Bowel thinking
Par Petaramesh le jeudi 28 mai 2009, 16:59 - Non-dualité tout court - Lien permanent
C'est une vérité bien connue que, dans n'importe quel groupe humain et quelle que soit la manière dont il est constitué, environ 80% de ses membres, plus ou moins la vitesse du vent modulo l'âge du capitaine, pensent avec leurs boyaux, alors qu'un petit 20% d'anormaux (les jours de beau temps avec le vent dans le dos) pensent avec leur cerveau.
Le boyau, me direz-vous, n'est sans doute pas l'organe idéal pour penser, mais aussi étrange que cela puisse paraître, cela fonctionne ainsi. Mal, d'ailleurs.
C'est par pure sérendipité, en conduisant à l'insu de son plein gré une innocente expérience de psychologie de groupe - de celles qui inspirèrent à Boileau sa fameuse maxime Faites-vous des amis prompts à vous censurer
- que le Docteur Petaramesh fit l'immense découverte qui lui vaudra le prochain prix Nobel de physique : celle du Bisounours nucléaire.
Le Bisounours nucléaire est une petite créature charmante et très sensible dont la gentillesse est impitoyable.
En plein accès de gentillesse, un Bisounours nucléaire typique saura se brouiller avec ses amis, blesser ses proches, se livrer à quelques joyeux autodafés et danser la carmagnole dans des mares de sang. Une fois qu'il ne sera plus entouré que d'une plaine de décombres fumants, le Bisounours nucléaire explosera ce qui l'auto-détruira en rasant ce qui pouvait encore l'être.
Une fois qu'il a été mis à feu, il est impossible de désamorcer un Bisounours nucléaire avant qu'il n'ait explosé : son cri de guerre est Vengeance ! Foksapète !
Les meilleurs artificiers se sont risqués à la tentative, mais aucun n'est jamais revenu.
La période à laquelle un Bisounours nucléaire est le plus instable, et donc susceptible d'un accès de gentillesse extrême, est après avoir été couvert de bisous (qu'il adore). La cessation subite du flux de bisous provoque une crise de manque bisounoursien aigu, et, si on lui présente alors toute autre chose qu'un bisou - les pschittologues-en-bisounoursitude appellent ceci un stroke - alors le bisounours prend le cadeau pour un coup de pied au cul de son détonateur, ce qui le met à feu (et à sang) aussitôt, et provoque un accès de gentillesse destructrice incontrôlable.
La caractéristique nucléaire de ce type de Bisounours le rend à la fois particulièrement contagieux et sensible à la contagion. Ainsi, quand une masse critique de Bisounours nucléaires est atteinte, l'instabilité d'un seul provoque immanquablement une réaction de gentillesse en chaîne, laquelle se détecte aisément aux premiers cris : Du sang !
En effet, le Bisounours nucléaire, ne supportant pas la vue du sang, se met dès la première goutte qu'il en voit ou seulement subodore, à en répandre des hectolitres, par pure solidarité dans la gentillesse.
Si l'on s'interroge sur l'ontogénèse et la philogénèse du Bisounours nucléaire, on constate tout simplement que ces petites créatures sont d'une gentillesse tellement extrême qu'elles ont pour habitus de ne penser qu'avec leurs boyaux, et jamais avec leur cerveau.
Enfin presque. L'observation indique qu'un Bisounours nucléaire en phase de désactivation est éventuellement capable de penser avec son cerveau, parfois même très bien, mais, et le "mais" est d'importance, tout stimulus parvenant au cerveau doit d'abord être examiné par les boyaux, afin d'être préalablement amplifié et déformé. Dès que le boyau se crispe, il transmet alors au cerveau un stimulus tellement déformé que celui-ci devient inexploitable, et le cerveau se met automatiquement hors-service, renvoyant le stimulus aux boyaux ainsi que la charge de la prise de décision et de l'action subséquente. On assiste alors au démarrage de la phase de gentillesse exponentielle, par un effet larsen qui se produit spontanément entre les boyaux et le cerveau de l'animal - lequel, désactivé, se livre seulement à une partie de ping-pong renvoyant les stimuli aux boyaux pour une nouvelle amplification jusqu'à ce que l'explosion de gentillesse se produise.
