La bête est morte, mais elle nuit encore
Par Petaramesh le mercredi 11 mars 2009, 16:10 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Ou quelques considérations éthérées à propos de la loi HADOPI et de l'industrie de la musique et de la vidéo.
L'industrie de distribution de la musique et de la vidéo, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est une bête blessée à mort, et comme beaucoup de bêtes à l'agonie, extrêmement dangereuse.
Sous cette forme elle va crever, elle le sait, c'est inéluctable et inscrit dans l'histoire bien plus que dans quelques lois scélérates autant que passagères.
Pour autant, cette industrie condamnée, dans ses derniers spasmes, n'hésite pas une seconde à mordre sauvagement la main qui l'a si longtemps grassement nourrie - la main de "son" public - en tentant de contraindre celui-ci, par la loi s'il le faut, à continuer de lui acheter des choses dont il n'a plus besoin à des prix que plus rien ne justifie, au détriment des libertés publiques les plus fondamentales, sans le moindre scrupule si ce n'est de faire fonctionner autant que possible le tiroir-caisse jusqu'à la dernière, ultime et inévitable seconde, pour que les gros actionnaires et gros bénéficiaires de ce système moribond puissent s'en mettre encore une grosse giclée dans les fouilles avant d'aller l'investir ailleurs ou de prendre une retraite dorée.
Cette industrie est née d'un contexte technique correspondant à une époque donnée, qui, à la fois permettait la distribution d'oeuvres audiovisuelles, autrefois limitées à la représentation directe et vivante, sous une forme enregistrée que l'on pouvait rejouer à loisir, et en même temps nécessitait la distribution de cette oeuvre enregistrée sous une forme matérielle : un disque, un CD, une cassette, un DVD...
Une industrie nouvelle en est née, qui regroupait les fonctions d'enregistrement de l'oeuvre, duplication industrielle de celle-ci, puis de tout un circuit de distribution et de vente, avec la rémunération de toutes les parties prenantes et des intermédiaires.
On notera que, dès le départ, cette industrie n'a rien à voir avec la genèse d'une oeuvre (sa composition) ni avec son interprétation. Pas plus qu'elle ne doit quoi que ce soit à l'inventivité des compositeurs ou à la qualité des interprètes. Non, cette industrie est née d'une technologie, devenue un juteux commerce.
Toutefois, par le truchement de la rémunération des droits d'auteur et autres droits voisins, et tenant compte des sommes considérables que cette industrie a brassées, et de la notoriété qu'elle a apporté a certains compositeurs et interprètes auparavant mondialement célèbres dans leur quartier, elle a construit pour certains d'entre-eux de solides ponts d'or dont ils n'auraient jamais pu rêver quand ils jouaient devant quelques centaines de personnes.
Oui mais voilà, aujourd'hui, la fixation des oeuvres (immatérielles) sur un support matériel donné ne présente plus aucun intérêt pour le "consommateur" final (le public), qui n'a donc, c'est parfaitement logique, plus aucune raison de les acheter ainsi. L'oeuvre peut aussi bien être transmise de bout-en-bout sous forme immatérielle pour le même résultat et à un coût bien moindre, du point de vue de son utilisateur.
L'unique raison d'être d'une industrie, du moins sous une certaine forme, disparaissant, il est donc naturel, inévitable, inexorable, que cette industrie disparaisse.
Tuée par la main invisible de la disparition de son marché.
N'étant plus la forme la plus apte à la distribution de l'oeuvre, Charles Darwin passe par là, couic ! Sous les applaudissements nourris de la foule des capitalistes libéraux qui n'aiment rien tant que le libre jeu de la loi du marché à la concurrence non faussée.
Ah non ?
Non. Ils n'aiment ça que quand ça fait agréablement tinter leur bourse, mais comme toujours appellent à cors et à cris les secours de l'état et de la loi dès que leur (gros) pécule menace de maigrir. Privatiser les bénefs, socialiser les pertes, air connu.
Si je veux écouter de la musique ou regarder un film, je n'ai aujourd'hui strictement aucune raison d'acheter un CD ou un DVD, puisque l'oeuvre sous forme immatérielle me rend exactement le même service et que son support physique ne m'apporte aucune espèce de plus-value.
A contrario, si je veux lire un livre, j'achète un livre, parce que le livre matériel m'apporte un confort de lecture et de transport inégalé à ce jour et pour longtemps encore. Le support physique "livre" vaut le prix que je le paie, avec l'oeuvre fixée dessus et la rémunération de son auteur.
Je n'ai pas l'habitude de faire des photocopies des livres que j'achète pour les donner à tous mes amis. Pourquoi ? Oh, non pas parce que c'est interdit, mais simplement parce que ce serait fastidieux, onéreux, et me donnerait au bout du compte un résultat de qualité bien inférieure au support initial. Non, si je veux offrir le livre à un ami, j'en achète un deuxième. Il vaut décidément le prix que je le paie, puisque l'industrie me le fournit sous une forme parfaitement finie à un prix inférieur à ce que je pourrais faire moi-même.
Pour cette raison, il n'est nul besoin de lois contraignantes et liberticides pour empêcher les gens de photocopier les livres, puisque l'industrie fournit un service qui mérite qu'on le paie.
Il peut simplement être compréhensible d'interdir la réplication industrielle et commerciale de livres, qui oublierait au passage la rémunération de l'auteur. mais pour la réplication personnelle ou non commerciale, cela n'a pas lieu d'être. Pas besoin, en fait.
A contrario, si je veux offrir de la musique à ma Rousse, je vais plutôt lui uploader des MP3 sur sa machine plutôt que lui acheter le CD. Pourquoi ? C'est facile, c'est rapide, ça ne me coûte rien, pour lui offrir un résultat de qualité équivalente à ce que l'industrie pourrait me proposer.
Je ne l'achète pas ? C'est mal ! Mais pourquoi donc est-ce que je ne l'achète pas ? Parce que l'industrie me le propose à des tarifs honteusement élevés et sans aucun rapport avec les coûts réels. Il se trouve que, si copier des fichiers immatériels ne me coûte rien ou presque, à moi simple particulier doté d'un matériel dérisoire, ça coûte sûrement encore beaucoup moins cher à une grosse industrie, n'est-ce pas ?
Mais est-ce que cette industrie me propose un marché raisonnable ? Quelque chose qui justifierait ses coûts, une honnête rémunération du compositeur et des artistes plus une petite marge ? Que non pas ! Elle me vole comme au coin d'un bois !
Cette industrie a, jusqu'au bout et tant qu'il lui a été possible, poussé à la vente de ses CD et de ses DVD - et maintenant de ses Blue-ray - simplement parce que c'est ça qui rapporte un max de gros pognon à tout le circuit et permet de faire de monstres marges. Cette industrie a voulu capturer son marché, lui interdisant tout autre mode d'accès à l'oeuvre. elle a freiné des quatre fers pour ne surtout pas avoir à développer une offre immatérielle simplement honnête. Elle a voulu protéger sa montagne de pognon.
Et en cela, la vache, elle a honteusement triché au grand jeu du capitalisme libéral, seul jeu qui vaille nous dit-on pourtant... Enfin, tant que ça l'arrange...
Je l'inculpe donc sans hésiter du crime honteux de lèse-kapitalisme !
Elle nous a imposé, par le biais de lois votées par nos loyaux représentants, des taxes sur les supports pour la copie privée dont l'essentiel va bien sûr à l'industrie, pas aux cochers de fiacres !
De même bien sûr qu'à chaque fois que nous achetons une voiture, nous payons une taxe au profit des maréchaux-ferrants et des tenanciers d'écuries, ne serait-ce pas tout aussi normal ?
On me murmure pourtant que les cochers de fiacre qui ont voulu survivre ont passé leur permis de conduire et que les tenanciers d'écuries sont devenus garagistes sans qu'autant de foin ne soit remué...
Maintenant encore, alors que l'industrie des majors se voit contrainte, finalement, de passer au support virtuel, immatériel, elle continue de tenter - avec le soutien de notre admirable gouvernement et d'une bonne partie de nos loyaux représentants soucieux de l'intérêt du peuple qui les élit - d'imposer des lois liberticides, scélérates, d'inspiration totalitaire, nuisibles au plus grand nombre et à son propre public, mais pourquoi ? Pour quelle raison ?
Tout simplement parce que cette industrie, perdant le support physique, refuse pour autant de perdre le pognon du support physique. Elle renonce au beurre, certes, mais pas à l'argent du beurre, quitte à sodomiser la crémière !
Eh oui, si le support physique disparaît, avec lui ses usines, son circuit de distribution, ses intermédiaires de vente, s'il ne reste plus qu'à rémunérer raisonnablement compositeurs et artistes, et le coût de la prod', de l'enregistrement de l'oeuvre et de sa distribution immatérielle, ben logiquement, les prix des oeuvres devraient baisser dans des proportions kolossales !
Et gageons que si c'était honnêtement vendu, ce serait honnêtement acheté.
