Je ne sais rien mais je dirai tout !
Par Petaramesh le mardi 2 juin 2009, 10:27 - Râleries dualistes - Lien permanent
Les morbaques, ou régurgitation d'une vingtaine d'heures d'intoxication médiatique.
Un avion disparaît en vol, hors de portée des radars.
On ne sait rien ou presque rien, on n'a donc pas grand-chose à en dire, sauf à signaler cette disparition et communiquer la liste des passagers aux personnes concernées.
Mais voilà un déclencheur de rêve pour la machine à mouliner du vide : tous les médias s'en emparent, l'encre coule à flots, des heures de conneries sont débitées dans les micros, des "éditions spéciales" à n'en plus finir (permanente depuis hier sur Farce-Info) pour dire qu'on ne sait rien, puis, comme il faut fournir une explication, il faut fournir une explication, alors on se lance à corps perdu dans les hypothèses les plus échevelées.
Comme ça ne suffit toujours pas à meubler le temps d'antenne, on l'occupe avec le voyeurisme crade et la non-information. La fameuse "cellule de soutien psychologique aux familles" disséquée dans le vide, avec interview des joyeux lurons qui ont le bonheur d'en être, à qui on posera de pertinentes questions sur la douleur que peuvent ressentir les proches à qui on vient d'annoncer qu'un être aimé ne reviendra pas car il gît probablement en pièces détachées au beau milieu de l'Atlantique...
Des scènes de schizophrénie médiatique ubuesque. Des images de journalistes micros et caméras brandis sous le nez des "proches" sous le choc, journalistes agglutinés autour d'un minibus transportant ceux-ci, pendant qu'un commentaire de journaliste-sur-le-plateau nous explique à quel point il est important de protéger les familles de l'acharnement voyeuro-médiatique et que les forces de l'ordre s'y emploient sans faillir...
Cette extraordinaire question d'un journaliste-en-direct-avec-l'envoyée-spéciale-sur-place : Quel est l'état d'esprit à l'aéroport ?
Ben c'est la fête, tiens, mon con ! Champagne, petits fours et cotillons !
Un princident-et-huit-font-seize, par l'odeur des micros et caméras alléché, qui se précipite à l'aéroport apporter son soutien aux familles. Pas grave qu'il n'ait rien à dire, rien à apporter et qu'il vienne juste se faire voir (aller se faire voir est sa spécialité première, y'a toujours un bénéfice médiatique à tirer). Espérons seulement que parmi les familles sous le choc une personne au moins aura eu la présence d'esprit de lui suggérer de se casser...
Et pour les causes, pendant ce temps ? Qu'est-ce qui lui est arrivé à cet avion auquel on ne sait foutrement pas ce qui a pu arriver ?
Hors de portée des radars, aucun message de détresse, aucune nouvelle, disparu en plein ciel en un lieu incertain à plusieurs dizaines de nautiques près, pas d'épave ou de corps retrouvés à cette heure, que dalle.
Peu de faits donc, très peu. Les seuls faits connus : il volait dans une zone météorologiquement merdique, et son système ACARS a transmis un message "panne électrique" à 2h14 UTC. Pour le reste rien, un rien qui peut en soi être révélateur, comme le fait qu'outre l'absence d'appel de détresse, aucune des trois balises de détresse autonomes et indépendantes n'a émis quelque signal que ce soit, et qu'aucune ne semble donc avoir été activée manuellement ni automatiquement, ou en mesure d'émettre.
A la radio, succession de "notre expert" et "notre spécialiste aéronautique" se perdant en considérations échevelées sur le modèle de l'appareil et le nombre d'heures de vol du capitaine, mais dont aucun ne commence par rappeler cette évidence bien connue : plus un aéronef est loin du sol, plus il est en sécurité, parce que plus il est loin du sol plus le risque de collision avec quoi que ce soit est faible, et, si un évènement déplaisant se produit, plus il mettra de temps à descendre ou tomber, ce qui laissera un maximum de chances à l'équipage pour tenter quelque chose, éventuellement un amerrissage d'urgence, et au minimum l'envoi d'un appel de détresse si les communications radio sont encore possibles, ou l'activation de balises de détresse si elle ne le sont plus.
Le fait que la zone ait été orageuse et qu'un problème électrique ait été rapporté part l'ACARS permet à Air France d'envisager l'hypothèse d'un foudroiement de l'appareil et de communiquer là-dessus.
Aussitôt la presse s'emballe et titre (sur le 'net et à la radio, pendant tout l'après-midi d'hier) que "l'appareil aurait été foudroyé", ceci expliquant cela, avec un conditionnel de pure forme alors même qu'on n'en sait foutrement rien.
Des pilotes meilleurs connaisseurs de leur boulot que les "notre expert aéronautique" ont beau expliquer que les avions de ligne sont régulièrement foudroyés et qu'en général ça ne leur fait pas grand-chose, cage de Faraday etc., qu'eux-mêmes l'ont été à de multiples reprises durant leur carrière, et que s'il n'est pas strictement impossible que la foudre ait détruit l'appareil, cela reste néanmoins extrêmement improbable, ça serait vraiment une première, ça n'empêche pas presse en ligne et radios de maintenir cette explication, ce conditionnel-quasi-certain on-tient-l'explication pendant des heures...
Et à propos d'heures, dès le début d'après-midi d'hier, la presse brésilienne indique que l'ACARS aurait non seulement transmis un message de "panne électrique", certes préoccupant mais pas nécessairement dramatique - les circuits électriques sur ce genre d'engins sont multiples et indépendants - mais également un message "dépressurisation de l'appareil".
Or cette possible "dépressurisation de l'appareil", ou à tout le moins l'existence d'un message ACARS en faisant état, la presse française n'en dit absolument rien durant toute la journée d'hier. Il faut attendre ce matin pour que ce soit prudemment évoqué.
Alors quid ? La presse brésilienne raconte des conneries qui ne valent pas d'être rapportées ? Ou la presse française ne lit pas la presse brésilienne, même pas sur Internet, et n'a pas accès aux mêmes sources d'information ?
Parce que "panne électrique", c'est pas très bon, mais "panne électrique plus dépressurisation", à 11.000 mètres d'altitude supposée, ça sent la catastrophe brutale autant que soudaine.
Effectivement, un avion étant bien plus en sécurité haut que bas et théoriquement plus en mesure de réagir et d'appeler au secours par divers moyens si quelque chose tourne mal, ce qui peut lui arriver de pire en altitude est quelque chose qui provoquerait une dislocation soudaine de sa structure - la destruction de l'appareil et la mise hors d'état de faire quoi que ce soit quasi-instantanée de l'équipage. Le gros "Boum !" en plein ciel quoi, quelle que soit la raison qui puisse le causer.
Dans une telle hypothèse, le signal "Panne électrique + dépressurisation" suivi d'un grand et définitif néant ressemblerait bien au cri d'agonie d'un moustique qu'on écrase. Aucune balise de détresse. Détruites ?
Pourtant, ce type de déduction très simple est bien le genre de chose qu'on n'a ni lu ni entendu dans la presse au cours de la journée d'hier. Et qu'on te parle de la foudre, et qu'on évoque des grêlons gros comme des balles de tennis, certes ! Mais qui les a vus ? Et personne pour dire Tout donne a penser que l'avion a été détruit en vol très brutalement mais on n'a foutrement aucune idée de par quoi.
