Issue de secours Une forme de contrepoint à ce magnifique billet-poème de Traou.

Lié au sien par la règle des Trois Unités : Unité de lieu, unité de temps, et unité d'action ; sinon unité d'émotion et de sensation...

Cette image, je l'offre à une jeune femme qui s'interroge sur la fin des histoires et qui ne se sent pas faite pour ce monde.

Fixons bien notre esprit sur l'issue de secours. Ce qui compte, est-ce la fin, ou est-ce l'histoire ?

Ce qui compte, est-ce même que quelque chose compte ?

La fin de l'histoire est tellement connue que cela nuit fort au suspense du scénario, il faut bien l'avouer. Au point que certains lecteurs, frustrés, s'efforcent éternellement d'inventer à l'histoire une fin alternative. Sans grande réussite, néanmoins. Efforts peu convaincants, faisant toujours appel au classique Deus ex Machina. Tellement éculé, comme procédé, non ?

La fin de l'histoire est tellement connue qu'elle est définitivement reléguée au rang de non-problème, non ?
On finit comme d'hab, ben ouais, ça fait partie des contraintes inhérentes au script. Bon, d'accord, ça fait un peu chier, mais c'est comme ça, y'a pas le choix. C'est dans le contrat.

Que se passe-t-il dans un film, après le générique de fin ?

Cette question de la fin étant ainsi opportunément évacuée, il est temps maintenant de s'intéresser à l'histoire...

Impermanence.

Quand il n'y a rien à gagner, rien à perdre, rien à avoir, rien à faire. Que reste-t-il donc, sinon Être ?

Quoi d'autre, d'ailleurs ?


Illustration : Crematorium du cimetière du Père Lachaise, Paris.
Photo © Swâmi Petaramesh 2006.
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