l'encontre des véritables responsables de cet acte de barbarie et qu'un projet de loi est à l'étude pour dissoudre la mouvance terroriste d'ultra-gauche qui devra par ailleurs répondre de ses actes devant la justice dont le gouvernement exigera une extrême fermeté.. La ministre a également ajouté qu'à ce stade de l'enquête, rien ne permettait encore d'exclure que la première victime ait effectivement été de gauche, des voisins ayant rapporté que selon ses dires elle aurait voté socialiste aux dernières élections. Selon la ministre cela n'excuse bien évidemment rien, mais explique, et permet de mieux comprendre la violence de la réaction viscérale de notre député, et la confusion qu'il a commise sous l'effet de la boisson. L'enquête a été confiée au parquet anti-terroriste.

Bien qu'elle soit actuellement fort occupée, nous avons pu joindre Ségolène Royal par téléphone, qui nous a fait part de sa profonde tristesse pour les victimes et leurs familles, particulièrement pour notre confrère de l'assemblée pour lequel nous avons observé une minute de silence, mais également pour sa compagne s'il est avéré qu'elle avait voté pour moi. Elle a ensuite ajouté : Il faut tout de même se montrer pragmatique et conscient des risques que l'on court à fréquenter un membre de l'UMP. Pour ce qui me concerne, je refuse absolument toute alliance qui irait au-delà du MoDEM !, puis : Si les militants me font confiance, je tendrai la main aux anarcho-autonomes, ils ont toute leur place au sein de la grande famille socialiste unie que j'entends conduire à la victoire. Je poserai comme seul préalable qu'ils s'engagent à renoncer aux attentats pâtissiers. Une page doit être tournée. Avant tout, la gauche doit être unie et moderne et c'est à cette tâche d'union et de rajeunissement que je me consacrerai si les militants m'accordent leur confiance.

jeudi 13 novembre 2008

Petit lexique politique à l'usage des téléspectateurs, auditeurs de radio et lecteurs de la presse

