Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - connerie

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jeudi 17 août 2006

Politiquement (très) incorrect

"Manuel d'instructions d'utilisation et d'installation" du lave-linge Candy CTY 10.[1]

Page 4 :

Veiller à empêcher la manipulation de l'appareil aux enfants et handicapés sans surveillance.


Handicapés sans surveillance


Outre l'excellence et la légèreté du style, la mise dans le même sac des "enfants et handicapés" toutes catégories confondues risque de faire les délices du premier handicapé sous les yeux duquel cette notice tombera.

J'ai comme dans l'idée que si la chose venait à s'ébruiter (on se demande bien comment), Monsieur Candy risquerait de se faire un peu botter le cul...

...quoique la page 18 et dernière précise utilement :

FR Le fabricant n'assume aucune responsabilité en cas d'éventuelles erreurs d'impression contenues dans ce livret. [...]

Qu'on se le dise !

On admirera au passage quelques autres jolies perles sur la même page 4, comme le savoureux :

Ne pas utiliser rallonges électriques sauf qu'en faisant bien attention.

(Sic)

...ou le mystérieux :

Ne jamais tirer du câble ni de l'appareil pour débrancher la prise.

(Après, va essayer de convaincre tes gosses qu'écrire un français potable est de quelque importance, le premier manuel d'appareil domestique qu'ils ouvriront, traduit de l'espagnol au français par un Moldave dans le meilleur des cas, ou traduit du chinois à l'anglais par un Chinois avant d'être traduit de l'anglais au français par un Coréen dans le plus mieux pire des cas le leur confirmera sans l'ombre d'un doute. Quand même, des entreprises de taille internationale ayant "pignon sur rue" qui laissent sortir des manuels pareils... Ils ne chient pas la honte.)

Sinon, le lave-linge lui-même a l'air très bien. Bonne pioche.

Notes

[1] Livret fourni avec un lave-linge Candy CTY 10 livré le 16 août 2006 par la société Darty ; livret référencé en 4 de couverture : "12.12.05/ 46002677 FR". La marque Candy n'apparaît nulle part sur ce livret lui-même. Il est probable que ce livret est commun à toute une gamme de lave-linges éventuellement vendus sous d'autres marques ; un 4-pages propre aux caractéristiques du modèle CTY 10 (réf. "10.01.06/ H - 46002069 FR") y est par ailleurs adjoint. Aucun de ces documents ne porte mention de marque, origine, ou imprimeur.

mardi 4 juillet 2006

Pensements décousus

Je me demande quel est l'enfoiré de fils de sa mère maudite à poil sur Internet un soir de canicule qui a inventé le pollen.

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dimanche 2 juillet 2006

Question de point de vue

Finalement, tout ça, c'est un peu comme l'histoire de la bouteille à moitié pleine contre la bouteille à moitié vide...

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mardi 27 juin 2006

Tensions sur la frontière

Ce matin, venant de déposer les Nains à l'école, j'allume France-Intox dans ma guimbarde à roulettes pour entendre une voix me dire que...

...la tension augmente des deux côtés de la frontière.

Allons bon, encore une guerre !

Encore une guerre, mais où ça ? Y'en a tellement notez, on s'en fout presque.

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vendredi 16 juin 2006

La Gerbe du Jour

est attribuée haut la main avec mention "4 sacs en papier" à Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy, pour ses propos concernant les petites culottes de jeunes filles[1] tels que rapportés dans cet article de tf1.lci.fr[2] intitulé Pas de voile à l'école, pas de string non plus et dont voici un petit extrait :

Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis) : Lors d'une réunion récente au collège de ma ville, nous nous sommes arrêtés plus d'une demi-heure sur la question de savoir ce qu'était une tenue correcte. J'en ai appris plus à ce moment-là sur ce qu'étaient les tenues des jeunes filles de 12-14 ans aujourd'hui quand il fait chaud. Je suis allé devant l'entrée du collège. J'ai pu voir des adolescentes arriver les fesses apparentes et un string derrière leur jeans, d'autres avec un tout petit tee-shirt laissant voir le ventre et quasiment le pubis avec un piercing ! J'ai été choqué. On ne peut pas, dans les écoles de France, être partagé entre d'un côté le voile et, de l'autre, le string. Ces tenues ne seraient mêmes pas permises dans une discothèque !

