Ashram de Swâmi Petaramesh

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mercredi 12 mars 2008

Le coutelas entre les ratiches

Une brève particulièrement savoureuse entendue sur Rance-Info ce matin :

François Bayrou n'investira pas la liste commune présentée par le PCF et le MoDem à Aubagne[1] (maire sortant PCF) estimant, je cite Rance-Info, qui, je suppose, citait textuellement Bayrou : que le parti d'extrême-gauche n'appartient pas au courant démocratique républicain.

V'là maintenant le PCF classé "extrême-gauche" par notre ami Bayrou et Rance-info réunis. Je m'en boyaute encore.

Méfions-nous de ces bolchéviques qui mugissent dans nos campagnes et viennent faire de l'entrisme jusque chez nos gentils centristes, et à l'occasion égorger nos fils et nos compagnes :-D

De toute manière, pas de panique, être un méchant bolchévique d'extrême-gauche, ça ne va pas tarder à être interdit. Heureusement, ici aussi, Mâm nous sauvera de ces vilains terroristes d'extrême-gauche invraisemblablement opposés au juste règne de l'économie de marché à la concurrence non faussée et à la Vraie Religion du Grand Dieu NYSE.

Notes

[1] Faut l'faire, quand même ! Valéry Giscard d'Estaing et George Marchais même combat !

vendredi 16 mars 2007

Un Sarko mou

Bayrou est un Sarko mou. Autrement dit, un libéral de droite que seul le style sépare du Ministre de l’intérieur : l’un se veut loup, l’autre furète en renard – pendant que Ségolène Royal avance en crabe et que les trois défendent le poulailler du marché faisant la loi…
[...]
D’où vient donc son succès ? Bayrou incarne le retour du refoulé politique. Quand la droite est de gauche et la gauche de droite, autrement dit quand droite et gauche de gouvernement défendent un même monde libéral et différent seulement par des modes d’énonciation et un personnel politique apparemment hétérogènes – pour l’image …- le crédit se perd.
[...]
Le centre, ça n’est pas la fin de la droite et de la gauche, c’est l’association de ce qu’il y a de pire dans la droite et dans la gauche : les tièdes. Le centrisme aime le mou, le fade, le pâle, le pâteux, le doucereux, l’insipide, il célèbre la droite qui a honte de l’être et la gauche qui communie dans une même maladie. Le centrisme, c’est l’agnosticisme en politique : on n’est pas sûr de croire, on n’est pas sûr de ne pas croire non plus, Dieu existe peut-être, mais peut être que non aussi. ...

A lire sur le blog provisoire de Michel Onfray : La sauce béarnaise