Même si on ne sait pas pourquoi, on aimerait bien, notez. L'admirable Pujadas, au 20 heures de France 2 hier soir, a tenu à poser la question 3 fois sous diverses formes (et y revenir en fin d'interview) au pilote de ligne de service invité sur le plateau et venu dire que la foudre bof-bof, mais le bon Pujadas de demander quant à lui si par hasard des fois il se pourrait que le gros navion ait été victime d'un attentat terroriste ? Le pilote de ligne qui n'en sait en l'occurrence rien d'autre que ce que ses compétences professionnelles lui permettent de connaître des avions lui fera la seule réponse sensée : Rien pour l'instant ne donne à le penser ou ne permet de le supposer
, la réponse ne convient pas à notre Pujadas car elle ne permet guère d'enchaîner sur d'autres hypothèses échevelées d'Al-Quaideux bombeurs ou cutters entre les dents. Si peu satisfait d'une telle réponse, le Pujadas repose et repose la question et revient dessus à la fin. Pas de terroristes dans le coup ? Mais putain, que c'est décevant !
Ainsi va la presse...










Commentaires
Tu illustres à point nommé mon dernier papier sur la médiocrité éditoriale comme cause réelle et sérieuse du déclin journalistique.
J'ai aussi vachement halluciné de voir la surexposition de cet accident dont on ne sait rien. Halluciné de voir les journaux tourner en boucle avec du vide : delayons la non info dans le pathos et tenons l'antenne le plus possible en recyclant le vide.
La question est : quelle est la vilénie qu'on va nous enfoncer bien profond pendant que nous regardons ailleurs?
Bien vu Swâmi, bravo :-)
En cet instant LeMonde.fr parle de (sic !) C'est dire si ces gens-là sont culturés...
>
Temps de s'en apercevoir. A fond la caisse ! ;-)
Quelques autres perles mondiennes de ce matin...
Ici :
Ah bon ? On sait où elles sont alors ?
Encore :
Une conclusion belle comme l'Antique !
Et là : (ministre de la défonce)
Ahah ! Puisqu'on vous le disait qu'on a un Ennemi !
Et enfin (ce matin à 10h17) : [...]
Ah ben oui, ... Heureusement que la presse est prudente, genre on sait pourquoi l'avion est tombé et que ses boîtes noires sont sous 5.000 mètres de flotte... Enfin, si cela se confirmait qu'il soit tombé... Parce que sinon...
Sont peut être déçu de n'avoir aucune revendication de vilains terroristes. Moi, à la place de Coupat, je me méfierai, tiens .... Des fois qu'on retrouve chez lui un billet d'avion Air France pour le Brésil ..... ;-)
Ça tombe mal à une semaine d'une élection ... Déjà qu'on ne parlait plus trop de l'Europe dans les médias à part pour discuter de résultat de pseudo-sondages, là on ne va plus du tout en parler ...
N'oubliez pas d'aller voter même si comme moi vous avez été un poil échaudé par la manipulation du Traité de Lisbonne
Ben y'en a qui ne vont pas oublier d'aller voter, et d'autres qui ne vont pas oublier de ne pas y aller, pour des raisons qui se défendent dans les deux cas...
y'a des postes de commerciaux à prendre chez CGE distribution...
Petaramesh, j'ai deux questions à te poser:
- Comment, toi, aurais-tu traité cette info? En disant en boucle que tu ne savais rien? Ou en employant le "conditionnel de circonstance" (pourquoi "de circonstance"? Un conditionnel, c'est un conditionnel, non?)? Ou en tachant de trouver les spécialistes ad hoc, de faire le tri en quelques minutes entre les communiqués qui tombaient de partout, disant toute chose et son contraire, de s'occuper des familles des victimes, des visites politiques, des cartes météos...?
- Où as-tu entendu parler de l'effet Faraday, les spécialistes dire qu'il ne fallait pas s'emballer, de messages automatiques, de panne électrique, de dépressurisation?
Merci pour la "médiocrité éditoriale", on attend juste que vous nous expliquiez précisément ce qu'est la qualité, vous à qui on ne la fait pas (ah oui, vous empêcher de regarder ailleurs...), vous qui savez si bien détecter le mauvais dans "la presse" quand il y en a, dans des circonstances comme celles-là comme dans d'autres. La critique, ça va quand c'est mérité.
Il y a plusieurs éléments qui donnent à réfléchir, un peu posément, là-dedans.
- Les médias, et le public plus généralement, ne supporte peut-être pas sur un incident pareil de n'avoir aucune information. Parce qu'aujourd'hui l'information va vite, partout, et s'enrichit, nous sommes face à un cas particulier où il y a un dernier message (si j'ai bien suivi) et des heures sans rien derrière. Quelques indices mais c'est tout. Pire, on n'a rien à montrer : pas d'épave, de corps, rien de rien. C'est ce vide qui est insupportable et que l'on cherche à combler, pas seulement parce qu'il faut "vendre du papier" mais aussi que la perte de sens pour une tragédie est foncièrement intolérable à l'heure où l'on peut savoir à peu près tout, à peu près qui est où, n'importe quand. Il y a un côté "triangle des Bermudes" : "un avion, ça ne disparaît pas comme ça".
- Il faut comprendre qu'il y a des temps différents : celui de l'enquête, celui de la recherche, celui de l'action, et le temps des médias. Eux doivent dire quelque chose. Aussi, interroger des parties-prenantes (de près ou de loin) ou des experts est un pis-aller mais cela permet de donner éventuellement un éclairage sur les circonstances. En rien nous ne pouvons expliquer, ni comprendre la douleur des familles. On peut éventuellement en rendre compte, c'est toujours à la limite du voyeurisme et la frontière est fine.
- Que des officiels se déplacent, pour une tragédie de cette ampleur (en nombre de victimes françaises, bien sûr), c'est simplement une habitude. Ne l'auraient-ils pas fait qu'on le leur aurait reproché, soyons-en sûrs. A eux de trouver les mots et de faire quelque chose de pudique et de clair. Je n'ai pas dit que cela a été le cas, ou que ça le sera.
- Trois enjeux sous-jacents nécessitent d'ailleurs la présence d'officiels : l'aviation qui est le moyen de transport le plus sûr en ratio nombre de transportés / nombre de morts (tout accident fait d'office un nombre de victimes important, mais ils sont rares) et qui est le plus récent moyen de transport moderne. Si l'avion n'est pas sûr, ça fiche la trouille à beaucoup de monde. Autre point important : c'est un Airbus, donc si c'est un défaut de maintenance ou de matériel les effets industriels sont importants. Dernier point : il s'agit d'Air France, et donc de la qualité du personnel (formation aux procédures d'urgence, âge, expérience...). Trois raisons évidentes pour un emballement médiatique.
"Comment, toi, aurais-tu traité cette info?"
Et toi tu pratiquerais comment le métier de cuisinier? Moi effectivement je ne sais pas mais une chose est sûr : je sais si ce qui est dégueulasse dans mon assiette.
"Ou en tachant de trouver les spécialistes ad hoc"
Tu veux dire les mêmes gueules qu'on voit apparaître systématiquement sur les mêmes sujets : les mêmes psy, les mêmes pilotes, les mêmes économistes, les mêmes prof de droits, les mêmes sportifs, les mêmes acteurs etc...
"Merci pour la "médiocrité éditoriale", on attend juste que vous nous expliquiez précisément ce qu'est la qualité"
Une qualité qui revient à : "il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir et laisser aucun doute la dessus".
Mais au fait ils servent à quoi les satellites militaires? A mater les silliconnées de rio de janeiro?
Faut bien dire qu'on a brassé beaucoup de vide depuis que cet avion a été porté disparu. Je plaide coupable, car moi qui ne regarde presque plus les infos télévisées, je me suis surprise à les "attendre", comme s'il allait s'y passer quelque chose. Et, Swâmi, je crois comprendre que toi aussi.