Jusqu'ici des propos classiques de Père-La-Pudeur réac[3], sans grande surprise de la part d'un député U.M.P. en général, et de celui-ci en particulier.

Mais c'est à trois paragraphes de la fin de l'article que le monsieur[4] gagne brutalement ses 4 sacs en papier d'un coup, avec cette kolossale énormité :

E.R. : La violence en milieu scolaire, [...] c'est aussi un certain nombre d'attouchements ou d'agressions. On n'en parle pas, mais malheureusement ils sont en hausse [...]. Les viols et les tournantes ne se passent pas par moins 30° mais surtout quand il fait chaud et quand un certain nombre de petites jeunes filles ont pu laisser croire des choses.

...nous resservant ainsi l'argument massue employé depuis la nuit des temps par tous les violeurs du monde dans tous les commissariats et tous les tribunaux du monde, et qui se reformule ainsi dans leur bouche : J'lai pas violée m'sieu l'juge, elle était d'accord cette salope, d'ailleurs elle faisait rien qu'à montrer son cul à tout le monde, c'est bien la preuve qu'elle était d'accord ! Maintenant elle dit qu'elle était pas d'accord, mais elle l'a bien cherché cette salope ! Elle avait qu'à pas montrer son cul !

Donc, si elle s'est faite violer[5], la victime, c'est bien entendu de sa faute. Au moins en grande partie. L'avait qu'à pas provoquer, c'est vrai, quoi !

Et on voit encore certains de nos chers députés capables de reprendre (sans même s'en rendre compte ?) cet argument massue... Les bras m'en tombent.

Je m'étonne qu'il n'ait pas encore une douzaine de chiennes de garde en train de hurler sous sa fenêtre, celui-là...


Addendum 16/06 14:01: Je découvre que le monsieur est moderne et a son blog à lui, et qu'il y a même reproduit une copie de l'article en question, c'est dire s'il assume pleinement les propos qu'il a tenus, tels que les rapporte l'article.
Ca vous donne l'opportunité de laisser vos commentaires circonstanciés sur le blog du monsieur...
Non, ne me remerciez pas.


Addendum 17/06 14:31: Arf, en plus, si l'on en croit la barre d'outils Netcraft[6] le site du môssieur est à la fois risqué (voyez la barre rouge "Risk Rating" dans la barre d'outils ci-dessous, et la bulle "Risk Rating : 10" juste au-dessus de la photo ;-) et nouveau / inconnu, (ou en tout cas célèbre seulement dans son immeuble, ben ouais, il a un compteur qui affiche 4619 hits en au moins un an [ses archives remontent jusqu'à juin 2005], soit sans doute moins de visites en un an que ce qu'Embruns fait en un jour, ou l'humble ashram de Swâmi Petaramesh qui a tout de même tapé ses 108.593 hits humains[7] en moins de 5 mois d'existence... C'est dire si le fait d'être Député-Maire et Vice-Président de l'Assemblée Nationale[8] rend automatiquement bloguistiquement et internettiquement célèbre par-dessus le marché...)

Netcraft Toolbar, Blog Eric Raoult

Notes

[1] C'est Google qui va être content ! Et voilà comment les requêtes tordues sur moteurs de recherche vont encore ramener quelques milliers de visiteurs de plus à l'ashram...

[2] Daté du 15 juin 2006.

[3] Qui ne doit pas sortir bien souvent dans des boîtes de d'jeunz...

[4] Pas de majuscule, merci.

[5] Ne saurons-nous jamais trouver le temps de nous pencher affectueusement sur ces fronts graciles au-dessus de ces yeux brûlants aux longs cils vibrants d'un amour incapable de s'épanouir au rythme infernal de nos ambitions carriéristes dont la tyrannie nous condamne à répondre distraitement "ta gueule" à l'enfant qui nous dit "Maman, je m'ai faite violer" ? (Pierre Desproges, Textes de scène, 1986)

[6] Que vous pouvez vous aussi installer trop fastoche dans votre navigateur...

[7] Robots exclus, à l'heure où j'écris ces lignes.

[8] Tiens, on peut encore cumuler tout ça ? Je croyais qu'on ne pouvait plus...? J'ai du être mal renseigné...

