Puterie d'administration de merde !
Par Petaramesh le mercredi 18 juin 2008, 12:04 - Râleries dualistes - Lien permanent
« Au service du public ? ? » comme dirait Jardin...
Ce matin je suis parti pour le bureau en laissant derrière moi Mâ Anandaramesh en pleurs...
Faut dire que ces temps-ci elle est sur le grill avec les nerfs tendus comme un arc, pour cause de torture morale infligée par sa grosse boîte qui fait des bénéfices hallucinants et donc son énième "plan social" et fait durer le plaisir depuis janvier pour savoir qui-qui-qui sera mangé ohé ohé ! et que c'est ces jours-ci que ça se décide dans une ambiance de guérilla urbaine sur plateaux du tertiaire... Certains recevront leur lettre, d'autres pas... Ceux dont le poste est supprimé, s'ils veulent un autre poste (et il y en a, ce sera chaises musicales) devront re-postuler comme pour une embauche initiale, renvoyer C.V. et lettre de motivation, passer entretiens même s'ils sont là depuis 10 ans... Sadisme et torture morale dans le joyeux univers de l'entreprise, éprouvant pour les nerfs.
Mais ce n'est pas pour ça que Mâ Anandaramesh pleurait ce matin.
Depuis 2 ans, mademoiselle Patâpatî fait des études musicales avec le conservatoire, et est en primaire dans une classe aménagée appelée "CHAM", et de ce fait affectée à une école primaire bien précise sur la colline de Fourvière, c'est-à-dire à l'autre bout de la ville.
Depuis 2 ans donc, Srî Minîshiva bénéficie d'une dérogation pour "rapprochement de fratrie" pour pouvoir être scolarisé dans le même groupe scolaire que sa soeur, condition sine qua non pour que notre vie soit possible, déjà qu'on jongle continuellement depuis 2 ans avec les coivoiturages entre voisins de quartier emmenant leur Nains à la même école, avec les jeunes étudiantes baby-sitteuses pour aller les chercher et les ramener à la maison, pas facile tout ça quand on travaille plus pour gagner plus (j'ai passé une partie de l'année dernière au chômedu, j'allais chercher les Nains, c'était beaucoup plus simple...) mais enfin bon, jusqu'ici, on y arrive.
L'année prochaine, mademoiselle Patâpatî entre au collège, et toujours dans la même filière, le collège le plus proche du conservatoire et de son école actuelle, donc au même endroit, donc toujours loin de chez nous.
L'année prochaine, Srî Minîshiva entre en C.P., et nous voulons évidemment qu'il reste dans le même groupe scolaire, seule possibilité pour nous de démerder les trajets qui seront encore un peu plus complexes (différences d'horaires, 2 lieux même proches), et Minîshiva a de plus tous ses copains, habitudes etc., dans cette école (et de surcroît l'école de notre quartier où il devrait aller dans le cas contraire ressemble à une vraie prison, sureffectifs, etc.)
Sauf que :
- Minîshiva passant de maternelle en CP, sa dérogation n'est plus valable, et il faut en demander une autre ne serait-ce que pour le laisser au même endroit
- Patâpatî quittant cet établissement, même pour le collège d'en face, le motif de dérogation pour rapprochement de fratrie n'est plus valide ! Le "rapprochement", c'est que dans le même groupe scolaire, si c'est l'école primaire du 12 de la rue et le collège du 16 de la même rue, tu peux aller te faire mettre !
Nous avons donc rempli il y a 2 mois un dossier de demande de dérogation extrêmement circonstancié, avec une lettre explicative détaillée, expliquant de plus que les établissements où nous souhaitons scolariser nos Nains, en particulier pour Minîshiva puisque la dérogation est pour lui, sont certes loin de chez nous, mais c'est bien obligé pour le conservatoire de Patâpatî, mais qu'il sont cependant à la fois sur le trajet-travail de Mâ Anandaramesh et proches de son lieu de travail, et que nous recherchons de plus un appart pour emménager dans ce secteur et nous simplifier la vie, tout ceci étant parfaitement juste et vrai.
Après quoi nous avons, procédure oblige (Brazil !), été obligés d'aller faire la demande d'inscription de Minîshiva dans l'école surchargée de notre quartier - où la directrice nous a dit De toute manière on est complets, je ne pourrais pas prendre votre fils, vous avez ma bénédiction pour la dérogation et le mettre ailleurs
.
Puis nous avons demandé à la directrice de l'école où notre fils est actuellement et veut rester qui nous a dit De toute manière y'a pas de problème, il a sa place réservée chez nous, nos effectifs ne sont pas trop chargés (même qu'ils cherchent à nous fermer des classes tous les ans), votre fils est le bienvenu mais faut quand même faire la demande de dérogation parce que je ne peux rien faire sans.
