Tiens, ce matin, je me sens en forme pour régler son compte à cette connerie avec quelques remarques de café du commerce que personne n'a jamais faites avant moi...
Travailler plus pour gagner plus.
Faut-il qu'on nous prenne pour des cons !
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mercredi 28 mars 2007
Par Petaramesh le mercredi 28 mars 2007, 10:39 - Politique infiniment dualiste
Tiens, ce matin, je me sens en forme pour régler son compte à cette connerie avec quelques remarques de café du commerce que personne n'a jamais faites avant moi...
Travailler plus pour gagner plus.
Faut-il qu'on nous prenne pour des cons !
mercredi 22 novembre 2006
Par Petaramesh le mercredi 22 novembre 2006, 15:56 - A lire ailleurs...
Ô patronat, ô financiers si généreux et glorifiés par le MEDEF !
lundi 20 novembre 2006
Par Petaramesh le lundi 20 novembre 2006, 11:44 - A lire ailleurs...
Il faut quand même le lire, chez Le Plan B : "Au rayon du bonheur"
Ca vaut bien une carte de fidélité, comme lecture, ça...
Heureusement que d'ici 6 mois, Pimprenelle va nous sauver, et sauver la France avec... Credo ! Credo ! Credo quia absurdum ! [1]
[1] Je le crois parce que c'est absurde : Citation attribuée à Tertullien (circa 155–230), puis à Saint Augustin (354-430), ce serait en fait une version lapidaire fortement abrégée de Natus est Dei Filius; non pudet, quia pudendum est: et mortuus est Dei Filius; prorsus credible est, quia ineptum est: et sepultus resurrexit; certum est, quia impossibile
(Tertullien, De carne Christi 5.4).
jeudi 5 octobre 2006
Par Petaramesh le jeudi 5 octobre 2006, 09:28 - p0rn0graph1e
Quand, au mois de janvier dernier, le proviseur Garfieldd avait été révoqué[1] pour avoir tenu un blog, sous l'accusation fantaisiste de "pornographie", la blogosphère avait immédiatement réagi par différentes initiatives de soutien.
Parmi ces initiatives, celle de Kozlika de créer la Chaîne p0rn0graphique, à laquelle de nombreux blogs ont participé en republiant chacun, chaque jour, un billet extrait de l'archive du blog de Garfieldd, dans le double but de montrer l'innocence du contenu de celui-ci, d'une part, et d'affirmer haut et fort d'autre part que la liberté d'expression ne se négocie pas, et que dans une société qui tend de plus en plus à vouloir la rogner pour la remplacer par une pensée unique consensuelle cuisinée par les principaux média aux ordres des puissances financières qui les contrôlent, la liberté d'expression est un droit que l'on prend, et non une permission qu'on demande.
Aujourd'hui, une dizaine de mois plus tard, la p0rn0graph1e est de retour, dans le sens d'obscénité qu'a ce mot : Le Monolecte nous apprend que Bereno, un Inspecteur du Travail qui tenait un blog, s'est vu contraint de le fermer brutalement sans autre forme de procès, à la suite d'un ultimatum de son ministère de tutelle.
Le blog de Bereno nous montrait, avec neutralité et réserve, en respectant l'anonymat des protagonistes, le quotidien d'un Inspecteur du Travail du beau pays de France, et, à travers ses yeux, la réalité du monde du travail dans notre pays.
Une réalité qui, sans doute, dérange le ministère, tant il ne faut pas que certaines choses soient dites... Le corps des Inspecteurs du Travail n'a pas vraiment bonne presse sous ce gouvernement UMPo-MEDEFien.
Alors, silence dans les rangs ! On ne veut voir qu'une seule tête, et certainement pas celle de la liberté d'expression, non, plutôt celle du devoir de réserve, ancien concept pour exprimer de manière moderne : Ferme ta gueule, boucle-la, et tais-toi !
.
Le déni du droit à l'expression, l'ultimatum exigeant le silence, la voilà bien, l'obscénité, la voilà bien, la p0rn0graph1e...
D'où me vient très logiquement l'idée de reprendre l'initiative de Kozlika[2] pour Garfieldd, et, allant dans le même sens que l'initiative irrepressible.info d'Amnesty International, de rendre irrepressible ce que nous pouvons aujourd'hui sauver du blog de Bereno, dont :
Pour reprendre, quasi mot-pour-mot, les instructions de Kozlika en la matière, je demande donc à chaque volontaire participant de reproduire chaque jour, sur son propre blog, l'un des billets de Bereno :
Bonus : pour réaliser un Google bombing positif, choisissez comme titre de votre billet d'associer plusieurs mots de la liste suivante : Bereno - Inspecteur du Travail - censuré - blog - blogueur.
