Kontrolkommandos
Par Petaramesh le jeudi 10 juillet 2008, 14:01 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Je vous avais déjà parlé l'autre jour de ce chouette tram qu'on a à Lyon...
C'est une station de tram juste à l'extérieur du périphérique qui marque la limite officielle entre la Noble Cité et le Reste du Monde. Au-delà, c'est patent, le tram vient de chez les pauvres, et il y retourne.
Or, le pauvre est fraudeur, c'est bien connu, et pire que ça : le pauvre est méchant.
Classes laborieuses, classes dangereuses !
Ça fait quatre fois en peu de temps que, passant devant cette station de tram calme et tranquille comme une journée sans Rance-Info ni journal télémenti, à peu près à la même heure, je remarque une chose bien étrange : Répartis sur toute la longueur du quai une bonne douzaine de contrôleurs, plus, pour faire bon poids, quatre flics en uniforme.
Autant dire que les trois pelés et les deux tondus qui attendent leur tram n'en mènent pas large.
La première fois, j'ai pensé qu'ils s'étaient tous donné rendez-vous là pour aller ensemble à une manif de contrôleurs grévistes, et par exemple que les flics les surveillaient, mais non, hein, la situation se répétant à l'envi, l'explication la plus simple ne tient pas.
Alors j'ai fini par comprendre ce que faisait là cette petite armée, donnant à cette modeste station de tram l'aspect jovial, primesautier et engageant d'un check-point de Tsahal dans les territoires, voire d'une opération de sécurisation de la brave armée de l'oncle Dabbeulyou en Irak, à laquelle ne manqueraient que quelques Hummers et un ou deux chars Abrams - Offrez des Hummers à nos Forces de l'Ordre, envoyez vos promesses de dons au Contrôlothon, tapez 3615 et dites "Taser" !
J'ai fini par comprendre disais-je, que ce que faisaient là ces braves gens était tout bonnement leur métier quotidien, à savoir ils attendaient le tram pour contrôler.
Alors, une rame a 6 portes qui s'ouvrent, 6 portes à deux contrôleurs par porte pour monter la souricière et contrôler tout le monde, égale douze contrôleurs plus quatre flics en appui pour se charger des chopés, récalcitrants, sans-billets, sans-papiers, sans tout-ce-qu'on veut, arme et menottes à la ceinture puisque le pauvre est dangereux.
Voilà-voilà. On est bien loin du benoît contrôle à la papa, un voire deux contrôleurs se baladant dans le wagon, bonjour madame, bonjour monsieur, billet s'iouplaît ?
Non, maintenant on fait dans l'opération commando, et de manière systématique.
Après avoir vidé les lieux publics de tout personnel humain quotidien en assurant une sécurisation passive et quasi amicale, plus de guichetiers dans le métro, des machines. Plus d'agents, des caméras de surveillance. Plus de flics en tenue ordinaire par un ou deux de temps en temps, trop dangereux, mais de pleines escouades de huit ou douze en treillis militaires, sauf que bleus, et lourdement armés. Plus de contrôleurs à poste dans un bus (depuis des lustres) ou dans un tram, mais une pleine escouade de contrôleurs appuyés de flics qui tombent sur un tram comme un morpion sur une bite, allez hop ! Opération coup de poing, on ne sait plus faire que ça.
Et après, y'en aurait pour s'étonner que les relations entre le public, tout le public, et les forces de l'ordre se dégradent ? Que ces dernières soient perçues comme ennemies ?
Encore faudrait-il que les politiques cessent d'utiliser leurs soudards comme on le ferait d'une armée d'occupation ayant pour cible le peuple, surtout le peuple pauvre, par essence soupçonnable de tous les méfaits possibles et surtout imaginaires !
Tomber à 16 (12+4) sur une malheureuse rame de tram pour être sûr qu'aucun affreux délinquant ne s'échappe ! Mais que pensent de cela les "braves gens" qui sont dans le tram, affreux délinquants compris d'ailleurs ?
Il y a un pouvoir qui ne sais plus manifester ce qui lui reste de pouvoir que par la coercition, la démonstration de force massive, le gros gourdin, foutre la trouille à défaut de se faire respecter. Parce qu'un pouvoir, tout de même, plus il fout la trouille et moins on le respecte, bizarrement. Plus il fout la trouille, et plus on n'a qu'une envie, celle de lui rendre la monnaie de sa pièce avant d'éventuellement pouvoir le renverser.
Pour être respecté, faudrait peut-être commencer par se comporter de manière respectable, et surtout par respecter l'ensemble du public que l'on est censé "protéger" ou "sécuriser", ou même, tiens, "contrôler".
