Il faut tirer, tourner, tirer, tirer, hardi mon gars, y'en a que pour 200 kilos et mèche à remonter des entrailles du fond de la montagne...

Les reins en compote, le doigt qui a bien failli rester en souvenir entre les flasques du treuil au cliquet mal calé, le tuyau boueux et glissant sur lesquelles les mains cherchent désespérément prise. Encore, c'est pas fini ! On a bien du faire deux fois la distance vu ce qu'on a déjà sorti, mais on n'en voit pas encore le bout. Le trou est noir et aveugle, ça pourrait bien continuer sans fin : ces mètres nous narguent.

Théorie de la relativité : certains mètres sont plus longs que d'autres, et certains mètres ont un poids. Lourd. Surtout quand ils sont profonds. Quoi qu'en dise le pavillon des poids et mesures, il n'existe pas de comparaison entre les 100 mètres parcourus sur l'autoroute et ceux arrachés aux profondeurs de la terre.

Forage, ô désespoir !

Et puis ça :

Shit happens

2 vis à la con parties se faire voir ailleurs. Des gravillons dans la turbine, sans doute.

L'après-midi pour le sortir, combien pour le réparer, combien pour le redescendre ? L'histoire ne le dit pas encore.

L'ambiance est à la clé à molette.

La prochaine fois, je chercherai du pétrole.