Voici un amusant extrait de ce qu'écrivait cet après-midi George Pau-Langevin, députée socialiste du 21e arrondissement de Paris, vice-présidente du groupe des Shadoks Jaunes à l'Assemblée Nationale, pour expliquer qu'elle allait courageusement se rendre à Versailles pour s'abstenir de s'opposer au Naingalomane le 4 février prochain :
Une opposition à la modification constitutionnelle aurait pour effet immédiat d’interrompre la procédure de ratification du traité, et donc de renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer.
Cette phrase à elle seule n'est-elle pas un monument de la shadokerie la plus inénarrable ?
Alors, si je résume la shadokéenne pensée, le fait de s'opposer à la ratification parlementaire faite sans consulter le peuple d'un traité dont le frère jumeau a déjà été rejeté par référendum par "le peuple", ouvrant la voie à une possible nouvelle consultation de celui-ci, serait, deux points ouvrez les guillemets : renoncer à toute possibilité pour le peuple de s’exprimer
?
Par conséquent, en tant que représentant du peuple, refuser de refuser ce que le peuple a refusé et passer par-dessus sa tête sans lui demander son avis, c'est probablement, en bonne logique shadokéenne, lui offrir l'occasion de s'exprimer... (dans la rue ? À pleins poumons ?)
Arrivé là, on n'a guère d'autre choix que de se pisser dessus à la gloire du jaune, que ce soit de rire ou de colère hystérique.
La suite est à lavement. Ou pire.
Heureusement, la Louve a retrouvé sa boîte à baffes que je lui avais malicieusement planquée, sous-estimant son flair louvéen dès qu'il s'agit de retrouver la machine à botter les culs, et a fait à la dame une réponse aussi magistrale qu'hélas farpaitement inutile que je vous enjoins, ô disciples, de lire séance tenante et d'applaudir à tout rompre, puisque c'est bien plus beau lorsque c'est inutile...[1]
Les Shadoks Jaunes, on sait maintenant pourquoi ils sont jaunes : c'est à cause de la traînée qu'ils laissent derrière eux.
Pendant ce temps-là, le gouvernement met sur la table 250 millions d'Euros pour l'année qui vient pour résoudre le problème des sans-domicile et des mal-logés
tandis qu'un des plus grands établissement bancaires français paume 5 milliards (soit vingt fois plus) sur le tapis vert de leur roulette de dingues, faisant porter le chapeau au lampiste qui était suffisamment con pour jouer ce petit jeu et se trouver ensuite en position de fusible grillé.
Pendant ce temps-là, à midi sur France Intox, un ancien président d'une banque qui "nous devait (elle aussi) des comptes" et dont nous avons tous en d'autres temps bouché les trous à fonds perdus affirme sans rire que le président de la première ne doit ni démissionner ni être démissionné. Après tout, il est à la tête d'un des plus grands établissements bancaires et paume 5 milliards des ronds qui lui ont été confiés par ses gentils clients, mais le Monsieur n'est pas responsable, c'est juste le chef. En d'autres temps des hommes d'honneur se seraient collés une balle dans le cigare pour moins que ça. (Le dernier qui l'a fait était premier ministre, communiste, et n'avait pas grand-chose à se reprocher).
Pendant ce temps-là, notre premier sinistre assure sans rire que l'Etat ne laissera pas se dérouler une OPA hostile contre la Société Générale en restant les bras croisés, et qui si cela devait se produire, l'état interviendrait. En nationalisant la banque, je suppose ? Mort de rire. Nos grands libéraux amoureux du Marché Libre À la Concurrence non faussée quand il s'agit de privatiser les bénéfices tirent le bouclier dès que le vent tourne à l'orage et sont les premiers à se vanter d'être prêts à socialiser les pertes, au nom des milliers de salariés menacés comme de bien entendu.
Pendant ce temps-là, mes Nains procèdent à tour de rôle à l'essayage de mes accessoires, histoire d'aller un peu parler du pays à ces braves gens le 4 février prochain. Si ça se trouve, la Louve voudra bien me prêter sa boîte à baffes si je lui prête mon couvre-chef.[2]
Y'aurait pas quelqu'un pour me prêter également une fourche ?