(Comme je l'écrivais par ailleurs dans un commentaire chez Le Monolecte : Je me demande même s'il faudrait tenir compte de l'approbation ou de l'opposition éventuelle de l'auteur, dans une telle situation. Il possède bien évidemment le droit moral sur son oeuvre (je ne parle pas de "propriété intellectuelle"), mais d'un autre côté, il est patent qu'il subit des pressions qui lui ôtent sa liberté d'action et d'expression à ce propos... Si j'étais à sa place, je serais certainement heureux que mon blog soit "immortalisé" ainsi par un acte de résistance de tiers indépendants...
Toutefois, Bereno, si tu nous lis... Ma "page contact" est là...)
Je passe cette chaîne aux cinq premiers commentateurs de ce billet.
Le Billet Pornographique du jour
par Carnet d'un inspecteur du travail
Mercredi 13 septembre 2006
Plus de dix ans d'ancienneté, plus de dix ans de bons et loyaux services. Monsieur Y a, semble-t-il, toujours donné satisfaction. Il a accepté, par le passé, d'occuper différents postes de travail dans l'entreprise selon les nécessités du moment.
Puis survient l'accident; une mauvaise chute dans l'entrepôt. Fracture du genou gauche. Cette blessure nécessite six mois d'arrêt de travail. Lors de la reprise, il est bien conscient que son genou est encore fragile et douloureux parfois, mais l'inactivité lui pèse et il insiste auprès de son médecin pour reprendre le travail. Malheureusement, au bout de quelques jours de travail, il est de nouveau contraint de s'arrêter, pour trois mois de plus.
Cette fois, en accord avec le médecin traitant et le médecin du travail il est décidé que la reprise s'effectuera dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique mais pas sur le même poste, non cela semble trop risqué. Après une concertation entre le médecin du travail et le responsable de l'entreprise, monsieur Y aura en charge les livraisons à domicile.
Il est satisfait monsieur Y, ça lui plaît d'aller livrer les clients. Très vite cependant, il remarque que cette nouvelle fonction nécessite de sa part bien plus de responsabilités et de technicité que les tâches (essentiellement de la manutention) qu'il effectuait jusqu'alors. Tout naturellement, il sollicite un rendez-vous avec le patron pour discuter salaire et demander un avenant à son contrat de travail qui prendrait en compte son nouvel emploi.
Trois jours plus tard, il se présente dans le bureau du chef d'entreprise et lui exprime ses souhaits. Mais à peine a-t-il terminé de parler que le patron s'emporte en le tutoyant alors que jusqu'à présent le vouvoiement était de rigueur:
-"Pour qui tu te prends ? Tu es livreur et tu es suffisamment payé comme ça".
Il est abasourdi monsieur Y, il ne s'attendait pas à une telle réaction ! Le patron continue dans son élan:
-"Estime toi heureux que je te garde dans l'entreprise. Un chauffeur n'a pas d'heures et dorénavant tu travailleras tous les jours du lundi au samedi".
La moutarde lui monte au nez à monsieur Y. Il ressent ce tutoiement comme un mépris total envers sa personne. Au-delà du désaccord, c'est ce sentiment d'être traité comme un "moins que rien" qui le blesse profondément. Il est prêt à exploser mais il se contient.
-"Voila les clés du camion, pour les livraisons ne comptez plus sur moi." dit-il en déposant les clés sur le bureau et il se retire.
Il décide de reprendre son ancien poste. Il veillera à ne pas faire d'efforts trop violents pour préserver son genou blessé ...Mais le patron n'entend pas s'en laisser conter. Rapidement, il le rejoint dans l'entrepôt et le somme de passer par la pointeuse et de rentrer chez lui. Il insiste pas monsieur Y, il en a plus qu'assez, il obéit.
Le lendemain matin, il reçoit une lettre de l'employeur. Il la parcourt rapidement: mise à pied conservatoire à effet immédiat et convocation à un entretien préalable au licenciement pour faute grave.
