Ashram de Swâmi Petaramesh

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Mot clé - camping

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jeudi 26 juillet 2007

Retour vers le futur

Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.

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mercredi 25 juillet 2007

Les déphynissions abyssalement profondes du jour

Un casse-tête est un objet inventé à l'usage des hommes célibataires.
Les hommes mariés n'en ont pas besoin.

(L'informatique est une invention à l'usage des hommes mariés, afin de varier leurs sources d'exaspération).

Camping

Rue Bombe-culUn camping est un lieu où l'on voit une femme d'âge canonique juchée debout sur une chaise sur la terrasse de son mobile-home, immobile dans l'inconfortable position du sémaphore, afin d'être en mesure d'utiliser son téléphone mobile pour prendre rendez-vous en hurlant avec son dermatologue sans que nul n'en perde une miette.

Un camping est également un lieu où l'on voit une famille d'authentique Groseille roulant en hénaurme 4X4 noir Mercedes aux vitres fumées (les BMW X-Machin sont vraiment trop peuple), refuser de saluer les plébéiens locataires de mobile-homes car eux sont de la race des Seigneurs propriétaires de mobile-home sur le campinge.
Rien en ce monde n'est plus malodorant que des parvenus qui se la pètent façon coqs sur leur tas de fumier.

Sinon, nous passons d'excellentes vacances : Aujourd'hui, il ne pleut pas.

Blague dans le coin, un camping est surtout un lieu paradisiaque où l'on peut laisser divaguer sans imites nos nains même en bas âge sans se préoccuper de savoir où ils sont ni ce qu'ils foutent, et où ils se font des tonnes de copains dont ils ne comprennent pas forcément la langue, ce qui ne les gène en rien.

Et pour les nains, un camping est le lieu unique où ils peuvent divaguer librement sans limite et sans avoir leurs (heureux) parents sur le dos, ni la maîtresse, ni la nounou, ni la baby-sitter, Ô Paradis !


P.S. kinarienavoir : J'ai tout de même trouvé le temps de rédiger la mise en demeure à la FNAC de me rembourser le Windows de mon portable dont j'avais affirmé haut et fort que je ne voulais pas, qui m'a été vendu contre mon gré, dont j'ai refusé la licence et que j'ai effacé aussitôt de mon disque dur. Épisodes à suivre à mon retour à la civilisation ;-)


Addendum 26/07/2007 11:50 : Vision d'horreur :

Dans ma description apocalyptique, j'oubliais l'inoubliable grosse anglaise[1] bigénaire[2] en rut qui se livre, pieds nus et en paréo à une très érotique danse du ventre silencieuse, lecteur MP3 vissé dans les oreilles, au beau milieu d'une allée du camping. La perfide albionnaise s'y croit gravement.

Et les jeunes nymphettes qui tortillent lascivement du clitoris nombril piercé sous le nez de beaux et jeunes éphèbes adolescents lesquels, de saisissement, en font la toupie avec leur bite.

Et aussi mes nains qui se gavent de ces étranges bonbons que l'on appelle par ici couilles de mammouths.

Et enfin cette séduisante damoiselle en bikini qui s'entraîne une heure durant, en équilibre sur le muret surplombant la tête de Swâmi Petaramesh qui lézarde sur son dinarosaure au bord de la piscine, à une danse-jonglerie avec boules enflammées au bout d'une chaîne, danse également érotiquissime, bien que les boules ne soient ici pas enflammées, on est à l'entraînement, quoi ! ...ce qui n'empêche nullement Swâmi Petaramesh, ne craignant pas les brûlures, d'avoir une vue magnifique en contre-plongée sur les formes attirantes de la demoiselle qui lui dédie ses plus ensorceleurs sourires en tentant de déclencher ma plus vibrante érection. Glander au bord de la piscine devant un tel spectacle, que pourrait donc demander le peuple ?

