Le premier m'a fait rire de la crédulité de son expéditeur.

Au deuxième, je me suis adonné au coupable plaisir solitaire de l'autosatisfaction, me félicitant de la crédibilité de l'aspect de mon oeuvre.

Au troisième, j'ai commencé à flipper. Dur.

Car les âmes charitables de certains de mes visiteurs se donnaient la peine de m'informer par divers canaux - y compris le formulaire de contact que l'accès à mon modeste ashram était à présent bloqué par un drôle de filtre du gouvernement, s'enquiéraient de savoir si j'en étais informé, et incidemment de la nature exacte du crime zoophile que j'avais pu commettre pour subir un aussi funeste sort.

En se félicitant qu'on puisse encore toutefois contourner l'obstacle en faisant acte de courage et au mépris de la peur de représailles.

Le dernier m'informe heureusement que ce n'est donc pas un complot de Bill Gates, l'accès s'avérant "bloqué" également depuis les points d'accès Wi-Fi d'un lieu public d'un autre pays d'Europe.

Damned !

Ce qui me plonge dans un abîme de perplexité méditatoire, c'est que ces visiteurs ne semblent pas s'étonner qu'on soit déjà demain...