De la Vérité
Par Petaramesh le mercredi 1 octobre 2008, 15:32 - Non-dualité tout court - Lien permanent
Quelques méditations (fumeuses) du jour... [1]

Aucun mensonge n'arrive en beauté à la cheville de la plus triviale des réalités, car le mensonge parle de ce qui n'est pas, il n'est donc que fumée ; seule la réalité fait corps.
Toute tentative d'embellissement de la réalité ne fait que la travestir, et par cela la masque. La réalité n'est pas améliorable. Seul celui qui ne perçoit pas la beauté nue de la réalité imagine qu'elle doive ou puisse être améliorée.
Tenter d'embellir ce qui est à travers un filtre de romantisme ou de pseudo-poésie ne fait que masquer la réalité, prouve qu'on ne la voit pas dans son absolue splendeur, et qu'on tente de superposer à la réalité qui est, mais qu'on ne voit pas, la fiction de ce que l'on voudrait qui soit, mais qui n'existe pas. Tôt ou tard le réel invisible entrera en collision avec l'irréel fantasmé dont les fumées s'évanouiront sous l'impact, ne laissant à la place que le réel, qui, s'il n'est toujours pas vu, ne sera toujours pas compris.
Les choses telles qu'on voudrait qu'elles soient n'existent pas. Seules existent les choses qui sont. Les vouloir différentes démontre qu'on n'en comprend pas la nature. Souffrir d'un hiatus entre ce qui est et ce qu'on voudrait qui soit est souffrir d'un hiatus entre ce qui existe et ce qui n'existe pas, on a donc fabriqué là soi-même la cause de son problème - lequel en substance n'existe pas davantage.
Il n'y a que deux manières d'éviter la collision entre le réel et l'imaginaire : s'abstraire définitivement du réel, ou ne pas s'en écarter :-}
Toute poésie véritable n'est pas embellissement artificiel et trompeur du réel, mais exhalaison à travers les mots de son essence la plus profonde et la plus insaisissable. Un véritable poète ne ment pas : au contraire il permet de percevoir davantage de l'essence des choses.
Une authentique crotte de chien vaudra toujours mille fois mieux qu'un diamant en plastique.
Elle est pas belle, la vie ? ;-)))
Et maintenant, une petite bière ?
Notes
[1] Dédiées à Yelrah, qui semblait vouloir un billet ;-)











Commentaires
s'abstraire du réel ??? Euh...
J'ai pas tout bien compris mais peut-être que Yelrah et sa moustache magique vont pouvoir nous décortiquer ça...
N'empêche que tu as l'air très en forme ! Non franchement, que d'audace dans la métaphore !
Tu me permettras toutefois, bien cher guru, de ne pas être complètement d'accord avec toi et préférer m'accrocher de faux diamants autour du cou plutôt qu'un étron canin, tout authentique qu'il soit.
Car il est de notoriété publique que je porte le strass comme pas un !
La je suis tout géné du coup, domo aligato et tout ... Quand même j'avais pas prévu de réfléchir ce soir moi ..
Va pour la bière, je suis pas sur que cela aide à percevoir davantage l'essence des choses mais parfois cela les relativisent ...
Quand au Gabian il est de notoriété publique que tout devient diamant une fois qu'elle le porte .
@Yelrah hou ben je l'ai pas vue venir, celle là. Me v'là toute chose, tiens ! :-)
@Yelrah :
Tu me l'as ôté de la bouche profitant lâchement que j'avais le dos tourné ! Je suis sûr que même un t-shirt franchement pourave ou une chemise rouge délavée lui iraient à ravir ;-)
@Pseudo à coucher dehors (qui déplaît de ce fait à l'antispam des lieux) :
Oui, ça conduit en général assez rapidement à un agréable pavillon peuplé de messieurs en blanc très gentils :-}
Je viens d'aller aux noix, le vent a secoué les branches et elles sont abondantes dans l'herbe. J'ai commencé par ramasser quelques authentiques choses qui sont ;-DD
@Swâmi et Yelrah :-D vous devriez voir la rivière de diam's que je me trimballe aujourd'hui !!! :-D
Han ! J'ai honteusement minaudé alors que Christine était là ! Qu'est-ce que je vais prendre !