Les Bisounours nucléaires étant des créatures dotées d'une très forte capacité d'empathie, il suffit que l'un détecte la mise hors-service du cerveau d'un second pour qu'il mette automatiquement son propre cerveau hors-service et prête ses boyaux à la démonstration de gentillesse en cours. Et ce, même si le second bisounours ne faisait que passer dans le coin et n'avait rien à voir avec les tenants ou aboutissants de la gentillesse sus-citée.
Si l'on rassemble une masse critique de Bisounours nucléaires (très peu suffisent compte tenu de leur instabilité et de leur rayonnement en bisous), le déclenchement de la gentillesse en chaîne provoque une émission tellement puissante qu'elle transmute aussitôt les 80% d'humains ordinaires pensant eux aussi avec leurs boyaux en Bisounours nucléaires eux-mêmes, par fission induite de leur noyau. C'est alors que le phénomène de gentillesse en chaîne devient totalement incontrôlable.
Cette observation nous met sur une piste intéressante : le fait de penser avec ses boyaux ne serait-il pas la source première de la Bisounoursitude nucléaire ?
Si en effet on prend un être humain anormal, un qui pense avec son cerveau, on constate qu'il utilise ses boyaux non pas afin de penser, mais afin de ressentir, et qu'il est capable d'utiliser les deux alternativement à bon escient en fonction du contexte, par exemple pour enrichir sa pensée de ses perceptions, ou pour corriger les perceptions erronées par un usage approprié de la pensée. Mais nous notons que c'est là un fonctionnement très minoritaire, et donc, anormal.
Si par contre nous prenons un humain ordinaire qui, ne s'étant jamais posé la question, pense avec ses boyaux parce que c'est comme ça qu'il a vu faire son voisin, on constate qu'il devient incapable de différencier pensée et sentiments, sentiments et perceptions, et que ses perceptions deviennent toute troublées par le surajout de sentiments qu'il prend pour des pensées, qu'il nourrit alors ses pensées d'un mélange complexe d'émotions et de perceptions faussées, et que, quand bien même il penserait juste, le faisant sur des bases fausses, il produira un comportement manifestement erroné, c'est-à-dire parfaitement normal.
L'humain fonctionnant ainsi sera donc sous l'emprise de l'émotion tant vantée par les publicitaires comme excellent outil pour nous faire acheter des choses dont nous n'avons manifestement aucun besoin, et comme il n'a jamais vraiment étudié l'étymologie de ce mot "ex-movere" ni lu Swâmi Prajnânpad, il ne verra aucun inconvénient à se retrouver hors de lui-même, ce qui en langage moderne se traduit par à côté de ses pompes
.
Ainsi mentalement câblé, il se moque totalement de ce que sont les choses (par exemple : 22 grands nigauds courant derrière une baballe) mais s'intéresse uniquement à l'effet qu'elles lui font (le plus grand affrontement guerrier depuis les Thermopyles, dont dépend l'avenir du Monde). De même, "une proposition d'ordre général pouvant éventuellement créer un très léger préjudice psychologique à quelqu'un" deviendra "un meurtre de sang-froid commis par un tortionnaire barbare".
Dans une telle situation, l'Homo Bisounoursicus Nuclearis est incapable d'agir, puisqu'il ne produit aucune forme de pensée rationnelle, mais seulement de réagir du point de vue amusant d'en-dehors de lui-même, et donc généralement de surréagir, parce que c'est tellement plus drôle.
Ainsi on constate d'amusantes choses chez l'Homo Bisounoursicus Nuclearis, comme par exemple la capacité de tirer une grande baffe dans la gueule de l'automobiliste qui vient par miracle d'éviter d'écraser son gamin qui avait traversé en courant et sans regarder. L'automobiliste n'a pas écrasé, on pourrait lui en savoir gré, mais l'Homo Bisounoursicus Nuclearis, ayant eu l'émotion de cet écrasement possible, montrera la réaction parfaitement appropriée, à savoir tirer une grande baffe dans la gueule de l'automobiliste.
Ce type de comportement devient particulièrement plaisant en société, dès que l'on rassemble un groupe d'humains ordinaires parmi lesquels on aura pris soin de disséminer quelques Bisounours Nuclearis en tenue de camouflage. Remarquez, c'est encore plus drôle avec 2 groupes antagonistes comme des supporters de foot par exemple, ou ceux qui ont la cage du Feu et ceux qui ne l'ont pas, mais là, franchement, c'est trop facile.