Nous avons donc fait la demande de dérogation à la mairie de notre arrondissement, et la personne qui a reçu Mâ Anandaramesh lui a dit : Y'a aucun problème, l'école de votre quartier est pleine et n'en veut pas, l'école où il veut aller a de la place et il y est déjà, ça roule Raoul, la "commission" foutra juste un coup de tampon ça passera comme une lettre à la poste
.
2 mois sans nouvelles.
Ce matin, Mâ Anandaramesh ne voyant rien venir rappelle la mairie, et on lui apprend comme ça que la dérogation de notre fils a été refusée par la "commission" parce que "vous n'entrez pas dans les critères du rapprochement de fratrie", qu'on n'aura pas d'autre explication et qu'on a 7 jours pour faire appel si on n'est pas heureux, et que ça repassera alors en "commission" courant juillet, pendant qu'on sera en vacances, avec probablement le même résultat.
Donc Mâ Anandaramesh est en larmes.
Elle a rappelé ce matin, est tombée sur une personne aimable comme une porte de prison qui l'a limite envoyée bouler en lui répétant qu'elle n'a qu'à faire appel et puis c'est tout, et que si ça ne le fait pas il faudra faire intervenir "l'assistante sociale" ou le "service de protection de l'enfance" et qu'on n'aura la réponse que le jour de la rentrée scolaire !
Putain les connards !
Un putain de rond de cuir de gratte-papier au service du public le cul posé dans sa commission a dit "Niet !" en se foutant pas mal de la situation ni de foutre un bordel noir dans la vie d'une famille. Pas son problème.
Notre gamin n'est inscrit dans aucune école pour la rentrée, on ne peut pas l'inscrire dans l'école où il est et souhaite rester, on ne saura que le jour de la rentrée à quelle sauce il va être bouffé, on ne peut absolument rien organiser ni en matière de trajets ni de garde ni de jeune fille pour aller chercher les Nains. On est dans la panade.
Mais c'est le service public, l'administration, ça, ma brave dame.
Entreprise, administration, même combat : nous somme des pions.
Elle est pas belle, la vie ?











Commentaires
Mon brave monsieur, vous devez bien vous dire que l'agent public, qui a choisi son emploi avec l'intention d'être au service du public, se retrouve aujourd'hui, entre les disparitions de postes, interdictions d'heures supplémentaires (les caisses sont vides on vous dit) et contraintes informatiques et techniques mathématiques, au service d'une gestion automatisée qui annihile de facto toute possibilité de faire de l'humain.
Que personne ne se fasse d'illusions : le service public est en voie de disparition. Et cela fait déjà quelques années que c'est le cas. Et vu de l'intérieur, y'a de quoi avoir la rage.
Bien sûr le fonctionnaire est surpayé pour ne rien faire, c'est bien connu, mais quand la population se rendra compte de la qualité de services qu'elle a perdu et continue de perdre...
Bonne chance pour l'appel néanmoins.
Et l'assouplissement de la carte scolaire contre laquelle peste la direction du collège où je bosse ne concerne pas le primaire, compétence du Maire. Mais t'as un maire de gauche, à l'écoute de l'administré.
Sérieusement, peut-être tu devrais aller expliquer (poliment ;-)) ton cas à ton élu ? Faire plaisir à l'électeur sans déranger personne puisque tout le monde est d'accord, ça pourrait le faire.
Moi, ce que je comprend pas, c'est pourquoi t'as pas inscrit Srî Minîshiva au conservatoire...
Déjà, le CP, c'est une bonne année pour commencer la musique, pis ça aurait résolu le problème. Y'a pas de raison pour que y'ait que la grande sœur qu'ait l'droit de faire de la musique quand même!
@Flo : Je n'ai jamais écrit ni pensé que de manière générale, je suis pleinement conscient du processus de démantèlement systématique des services publics par ce gouvernement, et je défends sans l'ombre d'une arrière-pensée le service public.
Cela dit, ton commentaire est écrasant de mauvaise foi (tout de que je déteste en quelques lignes) en ce qu'il évacue toute responsabilité individuelle du fonctionnaire qui prend une décision au prétexte de "difficultés" qui si elles sont réelles n'ont absolument rien à voir en l'occurrence.
Figure-toi que quelque soit notre métier, nous affrontons tous des "difficultés" et des situations difficiles ou suboptimales, ce qui n'empêche pas de tenter de faire de son mieux, surtout si on détient un pouvoir arbitraire ayant des conséquences sur la vie des gens.