À l'opposé de cela, les méthodes choisies par ceux qui dirigent d'en haut l'utilisation de ces forces créent une lourde atmosphère d'occupation, encouragent de manière quasi-mécanique tous les abus de pouvoir et toutes les déviances individuelles possibles chez ces "forces de l'ordre", d'autant plus susceptibles d'en commettre que ces forces se sentent couvertes par ceux qui les commandent et haïes - mais pourquoi donc ? - du public au sein duquel elles opèrent.
Deux camps. Dans ces situations, paraît qu'il faut choisir le sien...









Commentaires
Arf.
Je me souviens aussi du temps à Lyon où on pouvait aller librement dans les bus et les métros, sans avoir à bipbiper son abonnement à puce et sans risquer de se faire couper en deux par des portes automatiques.
Et ça a coûté combien ces conneries ? Et quelles conséquences sur l'ambiance globale dans les transports ?
Heureusement qu'on a une mairie socialiste...
Pas mieux. Dans ces endroits publics, c’est humains nulle part, trouille (et haine) partout.
Le dernier contrôleur que j’ai vu, c’était une contrôleuse, dans un bus à L’viv, Ukraine, il y a trois ans. Très digne, très j’ai une mission et je l’exerce, et pas besoin d’être en uniforme galonné pour ça, une simple blouse fait l’affaire. Elle a remonté tout le bus et tout le monde a payé, y compris les djeuns locaux du genre de ceux que SuperNick voulait nicker au karchère.
Dans combien de temps le « progrès » qui rattrape ces pays va-t-il virer ces gens et transformer leurs transports publics en lieux et moyens de guérilla urbaine ?
Toujours en Ukraine, scène sur un marché. Un père (genre ex-soldat mutilé de la guerre d'Afghanistan) joue de l'accordéon avec son fils qui attend. Les passants s'arrêtent régulièrement pour donner une pièce. Arrive un gendarme. En bon français, j'entends déjà l'ordre de foutre le camp, je vois déjà le tonfa battre mollement le flanc du keuf, le carnet sortir de la poche revolver.
Oui, il sort bien un truc de sa poche.
Mais c'est un billet, qu'il dépose dans la casquette.
La logique économique préférant le tram sans ticket payé par des contribuables heureux de ne pas voir d'uniformes par pack de 16, comment expliquer ce choix du contrôle de billet ?
Franchement, pas de billet, c'est :
- pas de billeterie : pas d'automates, pas de maintenance, pas de logiciel, pas de temps perdu à prendre les ticket, pas de déchets papiers, pas de fichiers d'usagers, pas de flicage des déplacements.
- pas de contrôle : pas de barrières, pas de tourniquets, pas de machines à composter, pas de contrôleurs (restent les caméras de surveillance...)
C'est un autre monde !
Oui, mais kicékipèye, entonnent les râleurs ?
Hé bien, c'est là que çà devient génial : tout le monde paye !
Par un impôt local destiné à financer les déplacements.
Même ceux qui ne payent pas le tram.
Même les riches, mêmes les pauvres.
Donc le financement est divisé par plus de monde.
Et le coût de revient est plus faible, puisqu'il y a moins de charges fixes.
En plus, comme c'est un impôt, il peut être modulé selon un choix politique.
Incorporé à la taxe d'habitation, par exemple. Avec une quote-part variable en fonction de la distance à une ligne de tram, mais aussi en fonction des revenus. Bref, une véritable politique.
Quoi, j'ai dit un gros mot ?
@Transport gratuit pour tous : Ça, ça ferait bien chier les fabricants d'automates vendeurs de billets, de machines à composter, de cartes TCL sans contact et de barrières automatiques. Toute une industrie en danger, "alerte au chômage!" hurleraient-ils comme un seul homme ! Mieux vaut payer des gens à fabriquer des trucs nuisibles très chers qui ne servent à rien mais font surtout gagner des montagnes de fric à une poignée d'actionnaires, hein... :-/
@swami (4)
C'est marrant, Dassault fait les barrières en question et d'autres truc encore plus cher et nuisible, genre rafale toussa...
A croire que c'est lié...
Et puis gratuit ça serait un précédent non ? Une « jurisprudence » un peu dangereuse alors que, au contraire, il faut se diriger vers le tout payant : le travail (via notamment des frais de…transport), la santé, l’arrêt du travail (retraite)…
Gratuit !
Bande de communistes. Envoyez moi tout ça au goulag !
Tout est fait pour réduire et supprimer les espaces de gratuité. La gratuité est une intolérable entorse aux principes capitalistes : la gratuité ne s'accumule pas.