  • Extrême-droite : Espèce en voie d'extinction par suite de la cacochymie de son chef et de l'envahissement de son espace vital par une espèce nuisible voisine (voir : droite).La police vous parle
  • Droite : (Syn. UMP) Espèce nuisible autrefois appelée "extrême-droite". La Droite détient le pouvoir politique, économique, médiatique et policier. Citation appropriée : La police vous parle, tous les soirs à 20h.
  • Centre : Espèce éteinte par suite de la migration de ses représentants sur les terres de la droite, postérieurement à l'invasion de son espace vital par la gauche. Un représentant de cette espèce est encore en vie et conservé à titre historique, parfois invité aux journaux télévisés pour amuser les enfants ou leur donner des claques.
  • Gauche : (Syn. P.S.) Droite pas extrême servant d'acteur de second rôle destiné à mettre en valeur les hauts faits de l'acteur principal (la droite). La gauche ne détient pas le pouvoir mais profite d'avantages équivalents sur les plans sociaux et médiatiques. La principale activité dans le parti de gauche est de se battre pour les meilleures places à table ou au journal télévisé, et de donner la réplique à la droite pour faire rire les enfants. La gauche est dirigée par la Madone du Poitou, qui nous fait bien rire.
  • Parti Communiste : Élement historique parfois évoqué pour aider à la compréhension de la géopolitique des pays de l'est.
  • Extrême-gauche : Partis de gauche situés à gauche du P.S., c'est-à-dire pas à droite. L'extrême-gauche se reconnaît à ce que ses membres sont parfois invités au journal télévisé ou chez Drucker.
  • Ultra-gauche : (Syn. terroristes) Partie de la gauche dont les membres ne sont jamais invités chez Drucker et dont on parle parfois au journal télévisé pour évoquer leur garde-à-vue.
  • Anarchistes : (Syn. terroristes) Voir : ultra-gauche, mais plus dangereux. Certains mangent les enfants.
  • Chef de l'état : Personne ayant le droit de dire Casse-toi connard ! à un quidam sans pouvoir être poursuivie.
  • Ministre : Acolyte d'un chef de l'état.
  • Gouvernement : Assemblée du chef de l'état et de ses ministres. Le gouvernement applique les décisions du chef de l'état.
  • Député : Membre du parlement.
  • Parlement : (Syn. poulailler) Assemblée de députés faisant semblant de se disputer avant d'entériner les décisions du gouvernement.
  • Sénat : Sorte de parlement de vieux, comme l'autre, mais plus à droite.
  • Majorité : Lieu où se trouve la bonne soupe.
  • Opposition : Terme creux désignant la posture qui consiste à feindre de ne pas être d'accord sur les moyens sans pour autant désapprouver la fin. Permet essentiellement de passer 30 secondes au journal télévisé. L'opposition consiste également à s'abstenir de voter contre une mesure que l'on affirme haut et fort désapprouver viscéralement, quand un vote contre serait la seule manière de la faire échouer. L'opposition prend ses responsabilités en s'abstenant. Voir : gauche, congrès de Versailles, 4 février, traité de Lisbonne (aussi appelé MES : Méthode d'Enculage Simplifié).
  • Entrepreneur : Force vive de la nation.
  • MEDEF : Amicale des forces vives de la nation.
  • Entreprise : Version moderne du paradis (voir ce mot).
  • Syndicats : Empêcheurs de travailler en rond mettant en danger la compétitivité des entreprises, fer de lance de l'économie, forces vives de la nation, et empêchant les honnêtes travailleurs désireux de travailler plus pour gagner plus, de pouvoir le faire.
  • Salarié : Personne honnête désireuse de travailler le dimanche, pour gagner plus.
  • Profiteur : Personne pauvre vivant misérablement du maléfice de minima sociaux. N.B.: Les actionnaires et rentiers ne sont pas des profiteurs, ils permettent le fonctionnement des forces vives de la nation, qui leur doit beaucoup
  • Banquier : Homme malheureux durement frappé par une conjoncture défavorable, qu'il convient de secourir sur les deniers de l'état pour ne pas mettre en péril les forces vives de la nation, contrairement aux véritables profiteurs, qu'il convient de sanctionner durement et de remettre au travail.
  • Milliardaire : Ami proche du chef de l'état.
  • Libéralisme : Voir : capitalisme.
  • Capitalisme : Théorie économique définissant la vision politique de la droite et de la gauche (voir ces mots).
  • Communisme : Voir : terrorisme.
  • Média : Outils indispensables d'une information impartiale et pluraliste. Les média touchant plus de 5000 personnes appartiennent tous à des banquiers ou a des milliardaires (voir ces mots), ou les deux, qui veillent dans leur grande sagesse à l'impartialité de l'information qu'ils délivrent.
  • Vérité : Opinion du chef de l'état.
  • Impartialité : Attitude consistant à dire la vérité.
  • Pluralisme : Assemblée de plusieurs personnages politiques faisant preuve d'impartialité.
  • Consensus : Résultat du pluralisme.
  • Démagogie : (vulg.) Syn. politique. L'accusation de démagogie est parfois portée, dans le cadre du pluralisme, par un personnage voulant démontrer que son voisin est de mauvaise foi dans la manière qu'il emploie pour parvenir au consensus.
  • Populisme : (inj.) Accusation proférée envers un personnage politique manquant d'impartialité, hostile au consensus, et qui ne s'intègre pas bien de ce fait dans une assemblée pluraliste.
  • Journalisme : Profession consistant à lire les communiqués de presse d'un ministère ou d'un parti devant une caméra ou dans un micro. Le journaliste peut également poser des questions convenues à des politiques pour les mettre en valeur.
  • Politique : Pièce de théâtre se jouant entre les acteurs de la "droite" et ceux de la "gauche" dont l'objectif consiste à divertir le peuple et à occuper les antennes de télévision tout en nourrissant les journalistes. L'objet de ce jeu est que personne ne gagne et que rien ne change dans les forces en présence, sinon les bénéfices individuels qu'en retirent les participants (voir : carrière)
  • Politique politicienne : (pléon.) Syn. politique.
  • Congrès : Rassemblement festif organisé par le parti de gauche et attirant un journaliste pour deux socialistes. Il ne se passe rien d'autre dans le pays durant le congrès, puisque les journalistes sont tous occupés à rapporter fidèlement les propos immortels des uns et des autres, tenus dans le cadre du pluralisme afin de parvenir au consensus selon lequel la madone du Poitou sera nommée chef de la gauche, ce qui ne changera rien pour personne en dehors de la madone du Poitou, de ses brebis, et de ceux qui auraient bien voulu être chefs à sa place mais seront tout dépités, ce qui faire rire les enfants.
  • Démocratie : Mode de gouvernement d'un pays par la politique telle que définie supra. La démocratie, c'est le Bien.
  • Dictature : Contraire de la démocratie. La dictature, c'est le mal.
  • Dictature du prolétariat : Voir : communisme.
  • Informations politiques : Narration quotidienne occupant au moins 30% du temps d'antenne des luttes d'influence d'individus désireux de se hisser vers la plus haute chaise au sein de la gauche, mais on sait qu'ils n'ont aucune chance parce que la place est retenue pour la Madone du Poitou, qui fait des minauderies et refuse de l'avouer parce que tout le monde le sait, ce qui fait l'effet comique (comme chez Guignol). Les informations politiques concernent au plus haut point la vie quotidienne des citoyens de ce pays.
  • Affaire d'état : Évènement mobilisant dans l'urgence les plus hautes sommités de l'état. Exemple : Un schizophrène poignarde un adolescent dans une ville de province. Réunion d'urgence organisée par le président de la République à l'Élysée, réunissant les principaux ministres.
  • Peuple : Tas de cons ne faisant partie ni des milliardaires, ni des politiques, ni des actionnaires, ni des banquiers, ni des entrepreneurs, ni des média (voir ces mots). Le peuple regarde la télévision, écoute la radio et lit rarement les journaux. Tous ces médias lui disent la même chose et lui expliquent quoi penser et pour qui voter.
  • Election : Jeu-concours sollicitant la participation du peuple (voir ce mot) permettant de savoir qui de la droite ou de la gauche fera la même chose pendant les 5 prochaines années. La différence essentielle est de savoir si la même politique sera menée avec davantage de cynisme, ou davantage d'hypocrisie. Le but de ce concours est de voter pour celui (ou celle) qui va gagner.
  • Nuage de Tchernobyl : Catastrophe majeure de dimension mondiale ayant toutefois la courtoisie de s'arrêter à la frontière de notre riant pays, ce qui permet de la différencier des immigrés clandestins.
  • Immigrés clandestins : Catastrophe majeure n'ayant pas eu la courtoisie de s'arrêter à la frontière de notre riant pays, mais n'ayant pas vocation à rester, et qu'il convient donc de reconduire avec civilité et humanité.
  • Sans papiers : Situation avantageuse permettant de prendre l'avion gratuitement.
  • Crise financière mondiale : Voir : nuage de Tchernobyl.
  • Récession : Voir : nuage de Tchernobyl.
  • Vichy : Agréable bourgade provinciale où le gouvernement, depuis plus d'un demi-siècle, a pris l'habitude de se réunir dans les situations de crise grave, et notamment pour régler les problèmes afférents aux catastrophes manquant de courtoisie.
  • Curé : Fonctionnaire d'église spirituellement et moralement supérieur à un instituteur.
  • Instituteur : (Syn. professeur des écoles) Fonctionnaire laïc spirituellement et moralement inférieur à un curé.
  • Chanoine honoraire : Supérieur d'un curé. Syn. chef de l'état.
  • Religion : Calmant social puissant préconisé dans le traitement de la fièvre banlieusarde. Syn. homélipathie. Médication peu coûteuse particulièrement prisée par le chef de l'état.
  • Laïcité : Opinion hérétique toutefois tolérée tant qu'elle reste positive, c'est-à-dire ne sombre pas dans l'athéisme le plus barbare ni ne montre aucune hostilité envers la religion.
  • Marseillaise : Chant guerrier qu'il est interdit de siffler dans les stades.