J'ai rencontré des fonctionnaires aimables et consciencieux, désireux de rendre service. J'ai rencontré aussi de véritables têtes de cons comme il y en a partout, et des "petits chefs" sadiques qui prennent une visible jouissance dans l'exercice de leur petit pouvoir sur toi avec le paravent que "la stricte application des règles" leur procure.
Il faudra un jour se pencher sur cette question centrale du pouvoir exorbitant et arbitraire de certains agents administratifs sur la vie des gens, parce que quand ce sont des trous du cul, et il y en a partout, ils font de gros dégâts et que la contestation de leurs "décisions" est toujours longue et malaisée.
Les pretextes que tu sors dans ton commentaire ne fournissent en rien une explication au fait qu'un gugusse qui siège dans une commission réunie à cet effet pour prendre des décisions sur des dossiers dise "non" quand il est manifeste qu'il devrait dire "oui", simplement parce qu'il se cramponne à la lettre d'une directive alors qu'il a le pouvoir de décider en fonction des cas - ce qui est le seul objet de la réunion d'une commission.
J'ai eu plus de précisions depuis, et je sais qu'à la commission en question, les mairies des deux arrondissements concernés ont dit "oui" pour notre dossier, et qu'une seule autre personne a dit "non". Je sais maintenant qui, je ne l'écrirai bien évidemment pas ici (d'autant qu'on va bien évidemment tenter de rattraper le coup), mais je ne sais pas pourquoi. Je sais simplement que ça n'a absolument rien à voir avec le manque de moyens ou le démantèlement de la fonction publique.
Alors si c'est tout ce que tu as sous la main en matière de commentaire, je te suggère de te le rouler en pointe, etc...
@Saxo :
Peut-être parce que les classes CHAM commencent à partir du CE2 ?
Et puis sinon, peut-être aussi qu'avant de l'y mettre on lui demandera son avis ? (Y veut jouer de la batterie :-D )
Tout à fait d’accord pour dire que chez les fonctionnaires (j’en ai été) c’est comme les prunes d’un prunier que j’ai finir par abbattre : ya du meilleur et ya du pire. A un détail près : le pire, tu peux pas l’abattre.
Dans mon assoc’ de partage avec des personnes handicapées, on a eu le meilleur avec une chef de service du CG (Mme A) qui nous a aidés pendant des mois à monter notre projet de lieu d’accueil temporaire. Et le pire avec sa chef (Mme B) qui a bloqué le projet pour cette jolie raison : les zandicapés sont déjà accueillis dans des zinstitutions zadocs qui coûtent la peau des contribuables, pas question de leur filer de la thune juste pour qu’ils puissent partir en we*. Il a fallu reprendre avec Mme A le dossier de A à Z, perdre deux ans, trouver des prêts moins avantageux mais ayest, notre maison existe. Inutile de vous dire qu'à l'inauguration Mme A a été invitée au premier rang, et que Mme B est restée dans son bureau.
PS Bonne chance pour vos travaux d'Hercule contre X. En être à invoquer la chance...
...pis à titre prophylactique pour prévenir toute autre interprétation de mon billet comme un bashage de principe de ces "salauds de fonctionnaires surpayés" ou l'Éducation Nationale, je (re-) préciserai tout demême que pas mal de générations de ma famille, la mienne non comprise, ont dépensé leur belle énergie et tiré leur subsistance de la fonction publique de l'Éducation Nationale.
Parce que, si je jette un coup d'oeil dans mon arbre généalogique, ce qui me fait toujours marrer, je trouve :
Bon, ma génération a eu un peu l'overdose : ma soeur a eu son bac au 3e round et son BTS au 2e round, Ma Sainteté n'a jamais jugé utile d'y aller ;-)
Mouarf :-)
N'empêche que c'est totalement l'illustration du précepte : "les liguer les uns contre les autres".
Par cette commission, le rond de cuir que tu maudis a eu l'opportunité de créer :
- De nouveaux adversaires du fonctionnariat,
- De nouveaux adversaires de la carte scolaire.
Un sondage cet été sur la disparition de la carte scolaire devrait pouvoir permettre d'enfin obtenir des avis clairs et francs : "oui, nous voulons la disparition de la carte scolaire". En plus du futur sondage sur l'efficacité des fonctionnaires, qui "vous voyez bien que pour ce service là, une société privée serait bien plus efficace".
Même quand on est conscient de la casse systématique... n'empêche que quand ça nous tombe sur le coin de la gueule. On a envie de râler contre qq'un. Là, c'est un rond de cuir hypothétique.
Moi le jeune papa, je dis écoles/crèches même combat.
Ma fille est née en novembre de l'an passé, j'ai commencé à démarcher les crèches municipales en mai-juin 2007 (à 2 mois de grossesse !!).
