Ce qui permet, apprès avoir jeté un regard circulaire à la débâcle, de se rappeler l'excellent adage : Quand je me contemple, je me désole, mais quand je me compare, je me console. (Au moins ne péris-je pas étouffé dans ma graisse, si j'ai bien d'autres tares ! ;-)

Les deuxièmes constatations sont que les corps féminins les plus parfaits et délicieusement proportionnés qui tombent sous mon regard, au point qu'on en mangerait avec les doigts et qu'on se les lècherait après, ont seize ou dix-septs ans, ce qui décidément ne le fait pas, même pour un vieux satyre pas encore pédophile, et le fait encore moins dès qu'on les entend parler avec leur copains et pines - surtout si c'est en batave. Le vieux satyre se voit donc disssuadé de draguer tant les nymphettes que leurs mères qui tiennent majoritairement du banc de cétacés à l'échouage.

La piscine de campinge est un point d'eau artificiel autour duquel on peut voir s'ébrouer diverses espèces typiques et plus ou moins migratrices qui viennent y pratiquer en groupe la culture de l'érythème solaire, parmi lesquelles dominent (par le nombre) :

- Le hollandais : Il s'agit d'une sorte de grosse otarie rougeaude au cri rauque, bruyante et envahissante, peu respectueuse de la tranquillité de son voisinage.
- Le rosbif : une espèce voisine présentant des caractéristiques proches mais atténuées, que l'on différencie du précédent par un cri légèrement moins guttural et la présence fréquente de tâches de rousseur, quand toutefois celles-ci restent visibles sous la carbonisation solaire tant recherchée par cette espèce.
Il s'agit là de deux espèces migratrices qui semblent passer en très fortes proportions leur été dans le Périgord.
Pour atténuer les nuisances occasionnées par ces espèces, il existe Grand Lapin merci des réserves naturelles où elles concentrent leur habitat, réserves également appelées "campinge 4 étoiles supertopmégaplus" ou "Euromachinbidule" plus particulièrement reconnaissables aux séries de drapeaux multicolores qui en ornent joliment les pourtours du portail, aux tarifs excessifs et au fait que la tenancière s'adressera tout d'abord à vous en hollandais, ou plus rarement en un français hésitant doublé d'un accent à couper au couteau et ce pour vous demander dans quelle langue vous voulez la brochure.
Dans de telles réserves, on dit que la proportion d'hollandobrits dépasse allègrement les 90%, ne laissant qu'une portion très congrue aux baguette - litron - bérêt basque, à condition que ces derniers soient équipés d'un gros cacatre kipue.
On trouve toutefois, et c'est heureux, d'autres réserves un peu plus reculées et à peine moins luxueuses, donc plus sympa, et dépourvues des rangées de drapeaux attirant les espèces migratrices, et dans ces réserves plus discrètes, la proportion de rosbifs au maasdam reste nettement inférieure à 50%, laissant davantage aux pastaga-pétanque d'espace pour s'épanouir, et permettant à la taulière de l'épicerie de s'adresser à vous tout d'abord en français.

Mais c'est finalement dans quelque grotte préhistorique déjà essayée et adoptée par nos lointains ancètres, oh ! pas de celles qu'on visite contre espèces sonnantes et ticket à la main, mais de celles, secrètes, que l'on découvre près d'une source et dont l'entrée est dérobée aux regards...

Grotte

...que l'on rencontre, surplombant la vallée d'une vue magnifique, installés là peinards, les plus sympathiques et accueillants de nos congénères, ayant posé leur duvet dans le lit de l'arrière-arrière-arrière-arrière grand-père et faisant leur feu dans ce qui fut son âtre...

Grotte

Grotte

Grotte

Même que dans ces grottes-là, pour peu qu'on soit doté d'une lampe généreusement prêtée par les squatteurs sus-mentionnés, on voit les chauves-souris endormies par grappes, tandis que dans celles qu'on visite comme "plus grand dortoir de chauves-souris in ze oueurld", les chauves-souris, on ne les voit qu'en photo à la boutique-souvenirs, et sous forme de porte-clés en plastique.