Ces jours-ci, ce modeste ashram est quelque peu comateux. Il a dirait-on autant de mal que son taulier à terminer l'année "scolaire"...

J'ai pourtant entièrement rédigé dans ma pôv' tête quelques excellents[1] billets dont je n'ai pourtant publié aucun, après avoir réalisé qu'ils n'étaient qu'une élaboration du renvoi - au sens le plus organique du terme - des toxines psychologiques que nous inocule ces derniers temps le moindre allumage de radio ou de télévision, ou de n'importe quel objet nous abreuvant d'"informations" sur la danse macabre accélérée dans laquelle les psychopathes et les vampires qui nous gouvernent nous entraînent.

Je me suis alors dit : déjà qu'on est forcé d'en ingurgiter dès qu'on ouvre l'oreille, est-il bien utile ou peut-être encore pire de le régurgiter en longs spasmes sur la place publique ?

Quelques kamarades et autres animaux militants commencent à s'interroger : dans ce contexte fou, ne conviendrait-il pas plutôt de se concentrer prioritairement sur la révolution ...sexuelle ? Au moins ça occupe, ça lave la tête et ça produit un résultat... palpable.

Enfin bref, j'irais bien faire le bonobo dans la jungle, moi, tiens... Si seulement ça n'impliquait pas de devoir bouffer des vers pas cuits et de partager son coin d'ombre avec des araignées aussi sympathiques qu'un membre du gouvernement, de la majorité pestilentielle ou du parti d'opposition qui fait pleurer les fesses.

M'enfin bon, faut voir. Bonobo, ça a quand même du bon.

Notes

[1] Ben tiens !