Le journalisme citoyen
(après l'entreprise citoyenne
, bientôt tout sera citoyen, à commencer par mes couilles, surtout la gauche, plus citoyenne qu'elle, tu meurs) est une expression creuse mais ronflante inventée un jour d'ennui par un membre heureusement[1] inconnu du club de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir[2] et reprise depuis ad nauseam par le troupeau des médiocres con-muniquants et quelques journalistes couchés[3] qui s'emparent plus facilement d'un mot qu'ils ne produisent une idée, et qui ont leur petit bizness à expliquer à leurs semblables et aux masses laborieuses ce qu'il faut penser de ce que créent les autres, à défaut de créer eux-mêmes quoi que ce soit qui ait plus de valeur que la giclée de sperme que leur père aurait mieux fait d'étouffer dans un Kleenex (et tout s'efface avec une caresse...).
Un peu comme des critiques d'art, quoi. Mais sans l'art. Ni la manière.
Puis y'en a quelques autres kislapètent : Saviez-vous, Anne-Florence, que je fais du journalisme citoyen, entre mes deux manuscrits refusés chez Grasset et mon Chef d'Oeuvre que j'enverrai chez Gallimard quand il sera terminé, dans trente ans, l'oeuvre d'une vie ! Si, si, belle-maman, vous ne connaissez pas le « web 2.0 » ? Voyons...
Ou : T'sais quoi Coco ? J'ai le filon ! Le « journalisme citoyen », ça c'est d'la balle Coco ! On va publier ce que pondent les autres, c'est d'la merde d'accord, mais on se fera un max de blé avec les bannières de pub' et ça augmentera notre trafic et nos hits chez Xiti ! Attends, je te fais le business plan et après on fonce lever des fonds, on sera les premiers !
Je ne suis pas un jounaliste citoyen. Manquerait plus que ça. Juste un chroniqueur de ta mère à poil sur Internet, ça suffit déjà bien !