Notes

[1] Les anglaises sont soit grosses, soit décharnées

[2] Ce qui nous fait une moitié de quadragénaire, mais qui mériterait plus !

mardi 24 juillet 2007

Du Vice

Si le Vice l'emporte généralement sur la vertu, c'est, il faut bien le reconnaître benoîtement, parce que c'est quand même vachement plus meilleur...

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dimanche 22 juillet 2007

Heure et quart !

Après de terrrrrribles souffrances, j'ai enfin réussi à me connecter au Wi-Fi du camping, et je rédige donc rapidement ceci (avant d'arriver en fin de batterie) un verre à la main depuis la terrasse de la piscine, ce qui est quand même royal ;-)

Il a fallu que je passe leur bazar de WPA en WEP avec leur autorisation (wpa_supplicant + ndiswrapper est vraiment toukacé sur cette Ubuntu...) et que j'utilise ma vieille carte Netgear WG511, mais enfin bon, finalement, ça le fait !

Assez pour vous apprendre qu'on a enfin retrouvé le corps !

On a retrouvé Sigolène !

Allez, je n'ai plus de batterie, je vais piquer une tête dans l'eau douce pour me venger !

..Une prochaine fois, je vous narrerai pourquoi il ne faut pas visiter Collonges la Rouge, qui n'est qu'un infâme piège à touristes (et à crâne de Sigolène...)

vendredi 20 juillet 2007

Drame au camping (Épisode 2)

Je profite de quelques instants d'inattention de Ma Anadaramesh (actuellement captivée par le show du campingeMademoiselle Patâpatî fait état de sa puissante technique vocale) pour vous assurer que Swâmi Petaramesh n'est pas mort bien que fort loin du 'net, puisque cette maudite carte Wi-Fi reste rebelle à mes suppliques les plus insistantes...

Je vis en effet de puissants instants de culturitude et de finesse intellectuelle, comme par exemple hier soir un fabuleux show karaoké où des nymphettes en furie ont massacré quelques infâmitudes R&B avant de se faire ridiculiser par mademoiselle Patapatî, puis de manière totalement inattendue par une femme qui chantait Piaf à vous en faire friser les poils des bras, que j'ai failli en tomber de ma chaise.

Je contemple également ici et là sur les présentoirs des monuments de bon goût absolument inénarrables tels que celui-ci que je livre à votre délectation :

Le trou de Moncucq

...et sinon, ce billet porte enfin dûment son titre de drame, puisqu'hélas ce matin Srî Minîshiva le Destructeur des Mondes a shooté sauvagement Gribouille, la gerbille de Mademoiselle Patâpatî, du haut d'une table, et que Gribouille est tombée et s'est très probablement cassé une patte avant pour le plus grand désespoir de Mademoiselle Patâpatî, qui hait désormais définitivement son frère.
Demain, il est probable que le vétérinaire sera au programme. Je suppose que par ici, ils sont davantage habitués à soigner des vaches et des chevaux plutôt que des gerbilles...

Eve, la Tentatrice

Les Écritures ne se démentent pas, puisqu'avant-hier soir au show camping (Waow ! Il faudra décidément que je vous narre cela) Mâ Anandaramesh a torpillé une cigarette à sa voisine, et que Swâmi Petaramesh, embrumé par la Leffe, a tiré trois taffes.
Hier soir, Mâ Anandaramesh la Tentatrice a acheté un paquet... dont Swâmi Petaramesh, honte soit sur lui, a fumé la moitié avec délectation, et en constatant que pour la premère fois depuis plus d'un an et quatre mois, son cerveau fonctionne désormais de manière normale.
Mais Swâmi Petaramesh, héroïque comme à son habitude, tentera de ne pas poursuivre dans cette voie périleuse de retour vers la toxicomanie aigüe...

Bon c'est pas tout, faut que je vous laisse avant de me faire tuer par madame pour abandon de table et de bière... Les vacances, ça ne vous laisse pas une seconde de répit...

