Observations péripiscinéennes
Par Petaramesh le dimanche 3 août 2008, 18:04 - Chienne de vie - Lien permanent
Des premières observations naturalistes péripiscinéennes de Ma Sainteté, il ressort tout d'abord que l'occidental moyen dit estivo-campinguicole s'américanise chaque jour davantage, puisqu'il (et elle) porte après 35 ans, et majoritairement, au moins une bonne dizaine de kilos surnuméraires, et encore, pour ceux et celles qui restent modestes dans la démesure.
Ce qui permet, apprès avoir jeté un regard circulaire à la débâcle, de se rappeler l'excellent adage : Quand je me contemple, je me désole, mais quand je me compare, je me console.
(Au moins ne péris-je pas étouffé dans ma graisse, si j'ai bien d'autres tares ! ;-)
Les deuxièmes constatations sont que les corps féminins les plus parfaits et délicieusement proportionnés qui tombent sous mon regard, au point qu'on en mangerait avec les doigts et qu'on se les lècherait après, ont seize ou dix-septs ans, ce qui décidément ne le fait pas, même pour un vieux satyre pas encore pédophile, et le fait encore moins dès qu'on les entend parler avec leur copains et pines - surtout si c'est en batave. Le vieux satyre se voit donc disssuadé de draguer tant les nymphettes que leurs mères qui tiennent majoritairement du banc de cétacés à l'échouage.
La piscine de campinge est un point d'eau artificiel autour duquel on peut voir s'ébrouer diverses espèces typiques et plus ou moins migratrices qui viennent y pratiquer en groupe la culture de l'érythème solaire, parmi lesquelles dominent (par le nombre) :
- Le hollandais : Il s'agit d'une sorte de grosse otarie rougeaude au cri rauque, bruyante et envahissante, peu respectueuse de la tranquillité de son voisinage.
- Le rosbif : une espèce voisine présentant des caractéristiques proches mais atténuées, que l'on différencie du précédent par un cri légèrement moins guttural et la présence fréquente de tâches de rousseur, quand toutefois celles-ci restent visibles sous la carbonisation solaire tant recherchée par cette espèce.
Il s'agit là de deux espèces migratrices qui semblent passer en très fortes proportions leur été dans le Périgord.
Pour atténuer les nuisances occasionnées par ces espèces, il existe Grand Lapin merci des réserves naturelles où elles concentrent leur habitat, réserves également appelées "campinge 4 étoiles supertopmégaplus" ou "Euromachinbidule" plus particulièrement reconnaissables aux séries de drapeaux multicolores qui en ornent joliment les pourtours du portail, aux tarifs excessifs et au fait que la tenancière s'adressera tout d'abord à vous en hollandais, ou plus rarement en un français hésitant doublé d'un accent à couper au couteau et ce pour vous demander dans quelle langue vous voulez la brochure.
Dans de telles réserves, on dit que la proportion d'hollandobrits dépasse allègrement les 90%, ne laissant qu'une portion très congrue aux baguette - litron - bérêt basque, à condition que ces derniers soient équipés d'un gros cacatre kipue.
On trouve toutefois, et c'est heureux, d'autres réserves un peu plus reculées et à peine moins luxueuses, donc plus sympa, et dépourvues des rangées de drapeaux attirant les espèces migratrices, et dans ces réserves plus discrètes, la proportion de rosbifs au maasdam reste nettement inférieure à 50%, laissant davantage aux pastaga-pétanque d'espace pour s'épanouir, et permettant à la taulière de l'épicerie de s'adresser à vous tout d'abord en français.
Mais c'est finalement dans quelque grotte préhistorique déjà essayée et adoptée par nos lointains ancètres, oh ! pas de celles qu'on visite contre espèces sonnantes et ticket à la main, mais de celles, secrètes, que l'on découvre près d'une source et dont l'entrée est dérobée aux regards...

...que l'on rencontre, surplombant la vallée d'une vue magnifique, installés là peinards, les plus sympathiques et accueillants de nos congénères, ayant posé leur duvet dans le lit de l'arrière-arrière-arrière-arrière grand-père et faisant leur feu dans ce qui fut son âtre...



Même que dans ces grottes-là, pour peu qu'on soit doté d'une lampe généreusement prêtée par les squatteurs sus-mentionnés, on voit les chauves-souris endormies par grappes, tandis que dans celles qu'on visite comme "plus grand dortoir de chauves-souris in ze oueurld", les chauves-souris, on ne les voit qu'en photo à la boutique-souvenirs, et sous forme de porte-clés en plastique.











Commentaires
L'a l'air mignonne la cromagnonne.
Interessant ce surplomb, ça me rappelle exactement ce qui est décrit dans un bouquin à la noix (mais qui reste très divertissant) que je lis en ce moment, au sujet des peuples des cavernes. Ca ne serait pas dans la même région que Lascaux ce camping troglodytique ?
