Coup de vieux
Par Petaramesh le jeudi 22 mai 2008, 20:55 - Intime Universel - Lien permanent
Je rentre de l'extérieur et Paf ! Qu'est-ce que je trouve en rentrant ?
V'là que j'ai une jeune fille à la maison. Complète, avec tous les accessoires et dépendances.
Le ketchup monster a profité que j'avais tourné le pied (et Mâ Anandaramesh aussi, pour 4 jours, même...) pour débarquer sans crier gare, ni port, ni aéroport, ni pompe à essence, enfin sans rien crier du tout...
Hébédidon, journée chargée...









Commentaires
p'tit coucou en passant...
"coup de vieux" ?...je compatis...
Journée chargée... Charges lacrymogènéïsées, pic-nique Monsantoïsé, le ket$hop tout au fait de l'actualité!
Et c'est donc avec son père que ta môme partage ce moment ?
Ben voilà, ta fille grandit et ta mère tombe en dépendance, la coïncidence est une jolie illustration du temps qui passe.
@Christine :
Euh, en preum's c'est avec la mère de la copine chez qui elle a déjeûné ce midi - pour cause de grève de cantoche - puis dans l'aprêm et en rupture de stock elle a du faire la tournée des maîtresses de l'école - pour cause de grève d'infirmière - puis ce soir c'est la gentille baby-sitteuse qui a pris le relais... Je ne suis arrivé qu'après la bataille ;-)
>
Ouais, tu peux ajouter que deux jours après sa naissance, son "beau-grand-père" (le compagnon de ma belle-doche) a passé l'arme à gauche...
Quand les uns entrent en scène, les autres prennent la sortie, comme les personnages des pendules animées...
All the world's a stage,
And all the men and women merely players.
They have their exits and their entrances,
And one man in his time plays many parts,
His acts being seven stages. At first the infant,
Mewling and puking in the nurse's arms.
Then the whining school-boy, with his satchel
And shining morning face, creeping like snail
Unwillingly to school. And then the lover,
Sighing like furnace, with a woeful ballad
Made to his mistress' eyebrow. Then a soldier,
Full of strange oaths and bearded like the pard,
Jealous in honor, sudden and quick in quarrel,
Seeking the bubble reputation
Even in the cannon's mouth. And then the justice,
In fair round belly with good capon lin'd,
With eyes severe and beard of formal cut,
Full of wise saws and modern instances;
And so he plays his part. The sixth age shifts
Into the lean and slipper'd pantaloon,
With spectacles on nose and pouch on side,
His youthful hose, well sav'd, a world too wide
For his shrunk shank; and his big manly voice,
Turning again toward childish treble, pipes
And whistles in his sound. Last scene of all,
That ends this strange eventful history,
Is second childishness and mere oblivion,
Sans teeth, sans eyes, sans everything.
- Shakespeare, As You Like It 2.7.139-65
Tiens, maintenant que j'y pense, c'est ma mère qui me l'a appris, celui-là... à l'époque où elle était ma prof' d'anglais au collège...
Ah puis tiens, en matière de décès, aujourd'hui la clim' de la bagnole a avalé son extrait de naissance, aussi. Vu le prix du baril, c'est peut-être une bonne idée.
Faut pas que j'aille la voir trop souvent, une autre fois c'était la pompe d'injection, même trajet, même endroit. Renault twilight zone ?
Journée chargée...
Bonjour Swami,
Je sais que c'est hors sujet, mais je m'étonne depuis trois jours de ne trouver point de hourras sur ton blogs (ou alors certains billets m'ont échappés).
Mais, lundi dernier (je crois) je lis dans Ouest Torchon qu'un utilisateur de logiciel libre venait de gagner au tribunal de Caen son procès contre un fabricant de matériel informatique qui lui imposait l'achat de Windows. La boîte a été condamnée à le rembourser cet achat forcé, surtout que microsoft a déclaré qu'il n'avait aucun accord d'exclusivité avec aucun fabricant, donc que ce n'est pas son affaire. Le gars avait pris bien soin, à l'installation de refuser le contrat de licence windows.
