Les trucs dont on n'a rien à cirer quand on n'est pas un vieux tromblon
Par Petaramesh le lundi 8 septembre 2008, 22:25 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Tiens, ça fait des années, oh ! un paquet d'années que je l'avais oubliée, celle-là : À quel point quand j'étais un "p'tit sixième", le poids de mon cartable pouvait me scier le dos.
Ça fait quand même un paquet de temps hein ! Parce que, sauf erreur ou omission, j'ai du entrer en 6ème l'année où Giscard est entré à l'Élysée. Remarquez, depuis, on a vu pire, je sais.
Mais maintenant, c'est mademoiselle Patâpatî qui entre en sixième, et ce soir, en bon vieux croûton attentionné, je me suis mis en devoir de vérifier que cette feignasse bordélique brave enfant (doit-on encore dire "enfant" à propos d'un objet adolescent mal identifié ? Je m'interroge...) avait bien mis tout ce qu'il fallait pour demain dans son cartoche.
Je suis alors tombé sur un sac pesant à tuer un âne mort, le genre de truc que tu tentes négligeamment de soulever sans guère y prendre garde, pis y bouge pas et tu te dis Oho ! J'ai pas pensé à mettre assez de jus de muscle !
Du coup, je l'ai ouvert pour vérifier que cette feignasse bordélique charmante adolescente n'avait pas laissé dedans tout son barda pour toute la semaine, mais juste ce qu'il lui faut pour demain, et, à ma grande stupéfaction, c'était parfait et je n'ai pas trouvé la moindre gomme surnuméraire, rien qui se pût ôter sans provoquer le courroux de la prof' de maths irascible...
Me revint alors en mémoire d'avoir entendu mes parents, à savoir ma mère (et également ma prof' d'anglais) et mon père (et accessoirement inspecteur d'académie du coin) râler moûltement sur ces cons de profs (mais dans un langage beaucoup plus châtié, quoi que porteur du même sens général) infoutus de s'organiser pour que les élèves puissent partager un bouquin pour deux et leur faisant acheter des cahiers de 200 pages et des grands classeurs de 3 kilos chaque en fin d'année à apporter intégralement à chaque cours (parce que chaque prof y porte sa matière au pinacle et il en a rien à fout' des autres matières qui servent à rien !
), de ces cons d'éditeurs de manuels scolaires (mais dans un langage, etc.) pondant chacun pour sa matière un Larousse en dix volumes avec des planches en bois en guise de pages, et de ce con de département pas foutu de mettre des casiers dans les établissements...
Et voilà pourquoi votre fil-s-lle est muette se nique le dos pour la plus grande joie des kinésithérapeutes, chiropracteurs, kinésiologues, ostéopathes et autres charlatopathes.
Tout ça l'année où ce brave Giscard jouait à Devine qui vient dîner ce soir ?
avec les franchaises et les franchais.
Enfin bref, ça faisait quand même un sacré paquet d'années que le poids du cartoche, chassé par les jupes des filles, avait sombré dans les ténèbres bienvenues de mon oubli en compagnie des autres souvenirs puissamment oubliables de ma pénible scolarité, mais là, le cartoche de Patâpatî : flashback ! [1]
Je larguai donc illico le cartoche incriminé (lui-même ultra-léger, et qui sera utra-craqué dans deux semaines vu le poids du savoir qui le gonfle, c'est marrant comme parfois, le savoir peut gonfler...) sur la balance, qui m'affiche un définitif : 7 Kg.
Je commence déjà mentalement à préparer toutes les douceurs dont je vais gratifier pas plus tard que demain le Principal du collège au téléphone, puis je fais quelques recherches sur Internet.
Où je constate qu'en 1995, une ministresse de l'éducation, une certaine Marie-Ségolène dont l'Histoire n'a guère retenu le nom, avait fait du poids du cartoche un combat et décrété par circulaire ministérielle (jamais abrogée depuis) que le poids du cartable ne devait en aucun cas excéder 10% du poids de son porteur, soit 4 Kg maxi dans le cas de ma puce.