Aucune place mais, bon garçon que je suis, je fais quand même des courriers pour réserver une place dans plusieurs crèches. Toutes me répondent (d'un commun accord?) la semaine dernière et celle d'avant que les places faut pas compter dessus.
Ayant vu le vent venir depuis longtemps (heureusement vu le délai pour me répondre par courrier !) grâce aux appels téléphoniques à ces mêmes crèches depuis des mois, ma compagne a pris un congé parental pour garder notre fille, payer une nourrice étant totalement impossible pour nos revenus.
Résultat des courses: perte de 50% de ses revenus (mais ça aurait été pire à payer une nourrice) et elle commence à doucement s'emmerder à la maison.
Vivement que la petite marche, elles pourront au moins aller se promener.
Vive les services municipaux. Et dire que la mairie se targue d'avoir un budget énorme pour le service aux administrés !! (déclaration du conseiller municipal chargé du budget de la ville hier au conseil municipal)
@Swami #7
Oh toi aussi mon cher Swami t'es d'une famille d'enseignants ?!! :-)
Bienvenue au club !
Mère, grand-mère maternelle, 3 tantes côté maternel: institutrices ou profs de collège
Ca aide pas à sécher les cours ça, j'vous l'dis...
Bonne chance pour la suite
@Swâmi : J'en conviens parfaitement et j'en connais... des fainéants et des mauvais coucheurs, heureusement minoritaires. Ce n'est hélas pas un motif de radiation (si seulement...).
Il n'y a pas de responsabilité individuelle en administratif, elle est toujours diluée dans l'institution (sauf responsabilité comptable évidemment). Et je t'affirme que les décisions mécaniques deviennent "institutionnalisées" et obligatoires. Quand tu as interdiction de traiter de l'humain, tu le fais pas, pacque t'es bien obligé d'obéir aux ordres du patron... dans le public comme dans le privé.
Et matériellement quand la politique tient à "on applique stricto sensu ce qui sort d'une machine", tu te plie à la politique, que celà te plaise ou pas.
J'en vois des commissions paritaires où on étudie plus au cas par cas comme on faisait. Les syndicats parfois quittent même la séance pour marquer leur désapprobation (même si entre deux portes, ils admettent que l'on a plus les moyens de s'attarder sur chaque demande) mais l'autorité a pouvoir de décision et continue sur sa lancée, parce qu'elle gère la pénurie.
Si ta situation relève d'une cause différente, et selon le motif, tu peux espérer obtenir satisfaction. Fais appel. Je m'en réjouis pour toi !
Cela étant, ton titre mettait bien en cause "l'administration de merde", alors moi, excuse-moi, mais ça me hérisse de suite ;)
@Flo :
Il m'arrive d'être très en colère, que celui qui ne l'a jamais été me jette la première pierre ;-)
Chic, une friction! J'adooooooore!!
Ben oui, a force de dire du mal de notre Empereur bien aimé (c'est une formule, hein ? il faut pas prendre ça au pied de la lettre) , il fallait bien que le système se venge bassement ! As tu pensé à une petite grève de la faim sous le porche de l'administration en question? Avec le football qui est parti en couille peut etre que tu as une chance au JT !
Je crois qu'on peut pas nier que dans les différentes administrations du service public, on trouve quelques spécimens qui se réjouissent d'avoir le pouvoir de faire chier le monde. On peut pas nier non plus qu'il y en a d'autres qui se coupent en quatre, y compris en débordant leur mission, pour tirer d'affaire quelqu'un qui est en difficulté.
Mais si les conditions de travail se dégradent, la balance se met à pencher en faveur des premiers au détriment des seconds. Se rajoutent quelquefois des consignes venues d'en haut, d'appliquer le règlement à la lettre par exemple. Quoiqu'il en soit, c'est tout bénéf pour ceux qui veulent détruire le service public. Economies de postes, dysfonctionnements qui dressent le public contre les fonctionnaires, campagne anti-fonctionnaires, re-diminutions de postes.
Pourtant, je pense qu'en pointant de manière pertinente et non dénigrante ces dysfonctionnements on oeuvre pour le service public et pas contre lui.
Je crois que tu dois faire appel et contacter au plus vite la directrice de l'école primaire de ton choix pour le petit. Elle a beaucoup plus de pouvoir que tu ne crois ! Si c'est elle qui fait la demande et appuie ton dossier, il n'y aura pas de problème, il suffit qu'elle dise qu'elle a suffisamment de place en CP et que l'enfant se destine à des études musicales comme sa soeur.
Merde pour la suite.