Mais ça, l'industrie ne le veut surtout pas ! Elle veut bien au contraire qu'à la disparition de ses coûts corresponde une considérable augmentation de ses marges !
Et pour qu'un truc pareil puisse marcher, bon sang mais c'est bien sûr, il faut fliquer le public, le menacer des foudres de la loi, le jeter en prison au besoin, parce que sans ça, ben le public, on aura quand même du mal à lui faire payer cher quelque chose qui ne vaut désormais presque rien !
Voilà en fait où nous en sommes, et qui justifie les DADVSI et autres HADOPI qu'on nous vote d'une année sur l'autre, grâces soient rendues à nos loyaux représentants !
Mais les auteurs et les artistes, me direz-vous ?
Hummmm... Là, je crains que la réponse que je vais vous faire vous paraîsse moins capitalistiquement correcte !
Rappelons-nous que les droits d'auteur furent inventés non pas pour protéger les auteurs de leur public, mais pour les protéger de leurs éditeurs ! Afin de s'assurer qu'à toute édition d'une oeuvre correspondrait une juste rémunération de l'auteur par l'éditeur.
Cette rémunération fait sens si elle correspond de près ou de loin au temps, à l'effort, au travail produits par l'auteur dans la création de son oeuvre, voire qu'on le paie d'avance pendant qu'il la compose. En somme c'est cette rémunération qui permet à l'auteur de vivre, éventuellement très bien, pendant qu'il crée, et donc qui lui permet de pouvoir créer plutôt que d'aller travailler à l'usine. Fort bien.
Faut-il pour autant trouver souhaitable, ou normal, que le fait d'avoir écrit un tube de 3 minutes à 22 ans asseoie son auteur sur un tas d'or pour le restant de ses jours sans qu'il n'ait plus jamais à produire quoi que ce soit d'autre ? Trouve-t-on l'équivalent dans aucune autre profession ?
Mais ils sont peu, me direz-vous, les autres crèvent de faim ! Eh bien justement, je trouverais préférable qu'on rémunère davantage des auteurs bien plus divers plutôt que d'en enrichir outrageusement une petite poignée, et c'est justement ce que le système commercial actuel ne permet pas !
Mais le génie, me direz-vous, comment rémunère-t-on le génie, l'inspiration excellente d'où sortira le morceau inoubliable qu'on écoutera pendant 100 ans ? Et je vous répondrai qu'on ne devrait pas rémunérer le génie, il ne correspond pas à un travail ou à un effort particulier de celui qui en est le vecteur. C'est un coup de bol, une inspiration tombée du ciel, d'ailleurs ou de nulle part, que sais-je, mais pourquoi devrait-on le payer ? Aucune idée, aucun éclair de génie, ne provient purement et uniquement de son auteur. Il doit tout à l'humanité entière, à l'accumulation de la connaissance et de la culture humaines, à ses parents, ses profs, ses sources d'inspiration, ses amis... Son éclair de génie est peut-être le sommet de la pyramide à un instant t, mais ce sommet ne tient pas en l'air sans sa base. Si on devait lui rémunérer le sommet, alors il faudrait qu'il rémunère toute la pyramide ! L'éclair de génie provient de l'histoire de l'humanité entière est est appelé à se joindre à son substrat, comme la vis d'Archimède, le théorême de Pythagore, l'oeuvre de Shakespeare, la toccata de Bach ou l'invention du cunnilingus. Mozart si génial fût-il aurait-il composé quoi que ce soit si d'autres avant lui n'avaient pas inventé la musique, ses règles, sa notation, ses instruments ? Peau de balle.
Et les interprêtes, me direz-vous ?
Ben je répondrai bêtement que le boulot d'un musicien est de jouer de la musique et que le boulot d'un acteur est d'acter. Si je trouve fort normal qu'un musicien qui joue ou un acteur qui acte soit (éventuellement très bien) payé, je trouve beaucoup moins normal que les dollars tombent à la pelle dans l'escarcelle d'un musicien qui glande en tongs sur sa terrasse en bord de mer parce qu'il a joué une fois dans un studio un truc trôôôôô bien il y a vingt ans. Surtout pendant que d'autres musiciens pas forcément moins bons mais sûrement moins veinards tendent la main dans le métro.
Je ne sais pas vous, mais moi, je ne serai pas payé à vie comme un nabab pour avoir bien fait mon boulot, même très-très bien, même génialement si ça se trouve, pendant quelques mois il y a 10 ans...
Donc oui, les auteurs, les interprêtes, faut les payer, ça c'est sûr, mais je suis intimement persuadé qu'on arriverait à en payer bien davantage et de manière très raisonnable en crucifiant le système actuel, et que si on voulait prendre des sous au public, eh bien ça serait fort bel et bon, si on s'en servait pour intelligemment financer le spectacle vivant, les musiciens qui jouent, les théâtreux qui théâtrent, plutôt que de légiférer tous les internautes sont des criminels au moins potentiels !
au bénéfice d'un système financier qui capte l'essentiel du flux pour n'en recracher en bout de course qu'une très petite partie à une infime minorité dorée de compositeurs et artistes bien gras et infatués d'eux-mêmes, ceux-là même qui font des courbettes et des mamours à monsieur Nègre et madame Albanel.
La culture, ça ne produit rien d'utile et c'est pour ça qu'elle est indispensable à la vie humaine. Rien n'est aussi indispensable que ce qui est parfaitement inutile. Comme ça ne produit rien d'utile, ça ne peut pas se commercialiser comme un baril de lessive, sauf à la dénaturer complètement, ce qui me semble une excellente raison de chercher un moyen de la financer collectivement.
Nos chers députés et notre ministre des majors feraient bien de passer le temps dont ils disposent à réfléchir à ça, plutôt qu'à monter des usines à gaz répressives qui, de toute manière, ne marcheront pas, ce qui est bien la seule chose dont on soit sûr quant au résultat de leurs efforts actuels.











Commentaires
C'est un article formidable, digne d'un grand reporter, et largement supérieur à tout ce qu'on trouve dans la presse écrite. Un article qui fait vraiment le tour de la question. C'est sur une telle base que nos loyaux députés devraient discuter.
Pas mieux !
Bravo pour ce résumé en quelques mots, de l'essentiel de la rapine des majors et des distributeurs sur la culture, ou plutôt la $ulture. J'ajouterais que le combat (d'arrière garde) de ces sociétés me fait penser au combat pour sauver les emplois des éplucheurs de patates contre l'invention ignoble de la machine à éplucher les patates... (voir Luddisme).
Clap clap clap
Swâmi ! Dans mes bras ! <3
Bonnes explications sur les professionnels de la profession, les artistes et leurs trop fameuses rémunérations.
C'est pédagogique et ça remet la culture à sa vraie place : libre et disponible pour tous.
Maintenant demander aux "députés et notre ministre des majors" de réfléchir....
Leur objectif n'est malheureusement que mercantile, la noblesse de leur fonction est depuis longtemps dévoyée et oubliée.
Il y a aussi un aspect de la question que je n'ai pas évoqué dans le billet, outre le côté mercantilo-pompafric, c'est l'aspect du pouvoir et de la dépendance dans laquelle les majors tiennent les artistes - à commencer par ceux qui en profitent le plus - et la manière dont elles peuvent faire ou défaire une carrière : qui n'a pas entendu parler du "drame" de telle ex-gloire de la chanson "vendant" encore mais beaucoup moins, et se retrouvant soudain professionnellement à poil parce que sa maison de disque, ayant d'autres objectifs de rentabilité, avait soudain résilié son contrat. C'est arrivé à pas mal...
C'est ce pouvoir qui fait que les maisons de disques choisissent "leurs" artistes en fonction de "ce qui se vendra" et orientent "ce qui se vendra" pour au final nous produire des kilotonnes de soupe commerciale alors que d'excellents artistes qui ne sont pas dans la ligne du parti peinent à sortir le moindre album.
La suppression de la chaîne de distribution "matérielle" offre des facultés de production et de diffusion à moindre coût et potentiellement tout un tas de nouveaux concurrents de moindre calibre qui pourraient se positionner en face des majors sur un marché plus facile d'accès, ce dont elles ne veulent surtout pas, elles veulent à tout prix garder le contrôle du marché pour que l'artiste qui veut sortir de l'ombre sache toujours qu'il lui faudra coucher avec la bonne personne, au propre ou au figuré.
Ainsi, outre le fait qu'elles nuisent à notre portefeuille et à nos libertés, les majors nuisent terriblement à la diversité artistique et à l'émergence de nouveauté.
Il faut décidément considérer qu'elles sont nos ennemies, et je suis volontiers enclin à penser que nombre d'artistes - pas ceux qui s'expriment là-dessus à longueur d'invitations sur les plateaux-télés je présume - partagent ce point de vue.
waou!!!
