Dent bleue
Par Petaramesh le mardi 10 juin 2008, 16:40 - Informatique non-duelle - Lien permanent
Je fais mumuse depuis quelques jours avec du Bluetooth sous GNU/Linux, et je constate que la chose y fonctionne avec une facilité déconcertante : Impeccable pour transférer photos, musique et carnet d'adresses avec son téléphone mobile.
Dans KDE, on peut explorer les périphériques bluetooth directement avec Konqueror et coupier / copier / coller des fichiers comme on le ferait sur un répertoire monté en réseau.
Mais il y a aussi une petite chose couplée à KBluetooth que je trouve extrêmement utile : KBlueLock : Ce machin active l'économiseur d'écran et verrouille l'écran dès qu'un périphérique bluetooth choisi disparaît. En pratique, si on "choisit" comme périphérique son téléphone mobile, la portée du bluetooth étant d'une dizaine de mètres gromaxi, il suffit de s'éloigner de sa bécane téléphone mobile en poche ou à la ceinture pour que l'écran se verrouille aussitôt qu'il "voit" qu'on est parti :-)
Plus besoin de régler des délais d'économiseur d'écran très courts, et on peut même régler le machin pour qu'il déverrouille l'écran tout seul dès que le téléphone revient dans le coin. Magique ! ;-)
Pour ceux qui n'utilisent pas KDE mais Gnome, on peut faire la même chose en installant le package "blueproximity".










Commentaires
Bon, je vais surement faire mon rabat joie mais il me semble qu'il faudrait un peu moins "vendre" les "bienfaits" de la technologie bluetooth
Ce qui est dit dans le lien est à relativiser, vu la valorisation manifeste de la recherche du type, mais quant même... Avec ce qu'on nous prépare déjà...
C'est ainsi qu'un bon dossier "protéger votre vie privée lorsque vous utilisez le bluetooth", mais est-ce possible en ce moment, devrait être un bon contrepoids.
@Thanatloc : La sécurité du Bluetooth est un sujet qui va bien au-delà de l'application précise évoquée ici, aussi ne ferai-je guère de commentaire à son propos. Un périphérique Bluetooth allumé peut en effet (dans certaines conditions) être détecté et donc pouvoir éventuellement servir à tracer le passage de son porteur. C'est vrai de tout émetteur-récepteur (ou transpondeur, i.e. RFID) ayant un identifiant matériel unique (portable avec Wi-Fi...) surtout s'il peut être aisément mis en relation avec une personne donnée (téléphone GSM...). L'accès aux données de connexion des téléphones GSM est a priori disponible seulement pour les opérateurs télécoms (et les flics...), tandis que la détection d'un Wi-Fi ou Bluetooth est réalisable par toute personne disposant d'un matériel similaire, avec le distingo que le Wi-Fi porte bien plus loin (et est utilisé généralement de manière plus statique et pas allumé quand on se balade avec un ordinateur portable fermé dans son sac) alors que le Bluetooth ne porte typiquement qu'à une dizaine de mètres ce qui limite les risques de "piratage" dans la mesure où il est de plus souvent en mouvement, mais ne limite pas la possibilité de le détecter au passage... D'autant que le Bluetooth se trouve dans des appareils que l'on porte sur soi en déplacement et qui sont le plus souvent allumés en permanence (i.e. un téléphone GSM avec Bluetooth).
Et cela dit, il suffit de porter sur soi le plus-si-nouveau passeport électronique de la République Françouaise, ou le tout nouveau passeport biométrique pour être furtivement et à l'insu de son plein gré transpondable et contrôle d'identitable à trois mètres dans son dos, et pire encore : vold'informationnable...
Gageons que la carte d'identité ne sera pas bien longtemps en reste.
À côté de ça, un téléphone Bluetooth avec une adresse MAC dedans, hein... :-/
Sinon, comme effet indésirable, j'ai l'impression que l'autonomie de batterie de mon téléphone s'est pris un monstre coup dans les carreaux depuis que j'utilise ce truc... Faut croire que se faire poller par le portable et devoir lui répondre toutes les 30 secondes n'est pas sans incidence sur sa consommation d'énergie...
...À moins que l'avenir ne me montre que j'ai seulement été trop bavard ces jours derniers ;-)