Pour les inscriptions au primaire, et contrairement à ce que tu laisse entendre, ce n'est pas du tout du ressort de la direction de l'école. C'est le maire, et lui seul, qui décide dans quelle école vont les enfants. Les directeurs d'école ne soccupent que de prendre les dossiers des gamins désignés par la mairie, et encore s'ils veulent bien. L'inscription déléguée aux directeurs d'école est un usage commode, mais la loi est que c'est le maire qui inscrit. Par contre pour Lyon je ne sais pas si c'est le maire d'arrondissement ou celui de la ville.
Ta "règle de raprochement des fratries" n'est sûrement qu'un usage local de la mairie sans aucun statut légal. Et qu'un rendez-vous avec le maire concerné a bien plus de chance de faire avancer le dossier d'appel qu'autre chose.
(Note: il me semble qu'en cas de changement de mairie entre "le lieu d'habitation" et "l'école souhaitée" il faut l'accord des deux maires, et le maire du lieu d'habitation paye pour la scolarité de l'enfant à son collègue; si c'est ton cas il te faut aller voir ton maire d'abord, son accord de principe est essentiel).
@Yves : Les p'tits bleds c'est pas comme les grandes villes... Je te trouve un poil naïf dans ta description...
Et au fait, je ne mettais nullement en cause la direction de l'école dans le processus de décision, seulement que la procédure oblige à inscrire le gamin dans l'école dont il relève et à consulter la direction de l'école où l'on souhaite le mettre, leurs avis étants joints au dossier de demande de dérogation que l'on présente à la commission machinbidule. Ici :
Dans une grande ville comme Lyon, chaque mairie d'arrondissement a son délégué aux affaires scolaires qui participe de ces commissions machinchouettes avec plein d'intervenants dedans. Et la mairie principale a aussi son délégué machinchose qui met son grain de sel, et il y a encore d'autres gens dans la boucle.
En l'occurrence ici :
Quelqu'un d'autre a dit "non" qui n'était aucun de ceux-là, je sais qui, j'ai les noms ;-) et même si je ne sais foutre pas pourquoi et si je n'ai jamais rencontré cette personne, je sais que ce "non" était bloquant.
Maintenant je me paluche la procédure d'appel, etc, machin, et suis en train de rédiger les courriers qui vont bien tandis que Mâ Anandaramesh a vidé deux batteries de téléphone et pris les rendez-vous qu'il faut aujourd'hui, alors s'teup ne viens pas m'expliquer comment fonctionne la galère de procédure foireuse dans laquelle nous sommes allègrement embringués...
Quant à la règle de "rapprochement des fratries" que tu supputes comme étant d'"usage local sans aucun statut légal", elle figure bien parmi les motifs acceptés et les cases à cocher du formulaire trucmuche avec le détail des conditions prises en compte et des pas prises en compte, mais si tu veux venir remplir les papiers, faire les courriers ou passer les coups de fil à notre place tu seras le bienvenu, et on te fera même un café.
Tu commences par la menace de licenciement, et après ça enchaîne dans les commentaires sur le service public avec débat et tout et tout... ... 'tin tu fais des billets exprès pour que je participe ou quoi?!! ; )
Les grosses boiboites ne sont pas ma spécialité, étant une humble contrôleuse qui ne s’occupe que des boites de moins de 50 salariés ( ben oui faut être inspecteur pour parler à des DRH, les catégories inférieures ne connaissent pas le langage approprié.. ; )), cependant je serais fort étonnée que dans le cadre d’un plan social même d’une boite de plus de 50, l’obligation de reclassement ne s’applique pas, ce qui veut dire que c’est bien à l’entreprise de se démerder pour trouver un autre poste aux salariés dont le poste est supprimé, et de leur proposer, certainement pas le contraire. Ce qui serait intéressant aussi c’est de consulter les comptes rendu de réunion de CE, vu qu’il doit être obligatoirement consulté. Bref, je ne vais pas faire tout un truc sur la procédure de licenciements collectifs malgré le fait qu’il y ai plein de choses à en dire, mais si tu veux des précisions, hésites surtout pas…
Pour reprendre ton expression Swâmi, pour ma part j’ai souvent l’impression d’être moi-même le rouage d’une puterie d’administration de merde. J’essaie d’y mettre sans cesse un peu de mon humanité, ce qui m’a conduit d’ailleurs vers ce métier, mais c’est épuisant. Tout y est pour que l’usager n’existe plus, que sa situation « particulière » ne soit plus un critère d’appréciation.
le fameux « sens du service public » ( critère sur lesquels nous sommes notés d’ailleurs . j’ai eu mes appréciations la semaine dernière ça vaut le détour ! : )) , ça veut dire être au service de l’usager, et pas lui opposer tout un tas de règles, dont la plupart ne lui seront pas expliquées, ou qui sont trop complexes parfois pour que personne de vraiment sensé y pige quoique ce soit. et je crois qu'un fonctionnaire tout seul dans son coin avec ses textes à appliquer, aujourd'hui, il doit l'avoir visser au corps son sens du service public pour pas se déshumaniser.
