En rentrant à l'ashram il y a 10 minutes, j'ai trouvé dans la boîte aux lettres une bafouille des ASSEDIC m'indiquant que, puisque je n'avais pas renvoyé la montagne de paperasses qui m'était demandée pour occuper à la photocopieuse mon oisiveté de chômeur qui se lève tard, mon ASS (Yeah ! It's time to kick ass and chew bubble-gum !) m'était supprimée, et que c'était bien fait pour mes pieds.
Je me suis bien fendu la pipe, pourtant aussi loin que je me souvienne, c'est la première fois que ce courrier des ASSEDIC (que j'ai pourtant déjà reçu à plusieurs reprises) me semble comique.
Ensuite de quoi, ouvrant mon e-mail, j'ai trouvé un gentil mail disant en substance : Cependant, l'étude approfondie de votre candidature ne nous permet pas de donner une suite favorable à votre offre de collaboration pour ce type de poste.
Là, je me suis tirebouchonné les boyaux de rire, chose également plutôt rare à la lecture de ce genre de mail.
Il faut dire aussi que j'avais sous le bras le Saint-CDI signé de mon sang quelques instants plus tôt, ce qui, je l'ai constaté, éclaire d'un nouveau jour burlesque certaines des petites vicissitudes de l'existence.
Je lisais encore quelque part que le Saint-CDI serait paraît-il un animal en voie de disparition : Ils auraient tous été massacrés par un braconneur nain portant talonnettes contre lequel un garde-chasse moustachu serait notre seul recours... Coup de bol, j'aurais capturé l'un des derniers Saint-CDIs de haute lutte ?
Enfin voila, "demain matin, 9 heures". Foutrebleu !
L'arrosage au Champagne (qui sera bien frais, forcément...) est reprogrammé pour samedi soir...