Bravo Swâmi :-)
D'ailleurs si on regarde de plus près, on pourra constater combien l'industrie du disque a causé de torts aux musiciens. Avant qu'on installe ces fameux jouquebocses dans les cafés, ceux ci pouvaient gagner leur vie en jouant de la musique certains soirs (de fin) de semaine. D'ailleurs, ces grosses compagnies avaient débuté leur sinistre carrierre en payant les musiciens pendant l'enregistrement et en gardant tout le pognon fait avec... Maintenant, ils redistribuent juste les miettes nécessaires pour justifier tout ce pataquès.
...et pendant ce temps-là le pôle emploi se paie un logo de chiotte à 500.000 Euros...
Bon, le dernier de l'ANPE, y'a 2 ans 1/2, c'était 2.400.000 Euros, y'a quand même un progrès !
Jeu-test : Traduisez ces sommes en nombre de mois d'indemnisation d'un smicard au chômage. Je vous signale juste que c'est notre assurance et que c'est nous qui payons ça dans nos cotisations chaque mois...
Quand même, quand je pense que si j'avais su ça plus tôt, tout handicapé du graphisme que je suis, j'aurais pu me faire 500.000 Euros pour torcher en 30 minutes un truc bien moins laid et vide de sens... C'est bête, hein...
Alors cherchons le sens véhiculé par le beau logo à 500.000 boules... Le beau rond bleu brillant, c'est le Paradis UMPiste de l'Emploi Majuscule, le "e" c'est les pauvres hères de salariés-ou-pas, et ceux qui sont en rouge (à la banque) et en dehors du paradis c'est les pauvres couillons qui se sont fait exclure du Paradis UMPiste de l'Emploi à cause de leur sympathie pour l'anarchie autonome d'ultra-gauche dents blanches ?
T'as été chanteur avant ?
Salut tout le monde.
500.000 euros, et en plus ils se sont plantés: C'est « pâle emploi » (ou peut-être bien que c'est « pas d'emplois »).
A propos du logo pôle emploi: quelque soit la façon dont on interprète cette boule aux couleurs du loto, c'est cynique. Mais bien sûr, personne, dans l'armée mexicaine qui "dirige" le PE, (Cf. le Canard), n'en a la moindre idée.
J'espère que l'article de Swâmi apparaîtra sur Reso.
Parfait.
Je renchéri bisounourtesquement !
Clair, net, précis, on applaudit !
Les majors ont peur du net et de la montée des groupes "Do it yourself".
Vive le net qui permet aux petits groupes de trouver leur public.
Que le système de diffusion des oeuvres musicales et cinématographiques doive être refondé, pas de doute là dessus.
Mais concernant la rémunération des auteurs, l'industrie du livre n'est pas en reste non plus. Un auteur touche 10% en moyenne sur la vente d'un livre. Même en excluant la diffusion par voie électronique qui est effectivement bien moins pratique actuellement, on doit pouvoir améliorer les choses.
Quelle verve, quelle inspiration, on dirait du Bossuet, en moins chiant.
J'approuve, quand bien même j'aurais de nombreuses divergences d'appréciation.
Un problème similaire se pose effectivement pour certains bouquins : les bouquins "scientifiques" (incluant les sciences humaines), qui sont fort chers et destinés à un public largement composé d'étudiantEs-gnan-gnan très majoritairement plutôt pauvres. Ce qui fait que les ditEs-gnan-gnan en copient allègrement des bouts pour pas complètement rater leurs partiels (voire, pour un très petit nombre, les copient en entier, parce qu'illes veulent les lire, les relire, les annoter fébrilement dans la marge, en surligner la substantifique moelle, en quoi illes ont bien raison). Et là, on touche à une autre problématique, car il ne s'agit pas d'oeuvres de création, mais de réflexions issues généralement de la recherche (et si la recherche est publique - encore... -, son coût a déjà été payé, et il ne devrait plus y avoir à payer que le support matériel ; cependant, le support matériel coûte d'autant plus cher qu'il est confidentiel et long à élaborer...)
Sinon, il reste un point d'importance à aborder dans cette approche de l'évolution inéluctable des modes de diffusion musicale (je m'en tiens à musicale, c'est là que réside un gros point noir avec la dématérialisation). La qualité du son... ben ouais, ressortez vos vieilles galettes (33 ou maxi) et vos vieux systèmes hi fi et prenez une baffe sonore ! La musique dématérialisée est trop souvent complètement "tassée", aplatie, rognée aux ailes. Ben oui, c'est moins lourd, ça passe plus vite, et c'est quasi imperceptible pour une oreille lambda...
Cela dit, d'après d'éminents spécialistes, on fabrique une humanité occidentale sourde avec ces sons compressés, car on déshabitue nos oreilles à entendre les fréquences les plus hautes / les plus basses. (si je retrouve un très bon article lu là-dessus il y a quelques semaines, je reviens poser le lien ici).
Alors j'imagine que ce problème pourrait se régler avec les évolutions technologiques, mais en attendant, je me contente des sons tassés numérisés, et je bave de bonheur quand je pose une galette sur une platine et que je retrouve toute l'amplitude des vieux enregistrements analogiques...
A part ça, clap-clap-clap Guru, t'assures un max ! :-)
Variations sur le même thème (le mp3) chez les causeurs : http://www.causeur.fr/hadopi-pire-t...
La comparaison avec le livre n'est jamais évoquée, neanmoins elle est pertinente. Mais on ne joue pas dans la même cour, les majors fabriquent non pas des biens culturels mais des produits commerciaux ... Une loi concoctée sur mesure au service d'interets particuliers : les arguments ne manquent pas à son encontre et pourtant ils restent inaudibles, qu'ils soient éthiques, juridiques ou techniques.
Hadopi va passer et trépasser.
@Ko :
Quand je suis moi-même passé de mes derniers vinyles à mes premiers CD audio, présentés à l'époque commele son parfait, je les ai trouvés plutôt dégueulasses à écouter, car les défauts intrinsèques au vinyle et les corrections qu'ils nécessitaient (notamment le fameux préampli RIAA bien connu des ancètres) donnaient en bout de course un son plus rond, plus chaleureux, plus vivant que celui trop "parfait" des CD, que je trouvais beaucoup trop sec et trop froid, alors qu'il était plus fidèle à l'enregistrement réel.
Les critiques de qualité que l'on adresse à la musique numérique compressée, typiquement le MP3, sont fondées, mais la compression MP3 n'est pas une nécessité et il existe notamment d'autres formats de compression sans pertes - par exemple FLAC.
il faut voir aussi l'évolution des débits (Internet) et des stockages (disques durs). Sans avoir vérifié et à vue de blair, je suis prêt à parier que la transmission de premiers fichiers MP3 compressés que j'ai vus passer il y a fort longtemps à travers mon modem 56K prenait plus de temps que la transmission du même morceau en .WAV non compressé sur une ligne ADSL qui booste aujourd'hui. De même, le stockage d'un MP3 compressé sur mon petit disque dur de l'époque prenait certainement un plus gros pourcentage de l'espace de celui-ci que le même morceau non compressé sur les disques de ouf' d'aujourd'hui (qui seront ridicules après-demain). Et je ne parle même pas de l'utilisation d'un bon format de compression sans pertes !
Ces problèmes de compression n'en sont qu'en un point donné du temps, l'accroissement exponentiel des capacités de transmission et de stockage les amènera vite au rang d'histoire ancienne. Si on utilise encore le MP3 c'est essentiellement pour sa très large compatibilité et parce que les braves gens veulent stocker 100+ heures de musique sur leur lecteur gros comme un ongle. S'ils se contentaient de moins de quantité, il pourraient avoir à la place davantage de qualité :-}
Ces histoires de volume et de compression sont d'ailleurs la seule raison commerciale pour laquelle l'industrie pousse à la mort du DVD et à l'adoption du Blue-ray. Non pas que le consommateur ait vraiment besoin d'une telle définition dans la plupart des cas, mais simplement parce que le volume de données stocké sur un Blue-ray le rend (aujourdhui) quasiment incopiable, instockable et intransférable par Internet. L'accroissement du volume nécessaire est une forme de protection anti-copie.
Mais rappelons que, quand j'avais mon premier CD-Audio (650 Mo), mon disque dur faisait 20 Mo, il m'aurait donc fallu 33 disque durs pour stocker UN cd de musique rippé non compressé.
Aujourd'hui, le disque dur courant du commerce tourne autour du Téra-octet, je peux donc stocker 1538 CDs de musique non compressés sur UN disque dur.
Alors, le Blue-ray... :-}
Le sens véhiculé..."j'ai pô l'emploi! Joue au loto"
A propos du logo de chiottes du pôle Emploi, je note que tout augmente, car il y a quelques années, le Sénat a demandé un logo tout neuf, et une agence leur a fait un joli S, nettement pompé sur le sigle de la marque Suzuki, pour 700 000 Francs, soit un poil plus que 100 000 Euros. Le commentaire du Canard avait été "S comme surpayé"...
Mon cher Swami, écoutez un SACD et vous constaterez que le format CD (qui date des années 1970) s'accompagne d'une perte de définition tant sur les timbres que sur les phrasés. Un microsillon gravé avec soin (en vraie stéréo et non en gravure universelle) peut être meilleur qu'un CD, mais c'était rarement le cas au moment où le CD est apparu.