@Le Gabian : mais c'est quoi cette réputation parfaitement fausse, erronée et malveillante qu'on me fait. Minaude, ma belle, minaude !
@Christine Boah l'autre hé, t'as vu tes billets ? ;-P
Merci pour cette bénédiction Christine ! Je m'en vais minauder à tout va telle la fille moyenne ! Yi-ha !
@Le Gabian : Notre Sainte Église t'autorise officiellement et à titre tout-à-fait exceptionnel à minauder au sein de ce modeste ashram, mais n'en abuse pas ! :-}
@Christine : Ah, des choses-qui-sont qui se mangent ! Je te reconnais bien là ! ;-)
minaudeminaudeminaudeminaudeminaudeminaudeminaude
@Swâmi : ah non les "authentiques choses qui sont" ramassées avant les noix ne se mangent pas *beurk*
@La Gabian : tu fais vraiment bien la fille !
@Christine (@Le Gabian) :
C'est pour ça qu'elle jouit d'un succès qui ne se dément pas ! Et en plus notre disciple Le Gabian coud extrêmement bien ! :-}
Une authentique crotte de chien vaudra toujours mille fois mieux qu'un diamant en plastique. Mais encore faire gaffe parce que ce n'est pas parce que le cabri fait des crottes comme des pilules qu'il est pharmacien !
wouah!!!
quel beau texte, profond et tout!
tiens cette phrase là:
"Un véritable poète ne ment pas : au contraire il permet de percevoir davantage de l'essence des choses."
moi j'aime bien le verbe sublimer.
se mentir, voilà bien le drame de beaucoup; mais il est vrai que c'est difficile dans la société des faux semblants.
mentir aux autres? c'est aussi se mentir à soi même, penser que l'on est pas capable de dire la vérité.
baci a tutti
Merci Céleste :-)
Laflote, sors de ce corps ! (ou est-ce l'inverse ? :o)
Comme je t'envie, Ô Grand Guru ! Quel privilège que d'entrevoir au travers des mots l'essence la plus profonde et la plus insaisissable de la réalité !
Apprends, veux-tu, au simple mortel que je suis, quel véhicule emprunter pour goûter de cette profondeur si profonde, apprends-lui à saisir cette insaisissable.
Je m'interroge... Si le réel s'impose de façon si évidente, comment expliquer que beaucoup ne le voient pas tel qu'il devrait être perçu ? Le réel peut-il se dérober ? L'homme a-t-il tendance à s'en écarter ? Ne faut-il croire que ce que l'on voit ? Ou faut-il se méfier des apparences qui nous leurrent sur le monde tel qu'il est ?
Nous nageons au plein cœur d'un paradoxe :
1. Percevoir par la vue (ou tout autre sens) suffit-il à avoir une connaissance immédiate du réel ?
2. À l'inverse, la représentation (dessin, peinture, affiche, photographie, ...), peut-elle être un moyen de connaissance (suffisant) si elle se distingue de ce que nos sens nous font percevoir ? Dans ce cas, peut-être fiable ? Ou la représentation n'est-elle qu'une trahison ?
Tout de même... je m'interroge : quel rapport y a-t-il entre ton texte néoplatonicien (quelle honorable mission que de vouloir sortir les humains de l'ombre) et l'image (toute photo, c'est une évidence, ne peut prétendre rendre compte du monde tel qu'il est) ?
Aristote, La Poétique.
H. Delacroix, Le langage et la pensée, p. 602.
Concordance d'étangs ?
Sans nul doute : je viens de proposer une mousse au Yéti à l'instant même ...
Demain, je vais accorder un piano réel près de la mer.
Le Tao s'ordonnera alors autour du 441,
en mon ermitage de l'instant
J'invoquerai l' Immobile, et le Donc ...
:-)
(Tu ne parles pas assez souvent ainsi, Swami, ou est-ce encore l'avidité qui me ronge ?)
Mon fils a soigneusement tondu sous les (deux) noyers et lui aussi a ramassé les premières noix. Il était très fier de l'avoir fait en même temps que le paysan d'en face. Une vocation est en train de naître.