Source Illustration : Sarkostique

dimanche 26 octobre 2008

De prise de casque en prise de tête...

Comment un certain Rire est devenu mondialement célèbre,

ou

De l'observation sociologique appliquée à l'art de faire chier le monde.

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vendredi 17 octobre 2008

Refusons la pauvreté !

Tout-à-l'heure, à un feu rouge, j'ai vu un vrai pauvre. Heureusement que j'avais verrouillé le centralichose de la voiture ! Le bougre voulait me vendre un Macadam ou autre Réverbère, mais je lui ai dit : Mon brave, aujourd'hui c'est la journée du refus de la pauvreté. Je refuse que vous soyez pauvre ; vous n'avez donc pas besoin de mon argent !

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jeudi 25 septembre 2008

Think big !

Urinoir U.S.

Plus c'est gros, meilleur c'est !

Et : C'est encore mieux si c'est chromé !

...Les principes fondateurs d'une civilisation.

mardi 9 septembre 2008

La pouffe attitude

Devenez une vraie pouffe (ou pas) grâce aux sages conseils de Swâmi Petaramesh !

Vous n'êtes pas sans savoir que je vous ai déjà amplement entretenu(e)s de ma haine inextinguible des bretelles de soutif en plastique transparent.

Nous allons aujourd'hui aborder l'étude d'un accessoire encore plus schmeurf et incontournable de la pouffe attitude de classe internationale.

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samedi 9 août 2008

Enduit d'erreur

Vendredi fin d'après-midi, bloqués un sacré bout de temps à l'entrée d'un patelin tel qu'il en existe dans l'anus de l'univers : gros bouchon, puis pin-pon, pompiers, SAMU, gendarmes, véhicules de renfort et tout le tralala qui clignote et plaît tant aux petits enfants, au point que leurs parents font exprès de se viander dans le talus rien que pour les esbaudir de beaux véhicules rouges et bleus avec des vrais Playmobil™ dedans.

Je n'étais pas là le premier, mais bon quinzième, aussi pour une fois n'ai-je pas eu à ramasser moi-même la viande.

