Au soir du septième jour, eh oui, sept jours sans clopes. Une semaine, quoi.
Mais ce n'est pas pour cela que la journée est grandiose, non, c'est parce qu'on vient de lâcher Mâ Belmeramesh à l'aéroport. Et qu'elle s'est enfin envoyée en l'air.
Si le pilote se rend compte qu'elle est à bord, espérons qu'il saura se comporter en gentleman, et aura la décence de crasher poliment son appareil sur une zone désertique plutôt que d'imposer à une humanité déjà au bord du gouffre l'atterrissage d'une Mâ Belmeramesh en parfait état de marche...
La plus triste, dans tout cela, c'est notre gentille Lulu, la hamsterette naine Roborovski de mademoiselle Patâpatî. Cette pauvre Lulu qui s'était habituée depuis quelques jours à ne plus être le point de référence basse de l'échelle des quotients intellectuels des présents à l'ashram, échelle dans laquelle notre brave Lulu avait enfin trouvé une place fort honorable. Et voilà qu'avec la migration de Mâ Belmeramesh, petite Lulu se retrouve de nouveau reléguée au bas bout de l'échelle. Son amour propre a bien du mal à s'en remettre, dure est la chute...
Si elle ne se remet pas, on sera peut-être obligés de lui acheter un poisson rouge... Ou un Jim ? Pour qu'elle retrouve de nouveau un semblant de dignité morale.