Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - famille

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samedi 19 août 2006

La Pensée Positive Permanente du jour

C'est bien le week-end. Ca laisse beaucoup plus d'occasions de s'accrocher et de temps pour se faire la gueule que les jours de semaine.

C'est ça qui est bien avec le retour de vacances : C'est que c'est également le retour des week-ends, dont une bonne partie du samedi est traditionnellement consacrée à s'engueuler pour la moindre connerie avant de se faire la gueule le reste de la journée.

C'est bien le week-end. Y'a pas, c'est bien.

dimanche 13 août 2006

PETIBONVM

Quelques blogueries personnelles, racontages intimes et étalages impudiques.

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jeudi 3 août 2006

Les vacances de Monsieur Petaramesh - Episode 1

Je m'en vais vous narrer quelques anecdotes tirées des tribulations de mes pérégrinations estivales.


Samedi matin 15 juillet

Départ en ouacances. Dans la petite auto, c'est un bordel inimaginable. Putain, on ne part que pour quinze jours : 2 jours que je râle : Avec ce que je viens de charger dans le coffre et sur le toît, on a de quoi tenir un an. On finit quand même par arriver à partir. Oué.

Samedi après-midi

La famille Petaramesh est sur l'autoroute dans un bel ensemble et sa petite voiture. Mais les paparazzi ont du être alertés : camouflé au-dessus d'un pont, un paparazzi bien planqué photographie la petite auto au téléobjectif à laser. Quelque kilomètres plus loin, un autre paparazzi en bleu dans une camionnette bleue nous demande gentiment de nous arrêter puis demande à Swâmi Petaramesh des sous pour la jolie photo. Il dit "Si ti mi donnes lé sous tou dé souite cé moins cher". Il raconte aussi une histoire de points perdus, pas tout compris. Le paparazzi est armé, si ça se trouve c'est un brigand de grand chemin. Je me fais tout conciliant et je lui donne ses sous. En liquide. Sur le tableau de bord, ce con de GPS marmonne qu'il s'excuse mais que bon, là, il pouvait pas savoir.

Samedi fin d'après-midi

Châlet Arrivée au Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité. Plouf dans la piscine. Chaude comme une soupière.

Samedi soir

Allons nous coucher dans ce baraquement de fortune fort joliment appelé "châlet" (ce qui, il faut bien le reconnaître, sonne mieux que stalag). Plus de 34 degrés dans le plumard. Quand je pense qu'il y avait la clim' à la maison ! Mais qu'est-ce qu'on fout là ? Impossible de s'endormir, pile-face-pile-face-tranche-face-pile dans le plumard : je connais des jeux de plumards plus drôles...

Dimanche 16 juillet

Rien. Crise d'allergie ordinaire. Mâ Anararamesh fait sporadiquement la gueule de temps à autre pour des raisons diverses ou sans raison. Mais pas trop. Les gosses sont chiants mais pas trop. Bonne journée.

Piscine Mâ Anandaramesh voulait ce matin faire un barbecue et a acheté brochettes et tout, Swâmi Petaramesh a acheté charbon et allume-BBQ. Mais ce soir Mâ Anandaramesh ne veut plus faire BBQ. Swâmi Petaramesh râle que quoi merde tout ça, et d'abord il a faim, donc BBQ, na ! Swâmi Petaramesh commet alors l'habituel exploit de réussir à allumer le BBQ avec une seule allumette et un seul cube blanc d'allume-BBQ. La classe. Merguez et chipos sont délicieuses. Même pas trop cramées, cette fois.

Lundi

Crise d'allergie carabinée. Démarrage de la journée au Telfast 180, autant pisser dans un violon. Concerto pour Kleenex et trompette bouchée. Un peu plus tard dans la matinée, je vais supplier un pharmacien de me vendre du Xyzall sous menace d'immolation de ma personne par le feu, vu qu'une charmante m'a dit que c'était top efficace. Je m'envoie un Xyzall en urgence : Autant pisser dans un violon (again). Grandes eaux de Versailles interprétées à la Fontaine Nasale. Quelle est la conne qui m'a dit que le Xyzall servait à quelque chose, déjà ? Grrrrrr.