En fait, ça m'a un peu servi de piqure de rappel, maintenant, je sais de nouveau pourquoi j'avais arrêté de les regarder... et je reviens à mon attitude précédente: les regarder très peu, assez cependant pour continuer à habiter sur la même planète que la plupart de mes concitoyens.
Dans le genre indécent, j'ai bien noté la réaction de ce mec qui avait fait des pieds et des mains pour prendre CET avion et qui n'avait pas réussi. Ce sale con prétendait (et répétait) que la providence l'avait protégé, sans se demander une milliseconde pourquoi "elle" avait négligé de protéger LES AUTRES.
Pour répondre partiellement à la question d'Eric Mettout, je pense que, journaliste, j'aurais au moins évité de diffuser ça!
@Eric Mettout :
Comme dit le proverbe, il n'est nul besoin d'être charpentier pour s'apercevoir que le toît fuit...
>
Certes, quand on ne sait rien, dire qu'on ne sait rien paraît la meilleur solution plutôt que d'embrayer sur l'habituel Grand Barnum de circonstance et la valse des experts réels ou imaginaires qui, s'ils sont honnêtes, ne diront pas autre chose que vu que pour la plupart ils ont appris l'accident par le coup de fil qui les a convoqués au studio de radio-télé. Et que tant qu'on n'a pas trouvé l'appareil ni aucune idée de ce qui a bien pu lui arriver, eh bien, justement, on ne sait rien à part des vérités générales.
Pourquoi "en boucle" d'ailleurs ? Est-il bien nécessaire de consacrer 95% du temps d'antenne pendant 24h quand justement on ne sait rien et n'a pas grand-chose à dire ? Pourquoi des éditions spéciales pleines de vide qu'il va falloir misérablement meubler avec toujours les mêmes marronniers qui reviennent à chaque catastrophe ? Les mêmes familles de victimes éplorées, les mêmes risibles cellules de soutien psychologique - non risibles par ce qu'elles font, mais risibles par le compte-rendu détaillé et stéréotypé que les médias en donnent à chaque fois à tel point qu'on pourrait faire un copier/coller du bla-bla journalistique à propos de n'importe quelle catastrophe pour le coller sur n'importe quelle autre, on pourrait en trouver des quarts-d'heure entiers où ça ne se remarquerait même pas - un peu comme les infos "politiques", d'ailleurs.
On sert toujours la même soupe, et comme dit Louis, elle est fort mauvaise.
>
Le conditionnel médiatique est un temps très particulier : c'est un conditionnel affirmatif :-}
>
...mais assez globalement d'accord, j'imagine, sur le fait que faute d'aucun élément certain, tout le reste n'est qu'agitation du vide et plans sur la comète, supputations, et opinions que les journaliste pressent les "spécialistes" d'émettre alors qu'ils ne sont pas encore, et de loin, en mesure de le faire, ce que toute personne sensée sait.
Il paraît que les journalistes sont formés à séparer l'essentiel de l'accessoire et le bon grain de l'ivraie. on m'aurait menti ?
>
Que serais-je sans la presse ? :-D ...euh, pour Faraday, y'a quand même un truc qui s'appelle la culture générale, ... (sans compter le fait que je me suis déjà pris la foufre sur ma bagnole, donc j'ai personnellement expérimenté, sans même quitter la route. Juste le calculateur d'allumage qui est tombé raide mort 2 semaines plus tard, j'y ai vu une possible relation de cause à effet...)
>
Ce fut un plaisir. Il est des professions semble-t-il, qui intimement persuadées de leur immense qualité intrinsèque, supportent mal la critique et peinent à se remettre en question. Comme à se poser la question de savoir pourquoi la presse de vend de plus en plus mal au point de devoir être financée par les marchands de lessive...
>
Si ce n'est pas mérité, je veux bien être pendu :-}
@[Enikao] :
Ah ben alors, en effet, c'est évident, il faut en fabriquer pour meubler le vide :-D
Euh certes, et c'est bien ce qu'on leur reproche. leur mode de fonctionnement serait-il éventuellement à repenser ? S'ils ne faisaient par exemple pas la course à "publier n'importe quoi du moment que c'est plus vite ou au moins aussi vite que la concurrence et tant pis si c'est faux !" Outreau, les armes de destruction massive de Saddam Hussein n'évoquent déjà plus rien en vous braves gens ? Et les saboteurs d'ultra-gauche de lignes de TGV ? Non plus ?
Et ... Le public vraiment ? Ou l'image que les média s'en projettent ? Lui a-t-on seulement semandé, au public, s'il supporte de se voir asséner jour après jour autant de conneries, d'approximations, et de lecture servile de communiqués de presse qu'ils soient gouvernementaux, ou de bouillie prémâchée par les services com et les attachés de presse de tel ou telle banque ou grand groupe ?
>
Ben alors... Et si on ne montrait rien ?
>
Pour le rédacteur qui cherche une image à se mettre sous la dent, j'imagine ! Bah, y'a toujours les images d'archives d'autres tragédies, au besoin. Et les familles éplorées du jour. Et Sarkozy. Tout baigne.
>
...au besoin avec n'importe quoi.
>
Ne pas encore savoir n'est pas une perte de sens. C'est ne pas encore savoir. Par exemple, je ne sais pas comment un cerveau de journaliste fonctionne - ça, c'est une perte de sens.
>
Ben des fois on ne peut pas. Ça a l'air d'être une sacrée frustration pour la profession ! Ne pas savoir touche à l'obscène, à l'inimaginable, dirait-on. Pting, vous vous rendez compte ? Des fois y se passe un truc et on ne sait pas quoi ! en tout cas pas dans l'heure ! Survivra-ton à ça ?
>
Ce dernier étant souvent le temps de l'ouvrir quand on ferait mieux de la fermer...
>
Sans blague ? Comme par exemple
Que dire de plus quand on ne sait rien d'autre ? Ajouter autre chose sans sortir une connerie nécessiterait du génie...
>
Couvrir un tel non-évènement est également une habitude.
>
je vois mal le rapport avec la nécessité de présence d'"officiels", si par "officiels" tu entends ici des politiques...
>
Pour ce qui est de ficher la trouille à beaucoup de monde, la presse s'y emploie ;-)
>
Sauvons l'industrie française ! Euh, avant de la sauver, si on attendait d'avoir la moindre idée de ce qui s'est passé ?
>
Sauvons l'industrie française ! (Bis)
>
Je vois. Pour ce qui est des raisons de la fermer, ça semble moins clair pour les médias.
@Jardin :
La première heure, pour savoir ce qu'on savait. Les suivantes, fasciné par l'observation de ce cirque :-}
>
J'imagine assez le scandale qu'il a du péter avant le décollage parce qu'il n'y avait pas de place pour LUI, Le Professeur Machin, après qu'il ait pourtant et tiré les sonnettes pour qu'on débarque un simple quidam pour faire place à Sa Grandeur... On le retrouve quelques heures après remerciant le ciel qu'on l'ai envoyé paître et criant au miracle ! À sa place, je me serais caché dans un trou très profond plutôt que d'aller raconter ça à la presse :-D
Je maintiens ce que je dis sur le public qui réclame de l'information, même quand il n'y en a pas, et même si c'est insignifiant. L'information étant devenue un flux avec les chaînes broadcast en continu dans un premier temps, puis le web, il faut parfois produire ou reproduire, jusqu'à la nausée.
Sur meubler et mettre des images ou pas quand on ne sait rien : oui, c'est bien le problème.
Sur le drame de ne pas savoir ce qui se passe : je maintiens également. C'est un fantasme devenu partiellement réalité (il reste des endroits fermés ou inaccessibles), et ce n'est pas parce que c'est parfois ridicule ou impossible que cela n'a pas de conséquences. L'ère est à la transparence. Non pas réelle, mais affichée. En pareille situation, la théorie du complot n'est jamais loin si l'on a le sentiment de ne pas avoir assez tout su / vu / lu. Pensons à AZF ou au World Trade Center.