Ca devrait faire jurisprudence non ?
Bonne soirée
Tu as raison, Steph , c'est hors sujet.
Aussi, ce lien
http://www.aful.org/communiques/tgi...
n'a pas grand'chose à faire ici
Bonsoir, ô Swami ...
:-)
Oups ...pour le procès de Caen, qui n'a rien à voir non plus, c'est plutôt là, en fait :
http://www.april.org/articles/commu...
Ça ne répond pas à la question de savoir si Chompitiarve a un cerveau, remarque ...
Shakespeare, As You Like It 2.7.139-65 - Tiens, maintenant que j'y pense, c'est ma mère qui me l'a appris, celui-là.
T'en as de la chance !!! C'est le genre de choses que j'aurais adoré apprendre quand j'étais môme ...
ouais, ben le temps qui passe, ça fout quand même les foies, moi je dis, quand on voit de près l'état dans lequel errent des gens qui furent sinon brillants , du moins un minimum sensés... Tu parles d'une "espérance de vie"...
Comme dit Christine, quelle journée, dans la famille Petaramesh, une jeune qui devient vieille et une vieille qui retombe en enfance, toutes proportions gardées bien entendu, tout ça n'est pas inversement proportionnel, ni tout à fait exact!!
Pour le coup du "ketchup monster", moi, je n'ai eu que des garçons(3) et leur "changement d'état" n'a jamais été si spectaculaire, ni si subit! une voix cassée, qui joue au yoyo, pendant un temps, entre les graves et les aigus, ça peut durer et des phases érectiles, parfois assez spectaculaires, surtout au lever!
Sont plutôt fiers les jeunes coqs, un peu moins, quand la voix qui joue au yoyo dure un peu trop! Mais bon, les petites filles qui deviennent grandes comme ça tout d'un coup, connait pas, mpff...!,soupir! j'aurais bien aimé, enfin, je crois! :o)
A l'époque de Shakespeare et de "Comme il vous plaira", les vieux de 60 ans portaient déjà des lunettes dis-donc!:
"..............The sixth age
Into the lean and slipper'd pantaloon
With spectacles on nose and pouch on side".
Le progrès était déjà là! Et les serviettes hygiéniques, faisaient comment les nanas, surtout quand: ".....And the lover
Sighing like furnace, with a woeful ballad"
Ah, rien de tel que les versions originales!
Ah, tiens, brouette, ça va toi! Bisous!
oui, un peu ko ces derniers temps, et mes lacunes shakespeariennes me désolent soudain, sinon ça peut le faire, si tant est que...
Bisouzossi!
@ brouette # 9,"tu parles d'une "espérance de vie..."", t'imagines les socialistes, quand ils seront vieux, ils ont même pas besoin d'Alzheimer pour tout oublier!
N'a quel âge, ta jeune fille?
Et qui c'est qui va se fader l'éducation sexuelle, maintenant?
Dans les années 86, je me suis fait siffler dans la rue. Perplexe (ça faisait longtemps...) jusqu'au moment où je me suis avisée que j'étais accompagnée de ma fille aînée, 15 ans tout juste...
@Le Monolecte :
10 même pas 1/2, et ça ne l'empêche pas d'avoir déjà l'ensemble des accessoires féminins au complet et en état de marche :-}
Mais au regard de ses courbes de croissance taille / poids / développement physique, elle est dans la tranche 12+ ans à l'aise.
...pensais pas que ce genre de choses arrivait si vite, moi, tiens.
>
Ah ça, pour les bases théoriques, c'est déjà fait depuis belle lurette ;-)
En plus y'a pas un mois ils ont eu une série de cours d'éducation sexuelle à l'école (CM2) et non, ils n'ont pas étudié la reproduction des fleurs ou des grenouilles, mais bel et bien la reproduction humaine, anatomie, physiologie, et mademoiselle Patâpatî m'a même dit hier qu'elle y avait tout de même appris un ou deux trucs qu'elle ignorait encore à propos du fonctionnement de son utérus et de ses ovaires. (Pour une fois qu'elle écoute en cours... :-D )
Et elle a appris quelque chose à propos du fonctionnement de son clitoris ? Rien à voir avec les règles mais tout avec un cours "d'éducation sexuelle" ;-)
@Christine :
Je ne pense pas que ça figure encore au programme de CM2 :-}
...mais je lui fais entière confiance pour découvrir ce genre de petite chose toute seule ;-)
Scalpe-la, histoire de repondre a tes questions d'hier...