Tu vois que l'homme aux rats déciderait de coller des radars automatiques à l'entrée des collèges ? Crac ! Ma Patâpatî de se prendre une prune direct avec retrait de points comptant dans la moyenne !
Bon, je vois sur le Nain Ternet qu'en 1995 toujours (Putain ! 13 ans !) un collège de Fécamp avait procédé à la pesée rituelle des cartoches sous la houlette de l'académie de Rouen avec pour résultat des classes de 6e, des cartoches d'en moyenne 7 Kg.
Le cartable de Patâpatî pesant 7 Kg pile-poil tout rond en 2008, on voit comme ce dossier aura trop vachement progressé en 13 ans et à quel point la circulaire de Marie-Ségolène aura été utile.
Quand tu penses que chaque sinistre de l'éducation vient avec sous le bras sa réformette destinée à le faire entrer au panthéon des Hommes Immortels[2] et à détruire encore un peu plus l'orthographe de nos chères feignasses têtes blondes, pour une fois qu'il y avait une idée à creuser (d'accord, c'est certainement pas Marie-Ségolène qui l'a eue toute seule, je vous le concède : ça se saurait) on voit à quel point l'affaire a été conduite avec tout le sérieux et la diligence qui s'imposaient.
Je tombe enfin sur le site du Sinistère sur le texte d'une conférence de presse de notre sinistre actuel, de droite tout comme la précédemment citée et dont l'Histoire ne retiendra pas davantage le nom, et là, enfin, ça commence sérieux : c'est du lourd ! [3]
On parle du poids du cartable depuis 30 ans et depuis 30 ans, on ne cesse d'allonger la liste des bonnes raisons de ne rien faire et celle des promesses sans lendemain.
Ah ben ouais. Sans blague ? En voilà un qu'a pas les yeux dans son cartable !
Pendant ce temps, les élèves continuent de porter des cartables qui sont de plus en plus lourds. Les pesées réalisées la semaine dernière par la F.C.P.E. indiquent un poids moyen de 8 kg , soit environ 20 % du poids de l'enfant.
Ah, depuis 1995, on a quand même réussi à l'alourdir d'un kilo ! Ne perdons pas espoir ! (Du coup Patapatî a du bol, si on y réfléchit...)
Ça continue tout aussi martialement :
Je veux sortir de l'incantation pour aborder le poids du cartable de manière très pragmatique.
Plus de Hare Kartosh ! Hare Kartosh
, des actes ! Enfin !
Continuons :
je vais lancer un concours dans les écoles professionnelles pour la conception d'un cartable léger, solide, et offrant de solides qualités ergonomiques. J'ai décidé de doter ce concours de 25 000 euros et si un véritable projet industriel se dessine.
Déjà, je ne sais pas pourquoi, un sourire en coin se dessine sur mon swâmique visage. Je ricanerais presque.
Cela peut aussi passer par l'utilisation de nouveaux supports qui évite d'amener son manuel papier à l'école tels que la visio-projection des cours ou l'utilisation de tableaux blancs numériques.
À l'horizon 2054, donc...
je souhaite expérimenter, auprès d'une cinquantaine de classes, l'utilisation du manuel numérique. Sur un seul support de 300 grammes environ, chaque élève pourra disposer de l'ensemble des manuels d'une seule classe d'âge.
Continuons dans les conneries... Euh, à l'horizon 2096, veux-je dire.
Je souhaite que les départements généralisent aussi, lorsque c'est possible, l'usage des casiers fermés.
Ah oui ! Parce que, dans la classe de Patâpatî, l'était supposé y avoir des casiers. Même que l'achat d'un cadenas figurait sur la liste des fournitures scolaires ! Même que je suis allé chez Auchiant un midi rien que pour en acheter un, de cadenas !
