La publicité est capable de tout saloper, la preuve.
Ce soir, au JT de France 2, ça s'est mis à causer de Dmitri Chostakovitch, à l'occasion je suppose de l'anniversaire de sa naissance qui tombe dans une paire d'heures, ou d'une rétrospective, ou de je ne sais trop quoi moi, mais allez donc essayer de comprendre ce que raconte le poste pendant le repas avec deux nains et une femme[1]...
Bref.
Bref reportage sur Dmitri Chostakovitch avec en fond sonore... La pub' de la C.N.P..
'tain de mordel de berde ! T'entends les chaussettes à Kovitch à la télé, tu te dis Tiens ! La pub' de la C.N.P.
...
Tu peux plus t'empêcher.
Shame.
Saloperie de pub' qui salit tout ce qu'elle touche. J'espère que quelqu'un aura pensé à déporter le publicitaire au goulag !
'reusement que ce morceau était chiant. On se console comme on peut.
Moi je préfère Kubrick. Je ne peux pas entendre la neuvième sans penser à Orange Mécanique[2] et voir défiler les images... Pareil pour l'ouverture du Guillaume Tell de Rossini, d'ailleurs. Schubert, et c'est Barry Lyndon... Le Zarathoustra de Richard Strauss... et c'est, l'Univers entiers voit l'image, 2001, l'Odyssée de l'espace ! Le beau Danube bleu de Johann Strauss, cette fois, l'Odyssée de l'espace toujours. Splendide ballet spatial de navettes lunaires.
La nuit sur le Mont Chauve de Moussorgski, et c'est Rencontres du 3ème type, plus de Kubrick cette fois, mais de Spielberg (rien à voir)...
Leoš Janácek ? Antonín Dvorák ? Nous sommes dans le superbe Paltoquet[3] de Michel Deville.[4]
Mais les chaussettes à Kovitch ? Une pub de merde pour un assureur, tiens.
Et le grand air de la flûte enchantée du divin Wolfy ? Une vieille pub' de serviettes à ragnagnouttes... Oééééé. Farpaitement.
Décidément, la pub' salope tout.
Notes
[1] Remarque misogyne gracieusement offerte par la Maison, ne me remerciez pas.
[2] Film que j'ai du voir dix-sept fois au cinéma durant ma belle jeunesse...
[3] Rien que la distribution, déjà, t'es tout vert : Michel Piccoli, Fanny Ardant, Daniel Auteuil, Richard Bohringer, Philippe Léotard, Jeanne Moreau, Claude Piéplu, Jean Yanne...
[4] Michel Deville qui a par ailleurs le discutable honneur d'être le réalisateur du seul film dont je me sois barré en route après avoir payé ma place, tellement je m'emmerdais gravissime dans toute cette masturbation intellectuelle : Nuit d'été en ville. Avec Jean-Hugues Anglade et Marie Trintignant (R.I.P.). Qu'est-ce que j'ai pu me faire tartir !