Par contre, ce qui me stupéfie un peu dans ton histoire c’est qu’il s’agit d’une commission, donc avec plusieurs représentants divers zévariés, et que c’est pas vraiment la même chose qu’un petit fonctionnaire qui se débat avec sa conscience et ses textes à appliquer. Une commission, c’est quand même justement là pour prendre le temps et les avis nécessaires pour prendre un décision collégiale en appréciation plus fine de la situation de chaque usager - enfin c’est peut-être encore la vision idyllique que je m’en fais : -( -, sinon un seul suffit hein ça sert à rien de se réunir…
Je reste perplexe du bas de ma grande naîveté… La personne ayant voté non dispose d’un droit supérieur aux autres membres ? La commission telle qu’elle est prévue doit-elle obligatoirement voter à l’unanimité ?
Bon courage en tout cas.
@Westmalle :
L'idée sadique est :
Je te laisse deviner l'ambiance...
>
...Vols de shrapnells, baisser la tête. CE, CCE, et toute la lyre.
>
Faut croire que comme partout y'en a qui sont "plus égaux que les autres"...
Et le monsieur qui a dit non, il est au-dessus des délégués des maires? Parce que bon, c'est le maire qui inscrit, je maintiens. Il a même obligation de ficher les élèves potentiels.
Par contre, je suis allé vérifier cette histoire de fratrie. Tu pourras donc indiquer dans ton dossier d'appel que l'article L212-8 du code de l'éducation précise, dans la liste des motifs justifiants une inscription dans une autre commune:
2° A l'inscription d'un frère ou d'une soeur dans un établissement scolaire de la même commune ;
Ce qui est très le cas de Mlle Grande Soeur avec son collège. La loi n'impose pas le même groupe scolaire, seulement un établissement scolaire au même endroit.
C'est par là (si le lien marche, j'ai un doute avec Légifrance)
Est-ce que l'intervention d'un politique influent du coin ne suffirait pas à débloquer tout ça ? hein ?
Je sais que je suis forcément taquin sur ce coup, car je te connais et tu ne vas sans doute pas te rabaisser à ça ? mais franchement y'a des fois on a bien envie de faire fi de tous nos principes (à la con diraient certains) pour passer par dessus l'obstacle...
Dans un registre presque équivalent, tu sais que j'ai en un temps pas mal 'milité' pour la cause des handicapés, étant au premier chef intéressé pour l'avenir de ma fille... aujourd'hui cette ferveur m'a plus qu'un peu quitté, car la demoiselle se débrouille maintenant pas mal, avec beaucoup moins de besoins même si on veille au grain, et je n'ai plus tellement la "gnak" pour aller me battre contre les moulins à vent administratifs ou autres.
Cela dit la demoiselle passe ces jours-ci le bac, son tiers temps a été correctement aménagé, le matériel adapté préparé et les sujets agrandis ont été de bonne facture...
Et moi ça me fait plutôt drôle d'avoir une future bachelière à la maison :-) et non plus 'une petite fifille à son papa'
Bonne chance pour la dérogation, ton obstination va bien finir par payer.
@Yves :
Ben faut croire au moins au-dessus des délégués des sous-maires... Je ne souhaite pas me montrer plus précis tant que l'affaire est en suspens, mais il est notoire que dans une grande ville, les pouvoirs des maires d'arrondissements sont assez symboliques... et ça fait d'ailleurs à bien des points de vue municipaux un problème à soi tout seul.
>
Eh ouais, sauf qu'une grande ville même bourrée d'arrondissements, ça reste une seule "commune", donc stricto sensu les Nains sont dans la même commune dans tous les cas de figure, et le procédurier qui veut enculer les mouches te dira toujours que tu peux t'arrondir ton L212-8 qui est inapplicable dans ce cas précis, puisqu'il ne s'agit pas d'une "autre commune" mais d'un "autre arrondissement de la même"...
Merci quoiqu'il en soit, je garde le L212-8 de toute manière, sait-on jamais... Mais j'ai bien peur qu'à lui seul il fasse long feu.
@pla :
Mouarf, bien sûr, on peut toujours et sans rougir défendre honnêtement son dossier devant Monsieur le Maire, mais pour outre le fait que ce serait très caca-boudin de tenter d'user de prébendes (et pourquoi pas glisser un p'tit bifton ou une bonne bouteille pendant qu'on y est ?), je me situerais plutôt franchement comme qui dirait dans l'opposition, donc "le politique influent du coin", il est heureux qu'il ne me connaîsse pas parce que je ne suis personne, car s'il me connaîssait mieux il n'est pas certain qu'il mourrait d'envie de me rendre service...