Sauf que, Patâpatî dixit : Le premier jour, la maîtresse elle a dit
(faudra que je lui apprenne à dire : "la prof'") qu'y y'avait pas assez de casiers pour tout le monde alors qu'on allait prendre un casier pour deux quand on aurait formé des groupes de deux alors on a pas mis les cadenas et elle a dit qu'on les mettrait le deuxième jour quand on aurait formé les groupes... Mais le deuxième jour y'avait plus les casiers parce qu'on croit qu'un autre prof
(moins con ? plus malhonnête ?) y les a déménagés pour les prendre pour sa classe mais on sait pas lequel...
(tu parles).
Et voilà comment mademoiselle Patâpatî a un beau cadenas, pas de casier pour mettre autour, et un cartoche de 7 kg à se trimballer sur le dos tous les jours dans le métro plus quinze minutes de marche, aller, retour.
Je finis de lire la belle conférence de notre sinistre de l'éducation. Je relis sa date : 24 octobre 2007.
Nous venons de faire la rentrée 2008. Putain ! Il est où le machin numérique qui déchire sa race ? [4]
Bouffons.
Notes
[1] Christine je te hais : je ne peux plus foutre une majuscule après un ":" sans être envahi d'un inconfortable sentiment de culpabilité.
[2] Devaquet, si tu savais, ta réfôôôôôormeuh, ta réfôôôôôôrmeuh ! Devaquet, si tu savais, ta réfôôôrme où on s'la met !
[3] Pis en plus y'a (au moins) une faute dans le texte du sinistre de l'éducation. Grand concours : trouvez la phote !
[4] Eh, vous avez vu les filles ? J'ai même pas parlé d'informatique ! Ni de sexe, hélas.










Commentaires
En lisant la première ligne : je me suis dit "Pitaing, y'a rien à faire, pour les majuscules après les ":", j'ai pas réussi ;-DD
C'est une bonne idée d'alléger le contenant, non ? Non....
Attaquer Marie-Ségolène alors que tu as banni melchior, c'est pas fair.
Et le cartable à roulettes, c'est inenvisageable ? Pas mode ?
@Christine :
En dehors du fait que c'est encore plus lourd et encombrant à traîner dans les escaliers du métro et ceux encore plus titanesques du collège, et que donc ça le fait pas, tu devrais savoir que n'importe quelle adote te nique ta face si tu lui achètes autre chose qu'un East-pack, mais là, on a quand même réussi à négocier (contre chaipus quoi, d'ailleurs...) un truc qui est aussi bien qu'un East-pack (c'est-à-dire un bête sac à la con) et qui ressemble à un East-pack (c'est-à-dire à un bête sac à la con), mais qui est trois fois moins cher, parce que quand même les marques ça pue et qu'il faut être drôlement con pour payer l'étiquette aussi cher que le sac quand les petits enfants chinois qui les fabriquent sont même pas payés plus cher !
J'ai fait le même constat déplorable la semaine dernière en ce qui concerne le cartable de Karatékid. Pourtant, lors de sa 6éme et sa 5ème, il n'avait eu qu'à transporter ses cahiers, un jeu de livres supplémentaires étant prévu dans chaque classe. ( ce qui somme toute n'est pas plus mal, cela évite aussi de se les trimballer sur le trajet, contrairement au système de casiers, où de toute façon le môme devra bien ramener ses bouquins pour faire ses devoirs...)
Mais apparemment, pour les 4éme c'est fini! Je m'étonne... Il a grandi c'est sûr, m'enfin de là à peser 70 à 80 kg...
Hum... avec quelques ballons et une bouteille d'hélium, a moi les 25000 euros ! Quoique... si ca signifie en serrer cinq à cet australopitheque de miniss'
de la logistique les ducations, je crois que je vais garder mon idée pour moi et garder tous mes doigts...Oui, je suis assez fascinée par l'idée que des gens achètent des bêtes sacs à la con au prix de 47 € ! Juste pour se transformer en page de pub.
En plus, à 47€, t'as les moches (que c'est la teuhon de te balader avec) ! Les "beaux", c'est ceux à 70€ !