Sur l'état d'esprit d'un journaliste : fais un tour dans une rédaction, en journée et au cours d'un bouclage ;-)
Sur Airbus et Air France : cela s'appelle de la prévention en communication de crise. L'autre facteur, et non des moindre, étant la responsabilité, il y a en filigrane la question de l'assurance et des dommages et intérêts. Et donc des acteurs qui potentiellement se rejettent la faute autant que possible. C'est cynique. Comme le monde l'est parfois.
J'aurai l'occasion de disserter prochainement sur un sujet connexe : les experts et les médias.
Au plaisir :-)
@[Enikao] :
Est-ce une raison pour répondre à cette demande en essayant de fournir de l'information quand on n'en a pas, quitte à fabriquer du vide et du creux ? Quitte à ridiculiser le rôle de la presse et décrébiliser (encore un peu plus) la profession de journaliste, quitte à faire des médias leur propre caricature ?
Un mot très à la mode chez nos politiques est celui de "pédagogie" (ben ouais, le peuple c'est rien que des grands enfants, faut se montrer pé-da-gogue, s'ils n'aiment pas ce qu'on leur dit c'est pas parce qu'ils n'aiment pas, c'est parce qu'ils ont mal compris...) et les journalistes, particulièrement politiques, aiment aussi à se gargariser de cett ebelle pédagogie (avec d'autres mots en -gie, comme déontologie, mais surtout pas démagogie). Ne serait-ce pas une belle occasion de pédagogie que d'expliquer pédagogiquement que quand on ne sait rien, on ne sait rien, face à cette demande fantasmée ?
>
Tu nous expliques donc que le devoir de la presse est de se plier au fantasme en le satisfaisant... Donc en lui donnant corps et en l'accentuant. Puisqu'ils croient qu'on sait même quand on ne sait pas et qu'ils veulent le croire, on va leur faire croire qu'on sait surtout si on ne sait pas...
Puissant.
>
Tu veux dire qu'il vaut mieux raconter des conneries au public (faute de savoir, faute d'avoir pris le temps d'enquêter, de recouper les informations, de prendre la distance nécessaire avec l'évènement) plutôt que de laisser le public imaginer ses propres conneries à lui tout seul ? Sans doute les conneries journalistiques sont-elle plus inoffensives et plus professionnelles ?
>
Ouais. Pensons à Outreau, au nuage de Tchernobyl, aux armes de Saddam, à l'impartialité vis-à-vis d'Israël, à la "crise financière" qui est derrière nous, aux sondages électoraux et à la rigoureuse impartialité politique des médias...
Nous ne parlons pas de la même chose, manifestement.
Je ne dis pas que les médias doivent "raconter des conneries au public", ni qu'ils doivent "se plier au fantasme en le satisfaisant".
Je n'explique surtout pas quoi que ce soit sur le devoir de la presse, entre ce que chacun doit et ce que chacun fait réellement il y a toujours un écart, plus ou moins grand. Je ne dis pas ce qu'il faudrait ou ne faudrait pas faire, je ne donne pas de leçons.
J'essaie de mettre en contexte. Un journaliste (et sa rédaction, et ses moyens d'information, et ses moyens d'informer...) vit dans son temps, dans une société donnée, avec des valeurs données. Je ne fais qu'essayer de rappeler cette toile de fond pour nuancer les propos. Après, si la colère l'emporte... ça n'est plus de mon ressort.
@[Enikao] : Il ne faut pas confondre critique, fût-elle sévère, et colère. Ira furor brevis, mais ce que j'écris de la presse à cette occasion spécifique, j'aurais pu l'écrire à tant d'autres occasions que j'en perdrais le compte...
Enikao nous explique pourquoi les médias fonctionnent comme ils fonctionnent (mal à mon avis) et Swâmi pourquoi ils ne devraient PAS fonctionner comme ça. Dans ce que dit Enikao, il n'y a pas vraiment d'approbation, mais plutôt de la résignation.
Faut-il vraiment se résigner à ce cirque? Et faut-il en appeler toujours à ce fameux "public", qui "veut" du sang et des larmes et serait donc responsable de tous les immondes dérapages journalistiques (celui-ci, finalement, est plutôt anodin), comme si les journalistes étaient privés de toute initiative en face de ce prétendu "public".
Existe-t-il d'ailleurs, ce public? On a tous rencontré un ou deux beaufs qui lui ressemblent, mais cela suffit-il à faire un public? Parce qu'on a rencontré aussi pas mal de gens qui en ont par dessus la tête qu'on les traite comme des cons et qu'on en conclue qu'ils le sont.
Pourquoi ça serait pas plutôt ça, le "public"?
Petaramesh, ce que tu as écrit sur la presse à cette occasion, tu aurais mieux fait de l'écrire à d'autres (tu l'as peut-être fait, d'ailleurs), qui le méritaient plus, donc (la guerre d'Irak, l'affaire Coupat, les signes de croix de Betancourt, les fredonnetteries de Susan Boyle...): ça ne manque pas, je te l'accorde. En l'occurrence, comme le dit plutôt mieux que moi Enikao, il s'agit d'un événement grave, important, qui marque et marquera pour longtemps (et pas tant parce que c'est Air France que parce que des Français sont morts: une bonne question, c'était, quand 150 Ouzbèques meurent dans un Tupolev, ça fait deux lignes dans les journaux français - comme le crash d'Air France n'a pas fait grand chose dans la presse russe), un truc qu'on pourrait appeler "un événement constitutif", une cicatrice nationale - et dont les nationaux veulent qu'on leur parle. Alors, c'est vrai, factuellement, ça frisait l'indigence, mais un avion qui s'écrase au milieu de l'Atlantique, jusqu'à ce qu'ils trouvent les morceaux et les boîtes noires, ça se raconte en une phrase. Après, tu tâches de décrypter, tu fais causer des experts (sur des sujets intéressants, quoi que tu en dises: comment on survit psychologiquement à un drame pareil, ça se pilote comment un avion dans des conditions pareilles, non, messieurs les journalistes, on ne sait rien, arrêtez d'accuser la foudre...) Des médias ont fait du bon boulot, d'autres du moins bon (totalement d'accord avec le "sale con de survivant": je n'ai pas diffusé ça), mais tu ne peux pas accuser d'un bloc "les" journalistes d'avoir fait du remplissage pour faire du remplissage et rameuter le chaland. La majorité a fait son boulot. Et je répète: les infos dont tu nous fais part, d'autres les ont dénichées, avant ou après toi, les ont publiées, en ont publié d'autres, qui valaient les tiennes, ont pris du recul, interrogé, se sont interrogés, ont probablement aussi écrit quelques conneries, trop vite, mais également fourni un éclairage que leur public attendait. Et précisément, je trouve que dans ce drame-là, ils ont plutôt retenu les leçons de leurs ratages précédents et fait ça dignement, dans la presse, sur Internet et même à la télé. En ce sens, je maintiens: la critique, OK, quand c'est mérité.
@ Enikao: pas d'accord avec toi quand tu parles "d'emballement". Il y a emballement pour Coupat, pas pour un avions qui s'écrase avec 200 personnes à bord.
'tain, c'est bien de plus avoir la télé...
@Swami : } : c'est pour le double menton?
Intéressant tout ce déchaînement de passion pour savoir si oui ou non il faut passer pendant des heures des non-informations en boucle.
Perso, je n'ai appris cela que ce matin en ouvrant ma boite à lettre pour prendre le journal qui m'est livré chaque matin. J'ai aussi regardé le JT de 13h pour savoir s'il y avait du nouveau et c'est tout.