Sinon, courses à Intermarché aux rayons aussi dévastés par les hollandais que la queue d'anglais à la caisse est longue.

Rentré maison châlet Algéco, de toute manière, trop chaud pour avoir envie de bouffer, et encore moins de faire à bouffer. Apéro-chips.

Sieste crapuleuse entre deux éternuements, mais pas trop : Il fait trop chaud pour faire des étincelles, et les enfants ne dorment pas.

Réveillés par les Nains après avoir peu dormi, on envisage l'épuisante idée d'aller à la piscine. Mâ Anandaramesh indique qu'elle trouve qu'on est trop souvent tout le temps collés les uns sur les autres et que c'est pas obligé. Très juste, dis-je, allez tous à la piscine puisque vous en mourrez d'envie, moi je vous rejoindrai plus tard, d'ici-là je vais sortir le portable pour écrire un ou deux trucs. Quand Mâ Anandaramesh voit la sacoche noire du portable sortir du coffre de la bagnole, elle fait la même tête que Nosferatu voyant soudain apparaître une brouette de gousses d'ail. Là, j'ai sorti un ordinateur ; j'ai commis un impair impardonnable : Elle fait la gueule. Pour de bon.

Ca y est, ouf ! Ils se cassent tous à la piscine. J'en profite pour pré-blogguer ce joyeux début de vacances.

Bon allez, fait trop chaud. Je file à la piscine aussi. La suite un autre jour !

Jours suivants

Domme Pas pu me saisir de l'ordinateur ces derniers jours (heureusement pour vous), alors je résume...

Le Xyzall est OK finalement[1] ; merci à l'adorable créature qui me l'a conseillé. Suffit de le prendre avant que la crise d'allergie n'ait démarré, hein... Sinon, après, tiens, fume !

Très, très chaud (41°+) tous les jours. Nous sommes écrasés de chaleur dans ce campinge. Ca limite fortement les activités tentables à limacer jusqu'à la piscine pour y faire la planche quelques heures en chopant des boutons d'allergie au soleil. C'est qu'il cogne, le bougre !

Pour le côté culturel de la chose, on visite quand même quelques trucs avec les Nains fernaux, surtout le p'tit. Ville troglodytique, grottes, magnifiques jardins (5 plombes à marcher sous un soleil de plomb...) et caetera.

Marqueyssac

La chaleur m'a tuer. On se console en se disant que si ça se trouve, 23 816 vieux sont morts de chaud abandonnés dans leurs deux-pièces sordides dans le reste de la France et que c'est Villepin qui va avoir l'air d'un con. On se console comme on peut, hein...

Isolés du monde sans connexion Internet, je survis. Pas de nouvelles, on ne sait pas ce que devient cette amusante petite guerre que les Israéliens ont eu l'idée de démarrer au Liban la veille de notre départ. Si ça se trouve, tout le proche-Orient a été nuké d'importance et n'est plus qu'un tas de scories vitrifiées. Mais on s'en fout, on est en vacances. (Hint pour le gouvernement : Profitez-en pour augmenter toutes les taxes, revoter le CPE et adopter le TCE avant qu'on ne revienne. Pour le moment on s'en cogne, puisqu'on est en vacances. La seule chose qui pourrait nous préoccuper serait de manquer de crème solaire ou de chipos pour le barbeuc'.)

Patâpatî Jones Le temps suit son cours, le midi, écrasé de soleil, je lis du Fred Vargas ou du François Villon. Bonnes ouacances.