Effectivement, les corps ont bien changés en quelques années, quand aux enfants, je ne sais pas s'ils vont dépasser la longévité de leurs parents.
Le Hollandais, c'est assez vrai. Sont peu consommateurs des produits français puisqu'ils rapportent leurs vivres. Dans certains campings, pas moyen de trouver un journal français.
Bonnes vacances!
"puisqu'il (et elle) porte après 35 ans, et majoritairement, au moins une bonne dizaine de kilos surnuméraires"
Haha, je viens bousiller ta théorie : c'est à 17 ans que je portais les surnuméraire et à 44 que je porte le taille basse et le ventre plat !
Pôv guru entouré de baleines mêmes pas matables...
Ben t'as bien de la chance, Sardine.
Mon corps désormais échappe à mon contrôle, j'en souffre, et cette remarque pourtant mesurée de swami sur l'amplitude des corps offerts à sa vue me confirme que, quoi qu'on en proteste pour faire politically correct, le gras, ça plaît pas.
Mon bon Swâmi, bien que trouvant ton billet fort bien écrit,(l'été, lui réussit le bougre...!), je me vois dans l'obligation d'apporter quelques rectificatifs à qques points précis des paragraphes charmants ci-dessus concoctés, je me lance avec allégresse...!
Tout d'abord: " Les deuxièmes constatations sont que les corps féminins les plus parfaits et délicieusement proportionnés qui tombent sous mon regard, au point qu'on.......etc..., ont seize ou dix sept ans, ce qui décidément ne le fait pas même pour un vieux satyre pas encore pédophile...", eh bien là, mon bon, tu n'es pas obligé de t'arrêter à 16-17, tu peux aller jusqu'à 19-20, sans problèmes!
Je "sors" là, tout juste, d'un centre aéré, particulièrement charmant, où 3 nymphettes, entre 18 et 19, ont coloré, pendant une dizaine de jours, mes vielles années, d'une lumière troublante et délicate, mais je vais me fendre d'un p'tit billet là-dessus chez "Les Suiveurs"!!
" le "hollandais": il s'agit d'une sorte de grosse otarie rougeaude au cri rauque, bruyante et envahissante, peu respectueuse de la tranquillité de son voisinage", " le rosbif....", " Il s'agit là de 2 espèces migratrices qui semblent passer en très fortes proportions leurs vacances dans le Périgord", bon là, mon cher vénéré, je vais avoir un peu de mal à te suivre sur ce terrain, vu que même sur le ton de la blague ça me paraît qd-même un tantinet excessif...!
Ou alors, t'as pas rencontré les bons et surtout les bonnes; je connais, pour ma part, bon nombre de hollandais(e)s et d'anglais(e)s tout à fait fréquentables, voire même plus que beaucoup, énormément de leurs homologues français(e)s,(je préfère avec les parenthèses...!). Ce n'est pas en tenant de tels propos qu'on va améliorer les rapports Nord-Sud de l'Europe!
Ces 2 espèces migratrices susnommées ne passent pas que leurs vacances dans le Périgord, beaucoup s'y installent et je m'en réjouis, autant que dans mon Auvergne où l'enracinement prend des allures de phénomène de société et il va falloir s'y faire...! Je connais, perso, de très très jolies hollandaises ou anglaises ayant dépassé 16 ou 17 ans et dont la plastique est très, très loin d'être baleinière! Voili, voilou...
@Vieil Anar :
...et je suis quand à moi sous le charme (parfaitement platonique me dois-je de préciser) d'une lolita de 12 ans mince comme un fil, copine de mademoiselle Patâpatî, qui a un sourire ravageur à en tomber par terre et qui est meugnonne au point qu'elle a l'air d'être la fille de Ko, la ressemblance est troublante :-}
Eh oui, mon bon Swâmi, d'où vient ce trouble étrange et pénétrant de "la petite pisseuse d'en face (qui) peut bien aller se rhabiller",(dixit Tonton Georges B.)!?
Bon, pour Lolita, c'est différent, ele est tout juste pubère, mais elle a tout d'une femme et elle le sait, même si bien souvent elle ne sait pas quoi en faire...! Mais tout de même...,aïe, aïe, les féministes, pas taper...!!!
Hmmm ..... 2 remarques.
L'expression originale "Quand je m'examine, je m'inquiète, quand je me compare,je me rassure" est de Charles Maurice de TALLEYRAND PERIGORD, Prince de Bénévent et évêque d'Autun (1754-1838)
Le pauvre Momo, en voyant son successeur actuel, i.e. B.K., il doit se retourner dans sa tombe.
Concernant les "squatteurs sus-mentionnés" et les "chauves-souris endormies par grappes", je leur souhaite de ne pas attraper une 'histoplasmose fatale.
Extraits de Wikipédia
L'histoplasmose est une maladie infectieuse du poumon causée par un champignon appelé Histoplasma capsulatum.
