Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - cigarette

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jeudi 2 août 2007

Addiction du bois

Les voies de l'addiction sont impénétrables.

Il y a deux semaines de cela, j'étais un non-fumeur à qui l'idée d'une cigarette ne faisait ni chaud ni froid. J'en étais venu à trouver totalement absurde et surprenante cette étrange coutume de téter des fumées toxiques par le bout d'un tuyau de papier plein de débris de feuilles enflammés vendues à des tarifs à faire rougir le plus escroc des ministres.

Une légère odeur de clope me titillait agréablement les narines, sans toutefois créer aucun désir.

Une forte odeur de clope me semblait limite nauséabonde.

Puis l'autre soir, Mâ Anandaramesh a eu l'idée de taper une clope à sa voisine, ça lui faisait envie.

Puis je lui ai dit, par forme de curiosité (malsaine) : Passe-moi une latte, que je voie l'effet que ça me fait ?

Elle m'a dit : Tu crois ?

J'ai dit : Ben ouais quoi, c'est rien, t'inquiète pas !

Puis j'ai tiré trois barres.

Le lendemain soir, elle a dit Je ne vais quand même pas encore taper une clope à la voisine... La honte...

J'ai dit : Bon, on n'a qu'à acheter un paquet.

Elle a dit : Tu crois ?

J'ai dit : Ben ouais quoi, t'en fais pas...

Le paquet a été fort vite vide - elle n'y a guère touché - et j'en ai fort évidemment racheté un autre : Demain, j'arrête !

Les vacances sont finies, et je fume à nouveau comme une pleine caserne de pompiers. Autant que si je n'avais jamais arrêté. Gainsbourg est mon ami. Ce qui n'est certainement pas étranger à quelques fameux maux de tête de chou. Toutes les habitudes sont revenues en un instant. Y compris la peur de manquer qui vous fait vérifier avant de partir le matin, avant de revenir le soir, que vous avez assez de clopes pour la journée / soirée...

Je suis aussi profondément fumeur que jamais. Je suis un homme dont le cerveau fonctionne à la nicotine.

Je sais maintenant une chose que je savais déjà (le con !) : Je ne peux pas fumer un peu. je peux fumer comme un pompier, ou non-fumer. La deuxième option étant plus difficile, mais on s'y fait au bout d'un certain temps - et on devient un peu con et beaucoup fatigué.

Je ne peux pas fumer un peu, pas davantage qu'un ancien alcoolo ne peut boire un peu.[1] Dura lex, sed lex.

Et je ressens cette étrange dichotomie de regarder chez moi ce comportement étrange d'un être calme et rationnel dont une partie qu'on croyait éteinte est entièrement sous la dépendance d'un produit toxique[2] au point de gouverner, à l'aise Blaise, l'ensemble des comportements du reste du bonhomme. Avec un petit ricanement Nananinanèèèèreuh ! J't'ai bien eu ! Et en plus t'aimes ça ! Et l'autre bout du bonhomme de regarder cet étonnant spectacle totalement désabusé et finalement sans guère de surprise : Avec un peu d'honnêteté inellectuelle, on n'arrive pas à un certain âge sans très bien se connaître soi-même et ne plus guère nourrir d'illusions. Les védantins le savent bien depuis des millénaires, que nous sommes multiples, que nous hébergeons en chacun de nous des tripotées de gremlins farceurs qui poursuivent chacun leurs objectifs propres avec obstination et malice. L'un des gremlins farceurs a pris le dessus par traîtrise, et le reste du bonhomme s'est laissé manipuler en sachant très bien, dans le fond, où il allait tout droit. Resistance is futile ! You will be assimilated !

Le petit démon ne dort jamais. Jamais. Il attend. Longtemps au besoin ; il est foutrement patient. Et d'ailleurs, quand on y réfléchit bien, quand le petit démon est malheureux, le reste du bonhomme est un peu triste.

Bagarre rituelle de deux lutteurs qui se connaissent parfaitement, l'un qui sait parfaitement où et quand taper pour mettre dans le mille, l'autre plus hésitant. Mais patient et déterminé aussi, qui attend de nouveau son heure : Chacun son tour.

Okette. 1-0, balle au centre.

Lundi, le paquet de clopes augmente de 30 centimes d'Euro. Bientôt plus cher que du caviar de la Baltique.

Ça tombe bien : Lundi, j'arrête !

...ou mardi...

Pour le moment, je vais m'en griller une avec mon pote le petit démon. Il l'a bien méritée.

