Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - forfaiture

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mardi 29 janvier 2008

La Louve a retrouvé sa boîte à baffes

Voici un amusant extrait de ce qu'écrivait cet après-midi George Pau-Langevin, députée socialiste du 21e arrondissement de Paris, vice-présidente du groupe des Shadoks Jaunes à l'Assemblée Nationale, pour expliquer qu'elle allait courageusement se rendre à Versailles pour s'abstenir de s'opposer au Naingalomane le 4 février prochain :

Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet immédiat d’interrompre la procédure de ratification du traité, et donc de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer.

Cette phrase à elle seule n'est-elle pas un monument de la shadokerie la plus inénarrable ?

Alors, si je résume la shadokéenne pensée, le fait de s'opposer à la ratification parlementaire faite sans consulter le peuple d'un traité dont le frère jumeau a déjà été rejeté par référendum par "le peuple", ouvrant la voie à une possible nouvelle consultation de celui-ci, serait, deux points ouvrez les guillemets : renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer ?

Par conséquent, en tant que représentant du peuple, refuser de refuser ce que le peuple a refusé et passer par-dessus sa tête sans lui demander son avis, c'est probablement, en bonne logique shadokéenne, lui offrir l'occasion de s'exprimer... (dans la rue ? À pleins poumons ?)

Arrivé là, on n'a guère d'autre choix que de se pisser dessus à la gloire du jaune, que ce soit de rire ou de colère hystérique.

La suite est à lavement. Ou pire.

Heureusement, la Louve a retrouvé sa boîte à baffes que je lui avais malicieusement planquée, sous-estimant son flair louvéen dès qu'il s'agit de retrouver la machine à botter les culs, et a fait à la dame une réponse aussi magistrale qu'hélas farpaitement inutile que je vous enjoins, ô disciples, de lire séance tenante et d'applaudir à tout rompre, puisque c'est bien plus beau lorsque c'est inutile...[1]

Patâpatî révolutionnaire !Les Shadoks Jaunes, on sait maintenant pourquoi ils sont jaunes : c'est à cause de la traînée qu'ils laissent derrière eux.

Pendant ce temps-là, le gouvernement met sur la table 250 millions d'Euros pour l'année qui vient pour résoudre le problème des sans-domicile et des mal-logés tandis qu'un des plus grands établissement bancaires français paume 5 milliards (soit vingt fois plus) sur le tapis vert de leur roulette de dingues, faisant porter le chapeau au lampiste qui était suffisamment con pour jouer ce petit jeu et se trouver ensuite en position de fusible grillé.

Pendant ce temps-là, à midi sur France Intox, un ancien président d'une banque qui "nous devait (elle aussi) des comptes" et dont nous avons tous en d'autres temps bouché les trous à fonds perdus affirme sans rire que le président de la première ne doit ni démissionner ni être démissionné. Après tout, il est à la tête d'un des plus grands établissements bancaires et paume 5 milliards des ronds qui lui ont été confiés par ses gentils clients, mais le Monsieur n'est pas responsable, c'est juste le chef. En d'autres temps des hommes d'honneur se seraient collés une balle dans le cigare pour moins que ça. (Le dernier qui l'a fait était premier ministre, communiste, et n'avait pas grand-chose à se reprocher).

Minîshiva révolutionnaire !Pendant ce temps-là, notre premier sinistre assure sans rire que l'Etat ne laissera pas se dérouler une OPA hostile contre la Société Générale en restant les bras croisés, et qui si cela devait se produire, l'état interviendrait. En nationalisant la banque, je suppose ? Mort de rire. Nos grands libéraux amoureux du Marché Libre À la Concurrence non faussée quand il s'agit de privatiser les bénéfices tirent le bouclier dès que le vent tourne à l'orage et sont les premiers à se vanter d'être prêts à socialiser les pertes, au nom des milliers de salariés menacés comme de bien entendu.

Pendant ce temps-là, mes Nains procèdent à tour de rôle à l'essayage de mes accessoires, histoire d'aller un peu parler du pays à ces braves gens le 4 février prochain. Si ça se trouve, la Louve voudra bien me prêter sa boîte à baffes si je lui prête mon couvre-chef.[2]

Y'aurait pas quelqu'un pour me prêter également une fourche ?

Notes

[1] Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac.

[2] Encore mille mercis à celle à qui je le dois et qui se reconnaîtra :-))

lundi 26 juin 2006

Le mépris du suffrage universel

Chez Bellaciao :

22 eurodéputés du Parti socialiste, 4 des Verts, 7 de l’UDF et 16 de l’UMP rejettent le résultat du référendum

Le 14 juin vers midi, dans la torpeur générale de l’hémicycle du Parlement de Strasbourg, ils ont voté "pour" une résolution exigeant que la France remette la Constitution européenne telle quelle sur les rails de la ratification dès 2007.
[...]

Lire la suite chez Bellaciao...

Pouah.

lundi 29 mai 2006

Un p'tit Beurre s'day

Pour moi c'est NON Tiens, c'est vrai ça ! Comme nous le rappelle très opportunément Ko, c'est aujourd'hui l'anniversaire du NON de gauche ! Puis tiens, j'ai encore mon badge qui traînouille sur mon bureau au beau milieu de la couche de poussière (les touches du clavier brillent comme des sous neufs, le reste est enfoui sous la poussière).