Et puis si on peut vivre gratuitement c'est la mort du gros rentier. (je dis vivre, mais n'essayer pas de mourir, vous verrez à quel point ça douille !)
Si seulement c'était uniquement maintenant... J'ai quelques souvenirs d'opérations du même genre du temps où j'habitais dans ma banlieuekikrin. Ils attendaient toujours au même arrêt de bus, celui qui précède l'entrée dans "la zone".
Dans ces cas là, il valait mieux pas cumuler le fait d'être noir et d'avoir une carte de chômeur, tu descendais illico. : (
Le bus à Vitré, c'est gratuit.
Bon à savoir
En mai 2001, la municipalité a mis en place la gratuité du bus. Objectifs : permettre un meilleur accès, optimiser le service rendu à la population, tenter de limiter la circulation automobile en centre-ville, préserver l'environnement. Face au succès rencontré par cette opération qui s'est déroulée sur une année, l'expérience de la gratuité a été pérennisée.
Depuis le 1er janvier 2003, la compétence du transport urbain sur Vitré est dévolue à la communauté d'agglomération (Vitré Communauté).
Et le maire de Vitré, le même depuis 1977, n'est pas tout-à-fait très, très communisss-partageux!
j'ai lu sur un blog, je crois que c'était chez akinou, le récit de la soirée d'horreur d'une jeune fille en italie. elle prend le bus (ou le tram, je ne sais plus), et veut composter son billet, la composteuse ne marche pas. plusieurs personnes sont témoins de ses essais nombreux et infructueux. Peu de temps après, les contrôleurs montent et l'alpaguent, les gens tentent de parler pour elle et d'expliquer à ces messieurs qu'en effet, le compostage ne fonctionnait pas. Ils ne veulent rien savoir et dressent une amende à la jeune fille.
Là ou ça devient grave, c'est qu'au moment ou ils dressaient l'amende, ils arrivent à la station de la demoiselle, mais là encore, ils ne veulent rien savoir. Elle leur explique qu'elle a peur de descendre ailleurs et ils en rient. Qu'elle remplisse plus rapidement le document, qu'elle les paye directement, rien. Ils l'obligent à descendre plusieurs stations plus loin, sans savoir ou elle se trouve, dans un coin complêtement désert... Et si je me souviens bien en laissant entendre que c'était bien fait pour elle !
Les transports gratuits, je suis totalement d'accord avec l'idée, on paye bien pour l'état des routes mêmes quand on ne roule pas, ou pour l'éclairage public si on ne sort jamais le soir... par contre ça apporterait un confort, un énorme service au quotidien pour tout un tas de gens. Si ce n'est pas la définition de l'efficace, ça...
Bon, en même temps, il y a la marche à pied.
Ok, je sors ! :o))
@Krysalia : Non, ce que tu évoques est arrivé à Cléo, la fille de Céleste, et c'est raconté là...
swami> ah voila, exactement. Merci de suppléer à ma mémoire déjà défaillante, que veux-tu, ça doit être la vieillesse :)
Et les "braves gens" sont tiraillés entre le soulagement d'avoir des papiers en règle et un billet composté et l'agacement de se voir sans arrêt contrôlé. Pour les plus conscients, très énervés de constater ce systématisme et cette surenchère de moyens qui fout la trouille même quand tout va bien. De là à lancer des regards noirs aux forces de l'ordre qui se sentent incompris et méprisés alors qu'ils ne font que leur boulot et que ça pousserait à se défouler à la première occasion, il n'y a qu'un pas...
Par chez nous à Lille, même ambiance de controle permanent. On a même des controles préventifs (on ne rit pas) : deux djeuns sous mini-uniformes (faudrait pas non plus que l'on confonde) te demandent ton « titre de transport » mais ne te mettent pas d'amende, ils n'ont pas le droit, mais c'est pour « lutter contre la fraude ».
La dernière fois de méchante humeur (j'ai pas de bol mais en ce moment c'est un controle pour deux voyages alors ça commence à me courir) je dis que le meilleur moyen de lutter contre la fraude c'est la gratuité. Il y a des deux petits pépères qui monte au créneau tout de suite avec le « ki ki paye » Mais, dis-je, le contribuable qui a déjà payé et continue. J'ai cessé la conversation assez rapidement car le gars était bien formé : « le contribuable il a rien à voir avec la société qu'elle est privée et tout ça. »
Visiblement, on n'a jamais essayé de rappeler à ces gamins que si la communauté urbaine n'avait pas craché au bassinet (et pas qu'un peu) les lignes n'auraient jamais été percées ; que ce que la région paye pour l'abonnement des lycéens (un aller-retour par jour de cours) coute plus cher que le ticket annuel ; que tous les tarifs réduits sont bien payés par quelqu'un...