Le marketing, c'est formidable ! Et avec les ados : du billard !
ce qui m'étonne, c'est que tu n'es pas été confronté au problème avant : dès le primaire, j'ai trouvé les cartables ahurrissants de lourdeur.
Et tout le quartier De la rue Sainte se marrait de me voir deux fois par jour, harnachée de mes trois ou quatre cartables de toutes les couleurs, un à chaque bras et un ou deux sur le dos, monter vers Saint Victor en ralant.
Les trois ou quatre, c'était parce qyue si je porte le cartable de ma fille, je ne vais pas laisser sa p'tite copine rencontrée en route, s'écrouler sous le poids du sien....Egalité quand tu nous tiens...
Oui moi aussi ça me fascine cette idée de transformer ses mômes en panneau publicitaire au prix fort... Le mien a miraculeusement échappé à cette envie adolescente, il affirme haut et fort qu'il en à rien à s'couer, mais son père s'obstine quand même à le déguiser dès qu'il en à l'occase! Ca me désespère... :-(
@ Sardine J'imagine la scène! :-))
Ah ah ah... Non, non, j'rigole pas : je rebondis.
L'an dernier, Boub's, en sixième, aussi avait, le lundi, un cartable de près de 9 kg pour un poids de 38 kg tout mouillé soit près du 1/4 du bonhomme. Pas mal... C'était le record, mais les autres jours de la semaine n'étaient pas loin des 9 kg.
Et là où la connerie du prof a dépassé les limites, et provoqué mon courroux, c'est lorsque l'enfant bien nommé a eu la bonne idée de se massacrer la cheville pour la deuxième fois en trois mois, et où rien, évidemment, n'était prévu à l'intérieur même du collège (trois étages), pour les enfants en cannes avec interdiction de poser le pied.
J'ai donc, derechef, viré tout cahier et livre du cartable dès le premier jour afin de l'alléger au maximum. La réponse ne s'est pas faite attendre : le soir même, mot de la prof de français indiquant que l'enfant avait oublié son classeur et ses TROIS livres ! Mon sang ne fit qu'un tour et le lendemain matin j'étais au collège pour entendre la principale demander à mon fiston si aucun de ses copains ne pouvait lui porter son sac : elle proposait, ni plus, ni moins, qu'un gamin de onze ans porte DEUX sacs de neuf kilos...
Il y eut une explication franche et ferme entre nous, (en fait, je lui ai demandé gentiment si elle ne se foutait pas carrément de ma gueule), et ai persisté pour que l'enfant n'aille en cours qu'avec des feuilles simples et doubles dans le sac et porte lui-même son cartable. Il n'a plus jamais eu de mot dans le cahier de correspondance de quelque prof qui soit... Dans le même temps, j'ai adressé un gentil courrier (avec photos et relevé du poids du cartable chaque jour de la semaine -vive le numérique-) à la Présidente du Conseil Général.
Il semblerait que, cette année, un double des livres soit fourni aux enfants de sixième. Mais même si mon fils a pris 5 kg dans l'année, le cartable de cinquième, est toujours aussi lourd... et dépasse toujours largement les 10 % admis.
Il a fini l'année avec deux séances de kiné hebdomadaires pour redresser la posture du dos...
Vive la Sécu !
Quand constates que l'Éducation Nationale n'a pas été foutue de faire quoi que ce soit en 30 ans ou davantage pour résoudre un problème aussi fondamentalement simple (et sans recourir à des conneries électroniques qui font seulement saliver les actionnaires du GIXEL ou imaginer que les indistriels chinois (ou Eastmachin) vont se ruer sur le cartoche-trouvaille inventé dans nos L.E.P.) tu te dis que pour le reste, hein, c'est pas gagné avec le mammouth...
"[3] Devaquet, si tu savais, ta réfôôôôôormeuh, ta réfôôôôôôrmeuh ! Devaquet, si tu savais, ta réfôôôrme où on s'la met !"
Au cu!