Le soir, Patâpatî participe en chantant à divers spectacles organisés de temps à autre dans le campinge. Elle chante et elle scatte. Pas peur du micro ni des sunlights, la donzelle. Maintenant, on est connus dans le camping comme étant "les parents de Patâpatî", la nouvelle célébrité locale Rickie Lee Jones.

Minîshiva flottant Srî Minishiva, lui, a complètement apprivoisé la piscine, et saute allègrement direct dans le grand bain équipé de ses deux petits brassards gonflables. Il ne sait pas nager, mais il fait comme si. Il plonge sous l'eau, remonte, joue, on n'arrive pas à le sortir de l'eau. Va falloir lui apprendre à nager avant que ses brassards ne se déglonflent, hein...

Ah si, un tas de petits cons volants dans des chasseurs à réaction ont tendance à prendre la région pour leur terrain de jeu : 2 ou 3 fois par jour ils passent en radada dans le hurlement de tonnerre de leurs engins de mort, à jouer à se faire la guéguerre volante entre eux. A chaque fois on sursaute jusqu'au plafond. Mais il faut bien que jeunesse se passe... Euh, si ça se trouve, c'est des avions israéliens et on a été envahis par les israéliens... Vous croyez que c'est possible ?

Via mon oncle au téléphone, j'apprends que ma mère, alzheimée d'importance, a mis plus de douze heures pour faire environ 70 kilomètres en voiture entre Annemasse et Morzine, et ne sait foutrement pas où elle est passée durant ces douze heures. Après enquète et examen de talons de carte bancaire, il apparaît qu'elle est passée par la frontière italienne. Bien emmerdés nous sommes ; on s'inquiète. Pas vous ?

Mardi 25

Aujourd'hui, mademoiselle Patâpatî a marché sur une guèpe sur le bord de la piscine. La guèpe l'a pas loupée. Chouette ! Ca me donne l'occasion d'essayer pour le première fois cet Aspivenin qu'on se trimballe inutilement depuis des années ! Patâpatî hurle à en rameuter tout le campinge. Coup de bol quand même : la loi de Murphy aurait voulu qu'on n'ait pas l'Aspivenin, justement ce jour-là. Mais on l'avait. Héhéhé.

Clôture ACME Ce jour voit un Swâmi équipé d'une double otite affreusement douloureuse et d'une forte fièvre chanceler dans un monastère bouddhiste et s'y cramponner aux moulins à prières. Om mani padme Om. L'eau de la piscine du camping m'a tuer. Voyez antibiotiques, viendez Di-Antalvic ! Deux tympans, c'est ridiculement minuscule, mais quand on voit comme ça peut vous ruiner un bonhomme...

Sinon, ces gens fort sympathiques sont également fort pragmatiques et inventifs : le dernier moulin à prières de la série est motorisé grâce à la Fée Électricité, et peut ainsi arroser le monde de ses bénédictions 24/7/365. Il suffisait d'y penser.

Dans la soirée, glandant sur le bord d'une rivière (Swâmiji tremblant de souphrances et de phièvre et au bord du délire), Patâpatî assiste au spectacle d'un cheval qui se baigne dans la rivière avec son cavalier. Quelques instants plus tard, Patâpatî est sur le dos du dada, à cru, et zyva. M'aurait étonné, aussi. Elle se console ainsi de la guèpe matinale.

Nuit de mardi 25 à mercredi 26

Cyclopéen Où l'on voit un cyclope en slibard et doté d'un unique oeil rouge et d'une forte fièvre courser passé minuit un chat, armé d'un balai de ménage. Saloperie de greffier.

Cette chatte a adopté notre chalet Algéco depuis plusieurs jours. Chaque matin, elle apporte en présent à Patâpatî un mulot décapité. Pourtant, Patâpatî ne les mange pas. Mais chaque nuit, plusieurs fois par nuit, elle miaule et gratte autour de la tente de Patâpatî : elle veut entrer... Et ça, pour réveiller tout le monde, c'est puissamment efficace...