M'enfin dans un monde où certains croient qu'un journal gratuit ne coute rien à personne...
une petite photo des conttrôles stp !!
Je crois que tu n'as rien compris du tout.
Pourquoi une telle terrorisation des usagers du tram ? Parce que ce sont des usagers du tram. Des gusses qui prennent un transport collectif, payé par nos impôts, géré par des politiques.
Si on terrorise bien tout le monde, il y aura plus personne dedans, ce qui prouvera bien que les gens sont des individualistes qui préfèrent la bagnole, et qu'il faut donc supprimer tous ces machins collectifs d'intérêt public que ces salauds d'écolos nous imposent avec leur 2 % des voix aux élections.
On parle on parle et puis voilà que ça m'est revenu...
"Tu avais juste dix-huit ans
Quand on t'a mis un béret rouge,
Quand on t'a dit : "Rentre dedans
Tout ce qui bouge."
C'est pas exprès qu' t'étais fasciste,
Parachutiste.
Alors, de combat en combat,
S'est formée ton intelligence.
Tu sais qu'il n'y a ici-bas
Que deux engeances :
Les gens bien et les terroristes,
Parachutiste
Puis on t'a donné des galons,
Héros de toutes les défaites
Pour toutes les bonnes actions
Que tu as faites.
Tu torturais en spécialiste,
Parachutiste.
(...)
T' as rien perdu de ton talent,
Tu rates pas une embuscade
Mais comme on n' tire pas vraiment,
Tu trouves ça fade.
C'est pt'êt pour ça qu' t' as les yeux tristes,
Parachutiste.
Mais si t' es vraiment trop gêné
D'être payé à ne rien faire,
Tu peux toujours te recycler
Chez tes p'tits frères.
J' crois qu'on engage dans la Police,
Parachutiste."
C'est pas moi c'est Maxime.
C'est "marrant", l'avant-dernier paragraphe m'a fait penser à Carcassonne... pas vous ?
Ah ben c'est sûr que quand je vois la maison Tapedur au complet en train d'attendre le tram, je préfère la voir depuis l'intérieur de ma bagnole...
Encore la question de l'incitation des gens à utiliser ces fameux transports en commun qu'on nous vante tant... Si c'est pour y être aussi confortable et aussi chaleureusement traité que dans une bétaillère...
Ah ben tiens, en récompense de leur dernier coup d'éclat, les paras vont sauter sur la place de la Concorde pour
arroserfêter le 14 juillet, le jour qui fête avec force liesse le jour où l'on a raccourci les fumiers qui nous gouvernaient à l'époque...Rance-Info a fait la pub toute la journée pour cette magnifique initiative.
Carnage en perspective ? J'éviterais le coin le 14, ça tire à balles réelles ces animaux-là...
Pourvu qu'Il y soit, dans ce cas... :o)
ga(i)elle> un petit machin qui n'arrête pas de bouger, hélas, il y a peu de chances qu'on ait de la chance... :-}
Place de la Concrde ? y a pas un truc un peu pointu par là ?
Si ils sautent la dessus,doués comme ils semblent l'être...
Une bonne brochette de paras dirait Vlad...
Il y a bien un moyen simple de gripper ce mécanisme (je l'emploie chaque fois que je suis obligé de prendre une Taie j'y vais) :
En effet, tout ce stratagème n'est efficace que si les kontrolehrs disposent du temps nécessaire pour gestapister tout le monde. il s'agit donc de leur faire perdre le plus de temps possible et ce par tous les moyens imaginables...
- plutot que de donner un ticket de métro ou de tram, donnez leur plutot tous les billes que vous avez utilise depuis le début de l'année, puis quand ils ont constate la bave aux lèvres qu'aucun n'était valide, retrouvez miraculeusement le bon qui était resté coince dans la doublure.
- ou si vous préférez l'affrontement direct preparez un petit carton sur lequel vous aurez imprime la phrase suivante : Le voyageur informe la SNCF (au autre) que suite a un mouvement d'humeur, la présentation des titres de transport sera sérieusement perturbée durant toute la journée. des retards de l'ordre de 5 à 35 minutes sont a prévoir. Le voyageur remercie la SNCF (ou autre) de sa comprehension.
- imaginez un autre stratagème tout en gardant a l'esprit que pour avoir la jokercertification, il faut que celui-ci reste dans le domane de la bonne blague ;)
Moi ce que je préfère dans les magnifiques transports publics, c'est la carte magnétique à faire passer sur les bornes.