Au cu!
Aucune hésitation! (elle me fait toujours rigoler celle-là)
Je suis tombé sur votre Swâmi blog en cherchant des infos sur la récupération d'un linux planté et (pas de cause à effet) la reconnaissance des cartes SD. En bien, c'est plutôt chouette dans le coin. Même si je n'ai pas assimilé la non-dualité (c'est quoi cette connerie? Peut-on être dialectique non-dual? Et le binaire dans tout ça?)...
PS: à propos de la faute, je vote pour "différenteS". J'ai bon chef?
Amusant, je me suis fait la même remarque quand le Nain de ma femme (ça y est j'suis marié depuis peu) est entré en 6è ces jours derniers et que, moi aussi, en soulevant son cartable j'ai été pris d'un flashback de 20 ans.
Me revoyant avec mon super sac à dos de la mort, à bretelles ergonomiques et dos rembourré qui m'a quand même collé une scoliose des familles en fin de collège.
Combien de fois me suis-je vu marché penché en avant pour supporter le poids de ce fardeau (et c'est pas une image)
Pourtant lui non plus ne surcharge pas le baluchon, j'ai supervisé le remplissage du cartable dès les premiers jours de cours.
Ce matin je l'ai déposé au collège avec son cartable et son sac de sport. Avec son 1,40m et ses 38kg tout mouillé, il faisait pitié pov' bonhomme.
Heureusement, lui, il a un casier (et le cadenas qui va au bout).
Mais ces foutus casiers ne sont ouverts qu'à certaines heures de la journée. A lui de s'organiser pour aller y déposer ce qui l'encombre au bon moment, sous peine de louper l'ouverture desdits casiers et de trimbaler du surplus pour le reste de la demi-journée...
Je me réjouis qu'il fasse pas une formation de forgeron, il aurait du amener l'enclume et la ramener à la maison pour faire ses devoirs ! :-)
@GeoTrouvetout :
Mes plus sincères condoléances... :-}
@Avr :
Tout sauf une connerie, et également une connerie au-delà des paires d'opposés :-}
>
A priori non ;-) Mais le laïus sinistériel est d'un style tellement lourdingue et alambiqué qu'on ne sait plus ce qui veut s'accorder à quoi, ou pas, avec quand même une mention de lourditude toute particulière pour la phrase :
(Avec "évite" accordé à "utilisation" et non pas à "supports", c'est donc l'utilisation qui évite, pas les supports ;-)
J'imagine ce que m'aurait collé mon prof de français dans la marge si j'avais osé pondre des merdes pareilles :-D
Ajouter également : et
Si les chefs de cabinets de l'E.N. qui torchent les discours du maître ont l'esprit aussi embrouillé, pas étonnant qu'ils n'aient pas réussi à alléger un cartoche en 30 ans !
@Swami: Mes plus sincères condoléances... :-}
Je l'attendais celle-là ! :-D
Si je me souviens bien, on n'amène pas son manuel papier, on l'apporte
Personellement en tant que prof je ne demandais jamais rien de chiant/lourd : la seule unité que je réclamais c'était celle du grand format pour les copies, pour éviter le paquet hétéroclite qui laisse tomber des feuilles volantes lorsqu'on le transporte... Pour le reste, le type de cahier/classeur m'importait peu tant que l'elève aimait fonctionner de cette façon et faire ses devoirs dessus. Beaucoup de mes élèves avaient choisi de mettre une section de français dans un classeur souple qui servait aussi à d'autres matières, c'est encore la solution la plus légère. Pour les livres, je prévenais à l'avance de celui qui serait utilisé, et à l'exception des exercices faits en classe, j'autorisais le partage, et les gamins s'organisaient admirablement bien même dans les petites classes, je trouve.
Par contre, et là je n'en ai cru ni mes oreilles, ni mes yeux, j'ai eu droit plusieurs fois (mon dieu, est-ce une secte ?) à des parents pour qui ce j'men foutisme était inadmissible, et qui sont allés se plaindre à l'administration au prétexte que je n'impose aucun format, je ne pouvais donc pas être entrain de faire travailler sérieusement leurs enfants. Wow...