L'industrie a raté la passage à un standard sonore de haute qualité. Il est vrai que ce n'est pas sa préoccupation, puisque son marché est essentiellement la variété commerciale pour laquelle la qualité du son n'est pas un enjeu. Le SACD (qui à l'origine a été promu à l'initiative d'audiophiles japonais) survit actuellement en tant que support 'audiophile' et il a été abandonné par les 'majors', sauf je crois RCA.
J'ai mis le doigt par hazard sur la source d'inspiration des créateurs du nouveau logo. Ca se passe de commentaires...
Guru : "S'ils se contentaient de moins de quantité, il pourraient avoir à la place davantage de qualité :-}"
Voui tutafé ! Sage maxime qui s'applique universellement par les temps qui courent...
Et grand merci pour le développement technique ! :-)
Je pense bien que les progrès technologiques en la matière, généralement exponentiels, vont contribuer à nettement améliorer la qualité du son, mais le numérique ne sera jamais l'analogique (non plus que le meilleur fichier son ne pourra restituer la chaleur d'un bon pressage, non plus que le meilleur logiciel ne pourra te chavirer l'intérieur comme un bon vieux Moog, non plus que la meilleure des boîtes à rythme ne pourra être caliente comme de vraies peaux...) Et sans vouloir faire de nostalgie élitiste, hein, c'est juste un constat, tout ça est très complémentaire : tout dépend de l'usage qu'on en veut faire...
Pour écouter d'une oreille distraite face à mon écran : merci le numérique ! (et effectivement, moins de morceaux dans mon "ithunes", mais de meilleure qualité)
Pour kiffer grave les vibes en rien foutant d'autre que de se laisser transporter par le son, vautrée dans un canapé moelleux : une bonne vieille platine, un pur ampli, de bonnes enceintes !
Après, c'est sûr, si c'est pour écouter de la daubasse variétoche sans relief, la qualité de l'enregistrement et de sa restitution ne sont pas du tout une préoccupation pour l'industrie musicale...
C'est pourquoi là comme ailleurs, les artisans qui aiment ce qu'ils font et le font avec passion réussissent à survivre (et méritent d'être encouragés) (ben ouais)
Clap clap clap clap clap clap clap clap clap.
Téléchargez gratuitement et soyez-en remerciés!
Voir de quoi il s'agit sur Jamendo Blog.
A écouter chez Seb Musset, une analyse de Grand François.
Qu'en pensez-vous guru...?
+1
Oui Môsieur, je me découvre le chef !
Je vous hais, ma jalousie est sans limite devant tant de talent :-)
Il faut lui en offrir, de la musique, à l'inspiratrice du génie! Je vais me mettre à la rouquine moi aussi, avant que le législateur ne la classe dans les drogues dures. Sinon, fabuleuse démonstration qui fera se hérisser les éclairés dénonciateurs de Blogs: ils y verront sûrement du macoutisme...
Je vais finir par me demander si je ne suis pas victime d'un complot des Fatal Flatteurs :-}
Cher Swâmi Petaramesh,
Comme il est doux de lire (si bien rédigés) ses propres "sentiments" Heureusement Vous êtes là pour transcrire et faire circuler nos ressentiments (si je puis dire!) Un grand merci
Merci pour ce bel article !
Juste un point pour complèter l'argumentaire selon lequel le format cd n'apporte rien au consommateur.
Peut être ne l'avez vous pas remarqué, mais le format vinyl fait un retour en force auprès des labels indépendants que l'on pourrait classer dans un vaste fourre tout "rock - techno - nouvelles musiques"
Car en effet, même si les disques de ces artistes sont généralement téléchargeables un peu partout si on veut bien s'en donner la peine, les sorties vinyls continuent de se vendre car là, il y a respect du consommateur : on est presque dans le fétichisme de l'objet avec ces grandes pochettes mettant en valeur la création graphique originale, l'éventuelle présence d'un livret interne, et surtout le plaisir de placer le disque sur la platine, sans possibilité de zapper ou d'appuyer sur la tocuhe "shuffle"...
J'ai participé à la sortie d'un disque l'année dernière, où nous n'avons sorti que des vinyls (environ 300 exemplaires) au lieu de 500 cd comme pour les sortie précédentes (petit label indépendant je vous rappelle...). Bilan : il ne reste que 50 ex des vinyls, alors que les stocks des cd précédents sont bien + importants. Sachant que même si le coût de fabrication est un peu supérieur, le jeu en vaut la chandelle !
@16 (Kilroy): Sur le livre et la rémunération des auteurs, on peut faire mieux, même si on est contraint par la loi Lang (prix unique du livre, marges standard pour les libraires) et les marges des distributeurs (un grossiste achète un bouquin à l'éditeur 40 à 48% de son prix public, et l'éditeur doit encore reverser 10% du prix public à l'auteur, soit 20 à 25% de ce que lui reverse le diffuseur).
M'occupant d'une asso d'édition en Bretagne, il est courant de proposer à nos auteurs de faire la vente directe de leurs bouquins au cours de conférences ou de ventes sur stand, et de conserver sur cette vente une marge de 30% (l'équivalent de la marge du libraire). Cette marge s'ajoute aux droits qu'il perçoit sur les bouquins vendus par d'autres biais. C'est un encouragement à l'organisation de conférences, à la participation à des foires et des salons, etc., et cela reste plus intéresssant pour nous que la vente par l'intermédiaire du grossiste.
euh ....
et si le vrai mode d'écoute de la musique , c'était live , dans une vraie salle ???
bon diou , à force de sylvie vartan et de myléne farmer, on a fini par oublier que les musiques c'est avant tout du spectacle vivant, IRL quoi !!!!
je te dis pas le nombre de 45t qui se vendaient aprés les concerts du début de la scéne punk dans la cave du bar du marché , dans les années .... pfiouuu y a longtemps ...
bon en même temps, chuis pas sur que l'objectif était de se payer la collec de rollex de julien D. avec le cachet du premier contrat avec une major ...
Raisonnement juste mais courte vue.
Si les politiques se sont engouffrés derrière les majors sur ce sujet, c'est parce qu'il leur donne l'opportunité de faire ce dont ils rêvent depuis quelques années, le contrôle des contenus internet. La porte du filtrage est désormais ouverte, filtrage réalisé par des compagnies privées qui plus est...
Je suis de l'avis de Eolas, car pendant que tout le monde s'excite sur un sujet relativement secondaire, d'autres atteintes aux libertés individuelles sont dans les tuyaux.
Alors oui, cette question doit être posée, mais ans un cadre plus vaste. Ne pas sous-estimer la compétence du pouvoir, qui suit, au delà des majors, son propre intêret.
Très bonne analyse. Je travaille depuis longtemps dans l'industrie du réseau et je vois mal comment ils peuvent réussir à faire ce qu'ils ont l'intention de faire, d'un point de vue technologique. Cela va nécessiter de très lourds investissements en matériel et en développement, et je suis certain que des parades seront trouvées rapidement. L'échec de leurs technologies les forcera à renforcer à chaque fois leur système de surveillance. Un tel système pourrait fonctionner en Chine ou en Iran où les connexions sont filtrées à l'entrée, mais pas en France. Donc ce qui m'inquiète vraiment, c'est la probabilité que le gouvernement, devant l'inefficacité constatée de la technologie mise en oeuvre, s'entête à essayer de l'améliorer. Sera-t-il possible de contrôler comment cette technologie de surveillance évoluera ? Combien cela coûtera-t-il à mettre en place et à faire évoluer ?
@ Swâmi (n°20) :
Et puis le but du MP3, c'était (et c'est toujours) de remplacer la bonne vieille cassette audio ! Alors, il n'y a pas tellement photo entre la qualité du MP3 et la qualité d'une cassette audio ... ordinaire, s'entend évidement.
Et puis, il y a encore beaucoup de source qui ne sont pas "haute définition" ... la radio FM par exemple.
Et puis, il y a suffisamment de format pour enregistrer sans pertes ... si c'est le but recherché. Comme avec le CD par exemple.
J'en profite pour rappeler mon problème qui n'a rien à voir avec HADOPI mais qui concerne la consultation des sites qui en parlent et de bien d'autres, à savoir : c'est écrit trop petit.
Exemple: pour consulter http://www.fondation-copernic.org/s... j'ai dû faire un copié/collé de tout le texte dans Word.
Quelqu'un pourrait-il me dire comment "automatiser" cette solution, finalement très commode, pour la rendre encore plus facile ?
D'ailleurs, sur le Diplo ils d'accord avec moi ;-))
http://www.monde-diplomatique.fr/ca...
"Mais Hadopi vise aussi à préparer le filtrage du Net. Cet objectif, qui n’apparaît pour l’instant que comme un effet secondaire de la « riposte graduée », est pourtant affiché en toutes lettres par l’acronyme qui sert à désigner la loi « Création et Internet » — et qui nomme en réalité la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi)."