A Lyon ils ont l'air d'avoir un seul dossier de demande de dérogation, que tu ne vienne d'une autre commune ou pas. Leur rappeler que tu le L212-8 considère ton cas comme une "contrainte liée justifiée" ne fera pas de mal au dossier. Le découpage en arrondissement de Lyon justifie la contrainte.
Tu dois aussi pouvoir faire un recours gracieux directement auprès du maire de Lyon, non? Il y a des villes ou c'est la seule façon indiquée de faire appel du refus de dérogation.
Et l'autre solution, c'est de gentiment décider que non, Mlle Patapain ne foutant rien à l'école, c'était pas une bonne idée qu'elle aille si vite au collège et que ça serait bien mieux pour elle si elle redoublait d'efforts en CM2? Ça règlerait le problème de MiniPizza, non? Plus de larmes pour Ma Amandalacrème, ça vaudrait bien un petit effort méritoire de la Miss Patapain.
C'est peut-être un peu tard, mais en faisant les yeux doux à la directrice de son ex école ça peut peut-être encore se jouer?
Loin de moi l'idée de te conseiller de corrompre un élu influent!
Par contre, s'expliquer clairement auprès d'un élu sans solliciter aucun passe droit peut débloquer une situation. Pour différents motifs que je ne développerai pas, car ce sont seulement des hypothèses susceptibles d'embrouiller les choses au stade où elles en sont.
@Flo > "l'administration de merde", pas "les fonctionnaires de merde"
et tu as aussi une administration dans le privé (sinon pourquoi faire des CA ?)
cela dit, l'idée de Christine n'est pas mauvaise du tout...
@ Swâmi
Je l'avais bien comprise l'idée sadique. : (
C'est juste que obliger chaque personne à postuler, c'est ajouter une pression supplémentaire qui ne se justifie absolument pas juridiquement. En plus dans une grosse boite, je suppose qu'ils ont des dossiers épais comme l'intelligence d'un électeur UMP comme tu dis si bien, avec fiche de poste ultra détaillée sur les fonctions de chacun et les évaluations annuelles en bonne et due forme, dossiers sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour trouver chaque " bon candidat" à affecter sur les nouveaux postes.. Un grand test de docilité de leurs salariés qu'ils font ces connards.
Maintenant, on est d'accord ça change pas grand chose, mes observations, il y a toujours 80 morts à la fin...
Ah ben voilà, y'en a un qui n'a pas aimé te voir distribuer les tracts avec de jolies demoiselles pendant qu'il faisait son marché. Il est jaloux maintenant :o)
@Minium : ...ce qui me fait penser qu'il faudrait que j'y retourne dimanche avant la messe, tiens ;-)
Y'a encore une messe le dimanche chez toi? C'est parce que t'as les inconvénients de la grande ville.
A la campagne la messe du dimanche a lieu le samedi après-midi.
Tout fout l'camp... :-}
Ouais, enfin, Lyon c’est pas la jungle, y a des transports en commun bien fichus, mamzelle Patâpatî sera pas la première gamine de 11 ou 12 ans à aller et revenir de l’école toute seule...
Oui je connais Lyon, j’y ai vécu, et je sais qu’« à l’autre bout » ça peut faire une petite trotte, mais faut pas attiger non plus, et d’ailleurs aller chercher ses gamins en bagnole au collège c’est un peu les couver : c’est le moment de prendre un peu plus d’autonomie... au surplus, c’est pas exclu que la perspective de vous voir radiner tous les soirs ne l’enchante pas plus que ça, pour qu’elle se paie la honte devant ses copines ??
Hum, j’suis été un peu désagréab’, mais enfin quand-même : à son âge t’allais pas à l’école tout seul comme un grand ? Ça m’étonne raifort !
Allez bon courage pour l’épilogue.
@Hervé : À l'âge de Patâpatî, j'allais au collège à pied à 7 minutes de chez moi par des rues où circulaient très peu d'automobiles, pas à 35-40 minutes à l'autre bout d'une grande ville avec 2 fois 10 minutes de marche et un changement de métro. Je n'étais pas non plus une petite préadolescente en début de puberté...
Une fois de temps en temps, ça peut le faire, tous les jours, ça craint.
Mais comme tu sembles avoir raté une partie du film, le problème n'est pas le collège de mademoiselle Patâpatî, mais l'école de Srî Minîshiva. Mais je suppose bien entendu qu'au cours préparatoire, tu y allais également tout seul à 20 minutes de marche ?