Pour que la démonstration soit plus probante, il convient de prendre un seul groupe de préférence très uni et dont les membres se sont préalablement tous couverts de bisous et plus si affinités (ayant donc ainsi préparé les Bisounours sous camouflage à l'amusante phase de redescente explosive).
On introduira alors délicatement dans le mélange un tout petit grain de discorde atténuée, forme de vaccin ne produisant normalement aucune espèce de réaction notable, sauf en présence de la réaction de choc anaphylactique typique de la bisounoursitude.
On constate alors, le Bisounours Nuclearis étant extrêmement gentil et doté d'une puissante capacité d'empathie, que celui-ci va présenter une réaction très violente au grain de discorde atténuée introduit. Par exemple, il se mettra à la place de la victime supposée (Empathie quand tu nous tiens !), projettera le point incroyable auquel cette victime pourrait être blessée si jamais elle le prenait de travers, et par un effet classique de permutation du sujet, le point auquel lui-même se trouverait atrocement blessé si on lui faisait, à lui, la même chose mais en pire.
Ceci provoquera aussitôt la fermeture du circuit cérébral de notre bisounours, et l'ouverture de son circuit boyautal, déclenchant alors sa première émission de gentillesse impitoyable focalisée sur le fauteur de trouble, car trouble il y aurait si jamais la victime supposée prenait mal, mais en pire, ce qu'on ne lui a pas dit, mais qu'on aurait pu.
Ce changement d'état subit de notre Bisounours est aussitôt détecté par tout autre Bisounours voisin, qui, détectant la détresse à la source de l'émission de gentillesse du premier, passera aussitôt en mode synchrone en déversant son flot de gentillesse impitoyable sur le fauteur de trouble initial, désormais coupable non seulement du malaise supposé de la victime supposée, mais également du malaise réel du premier Bisounours Nucléaire, et par voie de conséquence du malaise du second.
On voit que le fauteur de trouble a dès lors terriblement aggravé son cas en ne faisant rien, et que la réaction en chaîne est amorcée, mais le fauteur de trouble peut encore aggraver son cas bien davantage : en niant. Pire encore : en se gaussant.
En effet, si jamais le fauteur de trouble (également appelé "expérimentateur"), loin de battre sa coulpe et de reconnaître dans une belle auto-critique Polpotienne toute l'ampleur de son méfait et la honte qui lui échoit, si jamais cet expérimentateur se contente de nier benoîtement et de persister tranquillement, alors là c'est la fin du monde : car non seulement c'est un salaud (ce qu'on savait déjà), mais en plus il remet par sa seule dénégation de culpabilité en cause tout le bien fondé de la saine réaction de gentillesse binounoursienne. La non reconnaissance de sa vilenie remet désormais en cause les émotions de toute la bisounoursienne clique, et de plus, se montrant sans réaction d'émotion massive face à tout ce déferlement de gentillesse, l'expérimentateur donne la preuve de son inhumanité, de son inbisounoursitude, bref, se rend haïssable (en plus d'être lourd, ce qui veut dire difficile à e-mouvoir).
A ce stade, l'ensemble des bisounours en présence déclenchent leur détonateur à gentillesse suractivée.
On retrouve parfois l'expérimentateur pendu par les couilles à un croc de boucher, ou ses cendres parmi les restes d'un bûcher fumant. Quand on retrouve quelque chose.
Quant aux Bisounours Nucléaires, ils se sont auto-détruits dans l'explosion. On ne retrouve rien, si ce n'est des traces de bisous nucléaires imprimées sur le sol vitrifié.
La compréhension de cette thèse et sa mise en perspective historique tendent à démontrer la présence massive de Bisounours nucléaires depuis les débuts de l'humanité, et leur forte implication dans les kilotonnes de gentillesse déversée sur la planète durant de grandes fêtes telles que les guerres de religion, la Sainte Inquisition, les vendettas pluri-générationnelles, quelques grandes et belles guerres civiles ou non, la Shoah, le vote U.M.P., les massacres de Sabra et Chatila et quelques autres depuis, c'était juste l'entraînement, ainsi que dans le supportage sportif et la tout-ce-qu'on-veut-phobie, toujours basée sur l'identification aux (malheurs des) uns conduisant à la haine des autres et au déversement de tombereaux de gentillesse, tant il est normal que les justes massacrent les infidèles, les bons chrétiens les hérétiques, et les gentils les salauds.