P.S. : So sorry, pas le temps ni la possibilité de répondre aux commentaires (ni de lire mes mails d'ailleurs) pour l'instant...

mardi 17 juillet 2007

Drame au camping (Épisode 1)

14/07

Pas de radar, ou alors, à l'insu de mon plein gré.

Arrivée au Camping du Moustique Impétueux.[1] Dîner au restaurant snack truc-bouffe du camping, d'un croque-monsieur surgelé mal réchauffé compensé par deux Leffes à la pression.

Nous avons la surprise de constater que nombre de covacanciers que nous connûmes l'année dernière sont là de rechef, ainsi que nous-mêmes. Les mêmes gros belges[2] notamment, qui dans quelques jours auront, nous l'espérons tous, troqué leur blanc laiteux pour le rouge écrevisse qui constitue la moitié de l'objectif de leur séjour - l'autre moitié étant rassemblée par packs de douze dans le coffre de leur voiture.

Mademoiselle Patâpatî retrouve avec joie quelques copines dont des grosses filles de gros belges.

Peu de hollandais, peu d'anglais. Il y en a, mais ce n'est pas l'invasion : Un insecticide ordinaire devrait suffire à les tenir à distance. Raison de plus pour garder strictement secrètes les coordonnées de ce camping : Si jamais il vient à leurs oreilles que le coin est agréable, l'an prochain, ce sera mort !

Swâmi Petaramesh apprend avec bonheur que le camping a désormais le Wi-Fi et arrive de son oeil langoureux à extorquer à la taulière la clé WPA de la Liveboîte, sans même devoir lui flatter la croupe. Hélas, trois fois hélas ! La carte Atheros un peu trop récente qui équipe le nouveau portable[3] de Swâmi Petaramesh refuse de fonctionner sous Ubuntu : Elle fonctionne assez pour que je voie les réseaux disponibles, mais point assez pour que je puissâsse m'y connecter. wpa_supplicant ne veut pas causer au draïveur. Sniff. L'humiliation sera totale quand j'irai la queue basse quémander un câble Ethernet. Je rumine mon incompétence informatique.

15/07

Je vais faire des courses pour le barbeuc à l'Intermarché de Machingnac. En entrant dans Machingnac, je suis doublé par la jolie voiture rouge du médecin des pompiers qui roule à tombeau ouvert en pinponnant sur la file d'en face. Une demi-heure de bouchon sur le dernier kilomètre nous séparant de l'Intermarché de Machingnac, kilomètre à la fin duquel j'aperçois les pompiers et gendarmes en intervention, ce qui n'empêche pas un crétin d'indigène (pléonasme) en Clio rouge vif de remonter toute la file de bagnoles pour atteindre le parking du centre commercial avant tout le monde au risque d'écraser un pompier ou deux. Arrivant sur le parking, je constate la cause de l'intervention des pompiers : Une dame d'un âge indéterminable mais pas vieux a décidé de tester la méditation profonde en position du guetteur d'avions au beau milieu de la chaussée. Je ne sais si elle a fait ce choix toute seule ou si elle y a été aidée par un véhicule autombile, mais elle est de la plus marmoréenne immobilité. Je la vois là gisant sur le dos et ne faisant l'objet en cet instant d'aucune espèce de soin médical ni d'empressement particulier (peut-être est-elle anglaise ?), tandis que le médecin des pompiers papote avec un gendarme. Quelque pompiers sous-fifres apportent en flânant mode petite vitesse la planche-brancard réglementaire, ce qui donne à penser que la dame a peut-être bien pris des vacances complètement définitives, hélas, ce qui semble réconforter les badauds qui bénéficient gratuitement de l'attraction et se sentent encore plus bénis des dieux en allant acheter leurs chipos-merguez-charbon-de-bois.

Barbeuc',[4] puis piscine, cette dernière activité, pour un premier jour, consistant essentiellement dans l'examen discret mais attentif des fessiers et autres avantages de nos covacancières - hollandaises ou non - en évaluant l'intérêt que l'on éprouverait éventuellement et si l'occasion s'en présentait à grimper sur telle ou telle, tout en examinant son propre durillon Kanterbraü, se lamentant sur le fait que ce dernier réduise quelque peu les chances de mener à bien tout projet de cet ordre.