@Préampli :
Ce billet n'a pas prétention à faire le tour detous les aspects de la question. Si tu as visité la page d'entrée de ce site, ou lu quelques autres choses que j'ai écrites ici ou ailleurs, tu en déduiras probablement que ma vue n'est pas si courte que ça. Il semble donc que tu ne l'aies pas fait. Tu me taxes de courte vue, je te taxe de courte connaissance de ma pensée et de mes écrits, et de jugement définitif sur données incomplètes :-} C'est à la mode, les taxes :-}
Cela dit, comme je n'ai pas de prétention à une longueur de vue particulière, tu as ma bénédiction pour persévérer dans ton opinion :-}
@Médard :
Ben moi aussi je d'accord avec toi. Chouette, on va pouvoir s'auto-congratuler ;-)
Crapaud froid, il est difficile de te donner des conseils pour améliorer le confort de tes lectures sur le web mais tu peux essayer ce qui suit.
Modifie la définition de ton écran, les textes sont plus grands si tu règles celui-ci en 800*600 plutôt qu'en 1600*1200.
Avec Firefox tu peux désactiver les styles css des pages visitées (Affichage - Style de la page - Aucun style) et grossir les textes de façon importante (Edition - Préférences - Contenu - Polices et couleurs - Avancé - taille minimale de la police).
Les sites perdront de leur charme mais tu auras accès à tout leur contenu. Si les textes noirs sur fond blanc te gêne tu peux aussi te renseigner (Google est ton ami) sur les feuilles de style personnalisées.
ps. Avec Windows c'est (Outils - Préférences - Contenu - Polices et couleurs - Avancé - taille minimale de la police)
@ Swâmi P
OK je vais bosser un peu ma connaissance de ta pensée et de tes écrits...
Trop de taxe tue la taxe.
Merci d'exprimer si clairement les idées sur l'art de ceux qui "vivent et pensent comme des porcs", ces consommateurs de confiture ("l'effort, (le) travail produits par l'auteur dans la création de son oeuvre"). Mozart était un génie ? Quel petaramesh viennois le lui a dit de son vivant ? Son "boulot" était-il bien assez (ou assez bien) rémunéré ? En tout cas, à la fosse commune, le "vecteur".
Son œuvre serait "tombée du ciel, d'ailleurs ou de nulle part" (c'est donc un accapareur). On oscille là entre idéalisme, matérialisme (non scientifique) et nihilisme.
Le génie doit peut-être "tout à l'humanité entière", mais le propre du génie est de lui pisser à la raie (même si "on le paie d'avance"). De conchier le "substrat" ("ses parents, ses profs", le ministre... et le public si besoin).
Certes, le show business, ce sont des gens qui vous proposent d'être rémunéré d'une balle dans la tête (Manu Dibango), vous kidnappent pour vous apprendre à être protégé (Jimi Hendrix), et j'en passe. Mais j'attends que le téléchargement libre nous donne l'équivalent d'un John H. Hammond, ce type SANS QUI vous n'auriez jamais entendu parler de Robert Johnson, Billie Holiday, Bob Dylan, Aretha Franklin, Bruce Springsteen, Stevie Ray Vaughan...
Financement collectif ? « Tiens, prenons le jeune Schubert en résidence, car dans un siècle on dira que c'est un génie. »
@Surfin' Bird :
Conchiez, mon ami, conchiez tant qu'il vous plaira (si toutefois vous vous estimez assez génial pour ça ;-)... ...Mais ensuite ?
Je vous saurais fort gré si vous pouviez quelque peu m'éclaircir le sens profond de votre propos, dont l'ellipse doit être trop elliptique pour que je puisse le percevoir.
Dans le doute, je vais en revenir un peu au sens du mien ;-)
Nous vivons dans une société qui glorifie le "mérite", principalement de la bouche de nos chers dirigeants qui sont pourtant le plus souvent nés le cul bordé de nouilles. Cette notion de "mérite" est droitistiquement liée aux notions comparses de travail et d'effort, censés pour le dernier porter ses fruits et pour le précédent mériter salaire.
Admettons donc pour les besoins de la démonstration que travail et efforts méritent fruit et salaire.
Maintenant, si nous prenons Ludwig Van Beethoven d'un côté et Richard Clayderman de l'autre, et que nous supposions qu'ils ont tous deux fourni un effort comparable, nous noterons une certaine différence de résultats, et nous en déduirons que l'un était plus doué que l'autre (je vous laisse deviner lequel).
Mon point de vue est toutefois que les deux devraient être également rémunérés, quoique leur oeuvre ne jouisse peut-être pas tout-à-fait de la même estime et du même retentissement.
Pourquoi donc ? Parce que tous deux ont mérité de pouvoir manger, dormir dans un lit et prendre éventuellement quelques jours de vacances. Mais faudrait-il que l'un dorme dans un palace et l'autre au camping municipal ? Pourquoi donc ?
Si l'on suppose qu'ils ont founir la même quantité de travail, il sont tous deux également estimables, n'est-ce pas ? Sans parvenir à la même qualité de résultat ? OK, l'un est plus doué que l'autre.
Et doué veut dire quoi ? Hop, vieux combat de l'inné et de l'acquis. Doué veut-il dire qu'il avait un meilleur patrimoine génétique à la base ? Mais messieurs Beethoven et Clayderman n'ont aucune responsabilité, aucun choix, aucun mérite personnel relatif à la qualité de leur patrimoine génétique. Faudrait-il faire un pont d'or à quelqu'un pour une qualité dont il n'est pas responsable ?
Mais, me direz-vous, l'un a baigné dedans tout petit, a eu d'excellents professeurs, un milieu artistiquement favorable, tout un acquis et un parcours qui lui a permis de devenir Monsieur Clayderman tandis que l'autre, moins verni est resté le pauvre monsieur Beethoven que nous regardons avec commisération.
Si nous voulons mieux rémunérer le plus veinard, c'est vraiment une prime à la chance ! Déjà t'as du bol, après on te fait un pont d'or pour avoir eu du bol ! Ne serait-ce pas plutôt à celui qui tire avantage de ce que lui a légué l'humanité au sens large de lui être redevable au moins de reconnaissance si ce n'est de phynance ?
Mais me direz-vous, le génie, on ne sait pas ce que c'est, l'inspiration, l'éclair, la vision, paf ! C'est pas de l'inné, c'est pas de l'acquis, c'est pas du travail, c'est pas de l'effort, c'est juste du Génie majuscule.
Ah, alors dans ce cas il faudrait récompenser d'une fortune une qualité dont nul ne sait à quoi elle est due, probablement encore moins même celui qui en est le porteur. C'est dire s'il n'a aucun mérite à ça ! Alors que récompense-t-on au juste ? La grâce divine, peut-être ?
Maintenant, tout ça, c'était du point de vue de la société pseudo- (en tout cas très théoriquement) méritocrate dans laquelle nous vivons, parce que personnellement, le mérite, je n'y crois pas une seconde et dans aucun domaine. Raison supplémentaire pour que je trouve que messieurs Clayderman et Beethoven devraient tous les deux être honnêtement payés mais sans excès toutefois, et qu'on n'est nullement obligé d'écouter pour autant l'un ou l'autre de ces bardes :-}
excès lent bille yeah mheu scie euh hamesh, et le truc du musicien qui est payé quand il joue je partage totalement maintenant y a un truc qui me chiffonne. Mon pote Kevin par exemple viens de vendre son pub parce qu'il vient de toucher le pactole grace à 30 s de son vendu à paco rabane ou un truc comme ça, pour assez zoné un spot de pub diffusé all over ze world qui expliquera aux gens que son anti pue de la gueule de dessous de bras sent meilleur que les autres. Pactole donc, adieu turbin, bonjour maison au bord de l'eau et insouciance qui va avec. Pourquoi faudrait t'il qu'il laisse tout le bénéfice qu'apportera ce matraquage publicitaire au fabricant du senbonlamoulesousmesoursins ? A t'il pas droit à sa part du cake le gaillard ?
@el ryu :
Puisque nous touchons là au coeur, aux fondements, à la racine même du problème, je répondrai fort sérieusement que cet argent serait mieux réparti entre l'ADVPDB (Association d'Aide aux Victimes des Pueurs de Dessous de Bras), le Groupement Adadémique Universitaire Hygiène et Odeurs Corporelles du CNRS, et l'INSERM, la répartition des sommes étant fixée par l'HADOPUE (Haute Autorité Des Odeurs qui PUEnt), ce qui posera un léger problème puisque l'argent n'a pas d'odeur.
Comme argument supplémentaire à ton post la fréquentation des salles de concerts est en constante augmentation depuis le début de la crise des majors. Quand on sait que le prix varie de 15 à ...90 euros. D'autre part je ne connais personne ayant déjà piraté un DVD ou CD de live qui sont souvent extremement travaillés.