La méchanceté paie

Dans son billet "Happiness", Agnès écrit parmi mille choses intéressantes :

Tout le monde sait que le bonheur n'est pas vendeur. [...] J'ai lu, il n'y a pas longtemps, que nous mémorisions nettement plus facilement les mauvaises nouvelles, les drames, que les bonnes choses, notre attention étant plus sollicitée par le glauque que par le bonheur

Je me remémore cette phrase en faisant ce matin un petit constat : Depuis que cet ashram est ouvert, soit les tout derniers jours de janvier, j'ai mis 295 billets en ligne (en comptant celui-ci).

Soyez méchant ! Mais quel est celui qui arrive en haut du Top One, quel est celui qui fait péter le compteur des stats, quel a été le plus lu, celui qui a été linké sur le plus de sites externes, qui s'est retrouvé (avec quelques autres) dans la colonne de gauche de rezo.net ?

Je vous le donne en mille, Emile ?

Eh bien forcément, Comtesse, mon billet le plus agressif, le plus méchant-monsieur-Brochant, celui le plus plein de gros mots et au titre le plus ordurier : "Tas de gros cons !"

Eh oui, regardez voir dans la colonne de gauche, tout en haut de la liste des nobles sûtras octuples, avec près de 2300 lectures à l'heure où j'écris ces lignes. Le billet qui a fait dépasser à l'ashram la barre des 100.000 pages lues[1]...

A côté de ça, Swâmi Petaramesh a également commis quelques billets sur l'Amour Universel et de magnifiques rencontres, mais, bizarrement, ceux-là sont fort loin de figurer dans le top des charts et ne sont linkés nulle part.

Ils n'intéressent personne. D'ailleurs, y'a même pas de gros mots, ni de cul, ni de fiel, ni de médisance. Sans aucun intérêt, passez votre chemin.

Etonnant, non ?[2]

Notes

[1] Par des humains, robots exclus...

[2] © Raymond Devos Pierre Desproges

mardi 13 juin 2006

Tas de gros cons !

J'ai appris tout-à-l'heure de la bouche de Mâ Anandaramesh que l'équipe de France jouait au foute aujourd'hui et même que c'était ambiance ville morte et que des collègues cadres stakhanovistes du genre à ne jamais quitter leur bureau avant 19 heures s'étaient tous barrés comme un seul homme avant 17 heures pour aller voir chez eux des couillons en short bleu courir après une baballe dans l'écran plasma tout neuf pour lequel ils ont fait tourner le crédit revolver chez Carrouf ou à la Fnaque, et que du coup y'avait personne dans le métro quand elle est rentrée.

Putain, l'équipe de France joue au foute contre une bande de suisses, et tout le pays s'arrête pour contempler ce beau sport tant tellement plein de belles valeurs viriles, qui fait tant pour le développement de l'intelligence[1] et de l'esprit de clocher, du chauvinisme crasse et de l'agressivité, de la gueulardise et de la mauvaise foi, de la descente de bière chaude et de la remontée de rots vindicatifs, de la beauferie classe mondiale et de l'antiracisme sous-condition-qu'y-marque-un-but[2] et qui soude comme un seul homme tout un gros tas de cons[3]autour de ces valeurs de cons.

Quand tu penses que dans des entreprises ils ont collé des télés partout pour pas que les gens se barrent regarder chez eux, et encore plus important, pour souder l'équipe autour de valeurs communes qu'heureusement que Swâmi Petaramesh ne bosse pas ces temps-ci, parce que s'il avait du subir ça, il aurait encore été étiqueté râleur de service qui ne s'intègre pas à l'équipe, mauvais esprit qui ne soutient même pas les belles vraies valeurs vraies de l'équipe de France tout ça. Un coup à se faire sinon virer du moins définitivement griller dans certaines entreprises, ça.

Enfin, j'apprends au J.T. (on dirait qu'il s'est passé un truc important aujourd'hui) que l'équipe de France n'a même pas été foutue de battre l'équipe de Suisse (pas franchement des cadors pour autant que je sache, mais je peux me gourrer vu le point sidéral auquel je n'y connais rien), je me marre.

Il se serait passé quelque chose d'importantissime si la France avait gagné, et ç'aurait été deuil national si elle avait perdu, j'imagine.