Donc, je n'ai pas subi ni Farce-Info en boucle (Swami il faut vraiment que tu arrêtes d'écouter cette radio, ça rend dingue ! je ne l'ai plus écouté depuis des années, et je ne m'en porte vraiment pas plus mal...), les JT du soir, on a regardé un DVD en famille.
Par contre chez nous au petit-déj, c'est France Culture de 7h30 à 9h, et c'est bien instructif et reposant, car là au moins on prend le temps de l'analyse au lieu de débiter en boucle des 'flash info' sans queue ni tête... et figurez vous que mon fils (15 ans) s'est pris à apprécier ce moment, et il allume de lui même la radio si on ne l'a pas fait avant lui ! dingue, non ?
Il manque à mon avis un élément fondamental dans ton article, c'est l'évocation du fameux "Poteau noir", que ça fait vachement bien, genre Triangle des Bermudes, espace mystérieux capable de t'absorber un airbus 330 comme toi une cuillère de yaourt bulgare.
Bref, totalement d'accord avec toi. Au delà de l'information, les médias devraient être des affûteurs de l'esprit critique, des moteurs de réflexions, des éléments d'éducation et d'ouverture au monde. Ce qu'ils nous ont servi hier, comme à chaque évènement vendeur, c'est de la soupasse d'infos, du titillement émotionnel, de l'occupation de terrain démagogo : on a rien à dire mais si on ne dit rien, le spectateur va se barrer chez la concurrence...
La seule issue possible dans ces cas là : couper la télé, éteindre la radio, déjà ça fait moins de bruit ! Et sur un journal papier ou internet, on a au moins la liberté de sélectionner...
@Eric Mettout :
C'est un peu le problème, aussi, hein ? La joyeuse sélection des infos qui fait que des français dans un avion français (cocorico !) c'est achement plus important que des Ouzbeks dans un Tupolev... La presse est-elle heureuse de caresser le chauvinisme dans le sens du poil ?
Et pendant ce temps-là, un enfant crève de faim toutes les 3 secondes. Ça nous fait combien d'Airbus d'enfants morts depuis hier matin ? Mais au moins ceux-là ont-ils la politesse de crever discrètement et loin des yeux de verre...
C'est pas que je sois insensible à un accident d'avion et la souffrance qu'il occasionne, hein, mais un accident, c'est un accident. Même gros, ça reste un fait divers. Tandis qu'un gosse qui crève de faim toutes les 3 secondes, ça me coupe réellement l'appétit au moins une fois par semaine devant mon assiette pleine. Car ça, c'est le résultat du choix délibéré et infiniment cynique des puissants dirigeants de nos puissantes sociétés (quel pourcentage des dépenses militaires mondiales faudrait-il pour résoudre le problème de la faim dans le monde déjà ? Ah oui, c'est pas le même budget ? Le budget de combien de coupes du monde de foute ou de jeux olympiques ? Ah ben oui, pas le même budget non plus...)
Un accident, c'est malheureux, mais y'en aura toujours, et on peut s'y faire. Des gosses qui crèvent de faim, c'est intolérable, et on peut craindre qu'il y en ait toujours... Mais certainement pas s'y faire. Pourtant, à part une petite journée annuelle de la "faim dans le monde" aussi pleine de bons sentiments que vide de toute action, la presse nous laisse bien tranquilles avec ça.
Je rêve d'un J.T. de 20 heures qui se terminerait tous les soirs par un .
En attendant, ce soir France 2 nous donne à manger des familles éplorées en veux-tu en voilà et même l'interview du président de "l'association française des victimes du terrorisme"... Tiens donc. Et la nécessaire minute de silence constipé à l'assemblée nationale.
Enfin, et pour le p'tit côté grinçant, nombre de victimes françaises revenaient d'un voyage offert par leur boîte pour récompenser leur performance professionnelle. Conclusion : travaillez moins, c'est dangereux :-}
"Espérons seulement que parmi les familles sous le choc une personne au moins aura eu la présence d'esprit de lui suggérer de se casser..."
Espoir partagé. De toutes les mouches à cadavre qui planent sur ces affaires, il est comme pour tout : prems devant tout le monde.
Surtout que sa "com'-compassion" ne fait qu'utiliser les victimes comme des objets, jamais vraiment il ne les regarde, ne les voit, ne les comprend. Se souvenir des infirmières bulgares, qui chantaient ses louanges pour les avoir tirées des griffes de Kadhafi : quand il est allé quelque temps après en Bulgarie, qu'elles ont voulu le voir pour ceci-cela, il est juste passé devant en quatrième vitesse.
Je sais pas vous mais moi, si je perds un être cher, je partage ça avec mes amis ou/et les siens. Qu'un inconnu vienne s'inviter en chien de noces comme le députéducoin au centenaire de Martinet (ah le Viager), et il repart plus vite qu'il n'est arrivé.
Petaramesh, des papiers sur le Soudan, le Zimbabwe, la Birmanie (c'est d'actu), Tien An Men, le squat dégueu de la rue Charles-Michel, on fait aussi, et plus souvent qu'à notre tour - comme la quasi totalité des journaux, comme les radios (écoute Inter ou France-Info, qui fait rire un peu plus haut: c'est pas parce qu'ils ont bouclé sur l'Airbus hier qu'ils ne s'intéressent pas aux "enfants qui meurent toutes les trois secondes"), de formidables émissions à la télé, les sites d'info et même les blogueurs. C'est pas exclusif, mais bizarrement, de ceux-là, tu parles pas. Ensuite, ça n'empêche pas les questions: celle du traitement patriotique (et réciproquement) en est une (de moi, tu le reconnaitras :o), une autre est de savoir comment on peut traiter ce genre d'info (et effectivement répondre aux attentes de ceux qui nous lisent: ça n'en fait pas des crétins, ça ne fait pas de nous des maquereaux) sans sombrer dans le rabâchage sirupeux. Franchement, dans le genre, y'a eu pire. PS, un élément de réflexion, qui me servjra également: on a battu notre record d'audience, hier. Et je te jure qu'on a posé le fusil sur la tempe de personne.
En reaction a :
Effectivement, un avion étant bien plus en sécurité haut que bas et théoriquement plus en mesure de réagir et d'appeler au secours par divers moyens si quelque chose tourne mal, ce qui peut lui arriver de pire en altitude est quelque chose qui provoquerait une dislocation soudaine de sa structure - la destruction de l'appareil et la mise hors d'état de faire quoi que ce soit quasi-instantanée de l'équipage. Le gros "Boum !" en plein ciel quoi, quelle que soit la raison qui puisse le causer
La dépressurisation ne va surement pas le disloquer.
N'importe quel avion capable de monter a 30 000 pieds peut y monter dépressurise.
Le seul probleme, c'est pour les humains dedans, qui vont avoir vachement plus de mal a respirer.
'fin techniquement, ils peuvent respirer, mais leurs poumons ne vont pas absorber l'oxygene present dans l'air.
Raison pour laquelle les masques sont censes tombe du plafond quand ca arrive (maintenant, sans electricite, on est en droit de se demander si ca va marcher).
Et juste pour info, ouvrir la porte d'un avion en vol n'aspire pas tout comme on le voit dans les films. Ca fait juste froid (par -40 dehors, on s'en doute), du bruit et du vent dans les cheveux des passagers pres de la porte (si tant est qu'ils en aient, des cheveux).
ben si, finalement y a eu une info, au bout d'un moment :
Les dix meilleurs bonimenteurs qui avaient réussi a refourgue le plus d'équipement électrique" de l'année étaient dans l'avion. La fine fleur des commerciaux décimée d'un coup ! Alors qu'ils avaient travaillé sacrément plus pour gagner ces quatre jours au Bresil. Bon, ils ont eu de la chance quand même, l'avion a plouffé sur le voyage du retour. Imagine, ca aurait été à l'aller, ils auraient fait la gueule !