Jeudi 27

Trébuchet Je tente depuis hier une intéressante expérience intitulée "40° de fièvre par 40° à l'ombre". Hier soir, après la visite de château de chevaliers sous le cagnard qui s'imposait, Swâmi Petaramesh tapait un joli 39,4°. Puis pratiquement pas fermé l'oeil de la nuit. Retour donc à la case toubib : le joyeux microbe tombé amoureux de mes oreilles délicatement ourlées et de ma gorge profonde est résistant aux antibiotiques que le gentil docteur m'a filé. Le gentil docteur me concocte donc un super-cocktail d'antibios avec une touche de cortisone. Il n'empêche : en dehors de la visite au toubib, je n'ai pas bougé du lit de la journée, mais j'ai quand même réussi à y taper un splendide 39,7° en fin d'après-midi. Mal de chez mal, autrement dit. A l'extérieur de mon châlet Algéco de campinge, deux commères papotent. Faut croire qu'elles viennent au camping pour ça. Du lit où je sue, je les entends. Elles enroulent, elles enroulent, elles n'arrêtent pas une seconde. Elles auront tenu tout l'après-midi sans débander un instant. Cette incroyable capacité du cerveau féminin à parler pendant des heures sans discontinuer pour ne rien dire ou pas grand-chose ne laissera jamais de m'éberluer. Pendant que Swâmi Petaramesh transpire et grelotte sur sa couche de souffrances, Mâ Anandaramesh a emmené les Nains visiter une grotte ou un gouffre ou que sais-je. Sur la terrasse, la chatte me garde en se léchant les patounes. A 18h30, un violent orage met les commères en fuite et apporte un peu de fraîcheur bienvenue... Ce soir, Srî Minishiva est parti se coucher en disant On a mangé du foie gras aujourd'hui. C'était bon. Quant à moi, les spécialités locales que j'ai essayées aujourd'hui sont plutôt Amoxycilline / Acide clavulanique, Ofloxacine, Prednisolone, Cefpodoxime, Dextropropoxyphène et Paracétamol. Moi dont la consommation pharmaceutique tourne autour de deux tubes d'aspirine par an les bonnes années (je ne compte pas les antihistaminiques, ce ne serait pas de jeu), là, je fais très très fort. Vous reprendrez bien un doigt de dichlorhydrate de lévocétirizine ? Sans façon ?

Samedi 29

A tchao !Pliage de gaules. En fin de matinée, nous quittons le Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité. Le séjour y fut ecquecellent.

Direction les pénates de Ma Bellesoeuramesh et son Nain Cuzco ainsi que Mâ Belmeramesh et son chienchienh Krotokuh.

Durant les quelques jours de notre bref séjour, Krotokuh, le chienchienh hassabelmehr aura chié 2 fois dans la maison, vomi une fois, mais sur un lit, ce qui compte double, et pissé tellement qu'on ne ne compte plus. Il paraît que c'est en regardant le chien que l'on peut juger du maître... ou de la maîtresse, qui trouve cela excellent.

Un soir, toute la famille reçoit à dîner le père du fils de ma belle-soeur, venu en compagnie de sa femme et de ses deux gamines. La situation familiale est un tout petit peu complexe, mais il suffit de suivre. Ce sont là gens fort sympathiques au demeurant.

Mardi 1er août

A tchao bisNous quittons cet asile d'aliénés en y laissant mademoiselle Patâpatî qui va y passer quelques jours supplémentaires dans la joie et l'allégresse. Nous retraversons quant à nous la France en repassant à 50 kilomètres du Camping de l'Araignée Velue et du Moustique Irrité, pour y faire escale une nuit dans la location d'une copine de Mâ Anandaramesh qui a eu l'obligeance de nous inviter à y reposer nos chevaux fourbus. Chouette endroit.

