Ashram de Swâmi Petaramesh

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dimanche 9 juillet 2006

Victoire !

Coudboul !



La France remporte la coupe du monde par un coup d'boule à zéro !



Euh non...? On me souffle dans l'oreillette...?

Bah, pas grave, un coup d'boule à zéro quand même ! Et plein cadre en plus ! Quel beau geste technique !


Addendum 23:06 : Pas Pouêt-pouêt ? Pas Tût-tûûuut ? Pas Tagada-tsoin-tsoin ?

Ah non, pas Pouêt-pouêt Tût-tûûuut Tagada-tsoin-tsoin. C'est d'un calme !

Je sens qu'on va bien dormir, cette nuit.

jeudi 6 juillet 2006

La honte de la famille

Hier soir, j'ai assisté au plus désolant spectacle de toute mon existence :

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mercredi 5 juillet 2006

C'est pas de bol tout de même

Il y avait une chose qui était presque prête à me pousser à soutenir "les bleus" avec autant sinon plus de sincérité que d'autres : C'était l'idée de voir l'équipe de France en finale affronter les Teutons, les Boches, les Chleus, les Prussiens, et leur foutre une branlée pas piquée des hannetons. Ca c'est juste à cause de mon proverbial antigermanisme primaire qui frise la bochophobie intégrale[1] : Je suis germanophobe presque autant que je suis ricanophobe depuis l'élection de Dabbeulyoubouche à la pestilence des zétazunis, c'est dire...

Mais bon, la wehrmacht s'est pris une vieille branlée de la part des Ritaux (branlée en prolongations, certes, mais une branlée prolongée est une branlée tout de même), ce qui prive l'équipe de France (AKA nous) du plaisir de leur infliger une sévère déculottée.

Dans ces circonstances, ce n'est plus drôle, et plus rien ne me pousse à avoir la patience de tolérer les klaxonnages nocturnes de conductivrognes décérébrés. Or doncques, le Prussien étant vaincu, que le Portugal gagne[2], tous ces joyeux moustachus qui ressemblent à leurs mères, et qu'on en finisse, bordel !


Addendum 14:04 : Ah oui, j'oubliais, je compte parmi mes amis un charmant jeune couple franco-portugais. Lui français, elle d'origine portugaise ; ils ont un bébé, une charmante petite fille.

Quand je pense que s'ils n'ont pas divorcé avant ce soir 21 heures, ça se terminera entre eux au couteau façon psychose, à la batte de base-ball ou à la défenestration subite...

Laissant derrière une orpheline...

Mon Dieu, quelle tristesse...

Notes

[1] Avec ça, elle a pas fini de se construire, l'Europe, hein...

[2] Au nom de la sacro-sainte et fraternelle amitié Européenne, que diable !

Soirée fort sympatoche

J'ai failli intituler ce billet "Comment s'occuper agréablement le soir tandis qu'un tas de gros cons regardent le foutebôle", mais il y en a qui risqueraient de me trouver relou, à force, avec ma foutebôlophobie - d'autant que, si on y réfléchit bien, j'ai quand même passé une partie de la soirée à jouer moi-même au foutebôle avec mon Nain Srî Minîshiva - alors finalement, on dira comment passer une soirée fort sympatoche tout court ;-)

En mode chronique ordinaire de l'humble existence de Swâmi Petaramesh, autrement dit pile le genre de billet qui n'intéresse person ;-)
La vie comme elle va, quoi...

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mardi 4 juillet 2006

Pensements décousus

Je me demande quel est l'enfoiré de fils de sa mère maudite à poil sur Internet un soir de canicule qui a inventé le pollen.

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dimanche 2 juillet 2006

Question de point de vue

Finalement, tout ça, c'est un peu comme l'histoire de la bouteille à moitié pleine contre la bouteille à moitié vide...

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mardi 27 juin 2006

Tensions sur la frontière

Ce matin, venant de déposer les Nains à l'école, j'allume France-Intox dans ma guimbarde à roulettes pour entendre une voix me dire que...