Vu les évènements, faut se préparer à vivre de ses terres, et le métier ne s'improvise pas.
Message perso: oui, je sais, il arrive parfois, en septembre mais pas seulement, que les noyers soient noyés (dans la brume). Mais ils sont bien réels, complètement réels!
On s'est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l'on m'héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s'ébattent ou s'abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine. C'est un vieil
homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban. Parfois, il étend lentement le
bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J'ai fini par m'approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd'hui, nous sommes amis. C'est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu'il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c'est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s'unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de l'eau fraîche et limpide de l'intelligence alliée
à l'amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, ils sort des noix, de grosses noix qu'il brise d'un seul coup
dans sa paume, crac ! pour me les offrir.
C.Nougaro.
@Zarer :
J'en suis bien incapable ! :-}
Le raisonnement est un outil trompeur quand il pédale dans le vide. Quand il est capable de fabriquer une question et d'échafauder des hypothèses à son propos, alors il croit que cette question fait sens en soi, et possède nécessairement une réponse. Et peut passer des siècles à en chercher la réponse, contaminant les autres mentaux de cette même question. C'est un excellent outil, mais pas un outil pour tout ! Enfonce-t-on un clou avec une scie, même une excellente scie ? Apprendra-t-on à ses amis le meilleur moyen d'enfoncer un clou avec une scie ? Organisera-t-on de doctes conférences pour en débattre entre experts ?
La grange a brûlé:
Maintenant,
Je puis voir la lune.
- Masahide
@Chompitiarve :
Voilà de la réalité ! Qui vaut presque, quoique pas tout-à-fait, une délicieuse levrette :-}
>
Y aurait-il une quantité précise qui serait souhaitable ? :-}
J'entends cette musique intérieure, quoique pas tout le temps, entraîné par la vie trépidante, mais est-ce grave quand on sait que l'orchestre joue aussi bien quand on ne l'écoute pas, et que le son grinçant que l'on entend - que l'on s'aperçoit qu'on produit - fait partie de l'ensemble, que seul manque le recul et le calme de l'écoute pour percevoir cet ensemble.
Parfois cela s'exprime, parfois cela ne s'exprime pas. Cela n'a en vérité pas la moindre importance.
Il n'est nul besoin de méditer sur la gravitation pour rester attiré par la terre :-}
Nous parlions plus avant de poésie véritable... En voici.
"...est-ce grave quand on sait que l'orchestre joue aussi bien quand on ne l'écoute pas"
Tu parles à un (entre autres crimes) ancien pianiste de bar, Swami ;-)
"Les chants les plus beaux sont ceux qui montent de la solitude désert"
Un proverbe Touareg
Voilà de la réalité ! Qui vaut presque, quoique pas tout-à-fait, une délicieuse levrette :-}
C'est bien ce qui me semblait, on n'avait pas encore dérapé sur ce fil... :-P
Oui, ça dérape... mais il semblerait que not' Guru ait ses raisons, ou comme on dit "que son moral soit au beau fixe" :-)
On l'envierait même un peu tiens...
@Pla : Ah...? Je ne saurais dire : l'aiguille du baromètre a l'air bloquée :-}
@Pla
Oh y'a pas vraiment besoin de raison pour déraper ici :-P
@ Swâmi Petaramesh : je suis bien d'accord sur la levrette mais je n'aime pas la bière... je préfère (c'est affaire de goûts, n'est-ce pas ?) un bon Châteauneuf-du-Pape blanc, un Saint-Joseph ou un Pouilly....
Je ne partage pas du tout cette opinion. Le langage (je parle de la langue mise en suites ordonnées, en propositions, je veux dire la subjectivation du langage, son appropriation individuelle : dire bonjour tous les jours à quelqu'un est chaque fois différent...) n'est pas outil comme une scie ou une roue. S'il sert à quelque chose... c'est d'abord à vivre. Pas la scie qui est, généralement faite pour couper du bois... Oh la ! Oh la ! Pas de récri... c'est de la fonction dont je parle.