Mercredi 2 août

En fin de journée, nous arrivons à l'ashram, bien éreintés d'épuisantes vacances. A l'instant où j'écris ces lignes, Mâ Anadaramesh m'enjoint d'aller vider et ôter le coffre de toît séance tenante, faute de quoi nous ne pourrons pas entrer dans le parking de Carrouf pour y faire les courses. Ô life...

C'pas tout ça, mais on repart après-demain.

To be continued...

Notes

[1] Sauf que ça me casse sacrément plus que le Telfast. Après en avoir pris un, j'ai un peu tendance à bailler à me décrocher la mâchoire le reste de la journée. Et si je me pose, je m'endors :-\ Nécessite beaucoup de café pour la conduite automobile ;-)

mercredi 5 juillet 2006

Soirée fort sympatoche

J'ai failli intituler ce billet "Comment s'occuper agréablement le soir tandis qu'un tas de gros cons regardent le foutebôle", mais il y en a qui risqueraient de me trouver relou, à force, avec ma foutebôlophobie - d'autant que, si on y réfléchit bien, j'ai quand même passé une partie de la soirée à jouer moi-même au foutebôle avec mon Nain Srî Minîshiva - alors finalement, on dira comment passer une soirée fort sympatoche tout court ;-)

En mode chronique ordinaire de l'humble existence de Swâmi Petaramesh, autrement dit pile le genre de billet qui n'intéresse person ;-)
La vie comme elle va, quoi...

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lundi 12 juin 2006

Famille heureuse !

[...] Papa, maman, les deux gosses (un de chaque sexe : le choix du roi), le tout avec de belles dents bien blanches, des sourires épanouis, un physique indubitablement aryen. Ils ont des maisons d'architectes où la douce brise du matin balance les voilages dans un rayon de soleil malicieux. Ils ont un jardin magnifiquement entretenu, et l'on peut se rouler de contentement sur la pelouse parfaite sans crainte pour le brushing qui le vaut bien et le costard blanc qui sortira plus blanc que blanc à basse température, parce que les gens heureux ne sont pas des salauds, ils respectent aussi l'environnement, même quand ils roulent en 4x4 familial.
La famille du bonheur ne connaît pas le chômage, la maladie ou le deuil. Les vieux ont des conventions obsèques pour ne pas faire chier leurs descendants ultra-brite et leur dentier colle bien au palais pendant qu'ils se goinfrent de petits biscuits de régimes. La famille du bonheur, ne rate pas un gadget technologique, elle mange sain et équilibré rien qu'avec des trucs tous prêts industriels en barquette. Elle aime sillonner les routes sans fin dans son monospace ou son 4x4 et quand elle passe dans une station essence, c'est pour récupérer le nounours que le nain avait perdu, il y a 25 ans. Dans leur monde, c'est tous les jours le printemps, il n'y a pas de pauvres, de moches ou de gros. Tout le monde travaille, et au bureau (c'est presque toujours un zoli bureau climatisé), tous les collègues sont sympas, ils passent plein de temps à discuter autour de la machine à café, ou à recevoir des clients sympas et souriants, ni pauvres, ni moches, ni gros. La famille du bonheur grignote tout le temps et ne grossit jamais, elle passe son temps à faire péter la carte bleue sans jamais se ruiner, et quand ça ne suffit pas, elle fait des crédits vachement faciles avec des petits bonhommes verts tous rigolos. Ils bossent comme des ânes (mais pas trop et toujours avec le sourire), dépensent du fric tout le temps, trouvent toujours le temps de bouffer ensemble, de faire des voyages, du sport, des tas de sports avec tout plein d'équipements de la mort qui tue, ils ont quand même pleins d'amis qu'ils invitent à bouffer régulièrement à la maison, cette maison toujours propre et qui sent bon, décorée avec goût, où il fait bon vivre. Sans oublier la ménagerie (chat, chien et compagnie), toujours l'oeil vif et le poil brillant!

Un régal !