@Swâmi : Ben c'est un tort. Le plaisir devrait être au programme dès qu'on parle de sexe, ça coince de parler de plaisir aux enfants ?
On a déjà eu cette discussion dans un autre fil ;-)) C'est un tort, des fois toute seule, ça le fait pas.
Enfin ce que j'en dis, moi... J'espère au moins que tu as remplacé le livre d'éducation sexuelle par un plus complet :-}
@ Christine, c'est pas un père qui va montrer à sa fille comment se servir de son clitoris, Papa Freud n'aimerait pas!!... Ouille, pas sur la tête !
@vieil anar : j'imagine pas non plus qu'il va lui montrer comment utiliser son utérus et ses ovaires, rigolo va ! Je parle juste d'évocation de TOUS les organes sexuels, pas seulement ceux destinés à la procréation.
Evidemment, avec les zommes et leur mécanisme pauvrement bi-fonctionnel, on a l'info facilement et en une fois (et en plus partout) ;-DD
Ce lieu dont le Grand Guru adepte de la Non-Dualité,, fondateur, et unique membre de la Secte des Adorateurs de Cela, n'est-il point un lieu de con-verge-en-Ce...
Bref!
Pépin?
@ Christine, "on a l'info en une fois", ah ça, rien n'est moins sur!
J'espère que notre vénéré ne va pas aller chercher ses infos dans le petit,(mais fort savant :o)!), livre de Mme Benzédrine, dont il nous parlait l'autre jour :"...c'est un système délicat, mais la connexion au cerveau "féminin" est aussi directe que possible. Les nerfs qui irriguent l'extrémité du clitoris communiquent directement avec le centre cérébral du plaisir sexuel". Je ne suis pas médecin, mais ça me rappelle une devinette de potache déjà fort ancienne:" Quel est le nerf le plus long du corps humain?" , réponse: " Le nerf optique, parce que, quand on s'arrache un poil de cul, ça fait pleurer!"
Autre citation de Mme Benzédrine, notez le style: "Ah l'orgasme! Si la stimulation du clitoris est interrompue trop tôt, si les nerfs clitoridiens manquent de sensibilité ou si la peur, le stress ou la culpabilité,(oui, vous avez bien lu) interfèrent avec la stimulation, rien ne va plus". Alors gare aux infos!
@ vieil anar
Ne plus "se" tendre à vouloir, devoir, savoir ce qui n'est pré-dès-fini..., n'est-ce pas laisser libéré "Ce" à l'à venir ?
Quand, libre de tous ces concepts près-sciant-triste-ment énoncés et lus, l'acceuil est, "Ce" ne pourait-il pas être alors ... Cela ?
@Christine
Je ne crois pas qu'il faille sur-éduquer les enfants (à 10 ans on est pas encore un ado même si le corps est déjà en parfait état de fonctionner), surtout sexuellement ! Le mystère et la découverte font partis aussi du plaisir, voire ils le transcendent ! Même si les mômes se racontent d'énormes conneries, il est normal et positif qu'ils aient un questionnement sur ce chapitre entre eux. Il me semble tout à fait nocif que ce soit aux adultes de les déciller avec des termes techniques, des notions de plaisirs (tout le monde sait que ce plaisir est rarement au rendez-vous pour les filles aux premiers rapports sexuels) dont ils n'auront l'expérience qu'après une certaine pratique ... Imagine qu'une gamine n'éprouve pas de plaisir tout de suite, elle va penser qu'elle n'est pas normale, que son mec est franchement une brêle, que tout ce qu’on lui a raconté n’est que mensonge...Il est dérangeant d'envisager ses parents en train de baiser à la hussarde, de même, je me vois mal parler à ma fille ou à mon fils de certaines positions ou gâteries et du plaisir que j'en retire et/ou qu'ils pourraient y prendre !