Notes

[1] Et je me dis : T'as quand même de la chance : t'es pas alcoolo !

[2] Dont je connais extrêmement bien les effets délétères sur l'organisme, des poumons à la peau en passant par la gorge, la langue et les artères, le détartrage chez le dentiste de l'intérieur noirci des dents du bas, sans parler de l'haleine du cheval du cow-boy...

mardi 24 juillet 2007

Du Vice

Si le Vice l'emporte généralement sur la vertu, c'est, il faut bien le reconnaître benoîtement, parce que c'est quand même vachement plus meilleur...

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mercredi 18 avril 2007

Putain, un an !

Aujourd'hui, ça nous fait pile un an que j'ai oublié de sortir acheter un paquet de cigarettes...

Joyeux naninanère.

jeudi 8 février 2007

Verboten!

Âmes sensibles passez votre chemin, le scandaleux Swâmi Petaramesh, qui n'a trouvé que ce vil moyen pour faire de l'audimat, publie encore céans, en cette ère de prohibition, des photographies de comportements interdits dans les lieux publics...

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samedi 2 septembre 2006

Pensée du soir, espoir

Certains objets atteignent une forme de perfection dans la simplicité, dans la stricte adéquation à leur fonction. Ils sont indépassables, indémodables. Cultes.

On peut se demander combien de tels objets sont actuellement en service de par le monde. Combien de chaque, à l'heure où j'écris ces lignes ?

AK-47

De ce joli trio quel est donc le gagnant ?

Sinon, et ça n'a rien à voir, c'est juste pour dire quelque chose histoire de ne pas vous laisser vous démoraliser, interlude, en quelque sorte, je regardais tout-à-l'heure le making-of de Taratata sur France-4 (ben ouais quoi, c'est une chaîne qui existe, faudrait vous réveiller...) qui nous montrait à un moment Agnès Jaoui[1] en train de papoter avec Nagui dans sa loge. En fumant sa clope avec mille volutes bleutées.
Et que vois-je soudain apparaître en incruste en bas de l'écran ? Je vous le donne en mille :
Fumer nuit à la santé

Sans déconner !

Je me demande quel est le Tartuffe qui a eu la riche idée d'ajouter sur l'écran qu'Agnès Jaoui nuit à la santé ? Quel est celui qui a eu la profonde bêtise de mettre ça pour se sentir à l'aise avec une quelconque loi ou directive de mes fesses ?

Sans doute l'un des fumistes que nous montre Monsieur Ka... Pour Sartre, je le savais depuis un bout de temps, et j'avais déjà eu celui de m'apitoyer sur les cons... Pour Malraux et les Beatles, je le découvre. Merci, Monsieur Ka.

La connerie ne doit pas nuire à la santé. C'est pour ça qu'on trouve tant de cons qui meurent vieux.


Illustration du domaine public honteusement piquée sur Wikipedia''.

Notes

[1] Qui chante admirablement. Même si ce qu'elle fait n'est pas vraiment du domaine de ma tasse de thé personnelle, il faut le reconnaître, elle assure. Tout un stock de fées se sont penchées sur son berceau le jour de sa naissance. Y'avait pas grève des fées.

jeudi 24 août 2006

Ma balance est détraquée

Quand elle écrit narquoisement 80.1 en chiffres rouges, elle ne peut pas avoir raison.

Saloperie.

Je suis sûr qu'elle a reçu sa part de l'inondation de l'autre saloperie, tiens. Vu qu'on la gare à côté. On dira ça, hein.

D'un autre côté, quatre mois et six jours sans toucher une clope. Je n'en dirai pas autant pour l'apéro. On se console comme on peut. Glenfiddich[1] roulaize. Bon forcément, faut bouffer des zakouskis apéro avec, sinon ça fait des trous dans l'estomac.

'tain, fait chier cette saloperie de balance en panne, tiens.

Va encore falloir que je fasse encore plus de vélo. Ça et sans nicotine, mon encéphale ne va pas tarder à ressembler à celui de Richard Virenque à l'insu de mon plein gré...

Notes

[1] A consommer avec modération. J'écris ça sinon les bien-pensants vont me faire un caca nerveux. (Monsieur Glenfiddich, si vous êtes content de la pub' gratuite, envoyez-moi donc une caisse de Solera Reserve. Merci d'avance.)

vendredi 30 juin 2006

76,9

74 jours sans clopes.[1]

...et quatre bons kilos de mauvaise graisse flasque.