...la tension augmente des deux côtés de la frontière.

Allons bon, encore une guerre !

Encore une guerre, mais où ça ? Y'en a tellement notez, on s'en fout presque.

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vendredi 16 juin 2006

La méchanceté paie

Dans son billet "Happiness", Agnès écrit parmi mille choses intéressantes :

Tout le monde sait que le bonheur n'est pas vendeur. [...] J'ai lu, il n'y a pas longtemps, que nous mémorisions nettement plus facilement les mauvaises nouvelles, les drames, que les bonnes choses, notre attention étant plus sollicitée par le glauque que par le bonheur

Je me remémore cette phrase en faisant ce matin un petit constat : Depuis que cet ashram est ouvert, soit les tout derniers jours de janvier, j'ai mis 295 billets en ligne (en comptant celui-ci).

Soyez méchant ! Mais quel est celui qui arrive en haut du Top One, quel est celui qui fait péter le compteur des stats, quel a été le plus lu, celui qui a été linké sur le plus de sites externes, qui s'est retrouvé (avec quelques autres) dans la colonne de gauche de rezo.net ?

Je vous le donne en mille, Emile ?

Eh bien forcément, Comtesse, mon billet le plus agressif, le plus méchant-monsieur-Brochant, celui le plus plein de gros mots et au titre le plus ordurier : "Tas de gros cons !"

Eh oui, regardez voir dans la colonne de gauche, tout en haut de la liste des nobles sûtras octuples, avec près de 2300 lectures à l'heure où j'écris ces lignes. Le billet qui a fait dépasser à l'ashram la barre des 100.000 pages lues[1]...

A côté de ça, Swâmi Petaramesh a également commis quelques billets sur l'Amour Universel et de magnifiques rencontres, mais, bizarrement, ceux-là sont fort loin de figurer dans le top des charts et ne sont linkés nulle part.

Ils n'intéressent personne. D'ailleurs, y'a même pas de gros mots, ni de cul, ni de fiel, ni de médisance. Sans aucun intérêt, passez votre chemin.

Etonnant, non ?[2]

Notes

[1] Par des humains, robots exclus...

[2] © Raymond Devos Pierre Desproges

mardi 13 juin 2006

Tas de gros cons !

J'ai appris tout-à-l'heure de la bouche de Mâ Anandaramesh que l'équipe de France jouait au foute aujourd'hui et même que c'était ambiance ville morte et que des collègues cadres stakhanovistes du genre à ne jamais quitter leur bureau avant 19 heures s'étaient tous barrés comme un seul homme avant 17 heures pour aller voir chez eux des couillons en short bleu courir après une baballe dans l'écran plasma tout neuf pour lequel ils ont fait tourner le crédit revolver chez Carrouf ou à la Fnaque, et que du coup y'avait personne dans le métro quand elle est rentrée.

Putain, l'équipe de France joue au foute contre une bande de suisses, et tout le pays s'arrête pour contempler ce beau sport tant tellement plein de belles valeurs viriles, qui fait tant pour le développement de l'intelligence[1] et de l'esprit de clocher, du chauvinisme crasse et de l'agressivité, de la gueulardise et de la mauvaise foi, de la descente de bière chaude et de la remontée de rots vindicatifs, de la beauferie classe mondiale et de l'antiracisme sous-condition-qu'y-marque-un-but[2] et qui soude comme un seul homme tout un gros tas de cons[3]autour de ces valeurs de cons.

Quand tu penses que dans des entreprises ils ont collé des télés partout pour pas que les gens se barrent regarder chez eux, et encore plus important, pour souder l'équipe autour de valeurs communes qu'heureusement que Swâmi Petaramesh ne bosse pas ces temps-ci, parce que s'il avait du subir ça, il aurait encore été étiqueté râleur de service qui ne s'intègre pas à l'équipe, mauvais esprit qui ne soutient même pas les belles vraies valeurs vraies de l'équipe de France tout ça. Un coup à se faire sinon virer du moins définitivement griller dans certaines entreprises, ça.