ça m'a fait repenser au moment ou j'étais moi même élève de troisième, en butte aux attentions particulièrement contraignantes d'un imbécile qu'on avait laissé enseigner le français : Au prétexte que lui, enfant, avait fait volontiers 15 bornes à vélo avec son gros gaffiot sur le porte bagages tous les matins, je me DEVAIS d'ammener tous les livres en classe AU CAS OU on en aurait besoin, sinon cela faisait de moi une ignoble fainéante. Je lui avais répondu à l'époque sous les sourcils froncés de ma mère (convoquée pour l'occasion) que ça n'est pas parce que mes lointains ancêtres se vêtaient de feuillages que j'allais arriver à poil au collège, non plus, hein, et qu'il fallait arrêter de déconner. (la conclusion fut que mon emploi du temps s'est enrichi d'une heure de colle par semaine pendant quelques temps, et que j'ai été estampillée contestataire pour le reste de l'année, probablement à raison d'ailleurs. Bref...)
Le livre électronique à terme, c'est pas mal, surtout s'il permet la prise de notes en regard du texte lu par exemple. Mais comme tu dis guru, en attendant l'arrivée du futur, il faudrait surtout faire passer le goût de cette culture passéiste à qui de droit, au moins leur faire comprendre que non, c'est pas ça qui les a aidé à réussir, eux :D
Battue : 11,5 kg, le jeudi, en 5eme !!! vraiment pesé sur la balance !
et pas de casier ni cadenas mais "seulement" 10 mn de marche à pied.
Et elle fait 33kg ma puce...
@ tous, les cours par correspondance, genre Cned, c'est bien aussi, rapport au poids des cartables; bon évidemment socialement, ça l'fait moins...!
@Westmalle :#8 : D'autres s'en souviennent et se marrent encore...
@Krysalia : Le Gaffiot et le Bailly ... 5 kg dans la gueule trois fois par semaine pendant 5 ans... vive les études classiques !
Remarque : ne pas écrire de commentaires avant 7h du matin, la proportion de fôtes devenant proprement indécente...s'cusez-moi
>>>tu devrais savoir que n'importe quelle adote te nique ta face si tu lui achètes autre chose qu'un East-pack
Il faut leur faire lire le livre "No logo", de Naomi Klein, à ces charmants enfants.
http://fr.wikipedia.org/wiki/No_Log...
Sinon, dans les joies de la rentrée, il y a différents papiers à remplir, dans lesquels on écrit plusieurs fois la même chose (ils ne connaissent pas le papier calque ?). D'ailleurs, écrire juste ce qui a changé depuis l'année dernière, c'est pas faisable ? Mon 1m20 en babouches m'ayant vu remplir en râlant la profession des parents n fois (ils vont mieux ou moins bien s'occuper de mon gremlin en fonction de ce que j'écris ?), il a encore eu la profession des parents à remplir le lendemain en classe, et il a mis pour moi : "gladiateur". Ma femme a gueulé qu'il aurait pu mettre pour elle : "gardien de square (option distribution des pelles et des seaux)", vu que c'est son job (chef 2 plumes).
"Telles" puisque ça s'accorde avec visio-projection et utilisation... à moins qu'il ai changé d'avis et que, pour le coup, il voudrait accorder tels avec les tableaux blanc numériques. Remarque que changer d'avis au cours d'une seule phrase c'est quasiment normal pour un homme politique.
Permettez moi de vous présenter ce que je pense être LA solution au problème des sacs lourds.
Je n'accepterai de critique(s) en retour qu' après complète lectitude de l'explication ci-dessous.
Vous en rêviez, je l'ai imaginée.
Imaginons un contenant métallique peint (voire plastique) suspendu sur une roue frontale et guidée par 2 manches parallèles installés à l'arrière.
Le sac ou son contenu serait alors déposé à l'intérieur du réceptacle métallique peint (voire plastique).