À aller prochainement exposer au soleil des vacances et au regard des belles.

Sainte merde.

Faut dire que je bouffe comme un chancre. Que je boulime velu. Et rien que des saloperies. Of course.

IMC[2] : 76,9 / 1,8² = 23,73. Gros tas, va.

Notes

[1] Des fois, je tuerais bien quelqu'un pour une barre...

[2] P(Kg) / T(m)²

dimanche 14 mai 2006

Vingt-sept

Si je vois les choses sous l'angle d'un optimisme débridé, je me dis qu'aujourd'hui est un grand jour :

Je viens de passer autant de jours sans fumer que j'avais passé d'années à fumer auparavant. Vingt-sept.

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jeudi 4 mai 2006

Neurone débranché

Quelqu'un aurait-il la gentillesse de remettre le fusible ?

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mardi 2 mai 2006

Le Bon Côté des Choses

Comme je l'écrivais tout-à-l'heure en guise de commentaire, il faudrait que mon prochain billet ait une petite couleur "Prendons la vie du bon côté", mais, comme disait par ailleurs Coluche, ça va pas être simple...

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mardi 25 avril 2006

Participation à deux balles

En voyant la photographie choisie par Akynou comme thème du Diptyque 2.1, deux évidences s'imposèrent à moi : Il fallait absolument que je participasse, d'une part, et ce serait une participation à deux balles d'autre part.

Mais, toute honte bue par avance, je vous la livre tout de même...

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lundi 24 avril 2006

Sept

Lulu Au soir du septième jour, eh oui, sept jours sans clopes. Une semaine, quoi.

Mais ce n'est pas pour cela que la journée est grandiose, non, c'est parce qu'on vient de lâcher Mâ Belmeramesh à l'aéroport. Et qu'elle s'est enfin envoyée en l'air.

Si le pilote se rend compte qu'elle est à bord, espérons qu'il saura se comporter en gentleman, et aura la décence de crasher poliment son appareil sur une zone désertique plutôt que d'imposer à une humanité déjà au bord du gouffre l'atterrissage d'une Mâ Belmeramesh en parfait état de marche...

La plus triste, dans tout cela, c'est notre gentille Lulu, la hamsterette naine Roborovski de mademoiselle Patâpatî. Cette pauvre Lulu qui s'était habituée depuis quelques jours à ne plus être le point de référence basse de l'échelle des quotients intellectuels des présents à l'ashram, échelle dans laquelle notre brave Lulu avait enfin trouvé une place fort honorable. Et voilà qu'avec la migration de Mâ Belmeramesh, petite Lulu se retrouve de nouveau reléguée au bas bout de l'échelle. Son amour propre a bien du mal à s'en remettre, dure est la chute...
Si elle ne se remet pas, on sera peut-être obligés de lui acheter un poisson rouge... Ou un Jim ? Pour qu'elle retrouve de nouveau un semblant de dignité morale.

dimanche 23 avril 2006

C'est le printemps

Arrêt de la cigarette, enfin. Quelque chose finalement a choisi la vie et choisi d'interrompre le suicide permanent.
Peut-être parce que ça commençait à vraiment craindre ?

Volonté de vie : Bon signe. Capacité de tenir le coup : Bon signe. Etat pas si dépressif que ça, donc.
Il en reste encore un poil, encore un poil sous la pédale.

Printemps. Désir de renouveau, de rajeunissement ? Envie de remettre des compteurs à zéro ? Bien sûr la pendule ne tourne que dans un sens.

Soleil d'avril, filles en fleur dans les parcs, légèrement vêtues. Les trois quarts de ces filles sont trop jeunes pour toi, mon pote, il faudra bien que tu t'y fasses, car ça ne va pas s'améliorant. Crise de la quarantaine-plus-deux ?

Désir de renouveau, de liberté, d'autre chose.

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics...

...ont l'air ma foi de vivre quelque chose de sympathique.

Ils font envie, c'est clair. On en reprendrait bien oh, juste une cuillère...

Des baisers au soleil, des mains sous le t-shirt. De nouvelles découvertes...

samedi 22 avril 2006

Torture chinoise

Srî Minîshiva :

Papa, chuis très triste que Patâpatî elle est partie...
J'la manque ! :-(

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vendredi 21 avril 2006

Let's be un peu plus serious tout de même...

Abordons le non-fumage sous un angle sérieux et recueilli, ça nous changera un peu...

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