Vous avez aimé ? Alors, qu'est-ce que vous faites encore là ? Filez vite lire le reste de cet excellent article chez Le Monolecte, mais attention, dans le reste de son article, Agnès ne nous fait pas que rire, elle nous fait aussi réfléchir à quelques vérités profondes.

Sinon, des familles heureuses comme ça, Mâ Anandaramesh en cotoie un certain nombre parmi ses relations professionnelles. Ils sont également cathos au point d'avoir le portrait de l'obersturmpape Benoît XVI imprimé dans le fond du slip, car chez ces gens-là, ma brave dame, on ne porte pas de string (pour au moins deux bonnes raisons : ça ne laisse pas la place pour le portrait de l'obersturmkardinal d'une part, et ça échauffe la raie du cul sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, Youkaïdi, youkaïda..., d'autre part).
Et une des choses les plus impressionnantes du point de vue professionnel chez La Famille Heureuse, c'est que Monsieur Heureux peut même se faire une paie à cinq chiffres en étant dernier arrivé au bureau, premier parti, con comme un balai sans poils et tellement incompétent que jamais ses subordonnés ne le laisseraient toucher à quoi que ce soit. Mais Monsieur Heureux est parvenu à son heureux statut grâce à un ensemble de qualités rares : Ne Jamais Contrarier Ses Chefs, Brosser Dans le Sens du Poil, et Laisser Bosser ses Subordonnés[1].

Le voilà donc, le secret du bonheur !

Et le souci principal de Monsieur Heureux est de partir suffisamment tôt du bureau aujourd'hui pour être à l'heure chez lui pour le rendez-vous avec l'artisan qui doit lui faire le devis pour la barrière désormais obligatoire à construire autour de la piscine.
Et la principale contrariété de Monsieur Heureux demain au bureau sera que ce salopard d'artisan ne sera même pas venu, sans même avoir pris la peine de décommander le rendez-vous, et que ça fait la troisième fois et que ça fait déjà 6 mois que cette putain de barrière devrait être construite autour de la piscine.

On n'imagine pas le point auquel la vie peut être dure, parfois...

Sinon, je ne sais pas ce qu'elle a contre les monospaces familiaux, Agnès, mais je me suis fais violenter le portefeuille en changeant les chaussures de devant du mien, ce matin.
Même que le type de chez Feu Vert a tenté de nuire considérablement à l'environnement de mon portefeuille en prétendant qu'il fallait remettre du gaz dans la clim', mais quand il m'a annoncé la couleur ça m'a donné encore considérablement plus chaud que de ne pas rajouter de gaz, alors je lui ai dit de foutre la paix à la couche d'ozone pour cette année, ça fait encore bien assez de froid non mais, et puis je connais la musique, ces trucs-là, ça ne fuit pas tant qu'on n'y touche pas, mais dès la première fois qu'on y touche, après, faut remettre du gaz tous les trois mois, gromeuleu...
Alors le type de chez Feu Vert y s'est vengé en me disant qu'il allait falloir me changer les disques de freins et que ça allait faire encore plus cher que pour mettre du gaz dans la clim'.
Mais je lui ai dit pas de ça Lisette, on en recausera un jour après l'été, et même peut-être jamais car il n'est pas exclu qu'on se tue en bagnole cet été, et que ça nous économise le souci de ne jamais avoir à remplacer les disques de freins ou remettre du gaz dans la clim.
Non mais c'est vrai quoi !

Alors je ne sais pas ce qu'elle a, Agnès, contre les monospaces familiaux, mais même les petits te font suffisamment chier[2] pour que ça nuise gravement au bonheur, et qu'on ne puisse pas concourir dans la catégorie "famille du bonheur", après, Mmhhhmmm...

Notes

[1] Sans jamais leur donner les moyens de ce qu'on leur demande, mais c'est pas grave, ils ont montré qu'ils étaient capables de relever le challenge grâce à leur commitment à l'actionnaire qui déchire sa race, et ça leur donne l'occasion de pouvoir se dépasser pour atteindre leurs objectifs, elle est pas belle, la vie ?