Pour mouvoir l'ensemble, l'individu saisirait gaillardement les manches (un par main), soulèverait dans un mouvement coordonné le réceptacle.
Attention, il ne s'agit pas ici de lever l'ensemble de l'objet, mais simplement de "déporter" le poids sur la roue à l'avant ...
Une roue toute bête mais Ô combien efficace ! C'est pourquoi nous pourrions nommer l'objet "RoueBête".
AV :
Possibilité de peindre le réceptacle métallique (voire plastique) aux noms de différentes marques. (solution marketing très souple !).
Panoplie d'options : roue pleine, roue gonflée, réceptable inox, réceptacle zinc (voire plastique)... (très porteur, si je puis dire !)
Economique. (car trés peu d'entretien !)
INCONV:
la nécessité de remplacer avantageusement l'ensemble des escaliers d'un bâtiment scolaire par des rampes d'accès.
CONTACTS
Si vous êtes un industriel (entreprise en rapport avec le métal (voire le plastique)), et que vous êtes intéressé par la production de cette RoueBête, merci de laisser vos coordonnées sur ce site.
Vous prendrez bien la peine de vous presser quelque peu car il est à noter que je suis déjà en relation avec un certain
Bill Gatesindividu fort intéressé par le projet. Nos divergences portent principalement sur le nom de l'objet qu'il aimerait baptiser "vistarouette".Cependant le marché qu'il vise est mondial : fourniture de l'objet également aux enfants des pays en voie de développement (et là-bas, il n'y a pas d'escaliers ! d'où mon intérêt quand-même ...)
Il me semble qu'un certain Blaise Pascal avait déjà déposé un brevet, pour cette chose :-}
Ca fout la trouille quand même. Je me demande à vous lire comment j'ai évité la scoliose ! Comme Swâmi, mes parents se sont rappelés la veille de l'entrée en 6è que j'étais une grosse feignasse, mais après j'ai eu régulièrement des mots parce que j'oubliais des trucs, ça m'a certainement sauvée... Et surtout on a très très rapidement opté pour les classeurs. Fallait juste penser à les vider. Ah, et pitêtre que le covoiturage avec une copine le matin a pas mal contribué à nous niquer deux fois moins le dos : restait plus que le soir !
Attends, mon bon Swâmi, le brevet déposé par un certain Pascal, blaise, c'était pas la "brouette", par hasard...! s'cuse-nous brouette!!
@La Sardine : gaffiot et bailly, ca me rappelle de
trésbons (mais si lourds) souvenirs quand en plus y'avait francais, on rajoutait un lagarde et michard....ouais et le Mallet Isaac pour faire bon poids !
la sardine> j'y ai eu droit à la fac :)
Le sac de Patâpatî pèse 6,9 Kg ce soir sur la balance... Et pour demain mercredi, où elle n'a qu'une demi-journée de cours :-(
Il y a tout de même un progrès considérable dans l'éducation nationnale, et je voudrais ici même faire taire les mauvaises langues qui médisent pour le plaisir de dénigrer.
Il y a trente ans, les photocopieuses n'existaient pas. Ah qu'est douce à ma remembrance le doux parfum légèrement amoniaqué des feuilles justes sorties du duplicopieur à alcool et à manivelle qu'utilisaient mes professeuses de mathématiques.
Aujourd'hui, non seulement les manuels sont de plus en plus lourd de leur plein de vide (problème: évaluez la surface occupée par les illustrations décoratives qui font joli et calculez le poids correspondant), mais en plus les enfants reçoivent plusieurs milliers de phtotcopies par trimestre. Photocopies qu'il faut coller dans les cahiers, classer dans les classeurs, et trimballer avec soi. Et qui à 80 g/m² finissent aussi par peser sur les balances.
Comme disait une gestionnaire de collège à des profs: «Vu le nombre de photocopies que vous faites, on va peut-être pouvoir arréter d'acheter des manuels ?»