Heureusement qu'on ne risque jamais de se retrouver à cours de gentillesse et de gentils, on s'ennuierait.










Commentaires
Seppuku quoi ...
Bien trop romantique ;-)
Gentillesse impitoyable: ça me parle. Plus que bisounours nucléaire je l'avoue, sans vouloir vous désobliger, cher maitre.
La bisounoursitude est l'avatar moderne dle la self-righteousness (ou pharisaisme), la conviction et le besoin d'être dans le bon et le vrai: "moi et les miens sommes bons, les autres le sont éventuellement aussi s'ils sont tout comme moi, sinon ce sont des méchants".
La spécificité de la bisounoursitude actuelle, c'est de vouloir à tout prix paraitre gentil et irréprochable. L'agressivité (apparente) est politiquement incorrecte, elle n'est acceptable qu'en représailles à un comportement ne cadrant pas avec les catégories mentales admises.
Mais remember, nous sommes tous des bisounours allemands!
Hé regardez comme c'est mignon, deux bisounourses qui se font des bisous:
http://www.liberation.fr/politiques...
C'est une vérité bien connue que l'expérimentateur influence l'expérience, et que son regard n'est pas neutre.
Il est possible que face à deux désapprobations bisounoursales, l'expérimentateur voit une réaction en chaîne et se sente menacé alors que, non.
Et que sa position qu'il pense rationnelle soit tout aussi émotionnelle que celles des sujets observés.
Enfin, j'dis ça, j'dis rien, j'y connais rien en bisounoursitude.
hum !m'est avis que l'ennui a du bon, parfois, comme celui que l'homme anormal pourrait éprouver en faisant un séjour dans un ermitage, sans gentils normaux
@Christine :
Sans aucun doute, surtout que des fois, l'expérimentateur a un mauvais karma.
>
Sans aucun doute également. Il s'agit alors de (tenter de ?) faire la part des choses et du biais que cela introduit dans l'expérience :-} ...et surtout d'éviter de se laisser emporter par la seule dynamique de la baston en cours en oubliant tout le reste...
Hmmm, dis moi, t'aurais pas joué les expérimentateurs récemment, toi, des fois ?...
Non, sûrement, sinon tu serais pendu par les couilles, ou mélangé aux cendres d'un bucher à l'heure actuelle. Mais pour avoir une si belle description empreinte de tant d'amour pour 80% de tes "semblables"... c'est à se demander.
Les humains deviennent parano quand ils ne savent plus où est le chemin de l'indulgence.
Si leur coeur ne répond pas AUSSI pour eux-même dans leur for intérieur, ils vont chercher dans le monde, et la science, mais leur humilité, telle une allumette, n'a brûlé qu'une seule fois, et les voilà cherchant la lumière en fouillant dans les cendres ...
Avoir mal, ce n'est pas indigne, camarade ...
Et puis
l'esprit de débutant semble parfois tellement hors de portée ...
Tiens, cadeau (libre à qui ça chante d'y voir de la bisounoursitude, c'est du Chomp du siècle dernier) :
"Il y a trop de vent
trop de pluie
Ou bien trop de brouillard
De neige ou bien de nuit !
Quel dommage,
Nous qui savons si bien voler ..
Hou ! Là ! Là ! Qu'est-ce c'est compliqué, l'étude de ces bisournous ! J'ai pas bien compris quand est-ce qu'ils sont gentils, quand est-ce qu'ils sont méchants. Il me semble seulement qu'ils sont toujours gentils au début, et toujours méchants à la fin. Là, je crois que Sa Sainteté a joué à l'expérimentateur, mais je l'ai trouvé bien meilleur en clinicien, dans DE BISVNVRS ILLVSTRIBVS ORBIS BLOGOSPHERAE. Faut dire que Sa Sainteté, en voulant présenter succinctement les résultats de ses vastes recherches, ne pouvait que produire un article un peu confus. (Le thème de la masse critique, par exemple, revient deux fois.) Je pense qu'il conviendrait de séparer les expériences visant à expliciter les circuits internes, (boyaux + cerveaux + tuyaux), de celles relatives aux comportements grégaires. Et produire ensuite une synthèse susceptible d'expliquer les transitions de percolation (au niveau grégaire) par les changements d'états internes, (niveau individuel).