Sinon le miraculé était pas mal non plus dans son genre. Je suis sur qu'on va bien se foutre de sa gueule la prochaine fois qu'il esaiera d'avaoir un passe droit !
PS @supertomate : l'important c'est pas d'aller voter mais de mettre le bon bulletin. Il est téléchargeable chez wam avec les explications.
Ecoutant France-info dans ma voiture ce Lundi Matin, je partage absolument votre humeur. Arriver à parler pour ne rien dire pendant aussi longtemps tient de l'exploit, hélas quotidien dans les médias. Lorsque j'ai entendu la première info vers 10H du matin, beaucoup de questions me sont venues à l'esprit:
- Pourquoi, alors que le GPS existe depuis plus de 10 ans, les avions n'envoient ils pas à une station au sol leur position minute par minute.
- Combien de temps pour envoyer des secours sur site ?
- Un AWAK peut-il repérer des débris dans l'eau ?
- Quelles étaient les conditions météo sur le trajet ?
- Y avait t'il des manoeuvres militaires en cours dans la région ?
- Comment expliquer l'absence de signal de détresse ? L'avion était-il trop éloigné d'une station ?
etc...
Le plus hallucinant est quand même que pour un accident arrivé vers 4H du matin, il a fallu attendre quelques heures pour avoir la confirmation d'un problème. A croire que les avions sont encore au régime des coureurs d'océans des années 70, ou seule la BLU et le sextant permettaient de connaître la position des bateaux.
A l'heure des liaisons numériques par satellites, il serait peut être temps de moderniser les boites noires pour les remplacer par des systèmes 'temps réel'.
La prévention des futurs drames passe aussi par la connaissance des accidents passés, et repêcher une boite noire par 3000m de profondeur n'est vraiment plus de notre époque.
Une vraie bonne synthèse.
Sur Internet, bien sûr!
Qq reponses:
- Pourquoi, alors que le GPS existe depuis plus de 10 ans, les avions n'envoient ils pas à une station au sol leur position minute par minute.
J'ai envie de dire parce que ca serait extremement complexe et cher (nombre tres eleve de vols quotidien, et si faut envoyer le signal a l'autre bout de la planete sur un vol paris/sydney, ca commence a etre complique) inutile 99,9% du temps.
- Un AWAK peut-il repérer des débris dans l'eau ?
Non. Un avion n'est de toutes facons jamais utilise pour recuperer quoi que ce soit. A plus forte raison au milieu de l'ocean
Sans compter qu'awac (et pas awak) c'est pour airborne warning and control. Donc pas grand chose a voir avec le sauvetage/recuperation de debrit.
- Quelles étaient les conditions météo sur le trajet ?
Apparement, mauvaises :)
- Comment expliquer l'absence de signal de détresse ? L'avion était-il trop éloigné d'une station ?
Si le systeme electrique est tombe en vrac et qu'un appareillage vital pour la survie des passagers (pressurisation) a pete, on est en droit de supputer que l'avion a eu un serieux probleme technique.
Les soupcons se portent donc sur cette piste. Mais ca reste des soupcons.
> Le plus hallucinant est quand même que pour un accident arrivé vers 4H du matin, il a fallu attendre quelques heures pour avoir la confirmation d'un problème.
Pourquoi hallucinant? Les gens de l'aeronautique connaissent leur metier, sont meticuleux et ne vont pas donner a LCI un acces direct a leurs sources. Qq heures pour rendre public l'information du crash d'un airbus, c'est pas dement. Et ils ont autre chose a faire que de se faire harceler par des journalistes en mal de sensationnel.
> A croire que les avions sont encore au régime des coureurs d'océans des années 70, ou seule la BLU et le sextant permettaient de connaître la position des bateaux.
Le sextant n'a jamais permit de connaitre la position 'des' bateaux avec un x, mais au navigateur, et a lui seul, de savoir ou il est.
Le gps en est la version electronique: plus facile a utiliser et plus precis, mais moins fiable et surtout, il delivre strictement la meme information a la meme personne: il te dit ou TU es.
Il ne dira jamais aux autres ou TU es.
Donc on n'est certes plus dans les annees 70 et pourtant quand un bateau coule, on sait pas plus qu'en 1973 ou il est.
Et pour les avions, c'est pareil.
Sinon, le sextant, c'est pratique quand le gps ne marche pas ;-)
> A l'heure des liaisons numériques par satellites, il serait peut être temps de moderniser les boites noires pour les remplacer par des systèmes 'temps réel'.
Le satellite pour un engin qui traverse la moitie de la planete en 12h00, c'est pas forcement la panacee non plus.
Et pose toi la question du traffic a monitorer en temps reel aussi.
Un aeroport commercial international, c'est un a deux decollages toutes le 2'30 de 8 a 22h00. Multiplies par le nombre de grand capitales du monde. Multiplies par 2 parce que souvent, les capitales ont 2 aeroports. Et multiplies encore par 3 ou 4, parce que ya pas que les capitales qui ont des aeroports. Et t'aura une vague estimation de la fourchette basse d'une vague estimation du traffic quotidien.
Et puis rajoutes y aussi tout le traffic de fret.
Tout ca pour quoi?
Un avion au milieu de l'atlantique, qu'on le sache ou pas, ca reste au milieu de l'atlantique.
Attends pas un bateau avant qq jours au mieux...
Je te laisse imaginer pour un vol Paris/LA/Tahiti qui s'ecrase a mi chemin...
Sinon, pour info, la boite noire c'est un mouchard pour analyser les causes de l'accident a posteriori.
Ca n'a jamais ete concu pour prevenir un accident en cours, ni pour le tracer, ni pour envoyer un SOS, c'est un temoin a priori indestructible qui permettra de comprendre ce qu'il s'est passe une fois l'accident arrive (parce qu'il arrivera, qu'importe les precautions prises en amont), pour en tirer les conclusion afferantes et eviter que ca se reproduise...
> La prévention des futurs drames passe aussi par la connaissance des accidents passés,
Ca c'est le boulout du BEA (http://www.bea.aero/index.php), et ils le font plutot bien, mais analyser le crash d'un airbus, ca se fait pas en 2 jours, au grand dam de medias.
Leurs rapports sont disponibles, et sont lu.
Pas pour le citoyen moyen, mais par des gens dont c'est le boulot.
> et repêcher une boite noire par 3000m de profondeur n'est vraiment plus de notre époque.
Si tu connais un meilleur moyen pour recuperer la boite noire d'un avion qui a fait plouf au milieu de l'atlantique... Non, la bouee petit canard jaune n'est pas une option meme si ca rajouterais un peu de poesie a ces boites noires (et serai assorti a la couleur des boites noires, qui rouge/orange pour mieux les retrouver) :).
Bref, les avions, parfois ca tombe, oui, c'est une tragedie, oui c'est rare, et non, personne n'aura de reponse precise a toutes ces questions avant plusieurs mois.
Quand le rapport d'enquete tombera, les medias seront passe a autre chose, personne ne se rappellera quel etait cet avion qui a fait plouf et toutes ces questions qui brulent les levres de tant de monde seront oubliees.
@27 - Eric Mettout : "... un élément de réflexion, qui me servira également: on a battu notre record d'audience, hier..."
Je suis soufflé par la conclusion de ce bô raisonnement médiatique: si j'étais un avion, j'aurais explosé en vol !
C'est clair que c'est super bizarre, le traitement de cette information par les médias !