Ben vivement que ce tas de couillons se fassent sortir par l'équipe du Tibet ou du Burkina, qu'on en revienne à une vie normale, et qu'on puisse entrer dans un centre commercial (Carrefour, Casino, je vous conchie) sans se bouffer des portraits de fouteboleurs sur des animations de point de vente de 5 mètre de haut et avec des tronches de fouteux en bleu sur le moindre paquet de chips. Pareil au McDo et partout ailleurs d'ailleurs, que la première chaine de magasins qui fait du 100% sans coupe de foute s'attirera ma clientèle reconnaissante jusqu'à mon tout dernier soupir, et je ne suis certainement pas le seul. Y'a peut-être un créneau marketing à creuser, même que paraît-il un hôtelier écossais est en train de devenir célèbre en ayant rendu son hôtel "interdit au foute" pour la durée de la coupe du monde, et en ayant instantanément rempli ses réservations par la même occasion.

Putain, pendant combien de soirs cette stupidité va-t-elle éclipser tout le reste de l'actualité mondiale, nationale, locale, de la grippe aviaire à l'affaire Clearstream, du désamiantage du Clem's aux chiffres du chômage, de la future campagne électorale (tous des fouteux hein ! Faut se faire potes avec l'électeur ! J'ai d'ailleurs vu une belle démo d'enthousiasme foutebolistique de "Couille Molle" [Aka "l'Endive"] au 20h) aux projets nucléaires iraniens ou aux invasions barbares Georgebushiennes (de vie) ?

Vivement qu'on recommence à pouvoir se faire livrer des pizzas à l'heure !

Je hais le foot.


Addendum 14/06 10:52 : J'apprends à ma plus grande joie et à mon plus grand esbaudissement que si la valeureuse équipe de France n'a pas pu écraser comme il se doit ces minables helvétiques, c'est, bien évidemment, la faute de la pelouse :

Le sélectionneur français Raymond Domenech a vivement regretté que la pelouse du stade de Stuttgart n'ait pas été arrosée avant le match France-Suisse (0-0), estimant que sa sécheresse donnait l'avantage aux défenseurs sur les attaquants.

Ah ça, évidemment, je n'y aurais jamais pensé. Je regrette d'avoir traité les fouteux de cons, ils sont capables d'imaginer des trucs auxquels un être humain normal ne penserait jamais...


Addendum 26/06 10:57 : Jacno - Le sport c'est de la merde

Notes

[1] Nan, je déconne...

[2] Sinon faudra penser à vérifier les papiers...

[3] Ce qui nous fait un certain nombre de dizaines de millions de gros cons à l'échelle nationale, et de milliards de cons (dont certains très maigres) à l'échelle mondiale.

lundi 29 mai 2006

Con sidérant...

Considérant que la circonstance que la fille de Monsieur X… soit née en France, qu'elle y soit scolarisée et qu'elle ne connaisse pas le pays d'origine de ses parents ne suffit pas à établir que l'intérêt supérieur de cette enfant n'a pas été pris en compte dans la décision ordonnant la reconduite à la frontière de l'intéressé ; que, par suite, le moyen tiré de la violation, par l'arrêté attaqué, des stipulations précitées du 1 de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfants de peut qu'être écartée.

A lire chez Maître Eolas : Vous avez du courrier

On est peu d'chose, ma brave dame... Une petite fille, en tout cas, c'est bien peu de chose, au regard de certains con sidérants...

Quand je lis ce genre de chose, justement, ce n'est même plus de la colère ou de la révolte que je ressens, c'est quelque chose qui se partage quelque part entre la nausée, la tristesse et l'abattement.
Une furieuse colère serait sans doute plus saine.

En attendant, Cliquez donc sur le logo RESF, juste là, dans la colonne de gauche...

Toujours pas de taxe sur la connerie à l'horizon

Cette fois[1], le mur du çon est brillamment franchi par Alain Lamassoure avec son idée archi-stupidement-absurde autant que conne[2] : taxer les e-mails (et les SMS) pour prétendument "financer l'Union Européenne".

Tiens, ça va bien avec mon précédent billet, ça, d'ailleurs :~/

Et non, le pire, c'est que ce n'est pas un canular. Et ça me rémémore ce qu'un ami féru de droit fiscal me disait il y a quelques années à mon plus grand ébahissement : On peut vraiment taxer n'importe quoi. Si, on peut. Suffit de le vouloir.

Maintenant, on retrouve encore là aussi la splendide ignorance qu'ont nos politiques des réalités techniques d'un monde qu'ils prétendent régir sans y comprendre goutte. Car si les SMS sont "centralisés" entre quelques opérateurs téléphoniques, et qu'on peut donc imaginer de leur imposer une comptabilisation visant à établir une taxe[3], il n'aura échappé à personne, bien sûr, que ce n'est absolument pas le cas des e-mails, puisqu'absolument n'importe qui peut opérer son propre serveur mail lui-même et n'a aucun besoin de passer par un serveur de "gros" F.A.I.