@Taisen Chompizuki : Tu parles d'or comme d'habitude, ô Senseï !
Le koân de ce soir sera : ;-)
La grange a brûlé:
Maintenant,
Je puis voir la lune.
- Masahide
@Crapaud rouge : Le modeste expérimentateur ouvre la route du théoricien à venir ;-)
woaw ! deux billets coups sur coup... j'avais perdu le rythme moi !
ceci dit... il m'avais semblé voir un label "BLOG SANS BISOUNOURS" affiché dans la colonne sur le côté ? Décidément les valeurs de droite ne sont plus ce qu'elles étaient.
Et il ne faut pas oublier l'expérience du "Bisounours de Schrödinger" aussi !
Cette expérience qui met en évidence les états superposés de "bisounoursitude" et de "inbisounoursitude" du Bisounours... l'influence de l'expérimentateur pour déterminer l'état de "bisounoursitude" du Bisounours... et que c'est après (bien après, longtemps après) l'explosion du Bisounours, que l'état de "bisounoursitude" du Bisounours est jugé par l'expérimentateur...
On vous aème ô grand roudoudou assis en tailleur
@Doctorant : J'aime assez l'idée du Bisounours quantique, qui est ni détoné, ni non détoné, ou alors les deux à la fois.
Cependant, dès que l'on augmente le nombre de Bisounours, on observe la réduction du train de bisous et l'incertitude de Bisenberg disparaît, tuée dans l'oeuf par la statistique à l'échelle macroscopique, car on sait que la probabilité de la détonation d'au moins un Bisounours quantique tend vers 1 à mesure que le nombre de Bisounours augmente, et que dès lors qu'un seul détone, les autres pètent dans la foulée.
Cependant, l'expérience de pensée consistant à isoler en orbite, loin de toute observation, un Bisounours quantique et disons, un chat, dans une enceinte fermée sans possibilité extérieure de savoir si le Bisounours a détoné ou pas (d'autant que certains Bisounours aiment les chats alors que d'autres préfèrent les chiens, ça se complique...) nous donne effectivement un chat de Shrödinours, créature virtuelle fort intéressante, surtout s'il a les yeux verts.
@Saxo :
Oui... Je nettoyais un Bisounours, et il est parti tout seul :-(
Moralité : Ne jamais nettoyer un Bisounours chargé, toujours bien vérifier que la chambre est vide avant.
"Coupat outragé, Coupat brisé, Coupat martyrisé, mais Coupat libéré !"
Fallait quelqu'un pour le dire, que Coupat a été libéré hier, et les zèbres d'Article11 ne manquant pas de verve, j'ai jugé bon de les saluer ici d'un petit lien. J'espère que Son Augustissimement Sérénissime Sainteté n'en prendra pas ombrage.
Crotte de bique ! Le lien de mon com précédent pointe sur celui que j'avais mis sur l'article d'Article11 ! Erreur de copié/collé.
Je me demande si tu ne serais pas capable de nettoyer un Bisounours chargé en SACHANT qu'il est chargé? Juste parce que tu estimes qu'il FAUT le faire, et le faire TOUT DE SUITE.
Ah, jeunesse impatiente!
@Swâmi: merci de m'expliquer ce que Bowel veut dire, sinon, Sainteté ou pas Sainteté, je me transmute en bisournous-GOUROU, espèce mutante avec H1N1 inside récupéré dans l'une de ces charmantes porcheries mexicaine où l'on engraisse les bestiaux aux OGM.
@ Christine : "j'y connais rien en bisounoursitude"
Tu étais pourtant convaincante certain matin ;-)
@Swâmi
Et encore, on n'a pas évoqué l'influence du principe d'exclusion de Paulinours, mais, bon ...
@Olivier
Ah bon, en plein dans mon roupillon de l'aube ?
Heu ...
Christiiiiiiiiiiiiiiiiiine !!!!