Pffffffff...
Swâmi, si les écoles de tes mômes sont si éloignées de ton domicile et mal pratiques, il faut en changer ! Trop de temps perdu dans les transports scolaires est facteur d'échec !
@Amazone : Pour ceux qui ont raté le début, la suite ;-) je récapépète que mademoiselle Patâpatî suit un cursus avec le conservatoire qui implique la scolarisation dans une école primaire ou un collège bien précis de la ville, un peu à pétaouchenoque, mais nous n'avons pas le choix. Ils sont quand même à proximité du boulot de Mâ Anandaramesh et sur son trajet, ce qui facilite un poil la vie. Et implique pour la survie de notre organisabilité familiale (et justement offrir aux Nains des horaires vivables) que son petit bonhomme de frère soit scolarisé à proximité, et il est justement au même endroit depuis 2 ans. Nous avions donc réussi à rendre la chose vivable.
Par ailleurs, il se trouve que c'est une école agréable avec des effectifs corrects et des instits impliqués qui font faire plein de choses aux Nains, notamment du chant même pour ceux qui ne suivent pas un cursus conservatoire.
Notre 'tit bonhomme qui fête ses 6 ans aujourd'hui est là et heureux d'y être, y a ses habitudes, ses copains et sa 'tite amoureuse à laquelle il est vachement accro. Nous n'avons vraiment pas envie de devoir le déraciner, et encore moins pour le coller dans une école surchargée qui n'est sur aucun de nos trajets, galère, qui n'en veut déjà pas parce qu'elle est archi-bourrée, qui est aussi rébarbative qu'une prison, où nous ne connaissons personne (avoir tissé un réseau avec d'autres parents, ça aide bien pour les problèmes de garde et les jours de grève, et tisser ce genre de liens prend du temps...) et où nous n'avons pas vraiment l'impression (d'autant que ça discute entre parents...) que l'enseignement, le niveau et les activités annexes soient en quoi que ce soit comparables. Le monde est inzuste.
Hier soir nos deux nains donnaient un concert de fin d'année avec leurs coreligionaires dans une vraie salle de spectacle, avec les nôtres au chant, d'autres mômes au violoncelle, à la flûte traversière ou au basson, et les maîtresses à la direction, à la harpe ou au piano, avec des "intervenants" de l'école au violon et à la guitare. Et c'était vraiment chouette.
Dans "l'autre école", pas même en rêve.
Donc comment dire, si ça pouvait continuer comme ça, ça serait plutôt bien, hein ?
Mais il y a apparemment au niveau de la ville quelqu'un qui considère que ces gosses-là sont d'affreux "privilégiés" et qu'il n'y a pas de raison qu'on mette ses Nains dans une bonne école quand il y en a de "moins bonnes" qui feraient tout aussi bien l'affaire, et qui ne rate pas une occasion de faire chier leurs salauds de bobos privilégiés de parents - quitte à faire payer les mômes - dès qu'il manque le bon coup de tampon dans la case du formulaire qui va bien. Il faut croire que selon les convictions de cette brave personne il faudrait qu'il n'y ait que des écoles "pas trop bonnes" pour qu'il n'y ait pas de privilégiés...
Hum, passé le cap du CP, je faisais mes 4 km aller/retour en vélo pour aller au primaire. Je les ai fait pendant 4 ans, ça fait les pattes. Mais bon c’est ma vie on s’en fout, sans doute papa et maman m’ont pas assez couvé, les vils parents indignes (je pense quand-même qu’au début ils ont dû bien avoir les boules).
Ah, et excuse moi d’avoir compris de travers : je pensais que comme l’école du petit était près de la maison c’était pas un problème de l’y déposer de l’y reprendre. Mais le vrai problème en fait c'est qu’il faut qu’il aille avec les bourges de Fourvière...
En lisant la fin de ce dernier commentaire il y a 20 minutes, je me suis spontanément exclamé à mi-voix :
Si j'ai finalement décidé de vous faire bénéficier de ma spontanéité rétroactive, c'est que je ne vois réellement rien d'autre à répondre à ça. À part, peut-être :
"'au cours préparatoire, tu y allais également tout seul à 20 minutes de marche ?"
Vivi, un peu plus même, y'avait 3 kms, mais c'était pas la grande ville et y'avait pas de transports en commun. A partir du collège qui était plus loin j'ai eu droit au vélo. Maintenant je suis dans une grande ville et j'accompagne la gamine au collège près du Conservatoire tous les jours (elle est aussi en CHAM ;-) )
Ptêt ben que je la couve trop, mais il y a des risques que je ne veux pas prendre et puis c'est comme ça et pas autrement.
Musiciennes de tous les pays ... :-)