Mais bloqués que nous étions, du moins ai-je eu tout le loisir d'observer, sinon l'accident d'un regard voyeur et morbide, car il m'était caché par les 150 mètres de bagnoles bite-à-cul me précédant, mais du moins de me faire une idée des circonstances de celui-ci et de sa cause première : la signalisation.

Car, à l'entrée d'un bon virage, une telle traîtrise ne pardonne pas.

Faut se magner !

L'ordre subiminal était sans appel, le conducteur dut y obéir à l'insu de son plein gré, perdant simultanément le contrôle de sa vitesse, de son véhicule, de sa prime d'assurances et de ses vacances, et plus si affinités avec la maison Borniol (bières, cercueils, catafalques...)

Et pour les mauvaises langues qui abondent ici,[1] je tiens à certifier sur ma chandelle verte que je ne suis pour rien dans l'accent, qu'il était là avant moi, et doit tout au panneau et à son peintre amateur et absolument rien à the Gimp ou autres photoshoperies..

Notes

[1] Brouette exceptée comme de bien entendu ;-)

vendredi 4 juillet 2008

Le cloître vous va si bien !

Après sa libération, dont on ne peut que sincèrement se réjouir, madame Ingrid Bétancourt, radieuse, a comme projet le plus essentiel et le plus pressant - après en avoir terminé avec les conférences de presse, tournée des plateaux télés, réceptions-petits-fours et kermesses de décrochage de portraits d'otage - que de se rendre à Rome rencontrer monsieur Benoît Ratzinger Seize, grand-prêtre d'une secte concurrente de notre Sainte Église, et exprime son désir de pouvoir toucher un homme si proche de Dieu et dont le dialogue avec son Créateur est tellement plus épuré que le sien.

En effet, depuis qu'elle a été libérée, ce dont nous ne pouvons que louer fébrilement le Seigneur, grâce à une courageuse et spectaculaire intervention des forces armées colombiennes une spectaculaire opération de communication de monsieur Uribe obtenant la reddition d'une clique de guerilleros fatigués contre la promesse d'un gros tas de fric et qu'on leur foutra une paix royale en leur permettant d'aller se faire pendre en France ailleurs, madame Ingrid Bétancourt ne quitte plus le chapelet qu'elle s'est fabriquée dans la jungle avec de la ficelle et des boutons de chemise, ce qui émeut magnifiquement Margot, et loue inlassablement le Seigneur.

Cela voyant, le chanoine honoraire de Latran retrouve presque une foi que l'on disait par moments vacillante et se réjouit avec d'autant plus de ferveur de la libération d'une personne de qualité aussi longtemps et injustement détenue dans des conditions inhumaines par des gueux de basse extraction avec des boulettes entre les orteils.

Pendant ce temps, Marina Petrella marine toujours dans nos belles geôles françaises, elle à qui un de nos présidents avait fait la promesse qu'elle pourrait se faire également oublier chez nous, et qui avait depuis belle lurette construit une vie nouvelle d'assistante sociale, eu des enfants, et que notre Grande Nation a jugé utile et nécessaire de rattraper 15 ans plus tard histoire de bien lui faire comprendre que quand on a été méchant, il faut être puni, surtout si on a été une méchante communiste rouge, parce que Notre Seigneur a beau être clément et miséricordieux, y'a bien des trucs qui, quand même, ne passent pas auprès des hommes, alors que bon, faudra s'arranger avec Lui si on espère un jour une grâce à titre posthume.

Moi je serais les FARC, pour ce qui est de venir me faire oublier peinardos en douce France, je me méfierais un peu tout de même...

Pendant ce temps-là toujours, le chouette nouveau fichier "Edvige", vous savez, celui qui fichera tous les gosses de 13 ans susceptibles de présenter peut-être un jour qui sait une éventuelle menace de trouble pour l'ordre public sait-on jamais, ce chouette nouveau fichier contiendra également, nous l'apprenons avec délices, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif », mais seulement de plus de 13 ans, hein, parce que faut pas déconner non plus !
Voilà qui fera les pieds à ces salauds de gauchissses susceptibles de troubler l'ordre public en contredisant un jour notre bon roy, tous ces gibiers de potence qui ne valent pas mieux que le FARC de base, tiens !

mercredi 28 mai 2008

Le président du pouvoir d'achat

Entendu ce matin sur Farce-Info une chose pas très surprenante car dans la droite ligne de ce qu'on entend depuis des mois : En 2007, le pouvoir d'achat des présidents des entreprises du CAC40 a progressé de 58%.

Saluons Notre Sauveur, un président de la raie publique qui tient ses promesses vis-à-vis de ses électeurs, ce n'est pas chose si fréquente en politique !

Quand on pense qu'il y en a qui sont assez crétins pour avoir choisi d'être marins-pêcheurs alors qu'ils auraient pu choisir "président d'une entreprise du CAC40" comme métier ! Et en plus ils trouvent le moyen de venir se plaindre !

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