De plus les labels indépendants ont bénéficié de la crise des majors et à titre d'anecdote deux de mes amis (mondialement inconnus) ont préféré sortir des albums coûteux à la fabrication et à l'achat en faible quantité mais apportant une plus value pour l'utilisateur et travaillés à l'extrême. Leur bilans respectifs : rupture de stock en quelques semaines pour les deux avec des fans s'arrachant les derniers exemplaires pourtant vendus à prix d'or (25 et 30 euros) sachant que les titres étaient aussi en téléchargement gratuit.
Résultat pour les heureux bénéficiaires (label indé et autoprod) : Du temps et de l'élan pour continuer leur carrière.
Je suis d'accord avec toi sur toute la ligne, les lois ne changeront rien à la débâcle et au changement d'habitude des utilisateurs. Mais les majors nous auront emmerdées jusqu'à la nausée c'est sur.
Peut on pousser le raisonnement en annonçant que cette débâcle n'est que le premier pas vers des changements économiques plus radicaux et que c'est ce présage qui provoque la panique générale chez les adeptes du libéralisme bientôt bouffés selon leur propre recette ? (comme certains ont fait du "travailler plus pour gagner plus" de sarko un "travailler quand je veux pour gagner ce que je veux" le plus drôle étant ce précepte fonctionne même en temps de soi disant crise)
add : La notion de "génie" n'est que la résultante d'un système social basé sur les castes et sur la sélection élitiste. Donc obsolète et si pas encore morte nécessitant une mise à mort rapide. Il n'y a pas de génie. Personne n'est touché du doigt de dieu, personne n'est doté de compétences innées il ne s'agit que de conditionnement. Aucun être humain ne saurait être considéré comme supérieur à un autre et encore moins sur la base de critères aussi connement subjectifs. Et comme il n'existe pas de critères objectifs (non sens) l'affaire est classée.
@Falbala : Voilà qui règle admirablement la question ;-)
On peut émettre quelques réserves sur les tenants et aboutissants du raisonnement par affirmations, mais les conséquences de la conclusion me conviennent tout-à-fait ;-))
Oui, fréquentation des salles de concert et relatif succès du marché "parallèle" (celui des indépendants) sont autant d'arguments invisibles pour Mouduglan, mais pas pour ceusses qui le lobbytent (joli néologisme nan ?).
Le dernier CD que j'ai acheté vient justement d'un après-concert, vendu en direct par l'artiste tout en papotant fort sympathiquement. Et pourtant je l'avais déjà, l'album en question, dans mon disque dur ! ;-))
Wikipédia :
Le ministre de la culture a pour mission de « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de français, d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel, et de favoriser la création des œuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent »
Hadopipédia :
Le ministre de la culture a pour mission de « rendre accessibles au capital le plus grand nombre d'oeuvres de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de sociétés françaises, d'assurer la plus vaste audience à notre culture du patrimoine, et de favoriser l'enrichissement par la création des œuvres de l'art et de l'esprit »
Bon je sors...
@La doulce et belle Ko : Ah ! S'il faut maintenant fricoter avec l'artiste pour acheter ses disques ! :-D
@Manu : :-D Excellent ! (Tu peux rester ;-)
@41 Swami ;-)))
en fait un premier message n'est pas passé, d'où ce rond dans l'eau
s'il n'est pas trop tard, le voilà :
-Article très très bien fait, comme d'hab'
;-)
N'importe, "ils" s'en foutent !
Des arguments techniques, comme ceux que tu pointes, ils n'en ont rien à br^H^H cirer…
En effet, ces lois au nom imprononçable DADVSI et autre HADŒPI, ne sont pas là pour protéger les artistes^W l'industrie du disque (quoiqu'ils en disent)
Mais c'est un premier échelon dans le CONTROLE d'internet (d'autres disent "Minitel 2.0"). Si tant est que ça soye possible… Comme les frontières imperméables aux radio-nucléides en provenance d'Ukraine ;->
Rappelez-vous les prélèvements d'ADN sur les méchants violeurs - on ne PEUT pas être contre, n'est-ce-pas ?
Et maintenant c'est appliqué aux voleurs d'oranges^W scooters ;->
Ou aux citoyens qui OSENT manifester contre le divin ordre établi…
à Joker:
Bravo, t'aurais dû être flic ! ;-)
à l'auteur qui a écrit : «Rappelons-nous que les droits d'auteur furent inventés non pas pour protéger les auteurs de leur public, mais pour les protéger de leurs éditeurs !»
- Protéger ? Rejoindre plutôt ! (Rappel : C'est le politicien trafiquant multisortes - dont "l'ébène"- et accessoirement écrivain à la mode BEAUMARCHAIS qui a inventé les droits d'auteur.)
Tres bon raisonnement. On se rejoint dans le raisonnement donc nous sommes des génies !
Bref, tout ce que je pensais était donc là. Et donc je n'étais pas le premier à penser cela dans mon petit cervô !
Quant aux seuksess stori des ceuxquiontréussigraceauntube, tout cela était sur M6 depuis sa création,dans toutes ses émissions sur "comment machin a réussi dans la vie, et a pu se payer une maison paradisiaque dans un endroit paradisiaque sans en branler une secousse, et tout en étant parti de rien".
Peut etre qu'on va enfin aussi voir M6 et TF1 se casser la gueule ?
je suis tout à fait d'accord avec toi mais putain qu'est ce qu'il était long ton billet j'ai eu du mal à lire jusqu'au bout ! et pourtant je t'aime bien !
Si tu as eu du mal à le lire jusqu'au bout, pense qu'il a fallu que je l'écrive !
La prochaine fois, je solliciterai un illustrateur bénévole pour le faire en B.D. :-}
Comme si c'était plus simple de réussir une BD qu'un article... pffff... c'est quoi ce présupposé-à-la-noix sur la BD, mmh ???
:-)
@Ko: Eh, la belle, je n'ai jamais dit que c'était plus simple à réussir (la preuve en est d'ailleurs que j'en suis incapable), c'est quoi ce présupposé-à-la-noix? ;-)))
Si j'ai bien compris tout ce que je viens de lire, le consommateur refuse de payer des CD ou DVD qu'il juge trop chers mais accepte de payer 30.00€ tous les mois que Dieu fait, tout ça pour s'envoyer des messages électroniques sans intérêt qu'une simple lettre timbrée aurait pu colporter et avoir 200 chaînes de télévision tout en continuant a regarder TF1 et a trouver la redevance injuste. On peut aussi se poser la question de savoir si l'internaute moyen dépensait 30.00€ par mois en produits multimédia tous les mois avant l'arrivée d'internet ? Les fameuses Majors dont vous parlez ? Elles vous baisent !
Avertissement : désolé pour certains écarts de langage, mais un coup de gueule c’est un coup de gueule, pas un tapis de roses, et les âmes sensibles peuvent s’abstenir de lire.
Il faudra en finir avec cette histoire de "rémunération au mérite". Le vrai mérite est une valeur humaniste qui ne peut être récompensée que sur le plan symbolique par l’honneur, la considération, la reconnaissance, la réputation, etc., et qui fait rarement l’unanimité.
La « rémunération au mérite » suppose qu’il pourrait exister un mécanisme logique pour faire tomber le fric du ciel abstrait des valeurs humanistes sur la terre des intérêts matérialistes, gouvernés par la fatuité et la cupidité bourgeoise. Autant croire que la pluie tombe à tel endroit parce que les cultivateurs y ont semé quelque chose.
La financiarisation d’un mérite le réduit à zéro, comme une dette qu’on rembourse, et le dénature en trivial service rendu. Picasso a été récompensé d’avoir su alimenter le marché de l’art, et Van Gogh ne l’a pas été parce que son crétin de frère, Théo, était un commerçant nul à chier.
Le mérite ne se conçoit qu’a posteriori, post mortem bien souvent, alors que la rémunération se joue en temps réel. Par ailleurs, si la rémunération au mérite devait l’emporter, alors qu’on me dise quel est celui des « ayants droits » : en quoi ont-ils participé à l’élaboration des œuvres sur lesquelles ils revendiquent du fric ?
La rémunération de l’œuvre intellectuelle se fonde actuellement sur une vaste escroquerie… intellectuelle ! Pourquoi pas un « droit à l’habitation » pour les maçons, charpentiers, électriciens, peintres et plombiers, comme il existe un « droit à l’image » ? Et pourquoi pas un « droit à l’image » pour tous les salariés qui triment pour faire la réputation des marques ?
Alors qu’on en finisse, merde, avec ce putain de mérite hypocrite sanctifié par le droit ! C’est pourquoi il faut commencer par dire bravo aussi bien aux « pirates » qu’aux artistes qui protestent, car ce conflit conduira à mettre sur la table les questions de fond, à séparer le bon grain philosophique de l’ivraie mercantile. Pour l’heure, comment s’en étonner, on préfère ces grosses merdes de procédures informatiques, de surcroît affublées de noms ridicules ! HADOPI = PICSOU !