Il est désemparé monsieur Y à la lecture de ces mots. Il me téléphone, il veut savoir: "C'est une faute grave de demander une rémunération appropriée au travail fourni et un avenant au contrat de travail ? C'est une faute grave ça ?".
mercredi 4 octobre 2006
Par Petaramesh le mercredi 4 octobre 2006, 18:57 - Politique infiniment dualiste
On dit que la différence entre le totalitarisme et la démocratie, c'est que le totalitarisme, c'est Ferme ta gueule !
, tandis que la démocratie, c'est Cause toujours...
Bon, ben maintenant, il semble qu'on en soit finalement viendu à Ferme ta gueule !
Surtout si tu es inspecteur du travail. Raconter ce que tu vois tous les jours, ça ne se fait vraiment pas en MEDEFocratie... C'est un blasphème.
Update 19:31 : En allant chercher mademoiselle Patâpatî à la piscine, et en pensant à la "mésaventure" qui arrive à Bereno, ce vers me revenait en mémoire Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
.
lundi 18 septembre 2006
Par Petaramesh le lundi 18 septembre 2006, 17:35 - Inferno Chomismorum
Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible
il faut toujours taper sur les mêmes.
- Proverbe Shadok
mardi 23 mai 2006
Par Petaramesh le mardi 23 mai 2006, 00:02 - Politique infiniment dualiste
Pour reprendre cette frappante et si juste expression que j'ai plusieurs fois relevée sous la plume de ma très chère Ko, je viens, bien que ne regardant que d'une fesse distraite, de suprendre le Soir 3 de FR3 dans une splendide petite séance de céphaloponte dans la plus pure tradition du Miniver.
Tout a commencé par un reportage magnifiquement orienté où un jeune et beau chef d'entreprise entrepreneur winner talentueux de la France qui Gagne expliquait sans rire à la caméra et avec ses lunettes rectangulaires à quel point ça avait été duuuuur pour lui de convaincre ses associés étrangers de bosser avec la France tellement l'image de notre pays était dégradée à l'étranger, avec toutes ces racailles qui brûlent des bagnoles en banlieue et tous ces jeunes flemmards qui refusent de travailler, ont le toupet de réclamer un salaire décent et quelques garanties en contrepartie de leur travail, et osent manifester contre le CPE à la plus grande incompréhension du Cleube International des Décideurz Importants de Le Monde Mondialisé.
Une fois ce beau (et surtout très impartial) reportage achevé, la présentatrice[1], pour être sûre qu'on a vraiment bien compris, nous précise bien à quel point la complexité de notre législation du travail
inquiétait ces pôvres entrepreneurz internationaux. Un commentaire d'une rare impartialité là encore. Tellement complexe notre législation du travail ! Une honte ! D'ailleurs, c'est bien simple, il faudrait la supprimer. Ce serait tellement plus simple, justement !
Et en attendant, on pourrait déjà commencer par laminer un petit peu l'inspection du travail, comme le souhaite la charmante présidente du médèphe (les commanditaires qui agitent nos marionettes si télégéniques).
Et puis, pour amener bien doucettement les choses et les rendre plus acceptables, plus fashion, mieux présentées, rien de tel que de nous pondre dans la tête, par petites touches, un p'tit peu tous les soirs, de-cî, de-là, sans avoir l'air d'y toucher. On appellera ça le journal télévisé et on vous dira que ce que ça raconte est la Vérité du Bon Dieu, Parole d'Evangile.
Ah, cette France tellement archaïque, tellement rétive au progrès, tellement attachée à des acquis sociaux tellement stupidement passéistes et rétrogrades ! Des acquis sociaux, retraite, sécu, congés, réduction du temps de travail, qu'une société exsangue à la sortie d'une guerre mondiale pouvait s'offrir sans peine, mais qui sont, c'est l'évidence, des prétentions tellement excessives, que dis-je, monstrueuses, un demi-siècle de "progrès" plus tard et dans une société qui n'a jamais été, du moins le dit-on, aussi riche, et qui n'a jamais connu dans l'histoire une productivité industrielle comparable.
Vous savez quoi ? On vous voit, pondre vos oeufs de MEDEF. On trouvera bien le moyen de les stériliser avant qu'ils n'éclosent.
[1] Je précise qu'il ne s'agissait pas de Marie Drucker, j'ai trop de respect pour elle pour laisser planer le soupçon ;-) Quant à l'autre espèce de qui présentait le journal ce soir, je préfère ne même pas faire l'effort d'apprendre son nom.