[2] Et d'ailleurs ça me fait penser qu'il faut que je démontre ce putain de chargeur de CD coincé avec 6 CD dedans depuis près d'un an, Grmrmrmmmblblmm...

samedi 10 juin 2006

Lulu Vampire

Lulu Mademoiselle Patâpatî a la grande douleur de vous faire part du décès de Lulu, survenu dans la nuit.

Une petite cérémonie aura prochainement lieu dans l'intimité familiale.

C'est la misère, ici, ce matin :~/

Tout le monde pleure, sauf votre serviteur, qui s'est chargé de la mise en bière.

Travaux pratiques sur la mort, ou l'impermanence expliquée aux enfants...

Srî Minîshiva nous explique que quand on est mort, on bouge toujours parce qu'on devient un vampire.

Alors il y avait déjà Caramel-vampire, maintenant, il va y avoir aussi Lulu-vampire.

Mademoiselle Patâpatî avait absolument tenu à s'acheter "avec ses sous" une sorte de Tamagauchiste cette semaine, un truc qui s'appelle un aniPod. Un chat virtuel, le truc.
On trouvait que c'était une idée à la con, mais on a dit OK pour la récompenser de son succès au concours du conservatoire.
Mais ce matin, je suis bien content qu'elle l'ait, son Tamagochat.

J'espère que c'est pas le chat virtuel qui a bouffé le hamster réel...?

Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille acheter une pelle.

Adieu Lulu...

jeudi 1 juin 2006

Les trains qui arrivent à l'heure

Vous reprendrez bien encore un peu de métablogage ?

Dans son récent article "Redémarrage ?", Traou nous fait part des difficultés d'écriture sur son blog (notamment autocensure), et des questionnements qu'elle rencontre depuis qu'elle a appris que son blog a été lu par l'un de ses proches, qui est évidemment susceptible de continuer de le lire, à tout instant.
Savoir qu'un proche connaît notre blog, c'est un peu une épée de Damoclès permanente.

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lundi 22 mai 2006

On prend les mêmes et on recommence...

Plus ça change, plus c'est la même chose...
- Proverbe Shadok

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jeudi 18 mai 2006

Classe Verte

Carte Patâpatî

lundi 15 mai 2006

P'tit bonhomme et anniversaires

Ce matin, Mademoiselle Patâpatî est montée dans le grostocar Volvo blanc flambant neuf qui l'emmène en classe verte pour la semaine.

Et ce soir, je récupère Srî Minîshiva et ses 3 ans 1/2 tout seul à la sortie de l'école. Je vais l'emmener un moment au parc.

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jeudi 27 avril 2006

On a retrouvé Vroumette !

Billet à tiroirs, billet multi-usages, billet qui m'épargne la flemme d'en écrire plusieurs ;-)

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dimanche 16 avril 2006

Repli stratégique sur des positions préparées à l'avance

Aujourd'hui, pour fêter la présence de Kestagrandhi à l'ashram, à midi, c'est raclette.

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vendredi 14 avril 2006

La râlerie du jour

Où Swâmi Petaramesh se retrouve tout bête, la bite à la main...

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jeudi 23 mars 2006

Les Belmehrs - Scènes de la vie quotidienne

Certains prétendent avoir une Belmehr génétiquement modifiée.
Hélas, Swâmi Petaramesh, lui, ne subit qu'une Belmehr ordinaire non modifiée.

Swâmi Petaramesh, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, décide donc d'employer ses modestes talents d'éthologue à l'étude descriptive du fonctionnement de la Belmehr en immersion sociale.

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samedi 4 mars 2006

Précocité, suite...

Srî Minîshiva, toujours en veine artistique, vient me trouver dans le bureau et demande : Je peux prendre les feutres de Patâpatî ?

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