Censure Box (Certifiée HADOPI)
C'est le prochain terminal ADSL avec abonnement Internet qui nous permettra de surfer en toute "liberté" sur les sites homologués par le Gouvernement et l'Elysée. Les "bien-pensants" politiques (UMP de préférence) et autres censeurs religieux ou prêtres intégristes pourront former un comité
de censured'étique, chargé de dresser la liste des autorisations officielles."L'installation de ce terminal (payant et cher) sera obligatoire à partir de la promulgation de la loi HADOPI. Aucun FAI ne sera autorisé à connecter des abonnés sans l'utiliser. Ah mais ! Pas d'exception pour les petits malins qui croient que leus système d'exploitation (libre ?) leur permettra de passer à travers les mailles du filet. Circulez, c'est la box qui décide !" (proposition de loi par le député UMP Mouduglan - qui a lu Swâmi Petaramesh - après consultation de son évèque en mai 2010)
Comment se retrouver entre amis sur Internet avec une surveillance policière de tous les instants ? Pourquoi ne pas mettre des
caméras de surveillance et des(c'est en cours) micros sur toutes les places publiques pour vérifier et sanctionner les propos "politiquement incorrects" ?Nos courriels sont déjà stockés pendant un an chez les fournisseurs d'accès, à la disposition des polices de plus en plus politiques. N'importe qui peut en prendre connaissance, et pas toujours pour la bonne cause.
Nos cartes bleus et téléphones portables "caftent" à tout instant le lieu où nous nous trouvons ainsi que l'heure et la durée de notre séjour. Pourvu qu'un crime ou un délit n'y soit pas commis, sinon bonjour les ennuis !
Chacun d'entre nous est un criminel en puissance, et qui doit être surveillé comme il se doit.
Il est grand temps de passer au codage (paranoïaque ?) de tous les échanges sur le réseau : que chacun se dote d'un bon outil pour sauvegarder son intimité.
Relisez bien vos courriels et vérifiez qu'il n'y ait pas de mots ou de formules à double sens, ou pouvant être mal interprétés. Les censeurs n'ont pas toujours un fort QI !
N'oubliez pas de tirer les rideaux, de fermer portes et volets : "ON" vous guette en permanence !
@swami c'est vrai ça t'a raisin, je n'y avais jamais pensé, je viens d'écrire un billet long, et bien bon sang que c'est fatiguant !
A présent, donc, je peux compatir...
Ps désolé je ne t'y ai pas cité (voir ici : http://gauchedecombat.wordpress.com...) , mais je ne savais pas que tu étais de gauche toi..... et surtout que tu étais encore vivant, cela faisait un bail que je n'avais pas eu le plaisir de te lire. tu m'as beaucoup manqué, tu sais !
@ Swami concernant le raisonnement par affirmations : Je concède que cet emploi de la rhétorique est d'une barbarie ultime, sache que je suis bien loin de la perfection :)
(en parlant de perfection ça serait une bonne chose que tu ouvres une consultation sur la théorie d'un réel parfait et non duel j'ai beau chercher cela ne fait aucun sens pour moi. fin du hors sujet).
@Falbala :
Je n'en doutais pas une seconde : la vie serait bien ennuyeuse sinon :-}
>
La consultation se déroule à domicile sur sur sélection uniquement ;-))
Merci pour tes belles paroles , futur Mahatma et éclaires-moi encore : La musique formatée et commerciale favorise-t-elle la disparition des dendrites ? Dendrites, qui si elles se développaient, fabriqueraient des connexions « ultradangereuses » pour notre société.
Alain Bashung est mort (disparition des dendrites). Soutenir la loi HADOPI lui aura donc été fatal.
J'invite les 51 "artistes" restants ayant exprimé leur soutien à HADOPI (Étienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun,
Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie, à titre informatif pour votre liste de courses) à consulter rapidement un médecin pour vérifier l'état de leurs dendrites et éviter que pareil drame ne se reproduise."j'attends que le téléchargement libre nous donne l'équivalent d'un John H. Hammond, ce type SANS QUI vous n'auriez jamais entendu parler de Robert Johnson, Billie Holiday, Bob Dylan, Aretha Franklin, Bruce Springsteen, Stevie Ray Vaughan..."
A leur époque Internet n'existait pas.. .aujourd'hui ils pourraient diffuser leur talent différement.
"J'invite les 51 "artistes" restants ayant exprimé leur soutien à HADOPI"
ça tombe bien, car ça fait bien longtemps que je n'achète rien de te tels artistes; un temps j'allais aussi à la médiathèque municipale chercher quelques vieilleries à dupliquer... en toute légalité n'est-ce pas ?
Alain Bashung était surtout un vrai putain de poète. Sa disparition est nettement plus dommageable que l'adoption ponctuelle et tout à fait réversible de n'importe quelle loi liberticide. C'est la nouvelle la plus triste de l'année, faut relativiser un peu merde
Les lois aussi deviennent des oeuvres immatérielles, hors de la réalité, au service non du "public", mais d"intérêts très particuliers.
Et les droits d'auteurs des votants de PianoH sont indécents..., bien au-delà de leurs 60 ans.
Vrai mais je pense que la hauteur de la remunération des artistes méritent réflexion. La création est souvent issue d'un effort (atchoum !) important. Je connait un paquet d'auteur qui ont perdu un os pour pondre leurs truc. Ramener au 35 heures, la quantité de travail fourni est délirante, plusieurs vies de merde pour l'entourage quand il ne se barre pas. Et puis, l'égo, l'envie de reconnaissance est un puissant moteur qui pousse a faire des choses parfois hors du commun. Evidemment 8 millions d'euros pour jonnie l'année dernière c'est délirant mais la formation d'un guitariste est souvent aussi longue que celle d'un medecin.
@Nosalito :
Dans ce cas, je sens que je n'ai pas fini de financer les études de mademoiselle Patâpatî... :-\
L'avantage de la guitare c'est qu'elle peut faire la manche dans les couloirs du métro et financer ses études ;-)))
Oui, c'est pour ça que je lui ai interdit la harpe, le piano à queue et la trompe tibétaine :-}
Félicitation pour cet article, je le trouve génial. Oui je trouve qu'il contient du génie, car son contenu est intelligent (même si on peut ne pas être d'accord avec, la réflexion est bonne), c'est fort bien écrit et c'est limpide. Exercice on ne peut plus difficile sur ce genre de sujet, mais que vous avez réussi avec virtuosité. Merci.
Cela dit, si je puis me permettre, il y a une petit point qui me turlupine, c'est votre dernière phrase:
"Nos chers députés et notre ministre des majors feraient bien de passer le temps dont ils disposent à réfléchir à ça"
Ben en fait je crois que c'est totalement impossible, car la réflexion que vous tenez ici remet en cause des structures (arf, il faut que j'arrête de lire Foucault moi...) qui, pour ces gens-là, ne peuvent être modifiées, sinon leur monde s'écroulerait. Je ne dis pas qu'ils sont trop stupides pour comprendre ce type de raisonnement, je dis que leur logiciel (la façon dont leurs schémas de pensée sont construits - demain j'arrête - ) ne le permet pas. D'ailleurs, s'il le permettait, ils ne seraient pas où ils sont, soit car ils n'en auraient plus envie, soit car "on" ne les aurait pas fait monter progressivement les échelons pour y arriver (c'est le même problème que pour les médias). Car la réorganisation des structures (bon, ce soir j'arrête) commerciales qu'impliquerait la mise en pratique des idées que vous exposez ici serait d'une telle ampleur qu'elle toucherait à certains fondements du capitalisme contemporain, chose que même les politiciens dits socialistes (valable pour l'ensemble des partis sociaux-démocrates européens) ne peuvent envisager. Ce serait comme de demander à un japonnais d'analyser un texte en latin. C'est structurellement impossible (dit-il en jetant ses livres de Foucault par la fenêtre...).
Donc cette dernière phrase est, pardon pour le mot mais c'est parce que j'essaie d'être constructif (ha, il en restait un...), un peu naïve, et de fait, jure un peu avec le reste du texte qui lui est admirable.
@r0d : Merci, je suis tout rouge :-} Quant à la naïveté finale, ma foi je l'assume volontiers, on peut toujours émettre un souhait avec l'absolue certitude qu'il ne se réalisera pas ;-) Une formule de rhétorique ? Creuse peut-être, alors... Ou une vague et obstinée tendance à une forme d'espoir, aussi naïve soit-elle... Va savoir.
La liberté est comme une flèche lancée en direction du ciel...
les fous et les poètes espèrent qu'elle l'atteindra,
les politiciens attendent qu'elle retombe,
les sages en aiguisent une autre.
- Un sage chinois.
@r0d : Et si cet article contient du génie alors Swami mériterait de "glande(r) en tongs sur sa terrasse en bord de mer" ;-)
A non, c'est vrai tout ça démontre le contraire, et d'ailleurs le vrai génie pratique l'art pour l'art et non pour l'appât du gain. Einstein (ou plutôt ses descendants) touche-t-il des dividendes sur chaque GPS vendu qui n'existerait pas sans lui ?