Quand j'envoie des e-mails à certains de mes amis, ou à diverses entreprises ou associations, ou que ceux-ci m'en envoient, il n'existe aucun serveur intermédiaire entre ma machine et la leur, agissant toutes en tant que serveurs. Aucun serveur mail "officiel"[4] de gros fournisseur de télécoms au milieu. Donc aucun endroit où "visser le compteur". Cela, M. Lamassoure et ses gentils conseillers l'ignorent probablement.

C'est ça Internet, techniquement, c'est la totale décentralisation[5]. Aucun point de centralisation "obligatoire" des échanges de mail, donc pas de "deux ou trois prestataires chez qui installer les compteurs" du taxomètre de la pompe à phynance. Pas de compteurs, pas de taxe. Sauf à bouleverser totalement l'architecture technique du réseau Internet pour satisfaire au désir de taxe de ceci ou cela d'abrutis pareils. Mais gageons que pondre à l'occasion une nouvelle loi de plus rendant obligatoire le taximètre sur tout serveur de mail ne ferait même pas peur à ces nuisibles publics...

Honte à eux.

Notes

[1] Via le V.M.

[2] Il a peut-être été aidé par quelques brillants technocrates, énarques et autres anguilles de cabinets (ministériels et parlementaires) ; il n'est donc pas certain que la palme lui revienne à lui seul...

[3] Ben oui, une taxe de plus, une débilité de plus, un non-sens de plus... Notre système fiscal n'est pas déjà suffisamment compliqué, il est encore besoin d'inventer de nouvelles taxes, toujours plus facile à faire que de modifier l'assiette et la répartion des recettes de celles existant déjà, faut croire...

[4] Qu'il soit bien clair que sur Internet, aucun serveur n'est plus ou moins "officiel" qu'aucun autre. Mais certains dépendent de grosses entités commerciales ; d'autres non.

[5] Enfin, sauf pour les root-servers et serveurs des TLDs du DNS.

mercredi 17 mai 2006

Tronche numérisable standard

Avez-vous eu récemment la joie de vous faire refaire des papiers d'identité ?

Saloperie d'enculé de bâtard de merde de technocrate sadique de mes couilles !

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jeudi 11 mai 2006

Trous du Culz !

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis là, vautré dans le fauteuil, entre film à la (méri) con[1] et mauvaises nouvelles du monde, en train de bouffer le tombereau de pubs de merde qui justifie à lui seul que les dirigeants des chaînes se donnent encore le mal de mettre un peu de programmes autour pour que mon peu de cerveau disponible[2] accepte par distraction de se faire passivement sodomiser[3] par les spots publicitaires qui que donc...

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis ensuqué, hein, entre mes neurones débrayés faute de nicotine (putain ! 24 jours !) et la compensation au Côtes de Truc qui accompagne si bien la pizza après le petit Visky de l'apéro[4]...
Tabacco ou alcoolo, il faut choisir...
Mais bref, bon, là n'est pas la question.

Malgré tout, mon neurone tilte :

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Mais quel est le trou du cul de publicitaire décérébré et décérébrant, assassin de la langue, Grand Ubu de la Défécation Verbale, Grand-Croix de l'Ordre du Novlangue, Chevalier de la Boursouflure Linguistisque, Grosse Gonfle du Verbe Creux qui a pondu un slogan de chiotte pareil ?

Quel est le misérable connard ? Le lamentable étroncule ?

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

- Qu'est-ce que tu fais, tu te brosses les dents ?
- Ah non, déconne pas ! Je me soigne le capital bucco-dentaire !
- Putain, ça en jette !
- Ouais hein ! Soigner le capital, tu te rends compte ! C'est pas chez les komuniss qu'on aurait vu un truc pareil ! Soigner le capital !
- Et si tu le soignes bien, ton capital bucco-dentaire, y va te produire des intérêts ?
- A l'aise Blaise ! 2,5% de dents en plus chaque année, en intérêts capitalisés et défiscalisés !
- Ouah putain ! Où-ce qu'on signe ?
- Et demain, tu fais quoi ?
- Oh ben demain matin, après m'être soigné le capital bucco-dentaire, je crois que j'irai me faire fructifier le capital esthétique chez le capilliculteur-visagiste...