La transmission du champignon ne peut se faire d'être humain à un autre être humain, mais seulement à partir de micronidies présentent au niveau de déjections de chauve-souris ou autres oiseaux. En effet ces petites spores une fois inhalées par l'homme se transforment en forme levure chez l'homme (du fait de la température corporelle de 37°C) et vont contaminer les compartiments intracellulaires notamment le réticulum endothélial, elles sont très infectantes et seront a l'origine des pneumonies que l'on constate.
...
Les cas cliniques s'expriment par 3 tableaux :
une primo-infection pulmonaire pseudo-grippale mais avec des images radiologiques marquées : infiltrats, nodules, miliaires. Cette forme bénigne guérit souvent spontanément ;
une pneumopathie chronique souvent pseudo-tuberculeuse, avec altération de l'état général, qui fait suite à la précédente ;
une forme généralisée à tout le système réticulo-histiocytaire, aboutissement des deux précédentes. Cette forme, très rare, est tantôt bénigne (et parfois infraclinique), tantôt très grave, avec hypertrophie considérable de tout le système réticulo-histiocytaire et muqueuse poly-ulcérée, et mortelle à 100 % avant les thérapeutiques modernes qui ont, fort heureusement, ramené ce taux à 20 %.
@ Swami :" ...et je suis quand à moi sous le charme (parfaitement platonique me dois-je de préciser) d'une lolita de 12 ans mince comme un fil, copine de mademoiselle Patâpatî, qui a un sourire ravageur à en tomber par terre ..."
As-tu vu le film "American beauty" ? Tu me fais irrésistiblement penser au père (interprété par kevin Spacey). Je souris en me rappelant certaines scènes qui t'offriraient un excellent miroir ...
@ Tisbea, je ne suis pas sur que la comparaison soit très flatteuse pour Swâmi, ayant vu "American beauty", enfin le souvenir que j'en ai, c'est que le trouble provoqué chez le voisin d'en face est plus qu'ambigü, alors que je sens notre vénéré, plutôt en paix avec tout ça, enfin, il me semble...!
Meuh non, vieil anar, la comparaison n'est pas siiiiii déplaisante. Bon certes elle illustre de façon assez visible la déconnexion neuronale déjà décrite par Swâmi face à un spécimen féminin qui le trouble, mais le cas du voisin d'en face c'est encore une autre histoire... Et Kevin Spacey, qui n'est pas le voisin d'en face mais le père de la copine, évolue de manière remarquable dans ce film ! :o}
@ vieil anar, Oublie le voisin ! Je me souviens des scènes où le père est visiblement sous le charme de la copine de sa fille ... et qui illustrent les propos tenus par Swami ... J'ai d'ailleurs eu beaucoup de tendresse pour ce personnage mais qui n'en aurait pas, face à un Kevin Spacey plein de charme et de sensibilité ?
Kevin Spacey, on n'avait pas le droit de l'inventer ce mec.
Ou alors, fallait le clôner.
@Huzun :
À table !
@Tisbea :
Oui.
@Sardinette :
Ben, y'a Ma Sainteté. En mieux :-}
@Vieil Anar :
T'aurais vu la topine de Patâpatî m'incendier de son sourire ravageur pleins phares et passer une heure à me sauter dessus innocemment pour me couler dans la piscine alors qu'elle ne me connaissait que depuis 20 minutes (quelle familiarité !), ça aurait comme qui dirait apporté un plein seau d'eau à ton moulin ;-)
@ Ga(i)elle et Tisbea, aurais-je confondu le père et le voisin d'en face, qui auraient fusionné une même image, plutôt perverse, du regard des hommes, sur les jeunes, voire très jeunes filles! ? Ce n'est pas impossible...
Il faut que je retourne voir "American beauty"... tout simplement, mais on ne m'ôtera pas de l'idée....!
Ben... je crois que tu as tout simplement confondu les deux rôles. Le voisin s'intéresse pas trop trop aux jeunes filles, si je me rappelle bien :o]
Tu sais moi à c't âge là j'étais ravie si je pouvais jouer dans la piscine avec un adulte consentant et essayer de le couler !! (bah oui, les petits frères et soeurs c'est trop facile) Mais bon je ne lançais pas d'oeillades incendiaires... J'étais plutôt du genre oeillades innocentes avec de grands yeux très clairs, ce qui peut aboutir au même résultat quelques années plus tard.
@ Ga(i)elle, c'est quoi un adulte consentant dans la piscine... raconte!! *mouarf*
@ Swâmi et Ga(i)elle, les oeillades incendiaires ou innocentes, les filles, jusqu'à un certain âge, elles font pas exprès ou alors elles expérimentent..., c'est tout! Toutes les Lolitas ne sont pas perverses, même celle de Nabokov, d'ailleurs..., pas tant que ça...! ou alors faut qu'on m'explique ce peut-être la perversité enfantine!
Excellent! Trop cool comme camping! Est-ce que c'est dans le coin de La Roque Saint-Christophe?
@Etolane : Toutafé ! C'est pô bien loin.