Vendredi fin d'après-midi, bloqués un sacré bout de temps à l'entrée d'un patelin tel qu'il en existe dans l'anus de l'univers : gros bouchon, puis pin-pon, pompiers, SAMU, gendarmes, véhicules de renfort et tout le tralala qui clignote et plaît tant aux petits enfants, au point que leurs parents font exprès de se viander dans le talus rien que pour les esbaudir de beaux véhicules rouges et bleus avec des vrais Playmobil™ dedans.

Je n'étais pas là le premier, mais bon quinzième, aussi pour une fois n'ai-je pas eu à ramasser moi-même la viande.

Mais bloqués que nous étions, du moins ai-je eu tout le loisir d'observer, sinon l'accident d'un regard voyeur et morbide, car il m'était caché par les 150 mètres de bagnoles bite-à-cul me précédant, mais du moins de me faire une idée des circonstances de celui-ci et de sa cause première : la signalisation.

Car, à l'entrée d'un bon virage, une telle traîtrise ne pardonne pas.

Faut se magner !

L'ordre subiminal était sans appel, le conducteur dut y obéir à l'insu de son plein gré, perdant simultanément le contrôle de sa vitesse, de son véhicule, de sa prime d'assurances et de ses vacances, et plus si affinités avec la maison Borniol (bières, cercueils, catafalques...)

Et pour les mauvaises langues qui abondent ici,[1] je tiens à certifier sur ma chandelle verte que je ne suis pour rien dans l'accent, qu'il était là avant moi, et doit tout au panneau et à son peintre amateur et absolument rien à the Gimp ou autres photoshoperies..

Notes

[1] Brouette exceptée comme de bien entendu ;-)