Et mon Bowel, c'est pour quand ? Pas que ça à f..., moi !
Toute blague mise à part, (mais en était-ce bien une ?...), je signale que les producteurs indépendants ne pourront pas faire de saisines à hadopi de la même façon automatisée que les gros, et alors que le projet de loi annonçait évidemment le contraire. C'est là, à la fin de l'article.
Très belle étude, votre sainteté, on peut d'ailleurs dénoter que le moment critique de votre second exemple se dénote en général par ces deux phrases :
"Hé, mais c'est pour toi qu'on fait ça, tu pourrais au moins dire merci !
- Mais je ne vous ai rien demandé, moi !"
Fatale erreur.
@Fougère: tu s'rais pas un cyber-bisournous masqué, par hasard ? Tu attaques bille en tête d'un : "Très belle étude, votre sainteté, et Patâpatî et Patîpatâ..." Et il te drague Mademoiselle, ce pédophile ! Il va nous attirer toute la flicaille hadopienne sur le dos.
Bon, c'est pas tout ça, c'est que j'ai toujours pas l'explication de mon Bowel, et ça, ça me défrise ! J'préviens tout le monde : y'a de la FUREUR dans l'air !
Ce blog va devenir IRRESPIRABLE !
Heu, essaie donc un dictionnaire anglais ;-D Comme pour "thinking" ...
@Christine: non, pas question ! Sa Sainteté doit assurer le service après-vente, non mais !
Et il ne faut surtout pas oublier le bisounours@enoooorme.lol, qui est redoutable aussi...Surtout quand il s'accouple avec Bisounours.jesors@mdr.hdr...
@Fougère :
Ah, je vois que mademoiselle a également une solide expérience en Bisounoursitude, au minimum un mastère, je dirais...
Et je vois qu'on est pas bien loin du puisque j'ai moi-même une mémoire tellement déplorable des visages et des noms que je me sens pour ainsi dire prosopagnostique. Mais, comme tu l'as si bien noté, cela permet souvent de biaiser un peu :-}
...ce qui est d'ailleurs une excellente manière de se graver une personne dans la mémoire de manière indélébile, comme quoi il y a toujours une solution à tout :-}
Bonjour Swami,
Toujours un plaisir de vous lire, même après une longue absence.
Et le hasard fait bien les choses, puisque j'étais ce week-end en train de me renseigner sur Swâmi Prajnânpad.
J'en profite donc pour vous poser une question, dois-je plutôt lire les trois tomes "Swâmi Prajnânpad, un maître contemporain" de Daniel Roumanoff et dont Arnaud Desjardin parle avec grand intérêt si j'en crois la 4e de couverture, ou dois-je plutôt lire directement du Arnaud Desjardin, mais alors quels livres en particulier, il y en a beaucoup...
Passez une agréable journée.
@Atathoth : Roumanoff sera sans doute assez aride et technique pour une première prise de contact... Pour se familiariser avec Swâmi Prajnânpad, je commencerais plutôt par Desjardins, et si tu ne l'as jamais lu, autant commencer par le début avec l'excellent "Les chemins de la Sagesse" qui fixe le décor, plutôt que de taper directement dans les trucs à la fois plus pratiques et plus techniques.
Je conseille aussi fortement l'Anthologie de la Non-Dualité" de Véronique Loiseleur.
Et à propos de Swâmi Prajnânpad, ce qu'il ne faut pas lire, c'est "Au-delà du désespoir" de Comte-Sponville, qui est complètement passé à côté de l'essentiel.
Mille merci pour vos renseignements. Il est très intrigant de voir comme tout me pousse en ce moment à m'intéresser à Swâmi Prajnânpad. Je suis de bon gré cette orientation et vais donc commencer à lire les livres que vous me recommandez (et éviter donc le dernier). Nous aurons probablement l'occasion d'échanger sur le sujet au détour d'un de vos billets. Encore merci.
@Azathoth : D'autant que ce billet-ci n'est probablement pas le meilleur exemple de non-dualité que l'on puisse concevoir ;-))
(Honte à Ma Sainteté)
alors là bravo pour cette définition du bisounours nucléaire.... Je viens d'en faire les frais.... j'en ai détecté 2 mais trop tard.... ouf ça secoue quand même...