Mais, ma question... POURQUOI ? Pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils en font autant ? Pourquoi ils expliquent déjà ce dont ils n'ont même pas le début d'une information ? Etc. etc.
Est-ce que c'est pour leur public ? Ça augmenterai l'audimat ? C'est par calcul politique ?
Ou, est-ce que ça vient d'eux ? C'est par voyeurisme ? C'est par le plaisir de pouvoir faire des scénarios (de préférence spectaculaires et morbides) ? C'est par intérêt (morbide) pour la mort simultanée d'un ensemble de gens ? Ou je ne sais quel autre perversion...
C'est clair que quand les historiens des médias étudieront ces derniers années... ils vont se dirent "ils étaient complètement lobotomisés, ma parole, ou quoi ?".
Quel drôle d'époque nous vivons ! Heureusement qu'il y a la "vrai vie" et Internet, aussi, avec...
Même avis. Lien proposé dans ma livraison de ce matin...
@jardin
Un peu de respect S.V.P ! vos jugements sur quelqu'un qui aurait pu … mais n'a pas… n'interessent personne! Ce que cette personne a dit, d'autres l'ont dit dans des situations similaires : une amie après le tremblement de terre de Kobe dans lequel son voisin est mort mais pas elle… pourquoi ? cette question est inévitable et la réponse que chacun y apporte ne regarde que lui/elle. Le traiter de "sale con" est vraiment trop et reflète une mentalité moche de votre part. Et que savez-vous de ce que cette personne a pensé ou non des autres ? ( "il prétendait…" , "sans se demander…") de ceux qui n'ont pas eu sa chance ?
vous aussi, vous ne savez rien mais vous dites tout ! et pas de belle façon, en plus!
@Eric Mettout : à répéter deux fois "la critique ok, quand c'est mérité", je me permettrais juste de vous renvoyer vers Tacite, qui disait en son temps que "s'irriter d'un reproche c'est reconnaître qu'on l'a mérité".
Ce billet décrit bien la lubie médiatique qui consiste à feindre de vouloir tout savoir tout de suite, tout en sachant bien que si l'on savait tout, on ferait beaucoup moins d'audience, on glisserait sur l'information, un peu comme ces accidents routiers, vous savez, ceux qui impliquent des cars, si possible remplis d'enfants qui ne demandent rien d'autre que d'aller voir un match de foot ... on fait un article dessus, un sur les familles comme (malheureusement) toujours, et puis on oublie, bah oui, c'était la faute à une manœuvre douteuse d'une automobiliste belge, y'a pas de suspense ... Mais imaginez le même accident, en plein jour, avec un car seul sur l'autoroute et un débris inconnu à l'endroit de la sortie de route : oh le beau mystère, la suspension, la transmission ? un tel événement nous en apprendrait tant sur l'anatomie d'un car de tourisme, alors qu'ici encore, il faudrait attendre la fin d'une enquête plus ou moins complexe (j'accorde le fait qu'un car c'est plus simple qu'un Concorde).
Par ailleurs, comment pouvez-vous vous féliciter d'avoir réussi votre meilleur audience sur une catastrophe aérienne ? La presse en viendrait-elle à espérer des drames quotidiens, si possible avec un petit côté mystérieux, pour faire croire au monde qu'elle est un vecteur nécessaire à la communication de l'information ? Non, dans un cas comme celui-là, elle sert juste à nourrir notre imaginaire. Je ne pense pas que vous ayez fait votre meilleure audience par la qualité de la couverture que vous avez faite de cet événement, c'était juste que les gens avaient envie de savoir, donc ils ont cherché vainement de l'info, sans comprendre qu'il n'y en avait pas.
Personnellement, quand on m'a mis au courant qu'un avion français était tombé, j'ai regardé ce qu'on savait sur le sujet (c'est bien là l'avantage de la presse en ligne, encore que dans un cas comme celui-ci j'aurais pu me limiter à ces sites qui ne reprennent que les dépêches, puisque ne cherchant que les faits), à savoir : "Air France + Rio-Paris + Disparu au-dessus de l'Atlantique + Zone Equateur" pour comprendre qu'on ne saura pas tant qu'on n'aura pas les accès aux enregistrements de vol, et donc je n'ai pas eu le besoin de pousser plus loin.
Alors oui, ajoutez cela à votre "réflexion" : oui les gens veulent des infos sur du sensationnel, pas sur le Darfour, car ne vous en déplaise, vous avez dû en 48 heures pondre (vous savez, comme les poules en batterie ;o)) plus d'articles (au moins 17) sur ce crash que sur la famine ou tout autre catastrophe que l'on pourrait malheureusement qualifier de "routinière" en un mois, voire plus (la dernière occurrence de Darfour chez vous, c'est le 6 avril pour déplorer l'enlèvement d'humanitaires, celle d'un reportage utile sur la famine remonte à février ...). Mais si l'on arrêtait de donner aux gens ce sensationnel, peut-être rechercheraient-ils à nouveau la qualité ?
Certes, il y a un compromis à trouver, car le lecteur ne se satisfera pas de quelques lignes laconiques sur le sujet. Mais au lieu de construire des hypothèses, à la rigueur faites un article des causes possibles, étayées par des commentaires pertinents, au lieu de partir tout de suite sur la foudre. Petaramesh a bien relevé le fait que l'information sur la dépressurisation est arrivée bien tard, alors qu'en toute logique, elle a été fournie en même temps que la panne électrique par la même source (ce n'est pas M. Tout-le-monde qui a accès aux alertes automatiques quand même). Mais s'il vous plait, arrêtez de nous servir tout le reste, entre la douleur des familles, les condoléances d'untel, la déclaration d'un autre untel, le fait qu'il y ait un Philippin, un Islandais ou un Roumain à bord ... Le salut de la presse passe par les articles de fond, donc cf. les interrogations de "Lecteur", demandez-vous plutôt pourquoi on ne sait rien plutôt que de dire qu'on ne sait rien. Il est par exemple facile de glisser dans la première dépêche un bonus technique qui explique que les radars ne couvrent pas l'océan ou ce qu'est une alerte automatique, à moins que les journalistes d'aujourd'hui manquent cruellement de culture générale.
(Re) Ecoutez braves gens le sketch de Coluche sur le journal télévisé et les journalistes. Il y a trente ans il avait déjà tout compris de la médiocrité et du panurgisme de ce milieu.
Pendant ce temps, ...
ma police evacue Toulouse Mirail...
le monde écrit " Alors que les industriels ont proposé 276 euros pour 1 000 litres, les éleveurs laitiers sont restés sur leur position de 290 euros. " préparant l'opinion de mâme michu à la pénurie de lait causée par l'intransigeance de ces enfoirés de ploucs de m**** pas foutus de faire un effort pour être raisonnables ....
et personne en cause ... même pas toi ...
@ Eric Mettout
Pendant que vous vous targuez d'avoir explosé des records, ne pourriez-vous pas commencer à mettre des choses intéressantes dans ce journal ? Maintenant que le public d'Entrevue et de Choc est capté ... ?
A quand des "vrais" articles de fond, sur de "vrais" sujets ?
Pas trop flippant, que la valeur ajoutée du "journaliste" se voit reléguée à un SMIC ?
Ah ben oui, quand des évènements contraires à "la ligne éditoriale" du journal (ou de la préfecture, parfois aussi) surgissent, on bloque, on obstrue, un arrache les appareils photos, on invoque le droit à l'image...
Pour l'avion qui s'est écrasé, ça concerne qui à part les familles des victimes potentielles ? Le Président, qui de toute manière s'occupe d'absolument tout ? (je le soupçonne de bientôt choisir la couleur de mes strings)
Parce que bon, après avoir vendu pendant des années du communautarisme, de l'individualisme forcené, de la compétition, mon sentiment d'appartenance à "une même nation, unie et indivisible" se délite tel un lépreux dans un bain d'eau salée. Alors des personnes qui meurent dans un avion... on les a pas prévenues que ce qui vole finit toujours par retomber, qu'importent les modalités ? Et un bateau ça coule, aussi... parfois...