Et j'adore surtout voir les contrôleurs qui peuvent te donner tes vingt dernières validations, pour te prouver que "non sur ce trajet, là, vous avez pas validé, vous venez de l'arret "Dmoncul", c'est pas la même ligne, z'auriez dû composter au changement..."
"Mais je suis abonné à l'année, z'avez rien d'autre à foutre que d'emmerder les gens qui payent votre merde A L'ANNÉE ?" (oui je bosse pour la ville, c'est le seul moyen que j'ai de me faire rembourser intégralement mon abonnement) ...
"Ben vous avez pas validé vous avez pas validé, c'est pas ma faute... et pis sortez pas l'excuse des bornes qui fonctionnent pas, pas ma faute si les réparos sont pas compétents... ca fera 35€ payables de suite ou 60€ si vous n'avez rien là... vous avez une carte d'identité?"
"..."
"Votre carte Monsieur"
"Euh ... elle sert à quoi ma put*** de carte magnétique avec ma tronche plastifiée dessus ?"
"Vous n'avez pas composté, il me faut votre carte d'identité pour dresser votre amende..."
Et en plus, ils sont obligés de te faire attendre dix minutes pour pouvoir appeler le central qui va leur donner ton nom, adresse, numéro de téléphone, mensurations et date de naissance des grands parents...
Donc fiché, filmé (oui, la télésurveillance est aussi très en vogue là où j'habite... pour votre sécuritéééé... ), et pris pour un abruti par des gens ... dont c'est le métier de te prendre pour un gros blaireau qui ne comprend rien aux enjeux sécuritaires de la ville, limite ils te considèrent comme un dangereux anarchiste.
@vince
Je sais pas moi mais faire payer une amende pour pas avoir payé le transport à quelqu'un qui a payé à l'année, ça me semble un tantinet abusif, vu que justemet le transport a été payé. Ils mettent quoi sur l'amende? non respect du règlement qui prévoit de biper la carte à chaque changement?
Tiens, dans les bus parisiens, ils ont remplacé "vidéo-surveillance" par "vidéo-protection". Je ne savais pas qu'une caméra pouvait stopper un coup de poing mais bon... Ils disent que "c'est efficace"...
Enfin :
http://tous-ensemble.dyndns.org/
Oui Bourguignon, "Tous ensemble et tout de suite", Lisez la lettre et rejoignez-nous.
Je signale aussi aux amoureux de la vidéo surveillence, du fichage en tout genre (base-élève edwige etc...) du techno faschisme qui s'annonce, le travail remarquable des Grenoblois de pieces et main d'oeuvre
@ Yves :
Oui, il faut biper la carte à la borne avant de rentrer dans les trams, et absolument à l'intérieur des bus également. La raison invoquée est "question d'assurance en cas d'accident", sinon c'est "non-validation d'un titre de transport obligatoire"
Et qu'on paie à l'année, ils en ont totalement rien à carrer ... :d
Moi, j'ai fraudé en rentrant de Hanoi. J'ai acheté pourtant mon billet de RER à Roissy, mais je suis montée dans le wagon sans composter. Prête à redescendre pour m'acquitter de mon devoir, je me suis aperçue qu'il n'y avait pas de composteur sur le quai. Aurait fallu remonter à l'étage, je rêve! Avec mon sac à dos et mon sac à roulettes, j'ai pesé le pour et le contre: ils étaient bien lourds tous les deux, beaucoup plus lourds qu'une hypothétique amende.
Pourtant, j'ai été prise d'angoisse en approchant du portillon de sortie. Même en y mettant mon billet, le fait qu'il soit non composté n'allait -il pas contrarier la machine? Je me voyais déjà, bloquée avec tout mon barda, incapable de reculer puisque serrée de près par mille usagers pressés, cherchant vainement un être humain à qui expliquer ma détresse...
Mais en me rapprochant, constatation bizarre: presque personne n'utilisait les bien nommées chicanes, tout le monde passait par un espace situé à droite, et qui ne nécessitait aucun sésame. "Ils font ça de temps en temps, quand il y a plein de monde et que ça commence à râler trop fort" m'a dit ma fille.
Ben, pourquoi ils le font pas tout le temps?
A Hanoi, dans le bus, ya un receveur (pas un contrôleur, hein, c'est pas du tout la même chose). Tu t'assieds tranquillement, il vient vers toi avec son carnet à souches et sa liasse de billets, d'un coup d'oeil il a identifié le billet que tu prépares et te rend la monnaie en te donnant le billet. Quand le bus est bondé... il s'abstient.
Et pour le train, si tu manques le départ, ils te remboursent le billet sans chichis et IN-TE-GRA-LE-MENT.
Ils sont fous, là-bas!