Soirée : essayer de faire marcher le Wi-Fi de Styx sur la terrasse du bar. Humiliant échec.

16/07

Swâmi Petaramesh essaie de convaincre Mâ Anandaramesh que son désir le plus fou en matière de planning consiste dans le rien-foutage jusqu'à ce que j'en ai marre, tandis que Mâ Anandaramesh tente quant à elle d'organiser guide en main un planningue de visites pleines de culuritude. Nous échouons dans l'après-midi aux jardins imaginaires montés il y a quelques années par une américaine issue des milieux de la mode (Theufff !) ayant remporté le concours lancé par Monsieur le Maire du Coin, certainement un UMP, moi je vous dis,[5] sans l'ombre d'un doute. La guidesse aux jolis petits seins est obligée d'y aller à plusieurs reprises de son couplet à la gloire de Monsieur le Maire, de la Mairie de Monsieur le Maire, et des jardins de Monsieur le Maire, UM à tous les coups à moins qu'il ne soit socialiste, jardins dans lesquels se mèle une symbolique antique syncrétiquement rafistolée à l'américaine, mêlant joyeusement romains, druides, égyptiens et mystique chrétienne à vingt centimes d'Euro. Une fois que la guidesse aux jolis petits seins à l'amplificateur vocal qui intéresse vachement Srî Minîshiva (et sa varicelle) en a fini de Monsieur le Maire et de la symbolique égyptomartienne, les jardins sont agréables, surtout les jeux d'eaux. Minîshiva y détrempe joyeusement ses godasses.

Après, on va pousser le caddie à l'Intermarché de Bidulac. Les godasses de Sri Minîshiva font floc-floc.

Laflote m'envoie des SMS pour me poser des questions idiotes, mais je les reçois mal.

Le soir, il a pleuvu.

17/07

Piscine, piscine, rien glander, piscine, soleil, flotte, chaud, frais, glander, mater ces dames en maillots de bain, apprécier le fait que dans cet enchanteur lieu familial, la mochitude naturelle et sans prétention de nombre de nos covacanciers et covacancières, et leur absence de chichis dans le déballage de leur gras et de leurs bourrelets, nous fait ressentir notre propre mochitude comme plus supportable, ce qui est très réconfortant. En contempler toutefois quelques-unes sans déplaisir et en se disant que, si l'occasion se présentait, on en ferait éventuellement son quatre heures, ayant des goûts modestes et peu de prétention.

Trouver que la vulgarité a du bon, se couler avec délices dans la peau de Monsieur Robert Bidochon. Se dire que pour paraître crédible, il faudra un jour apprendre à jouer à la pétanque, et aussi apprendre par coeur le nom de quelques joueurs de foot.

Mademoiselle Patâpatî (qui a commencé à se laisser pousser les seins) passe l'après-midi dans la piscine à jouer avec un futur jeune éphèbe de douze ou treize ans qui la colle de très près, et 'moiselle Patâpatî en redemande. Nous y voilà déjà ? Y'a pu d'enfants...

La question du jour :

Est-ce que tu crois que les bébés vautours, ça mange des bébés morts ?

Les vacances, quoi...

Beau temps. Ça ne devrait pas durer.

Notes

[1] Vous ne croyiez pas que je vous donnerais le vrai nom, nom de Nom ? Secret-défense !

[2] Pléonasme

[3] Alias "Styx"

[4] Swâmi Petaramesh est le roi de l'allumage de Barbeuc'...

[5] De toute façon, ici, comme habitants, hors touristes, y'a que des vieillards. Les petites villes de Machignac & Co. pullulent de pharmacies spécialisées dans l'incontinence, de "Au Confort Médical" et de fleuristes... spécialisés dans les articles funéraires.