Bon, ben ça fait une année de plus que les "ils" se seront bien foutus de notre gueule tiens, à chier sur le résultat du scrutin, nos chers "représentants"[1], et à aller s'excuser dans toutes les capitales européennes de ce que leur peuple de cons ait osé refuser de monter dans le train.
Des représentants censés "nous" représenter et qui ont quasi-unanimement passé les mois qui ont suivi à se désolidariser de ce con de peuple qui avait refusé de faire là où on lui disait de faire...
Et à nous expliquer pourquoi on avait merdé, aussi. Surprenant, ça ! Qu'ils se soient crevés le cul pour obtenir le vote qu'ils voulaient avant, ça, encore, c'était compréhensible, normal, attendu. Mais qu'ils se soient défoncés le tronc pour corriger rétroactivement notre "erreur", alors là, c'était quand même un peu du jamais-vu... On a presque vu venir le moment où ils ont failli décider de refaire le referendum, mais rien qu'avec des journalistes et des députés comme votants, et quelques chefs d'entreprises aussi, tout de même, entre gens du monde, mais franchement, laisser voter le peuple, quelle erreur ça a été ! Mais ça va pas non ? Z'en sont encore pas revenus, les énarco-sciencepôïstes...

Sans doute le moment de l'histoire récente où la classe politique[2] perçue comme entité a perdu le maximum de légitimité dans le minimum de temps... Perdu tout le peu qui lui restait de légitimité et de crédibilité, même.

Depuis, ce ne sont plus que des clowneries qui ne tentent même plus de sauvegarder les appâts rances. De dangereuses clowneries, certes. De méprisantes clowneries. Des clowneries CNEistes, CPEistes, Airchiottesques et toujours Sarkozo-MEDEFiennes. Mais rien ne dure éternellement...

Et au fait, autrement sinon, à part ça, il reste quoi à gauche ? Au P.S.[3], par exemple ? Ah, je vous fais rire ? J'aurais pas du demander ? Et chez les Verts (de rage) ? Ah bon ? Non plus ? Bon, bon, j'demanderai plus, promis...


Addendum 30/05 00:07 : Ce soir, la mode était également à l'anniversaire du referendum dans les divers journaux télévisés.

Entendu un élu ouiouiste de Calais, ville qui a apparemment obtenu le plus haut score de "NON" de France s'étonner devant la caméra de l'ampleur de ce score, arguant que la ville avait globalement beaucoup bénéficié de l'Europe (sur le plan des affaires) et allait en bénéficier encore davantage. Raisonnement de base de petit boutiquier matérialiste : C'est bon pour les affaires, pourquoi donc alors les gens ne votent-ils pas "OUI" comme un seul Homme ?
Mais pour un tel élu, la considération "bon pour le bizness" est-elle l'alpha et l'omega de la pensée politique ? Politique Beurre-Oeufs-Fromage. Navrant.

Entendu un ouvrier ayant voté "NON" bien incapable de savoir pourquoi il l'avait fait au juste, disant seulement qu'il redoutait pour son emploi, avec une sorte d'obscure intuition pour laquelle on ne saurait lui donner tort. Mais là aussi le constat que le vote était motivé par de petites considérations toutes égoïstes, toutes matérielles, toutes personnelles : Mon petit boulot, mon petit confort, je vote pour mon petit cul, ou du moins j'essaie, car tout ça, je ne comprends pas vraiment au juste...

Entendu un autre affirmer que de toute manière Toute la ville aurait voté NON quelle que soit la question posée. Totalement navrant ; mais indicateur d'un tel état de défiance envers nos gouvernants que ce NON-pour-le-NON qui leur est alors adressé est un pur message de défiance, qui aurait du être suivi d'une sortie "à la De Gaulle" ...si toutefois nous avions au pouvoir aux plus hauts niveaux de l'état autre chose que des boutiquiers, là aussi, boutiquiers affairistes qui n'ont comme seule ambition que la sauvegarde de leurs miettes de pouvoir le plus longtemps possible, quant à l'honneur, n'est-ce pas, il s'agit d'une notion obsolète qui ne se négocie pas en bourse.

Vu au "Soir 3" Le Con de la Semaine, invité de Marie Drucker, "consultant en communication"[4], lamentable bonhomme dont je me suis hâté de ne pas mémoriser le nom, venu vendre son bouquin oubliable et méritant du pilon, certainement missel d'idées préconçues et de régurgitations de pensée unique à la sauce fast-food mal digéré et trop vite vomi. Bheuark. Et la suffisance de l'homoncule paré de tous les poncifs à la mode et s'en gargarisant comme si toutes ces belles idées creuses sortaient de sa tête creuse à lui ! Affligeant.

Notes

[1] Et vous représentez quoi ? Une certaine façon de voir les choses... - comme disait l'Autre

[2] Je dirais même bien "politico-médiatique", mais ça ferait trop plaisir à Noenoeil...

[3] Le P.S. devrait adopter comme hymne une musique de Western Spaghetti façon Ennio Morricone, quelque chose dans le genre Règlement de comptes rue de Solférino, Et pour quelques voix de plus, s'rait trop fun. Calamity Ségolène contre Hollandy "Quand est-ce-qu'on mange ?" the Kid, avec les frères Dalton, Lionel Dalton, Jack Dalton, DSK Dalton, Laurent "Quand est-ce qu'on vote" Dalton, tous voulant s'emparer de la mine d'or du vilain docteur Nicholas Loveless (c'est normal, c'est un nain cryptofasciste de droite...)

[4] "Consultant" ou "Conseiller" ? je ne suis plus très sûr, mais c'est du pareil au même...