Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - dictature

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lundi 11 décembre 2006

Pinochet est mort dans son lit

Et alors ?

Ça fait de la peine à Madame Thatcher.

Mais je lis ce matin sur les blogues de jeunes femmes aussi charmantes que modérées et de jeunes gens pacifiques et bien sous tous rapports des billets où l'on semble regretter cette mort paisible et où l'on eût sans doute préféré que le quidam fût pendu par les couilles à un croc de boucher.

Je comprends la déception.

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vendredi 9 janvier 2004

Alors, quel effet ça vous fait de vivre dans une dictature ?

Le savez-vous ? Le sous-amendement 213 à la loi sur l'Economie Numérique, qui vient d'être adopté par le parlement (qu'il soit couvert d'opprobre et de mépris pour cela) retire de la définition légale du courrier électronique la notion de correspondance privée, ce qui veut dire que la protection légale accordée à toute correspondance privée disparaîtra pour le courrier électronique, ceci dans le seul intérêt des lobbies de l'ubiquitaire et tartuffesque propriété intellectuelle qui redoutent que le courrier électronique puisse être utilisé pour l'échange de "fichiers protégés par copyright".
Une fois de plus, la majorité de nos députés trahit sans vergogne non seulement l'intérêt des citoyens qu'ils ont mission de représenter, mais pire, trahit les principes fondamentaux du respect des Droits de l'Homme et de sa vie privée, dans le seul intérêt de lobbies économico-financiers.
Pendant qu'ils y étaient, ils auraient du supprimer carrément toute notion de correspondance privée, même "papier", car il a du leur échapper qu'il est possible de glisser dans une enveloppe une copie d'un CD contenant les bêlements ineptes de la dernière starlette à la mode. Il a d'ailleurs toujours été possible de glisser dans une enveloppe des documents autrement plus inquiétants (plans d'une bombe atomique ou projets illégaux), mais la sagesse de la République avait jusqu'ici estimé que la notion de correspondance privée était suffisamment importante pour mériter d'être protégée. Cette sagesse semble aujourd'hui bien éteinte, quand pour satisfaire quelques lobbies, on abandonne cette notion pour le courrier électronique, qui constitue aujourd'hui pourtant le vecteur principal de la correspondance écrite privée -- car qui s'écrit encore avec une enveloppe ? Il y a belle lurette que nos boîtes-aux-lettres physiques ne contiennent plus que des factures et des prospectus publicitaires...
Face à cela, il est plus nécessaire que jamais de chiffrer systématiquement toute votre correspondance électronique privée, voir OpenPGP en français.
Ce nouveau coup de pied donné aux libertés fondamentales vient s'ajouter à tout ce que la "loi sur l'économie numérique" comportait déjà de mépris des citoyens et des règles fondamentales de la démocratie, instituant par exemple une justice privée pour Internet, en forçant les fournisseurs d'accès et d'hébergement à assumer un triple rôle de flics, de juges et de bourreaux qui n'est pas de leur ressort, et dont ils ne veulent pas, là encore au profit des seuls lobbies de la propriété intellectuelle.
...Ces mêmes lobbies au profit desquels des taxes ont déjà été instituées sur les supports d'enregistrement vierges, si bien que quand vous achetez un CD vierge pour y stocker vos photos de famille, la copie de sauvegarde de votre disque dur, ou des Logiciels Libres, vous payez par la même occasion une taxe au profit de ces requins, et ce sont vos représentants au parlement, élus pour défendre vos intérêts de citoyens, qui en ont décidé ainsi !
N'ayez nulle illusion braves gens, Internet à la sauce Raffarin / U.M.P., c'est flicage partout, justice nulle part, et que surtout rien n'arrête la machine à pognon. On est bien loin ici du village planétaire dans lequel chacun pourrait librement communiquer et échanger avec tous. Hélas, avant même Raffarin, le gouvernement Jospin avait déjà lui-même bien entamé la descente de cette pente glissante.
Mais ces dernières "évolutions", si j'ose dire, dépassent cette fois les bornes du tolérable, et plusieurs associations ont déjà réagi:

Voir également les compte-rendus de l'Assemblée Nationale: La prochaine fois que vous serez appelés à voter, demandez-vous bien si vous souhaitez de nouveau porter au parlement des représentants qui trahissent ainsi vos intérêts et leur mission, et agissez en conséquence.