Enfin, j'apprends au J.T. (on dirait qu'il s'est passé un truc important aujourd'hui) que l'équipe de France n'a même pas été foutue de battre l'équipe de Suisse (pas franchement des cadors pour autant que je sache, mais je peux me gourrer vu le point sidéral auquel je n'y connais rien), je me marre.

Il se serait passé quelque chose d'importantissime si la France avait gagné, et ç'aurait été deuil national si elle avait perdu, j'imagine.

Ben vivement que ce tas de couillons se fassent sortir par l'équipe du Tibet ou du Burkina, qu'on en revienne à une vie normale, et qu'on puisse entrer dans un centre commercial (Carrefour, Casino, je vous conchie) sans se bouffer des portraits de fouteboleurs sur des animations de point de vente de 5 mètre de haut et avec des tronches de fouteux en bleu sur le moindre paquet de chips. Pareil au McDo et partout ailleurs d'ailleurs, que la première chaine de magasins qui fait du 100% sans coupe de foute s'attirera ma clientèle reconnaissante jusqu'à mon tout dernier soupir, et je ne suis certainement pas le seul. Y'a peut-être un créneau marketing à creuser, même que paraît-il un hôtelier écossais est en train de devenir célèbre en ayant rendu son hôtel "interdit au foute" pour la durée de la coupe du monde, et en ayant instantanément rempli ses réservations par la même occasion.

Putain, pendant combien de soirs cette stupidité va-t-elle éclipser tout le reste de l'actualité mondiale, nationale, locale, de la grippe aviaire à l'affaire Clearstream, du désamiantage du Clem's aux chiffres du chômage, de la future campagne électorale (tous des fouteux hein ! Faut se faire potes avec l'électeur ! J'ai d'ailleurs vu une belle démo d'enthousiasme foutebolistique de "Couille Molle" [Aka "l'Endive"] au 20h) aux projets nucléaires iraniens ou aux invasions barbares Georgebushiennes (de vie) ?

Vivement qu'on recommence à pouvoir se faire livrer des pizzas à l'heure !

Je hais le foot.


Addendum 14/06 10:52 : J'apprends à ma plus grande joie et à mon plus grand esbaudissement que si la valeureuse équipe de France n'a pas pu écraser comme il se doit ces minables helvétiques, c'est, bien évidemment, la faute de la pelouse :

Le sélectionneur français Raymond Domenech a vivement regretté que la pelouse du stade de Stuttgart n'ait pas été arrosée avant le match France-Suisse (0-0), estimant que sa sécheresse donnait l'avantage aux défenseurs sur les attaquants.

Ah ça, évidemment, je n'y aurais jamais pensé. Je regrette d'avoir traité les fouteux de cons, ils sont capables d'imaginer des trucs auxquels un être humain normal ne penserait jamais...


Addendum 26/06 10:57 : Jacno - Le sport c'est de la merde

Notes

[1] Nan, je déconne...

[2] Sinon faudra penser à vérifier les papiers...

[3] Ce qui nous fait un certain nombre de dizaines de millions de gros cons à l'échelle nationale, et de milliards de cons (dont certains très maigres) à l'échelle mondiale.

dimanche 4 juin 2006

Méditation télévisuelle

La pensée profonde du soir (en éteignant Ardiçon allumé par erreur[1]) :

Qu'est-ce qu'on peut perdre comme temps à regarder des conneries !...

Pis le pire, c'est que c'est pas parti pour s'arranger, vu qu'on dirait que ça va être un de ces quatre la coupe du monde de foutebôle[2] qui détartre grièvement le neurone...

De toute façon, le foutebôle, on sait que c'est comme d'habitude Richard Virenque qui va gagner contre Ayrton Senna après avoir battu l'Etrangleur du Bronx 6-0 7-5 6-2 puis KO par Ippon au 9ème round.

...écrivait Swâmi Petaramesh ailleurs.