Nous n'avons pas été inventé deux fois, une fois dans la nature, une fois dans la culture. Nous naissons dans la seconde. Autrement dit, l'acquisition que nous faisons du monde, qu'il s'agisse des noix d'untel ou de tel accord de piano d'untel autre, l'acquisition que nous faisons du monde est coextensive de l'acquisition que nous faisons du langage.
L'exemple des noix m'a bien amusé par son côté "pragmatique", par sa naïveté peut-être aussi, belle et tendre... Mais je crois que cet exemple des noix reflète assez bien une illusion ethnologique, ce que d'autres ont appelé "l'ethnocentrisme".
Il lui est loisible @cultive-ton-jardin de les ramasser ses noix parce que, comme son fils l'apprend en ce moment, il se les re-présente aujourd'hui comme une denrée, un comestible.
Je me souviens petit comme j'aimais jouer avec le brou (teintant) que beaucoup jettent et que l'un de mes parents utilisait pour le bois. Ce bru, à lui seul, en dit déjà long sur la question.
La noix, pour autant qu'elle existe, n'a nullement la même représentation partout. Autrement dit, les noix ne sont pas les mêmes partout sur la planète. Tout simplement parce que nous ne les utilisons pas tous et de la même manière. Et sous le soleil d'autres cieux, les noyers sont-ils tous les mêmes ? Ont-ils seulement tous les mêmes noix ? Les mêmes propriétés ? Certainement pas. Les noix ne sont donc pas des noix partout parce que pour certains, ces noix ne servent à rien...
Un poète a écrit : C'est de l'à peu près je le concède, mais l'idée est là.
Ici (je veux dire là où je vis en ce moment), le soleil n'est pas le même. C'est un soleil coup coupé, comme l'aurait écrit involontairement André Breton. Ici, le soleil mord. Fort. Il est presque 20 heures, le soleil est tombé, il fait encore 30°C.
Demain, le soleil sera un scie dans mon cou, un clou de charpente enfoncé sur le sommet du crâne chaque fois que mon pied s'aventurera au-delà de l'ombre des cocotiers... Tu vois, Swâmi Petaramesh, le soleil peut être une scie, un clou aussi...
Est-ce cela que tu appelles un ? Un raisonnement dans le rien ?
Ici, je suis un (ce sont les enfants qui me l'ont dit il y a quelques jours). Je suis assimilé à l'albinos. D'ailleurs, les albinos, à ce que je vois dans leur regard, me reconnaissent (un peu) comme tel.
Par chez vous, dans le monde occidental, celui des sciences dites "modernes", je suis dans l'oeil du généticien un cas particulier. Plus vulgairement, de la race des rouquins ! Poil de carotte ! Et en passant... merci à ce salopard de Jules Renard ! Voir le Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire, ce grand poète que beaucoup ont commémoré mais que peu ont lu.
Ici les noix ne sont pas vos noix. Les bananes, les courges, ... La liste serait longue. Et cela, je le vis tous les jours, et j'en suis même parfois malade, physiquement.
Quand je vais au marché, dans la brousse ou sur le bord des routes et que je retrouve ou identifie les fruits et les légumes qu'il m'est arrivé de manger dans un brochetti ou chez des amis, cette réalité que je n'avais jamais reconnue comme telle et que mon corps n'accepte pas toujours, n'assimile pas immédiatement... est une autre naissance. La banane n'est pas la banane. Il y en a une telle variété que je ne sais plus la choisir. Je renais dans une autre culture, je renais dans un autre monde, une autre réalité, une réalité que je dois réapprendre, reconnaître, pour manger, pour vivre.
Pour beaucoup ces noix, ces courges, ces bananes.... ne seront jamais que des végétaux parfaitement quelconques ou vulgaires ; ils n'auront jamais pour certains droit de citer comme comestibles, tout simplement parce qu'ils n'auront jamais appris à les manger... Certains même ne les verront jamais.