@Sparkes :
En même temps, j'aimerais bien, faut reconnaître... Mais j'ai bouzillé mes tongs. Bon, en cas de besoin ça peut se racheter...
Admirable article !
Limpide. Illustré. Authentique.
Bien que pas rousse, si je pouvais, je te ferais bien un gros bisou sur la bouche !
En sommes, vous nous proposez une forme de communisme pour les artistes (enfin, pas vraiment dans son fonctionnement, mais en bout de ligne ça ressemblerait à ça du point de vue de l'artiste professionel qui recevrait seulement « un juste salaire pour un juste travail »). En soi je n'ai rien contre, je suis même pour... mais les hommes sont-ils prêts pour ça ? Moi je suis prêt pour ça, mais l'êtes-vous tous ? Car si on impose une forme de communisme aux artistes, il faut assumer, c'est TOUTE la société qui doit s'y mettre. En effet, que penseront les artistes s'ils savent leur salaire plafonné, mais pas celui des autres citoyens ?
Et je crains fort que du coup, on sorte du problème HADOPI.
AAh ! J'avais pas vu les suites.
Cet article, très bon, touche à plusieurs points importants :
- la question éternelle de la rémunération des artistes
- la réalité du marché artistique
Pour la première question, que ce soit un peintre-plasticien, un auteur de BD, un rockeur, un cinéaste... et bien on ne sait toujours pas.
Que pour un même travail on puisse voir des rémunérations aller du simple (quand l'artiste perd même des sous) au ... heu... à l'odieux (quand une journée de passages radio rapportent un smic) me semble plus soumis à la factice loi de l'offre-demande-spéculation-contrôle-du-marché qu'à une réelle quantification du génie.
Le génie n'étant, par essence, pas quantifiable. Et aussi fugace car subjectif. (exemple : je refuse le titre de génie à Christophe Maé)
Cela tient donc à une loi commerciale et non artistique.
Ce qui nous amène au deuxième point : la réalité du marché. Du marché musical, puisque c'est le sujet.
On a voulu nous faire croire qu'il était tout à fait normal de vendre des twins towers de piles de CD à des prix indécents, on a voulu nous faire croire que remplir des stades (à un prix indécent) était tout aussi naturel.
On a aussi voulu nous faire croire que la production d'un disque pop lambda est toujours aussi chère. Que payer les hôtels grands luxes de l'artiste était un dû.
Et encore un tas d'autres sornettes. On en a avalé des cool-oeuvres.
Tout en laissant les producteurs et associés se faire les marges qu'on n'ose même pas imaginer tant elles sont cyniques, verrouiller le marché par pacte avec diffuseurs, distributeurs, médias -tous gagnants sur un produit concerté : la star du moment.
Et la communication des gens du milieu venant s'insinuer dans les esprits : " Tout ce qui se passe, c'est normal, c'est le showbiz ! "
Pour pouvoir encore mieux aujourd'hui crier au vol caractérisé alors que la dématérialisation du marché musical nous fait juste revenir à des réalités moins capitalo-hallucinées.
Et oui, musicien c'est un petit métier en fait. L'illusion capitaliste avait gonflé la bulle qui est en train d'éclater et de se déballonner.
Les artistes de taille "locale" me semblent être plus proches d'une réalité non biaisée par la tyrannie des producteurs, la tyrannie du marché.
D'ailleurs, en général, on ne les télécharge pas, eux, les petits. On n'a pas envie, on sait que ça leur fait du tort.
Ce sont des commerçants plus honnêtes. Vous connaissez la technique de l'achat de la concurrence pratiquée par des majors ?
Elles signent un jeune artiste qui commence à monter, produit son album pour... bloquer l'oeuvre et les droits (notamment de diffusion mais aussi de propriété) dans un tiroir et favoriser le poulain du moment en effaçant tout rival potentiel dans la même veine.
Qui auraient envie d'acheter des trucs à des gens qui font ça ?
M'étonne pas que le téléchargement envers les major-company résonne comme une vengeance naturelle.
Comme la différence entre voler dans la grande surface et dans une épicerie familiale de quartier (je rappelle que les deux actes sont illégaux). Disons qu'on a plus l'impression que la première encule un peu le peuple et qu'on aurait moins de scrupules et que le deuxième... a bien plus de mérite.
Mais c'est juste un point de vue. :)
Ohoho ! On dirait bien que Monsieur Mouduglan, député U.M.P., manquait de motivation en cette belle journée et s'est fait griller son HADOPI sous le nez ! :-D
Ce qui m'inquiète tout de même c'est de savoir que rien ne les arrête, ces faux-derches, meme pas le ridicule. Ils y reviendront donc probablement sous une forme ou l'autre, la soif de revanche teigneuses en plus.
Allez, un p'tit coup : Albanel, démission ! Riester, démission ! Lefebvre, démission !
et achète du shampooinget pendant qu'on y est, vaut mieux s'adresser au bon nain qu'à ses nains : Sarkozy, démission !Swâmi Petaramesh, mars 2009:
"L'industrie de distribution de la musique et de la vidéo, telle que nous la connaissons aujourd'hui (...) va crever, elle le sait, c'est inéluctable et inscrit dans l'histoire bien plus que dans quelques lois scélérates autant que passagères."
Guillaume Sarkozy (le frère de l'autre), novembre 2002 : "Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux semblant : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution."
Oui, tu as complètement raison. Les oeuvres vrtuelles devraient se vendre quelques centimes seulement. On pourrait acheter des paquets mp3 pour peau de balle. Nos musicothèques seraient évolutives, on efface et on engrange selon les envies du moment. Personnellement, j'achète des CD du commerce de musique classique à 0,99€ chacun. A ce prix, j'ai une collection avec support plastic importante, d'où une somme assez considérable au final. 500 CD = environ 500€. La boite qui fait ça en vit très bien à mon avis. J'espère simplement que les musiciens sont rémunérés honnêtement.
Le système actuel sert à faire rêver le citoyen lambda, comme la paye du foot-balleur ou le gagnant au loto. Ainsi, il se plie volontier au dictat de l'élite : aller bosser sans vraiment savoir pourquoi.
Marcel Dupont adore accumuler : il possède 500Go de musique qu'il n'écoutera jamais, tout comme pour sa collection de films piratés en mauvaise qualité. L'accumulite est une maladie mentale généralisée qui ne se soigne pas de l'extérieur ; le salut vient de soi-même.
J'ai adoré la première partie du post, jusqu'à "Mais les auteurs et les artistes, me direz-vous ?". Je dois avouer que j'ai pas eu le courage de lire les commentaires donc ça a peut être déjà été discuté... Ce que t'écris après cette phrase, oui quelque part ça à un sens, mais si on réfléchi une minute à ce que tu proposes, en gros que le cash des titres de Johnny soit redistribué à peu près équitablement entre les diverses activités culturelles -au mieux selon moi- ou entre les artistes -au pire toujours selon moi-, eh bien moi je vois un problème qui apparaît tout de suite derrière. Lequel? Bah disons que si en me prétendant artiste j'ai le droit à ma part dans le gâteau de ce cher Johnny, je me constitue tout de suite artiste pour arrondir mes fins de mois -quand bien même il me faille produire une oeuvre régulièrement (boaf, un ersatz chié d'un Jackson Pollock par mois, ça doit être faisable, où s'il faut que ce soit de la musique, un morceau minimaliste avec 60 notes en trois minutes...). Il en ressort que tout le monde finira par faire pareil, et si tout le monde fait pareil, il n'y aura plus grand monde de sensé pour passer du temps à tenter de faire des compositions ou des chansons sachant que l'éventuel profit dans le cas où ça cartonnerait serait réparti entre lui, son voisin pseudo-artiste, mon voisin pseudo-artiste, moi pseudo-artiste, etc. A vrai dire il ne resterait plus que les passionnés, ça fait énormément de talent potentiellement perdu sur l'autel de l'équité
@Saint Malo
Bonjour, je me permet de répondre pour M Petaramesh car je suppose que c'est a lui qu'était adresser ce billet (cela reste cependant que mon avis personnel évidement;) )
D'après moi ce qui est expliqué dans la fin de l'article n'est pas que toute la thune que génère notre cher Johnny national devrait être redistribuer équitablement (on se retrouverait dans le problème de "qu'est ce qui est équitable?"), mais de trouver un nouveau modèle économique qui rémunère les artistes a leur juste valeur (loin de moi l'idée de critiquer Johnny) c'est a dire proportionnellement au travail effectué et quand même un peu a l'engouement qu'il/elle crée et non plus en fonction des gouts du patron de tel ou tel majors ou de la quantité de spot de pub et/ou de pot de vin distribuer aux radios pour les diffuser:). Il faut arrêter de penser en mode "redistribution", si on en arrive la c'est que l'argent n'est tout simplement pas arriver au bon endroit.
PS: Excellent article comme toujours, j'aurai quelques remarques/observations personnelles mais je vais prendre un peu de temps pour formuler ça correctement.
Bien évidement merci pour ce site et surtout ne t'arrête pas.
Cordialement