Ou alors, ça sera Philippe Candeloro qui finira premier en haut du Galibier d'une courte tête devant Mc Enroe, si ça se trouve. Mais ça ne devrait pas changer grand-chose en matière de lutte contre la faim dans le monde.

Non, le pire de tout ça, le vraiment pire du pire, c'est que toutes les chaînes qui ne diffuseront pas du foutre-bowl vont être tellement persuadées par avance de ne pas dépasser les 0,25% d'audimat qu'elles vont, j'en suis certain, nous refiler pendant X temps toute la série du Gendarme de Saint-Tropez, pour continuer si ça se prolonge par nous infliger jusqu'à l'intégrale de la 7ème compagnie.

Et là, je ne sais pas si je pourrai tenir. Ou si je serai contraint de fomenter un attentat foutebôlistique pour que cela cesse. Avant qu'ils nous ressortent les archives INA des soirées Maritie et Gilbert Carpentier avec Ringo et Sheila.

Notes

[1] Mais vraiment par erreur, à la fin de visualisation d'une cassette VHS enregistrée sur Arte, je le jure la tête sur le billot, si, si, même que c'était la soirée Thema avec la vieille mouture de La Guerre des Mondes suivie d'un reportage sur l'Apocalyspe, pisqke vous ne me croyez pas, non mais !

[2] Putain ! On pourra même plus commander une pizza et être livré à l'heure ! Putain !

jeudi 9 mars 2006

¡ Revolucion !

Hier soir, Mâ Anandaramesh et Swâmi Petaramesh devisaient paisiblement autour d'un petit café, fenêtre entrouverte, quand notre tranquillité fut soudain troublée par des hurlements multiples qui semblaient émaner de tout le quartier.

- Mais qu'est-ce donc ? M'exclamè-je. Quoi donc t'est-ce que se passe-t-il ?

Je sors sur le balcon, oui, de toutes parts proviennent des cris. Entre ces beuglements individuels, on entend une puissante clameur diffuse qui semble avoir envahi toute la ville. Et qui dure...

- Je ne sais pas ce que c'est, dis-je à Mâ Anandaramesh. Mais on dirait que ça vient de partout...
- Tu crois qu'ils ont commencé la Révolution ?
- Sans nous ? Les vaches, ils auraient pu prévenir !
- Ca doit être à cause du CPE... La goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres...
- Ou alors, c'est le DADVSI ? Avec l'article 1 qu'ils retirent, puis qu'ils remettent... A force de se foutre de la gueule du peuple, ça a fini par exploser !
- Tu devrais regarder dans la rue, me dit Mâ Anandaramesh. T'as pas rentré la voiture au garage...

Je traverse l'appartement, ouvre une fenêtre qui donne sur rue, me penche au dehors... Rien. Tout semble calme.
Je ne vois aucune tête UMPo-MEDEFienne se baladant au bout d'une pique. Nulle guillotine dressée au carrefour. Point de ci-devant ministre à particule en promenade dans une charrette...

Rien. Mais pourtant, toujours cette clameur qui recouvre la ville. Ca fait maintenant plusieurs minutes que ça dure. D'où vient-elle ?

Je retourne au salon.

- Je ne sais pas où est la Révolution, dis-je à Mâ Anandaramesh, mais ça n'a pas l'air d'être juste en bas.
- Tu devrais allumer la boîte-à-cons, me dit-elle. Peut-être qu'ils en parlent ?

Je me munis de la zapette, j'alllume la boîte-à-cons. Je zappe. Rien de spécial. Les atterrantes pitreries et nullités habituelles.

Soudain, je tombe sur la chaîne qui va m'expliquer ce qui se passe : Un écran tout vert, une bande de grands benêts en culottes courtes qui courent après une baballe.
Dans un coin de l'écran, le mystère se révèle : Lyon: 2 - Eindhoven: 0

- Pas la peine de sortir les fourches, dis-je à Mâ Anandaramesh. Le peuple dort.

J'éteins la boîte-à-cons. On disait quoi, déjà ?