Je repense à la remarque d'une de mes amis, samedi dernier, au matin, qui a aperçu un caméléon : "Regarde ! Un caméléon ! Ici, c'est une autre variété, comme presque tout ici ! Ici, le caméléon est gris !" Et puis, nous l'avons suivi des yeux... il montait dans le tamarinier... sa peau restait grise... une tache est apparue... un tache verte, comme la feuille, une pointe marron, comme la coque... Et nous nous sommes pris d'un fou rire : "Quel imbécile je suis ! Il a changé de couleur ! J'ai cru jusqu'alors que les caméléons étaient différents ici..." Tous les caméléons qu'elle avait vus depuis plus d'un an n'avaient jamais changé de couleur...
S'il y a bien un objet (à peu près) "identique", si tant est que l'objet puisse exister (ex(s)istere « sortir de... » pour moi, hors de moi-même (comme tu pourras le remarquer, je ne crois pas à l'essence de la réalité, je ne crois pas à ce privilège que s'accorde certains de voir la réalité la fine, la plus insaisissable... socialement trop insupportable, excluant), son utilisation, la représentation de ce qu'est cette noix, cette banane, cette courge... peut être d'une infinie variété.
Ce que tu dis de la "merde" de chien n'est tenable que dans la mesure où, AHMA, aucune culture ne se la représente comme autre chose qu'une déjection... Il en aurait été tout autrement de la "merde" de yack... que beaucoup sous votre ciel ne voient certainement pas très différemment de celle du chien !
Dire d'une merde de chien qu'elle vaut infiniment plus qu'un diamant en plastoc, cela vaut pour ceux qui comme toi n'en portent pas de cette pacotille ! Je ne demanderai jamais aux demoiselles et aux femmes, que cela soit sous ton ciel ou sous le mien, je ne leur demanderai jamais à ces femmes qui portent quotidiennement, ici, des tissus de manière traditionnellement (avec une telle variété de maintien... éblouissant !), de troquer leurs fanfreluches (tous ces brillants dont leurs tissus sont parfois parés) contre une merde chien qui, ici, est un moins que rien...
La réalité, on en a pas toujours conscience, la réalité ça change tout le temps... C'est comme les hommes politiques, ça change tout le temps, c'est du réel typique ! Il y a eu Giscard, il y a maintenant Naboléon, effectivement c’est du réel, mais en même temps on a l’impression que ce n’est rien du tout... Sans Internet, sans ce que d'aucuns, de manière un peu rapide, appellent le "virtuel", sans Internet, pour moi, Naboléon ne serait pas même un petit machin... Ce qu'il est pour beaucoup par ici.
Oui... si le vide est le gouffre de l'ethnocentrisme, l'illusion ethnologique de la noix.
Soit dit en passant... parfois je ne pipe rien ou pas grand chose de tes formules, telle celle-là : Je ne sais pas ce que c'est qu'un raisonnement qui fait.
@+
@Zarer : Très intéressant développement, quii fait preuve d'une grande érudition et d'une parfaite maîtrise de la dialectique :-) (bien supérieures aux miennes, sans conteste !)
Je crois cependant comprendre de quoi tu parles, et ne conteste en rien la validité de tes propos, par ailleurs fort sensibles et tout-à-fait intéressants, dans le cadre de raisonnement où tu te places. Cela tient, à merveille.
Mais cependant je doute, en toute amitié, que toi, tu saches ce dont je parle... Parce que mes propos sont en dehors de ce cadre, là où les beaux raisonnements ne sont que bruit du vent dans les branches, et où le silence prédomine...
@Swâmi Petaramesh : Sous le soleil esprit frappeur, ma tête est végétale. Oh ! La grande soif ! Ma bouche a laissé s'évaporer toute théorisation. J'ai renoncé à comprendre ces tourniquets rhétoriques empruntés (Asie). Le silence impose sa compagnie ensorceleuse. Et je ne veux pas m'endormir dans les ronrons de la bonne conscience. Bon vent l'ami.
Rumbu* des mots qui s’élèvent de la ronde des boubous blancs boudinés ― entrecoupé par les appels du muezzin qui zèbrent comme un Shengwé* un ciel fixé pour s’éteindre comme une lampe au vent.
Rumbu : (n. m.) Cérémonie traditionnelle au cours de laquelle les djinns invités se manifestent à
travers le corps des humains possédés.
shengwé : fouet.
Belle plume Zarer !
Vous êtes trop mignons !!!
L'amie des enfants