Mais le sarcasme n'arrête pas le progrès éducatif et pédagogique, et le savoir continuera de remplir les cartables à grand renfort de photocopies et de manuels en couleurs (mais à couverture souple parce que c'est moins lourd).
Sinon un certificat médical de ton pédiatre interdisant à la petite de porter un poids de plus de 4 kilogrammes devrait suffire à obtenir de l'administration une solution (un casier, les livres amenés en double par les profs, ou une exception pour partager les livres avec son voisin).
On peut aussi se dire que si es gens n'acceptaient pas, ça n'arriverait pas.
Jeu de la grève du sac trop lourd: prendre l'emploi du temps du gamin, et remplir le sac sur la balance, en suivant l'ordre des matières de la journée. Arréter dès que le sac atteint 10% du poids de l'enfant, et joindre un petit mot destiné aux enseignants perdants pour leur expliquer que leur cours est placé dans la journée après que le sac soit devenu trop lourd, et que malheureusement le bambin ne poura donc pas avoir ses affaires aujourd'hui, mais que c'est promis il les aura un autre jour si le cours se trouve assez tôt dans la matinée.
Se plaindre auprès de l'Inspection Académique de toute sancttion pour cause d'absence de matériel. Refuser tout entretien individuel dans lequel on va vous expliquer que l'intérêt de votre enfant n'est pas le conflit et qu'il faut faire des efforts, patapati, patapata...
Normalement après une à deux semaine de ce régime les enseignants de l'après-midi feront assez fort la gueule pour qu'une solution puisse se dégager. A faire à plusieurs parents, bien sûr. Et en convocant la presse. L'administration n'aime pas les vagues dans la presse.
Variante du jeu, pour les élèves de troisième: mettre le nouveau programme de math en application en utilisant les probabilités: choisir l'ordre des matières de la journée pour remplir le sac avec un tirage aléatoire.
Moi, ce que je ferais... je couperais les livres, pour avoir plusieurs sections / chapitres... comme on travaille souvent sur qu'une seule partie (d'une matière)... ça sert à rien de tout prendre... Pareil pour les cahiers / classeurs... Et puis je crois que ce qui pèse assez lourd, ce sont les couvertures... Donc, essayer de diminuer les couvertures (usage, poids, matière)...
Pour résumer : prendre uniquement ce qu'on va utiliser très probablement, et ne pas prendre ce qu'on a moyennement (voire pas) de probabilité d'utiliser...
Ce qui aggrave le problème de poids du poids, c'est la façon de le porter des d'jeuns : battant mollement les fesses. Et inutile de leur dire qu'un bon randonneur sait qu'un sac se porte haut sur le dos pour rejoindre au mieux l'axe de la colonne vertébrale, c'est pas "la mode".
Perso, je n'utilisais presque plus les manuels, je conseillais les grands classeurs souples et minces, je donnais les exercices non à partir du manuel mais sur des photocops de scan retravaillés pour répondre directement sur la feuille.
Et j'apprenais aux mômes à vider régulièrement leur cartable chez eux.
Pour le deuxième dessin
Eh oui. Et à l’université, les grands étudiants bien costauds (à défaut d'avoir l'énergie, ils ont la masse) ont simplement besoin de 3 feuilles volantes et d'une fiche d'exos pour un TD d’1h30.
Oui, y a de quoi s’énerver.
"un cartoche de 7 kg à se trimballer sur le dos tous les jours dans le métro plus quinze minutes de marche, aller, retour.":
C'est bien plus grave que ça, en l'absence de casiers, c'est en plus à chaque interclasse et pendant les récréations qu'ils se le coltinent, le cartable.
Yaurait bien un truc, c'est d'attribuer à chaque classe une salle de classe qu'elle se garderait, avec des vrais bureaux où les élèves pourraient ranger tout leur barda. Bien sûr, c'est exclu, vu le manque de place dans les collèges. La santé de nos enfants n'est quand même pas importante au point de ... Faut avoir le sens des priorités, hein?