Tiens, les reconduites forcées du Ministère de l'Immigration se font aussi par avion, souvent ? Ils sont taquins, décidément, au Gouvernement...
Maintenant, je me souviens pourquoi je n'ai plus ni télévision ni journaux chez moi...
" on a battu notre record d'audience, hier"
Eric Mettout est dit....
en fait c'est plutôt comique de regarder tous les intervenants autour de cette "catastrophe" (pseudo experts, journaleux etc.), qui ont finalement les mêmes conclusions qu'un joueur de foute à la fin d'un match...
tiens une info ...
malgrés l'accord négocié par
barbichu et playmobilla fnsea , cette nuit les ploucs ont encore inondé une préfecture sous le lait .... tout le monde s'en tappe ...tiens je vous propose un marronier de plus ....
la grippe, c'est un coup des
illuminatilaboratoires pharmaceutiques ...Ce matin Lemonde.fr titre tandis que Libe.fr titre .
Trouvez l'erreur.
Libe.fr, dans son élan, traduit une alerte ACARS en "dépressurisation", c'est à dire selon Libé que .
C'est sûr, coco, une dépressurisation à 35.000 pieds, c'est de l'air qui entre dans la cabine, tout le monde le sait.
Avec de l'info de cette qualité, autant dire que l'avion a été dégommé par des expériences militaires météo ultra-secrètes, c'est pas beaucoup plus con...
Ça fonctionne aussi pour un submersible ? lol ...
Plus intéressant ici :
Moi aussi j'ai un scoop que j'ai retrouvé dans une chanson des années 80 :
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
@ Petaramesh : "Avec de l'info de cette qualité, autant dire que l'avion a été dégommé par des expériences militaires météo ultra-secrètes, c'est pas beaucoup plus con..."
Oui... et après avoir vu (au "Zapping") Paul Virilio parler dans l'émission "ce soir ou jamais" (avec Frédéric Taddeï),
où Paul Virilio parle de ce recueillement synchronisé médiatique collectif sur les drames, les accidents... (Paul Virilio le dit dit bien mieux que moi)
Et en cette période de commémoration de la deuxième guerre mondiale,
où Pétain appelait littéralement à la chasse aux "Juifs", à aller "Les" chercher partout où "Ils" s'étaient installés...
Et après l'affaire médiatico-politique de "l'ultra-gauche mouvance anarcho-autonome"...
Ça fait extrêmement peur !
On se rend compte que l'histoire se répète, c'est toujours la même chose, les manipulations...
...
Les Bisounours, en fait...
Et maintenant Reuters reprend dans une dépêche l'article du Monde mentionné supra et dont l'exactitude est sujette aux plus gros doutes. Autrement dit, Machin écrit Port'Nawak puis ça devient une dépêche d'agence qui sera reprise par d'autres sur la même base, ou comment fabriquer de l'info n'importe-couaque à partir de rien...
Mais moi je sais pourquoi l'avion est tombé : il volait sur le dos et en marche arrière, pas à la bonne hauteur et à la mauvaise vitesse, avec le train d'atterrissage sorti, mais du côté gauche seulement, les réservoirs de kérosène étaient vides, l'électronique de bord tenait avec du scotch et de la ficelle, les deux pilotes étaient bourrés et avaient tous les deux pris du poisson, l'un avait un nez rouge et une langue de belle-mère, l'autre un chapeau pointu en carton. L'hôtesse était en train de sucer le pilote automatique. C'est alors que l'impulsion électro-magnétique émise par un séisme sous-marin ayant eu lieu 36 heures auparavant a déstablisé l'appareil. Compte tenu des conditions météo dantesques créées par les essais militaires secrets américains, la catastrophe était dès lors inévitable...
Attends, Petaramesh, n'y avait-il pas aussi un terroriste d'Al-Qaeda découpant frénétiquement son hublot au cutter,
et puis tout ceci coïncide aussi avec la libération de Coupat, y'a pas de hasard...
Un certain Eric Mettout a assez bien résumé le rôle du"journaliste":
" on a battu notre record d'audience, hier".
Le cri du coeur...
C'est la faute du public qui réclame de "l'information" à tout prix, disent tous
ces pisseurs d'encre, tous justes bons à ratisser le Net ou à acheter leurs
news à Reuters ou à l'AFP. Seule la course au sensationnel compte avec
évidemment pour corrollaire la course à l'Audimat.
Vendre plus chers leurs espaces publicitaires est leur seul objectif.
Et ils (ces journaleux) s'étonnent que la presse soit en train de sombrer...
Pour finir un lien intéressant sur le sujet initial. Etrange similitude.
Très intéressant ton lien en effet. Surtout que depuis que j'ai appris que l'air forsoine de l'homme au talonnettes est également un A330 (mais d'occase) celui-ci bénéficie du même shaker et pourrais donc disparaitre à dix rues de la...
On vit une époque formidable !
Sauf qu'on lit aussi :
Journaliste : seul métier qui consiste en parler de ce que l'on ne connaît pas. euhhh petite correction : yaurait pas politique aussi ?
Il y a aussi le crash de l'A320 devant la plage de Canet.
Pas d'orage, pas de turbulences, juste un A320 qui se cabre et tombe....
Et toujours pas de cause trouvée (en théorie...).
Si j'étais parano et la veille de prendre un vol, je flipperai...
Au fait, merci à krav pour ses réponses. Toutefois, il me semble que l'électronique d'un GPS coute une dizaine d'euro (pour une précision de l'ordre de dix mètres), et des vols long courriers sont reliés à internet depuis 2005. Donc s'il existe des freins à un système de boîte noire en temps réel, ce ne sont pas des contraintes techniques ou de coût (ni, bien sûr, de collision des messages). Un tel système n'est ni cher, ni complexe.
@Journalistes :
Il est des êtres comme des choses, et ceci est valable pour les événements aussi, qu'on ne peut pas comprendre, qui n'ont pas de raison, qui ne s'explique pas !
Ceci s'appelle un point de convergence entre AF447 et Vous !
Merci ! Merci à vous ! Merci pour ce rappel à l'essentiel !
Car comme tu le rappelles fort bien Swami l'essentiel n'est pas là, il est surtout ailleurs !
Bien à vous
Tout ça me fait penser à un livre de Crichton, Airframe (traduit en français par "turbulences"). Un avion demande à se poser en urgence, car il a des blessés. La tour de contrôle dit ok, et ils ont en fait 60 morts, car l'avion a alterné plusieurs phases de "je grimpe à la verticale" et de "je descends à la verticale" avant que le pilote ne réussisse à le contrôler. Les passagers qui n'avaient pas leur ceinture de sécurité ont souffert...
Je ne vais pas raconter toute l'histoire, mais on est parfois surpris quand on cherche la cause d'un accident aérien.
En général, il y a un enchaînement de problèmes.
Ce fil nous vaut en tout cas un beau débat sur la fonction de l'information ou de la non information.
Je dirai donc cyniquement et pour en faire hurler certains que cet accident aura au moins eu une utilité.
@Claudius
mdr, heureusement que les gens font des conneries pour qu'on puisse en discuter. Non mais sans déconner...
@Petaramesh
En parlant de désinformations, quel est ton avis sur les événement du 11 septembre 2001? Ou est toujours un sujet tabou? Car c'est d'après moi le phénomène de désinformation le plus global, un des plus flagrant et donc un des plus choquant.
Ah ! Dopi perdu ...