Quand au misérable trou du cul de publicitaire honteux qui a trouvé (pour sûrement très cher facturé à l'annonceur, ça console, tout de même) ce magnifique slogan de chiotte, qu'il soit ici assuré que je l'encule lui dilate le capital rectal.

Putain, rien que de laisser la télé allumée pendant les pubs, et ton salon se met à embaumer le déodorant à chiottes...

Pendant ce temps, Marie Drucker[5] raconte je ne sais pas quoi à propos de l'Opus Dei très fâché par le Da Vinci Code qui sort en film ou que sais-je.
Ca doit leur froisser le capital dogmatique, apparemment...

Notes

[1] Avec le Gouverneur de Califonie même. Celui qui veut rétablir la peine de mort pour les Terminators venus du futur.

[2] Selon l'admirable expression de Patrick Le Lay, représentant en boissons gazeuses.

[3] Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre le principe de se faire sodomiser, mais pas par des spots de pub s'il-vous-plaît...

[4] La télé vient de passer un spot de pub qui dit je sais pas quoi à propos des alcoolos ? Fais plutôt péter Taratata, tiens, puisqu'il y a encore une émission à peu près regardable (et écoutable parfois, même) sur le Service Public... (Chauffe Marcel !)

[5] Tu es trop craquante Marie, il fallait bien que je finisse par l'avouer publiquement... Pardonne-moi de te tutoyer involontairement pour cet aveu qui s'arrache à moi. Et en plus, tu fais nettement moins lectrice de communiqués de presse du Ministère de l'Information que tes confrères-z'et-soeurs des autres chaînes...

jeudi 9 mars 2006

¡ Revolucion !

Hier soir, Mâ Anandaramesh et Swâmi Petaramesh devisaient paisiblement autour d'un petit café, fenêtre entrouverte, quand notre tranquillité fut soudain troublée par des hurlements multiples qui semblaient émaner de tout le quartier.

- Mais qu'est-ce donc ? M'exclamè-je. Quoi donc t'est-ce que se passe-t-il ?

Je sors sur le balcon, oui, de toutes parts proviennent des cris. Entre ces beuglements individuels, on entend une puissante clameur diffuse qui semble avoir envahi toute la ville. Et qui dure...

- Je ne sais pas ce que c'est, dis-je à Mâ Anandaramesh. Mais on dirait que ça vient de partout...
- Tu crois qu'ils ont commencé la Révolution ?
- Sans nous ? Les vaches, ils auraient pu prévenir !
- Ca doit être à cause du CPE... La goutte d'eau qui a mis le feu aux poudres...
- Ou alors, c'est le DADVSI ? Avec l'article 1 qu'ils retirent, puis qu'ils remettent... A force de se foutre de la gueule du peuple, ça a fini par exploser !
- Tu devrais regarder dans la rue, me dit Mâ Anandaramesh. T'as pas rentré la voiture au garage...

Je traverse l'appartement, ouvre une fenêtre qui donne sur rue, me penche au dehors... Rien. Tout semble calme.
Je ne vois aucune tête UMPo-MEDEFienne se baladant au bout d'une pique. Nulle guillotine dressée au carrefour. Point de ci-devant ministre à particule en promenade dans une charrette...

Rien. Mais pourtant, toujours cette clameur qui recouvre la ville. Ca fait maintenant plusieurs minutes que ça dure. D'où vient-elle ?

Je retourne au salon.

- Je ne sais pas où est la Révolution, dis-je à Mâ Anandaramesh, mais ça n'a pas l'air d'être juste en bas.
- Tu devrais allumer la boîte-à-cons, me dit-elle. Peut-être qu'ils en parlent ?

Je me munis de la zapette, j'alllume la boîte-à-cons. Je zappe. Rien de spécial. Les atterrantes pitreries et nullités habituelles.

Soudain, je tombe sur la chaîne qui va m'expliquer ce qui se passe : Un écran tout vert, une bande de grands benêts en culottes courtes qui courent après une baballe.
Dans un coin de l'écran, le mystère se révèle : Lyon: 2 - Eindhoven: 0

- Pas la peine de sortir les fourches, dis-je à Mâ Anandaramesh. Le peuple dort.

J'éteins la boîte-à-cons. On disait quoi, déjà ?

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