@Swâmi : J'aurais été très choquée, lorsque mes premières règles sont arrivées (à 14 ans) de savoir que mon père en faisait part à ses potes. Cette question relève de l'intime même si cela arrive à toutes et que nous, adultes, nous l'envisageons comme un événement naturel. La survenue des règles est la plupart du temps vécue comme un passage douloureux (et oui, ça fait achtement mal les premières règles) dans le monde des grandes. Cette douleur ressentie à ce moment là s'apparente à celle de l'accouchement (encore une perte ou un gain, c'est selon !). Les mecs vivent la naissance de leur sexualité dans le bonheur, chez les filles, la douleur, la notion de perte, de fuite sont inévitables et participent activement de la création de leur personnalité.
@ vieil anar : ... ben quelque part ya de ça ! Pas s'arrêter trop tôt, pas s'y prendre comme un manche, mais il y a aussi une bonne dose de psychologique dans le plaisir féminin.
@ Amazone : tout à fait d'accord sur le fait que c'est peut-être trop tôt et pas à ses parents de lui en parler (laisser les bons bouquins traîner, en revanche...) mais sinon pour la question de parler de l'événement aux "potes", je suis plus réservée : nous ne sommes couasi que des potes de blogs, et je suis absolument certaine que ma mère l'a raconté à toutes ses amies !
Je n'ai pas un souvenir d'une souffrance, d'une perte ou d'une fuite (enfin si, techniquement parlant, les pantalons de l'époque peuvent en témoigner) ni d'un passage douloureux, juste désagréable parce que je n'osais plus bouger, je suis restée des après-midis (d'été, heureusement ou non) assise sur mon lit à écouter FunRadio (14 ans 1/2 en 1995...) en évitant au maximum de me lever. C'était juste "emmerdant" si vous me passez le terme. Elle-même en a manifestement (et plus ou moins volontairement) parlé à pas mal de monde, alors...
@Amazone :
Je partagerais assez ce point de vue. Il ne me semble pas indiqué du tout de devancer un questionnement absent et de me mêler ainsi à la fois "de l'intime" et de ce qui ne me regarde pas.
Nous avons clairement laissé entendre à la puce que le sexe est source de plaisirs partagés ou individuels, et qu'elle était libre de nous poser toute question à tout propos y compris celui-là le moment venu. La relation est totalement détendue et ouverte sur ce plan, mais ce n'est pas à nous d'aller la chercher "sur ses terres", et son corps est "ses terres".
>
En l'occurrence, si je puis te rassurer, chez mademoiselle Patâpatî, ça ne semble douloureux ni physiquement ni psychologiquement le moins de monde, y'a une certaine fierté de grandir et un certain ennui face aux "conséquences matériellement déplaisantes" les plus triviales qui soient, mais certainement pas de "vécu complexe lié aux règles", de toute manière ça fait plusieurs mois qu'on l'avait prévenue qu'il fallait qu'elle s'y attende pour un jour ou l'autre, et donc, elle s'y attendait.
La, les propos sont du genre
Elle semble s'être adaptée à l'idée de grandir et changer et l'accepter avec plaisir. C'est il y a quelques mois au début de ses premières transformations physiques qui la prenaient au dépourvu qu'on la sentait tiraillée entre le "vouloir rester une petite fille" et "vouloir devenir une jeune fille", cette hésitation face à franchir ou ne pas franchir une étape, zat is ze questcheune... Mais ça semble derrière maintenant, elle se prépare à entrer au collège et va y entrer avec le "statut" d'une collégienne à tous points de vue, et pour elle sa propre transformation d'enfant à adote fait partie du package :-}
Pour le "traumatisme" supposé elle me racontait ce matin que son "meilleur p'tit copain" de classe qui est d'une finesse
parfoissouvent assez douteuse lui avait balancé hier après-midi et qu'elle avait rétorqué aussi sec le tout évoluant ensuite en , , ,Faut rien généraliser, encore moins dans les sables mouvants de la psychologie, et supposer comme tu le fais que certains évènements normaux de l'existence sont douloureusement vécus par tout le monde et que des sentiments donnés sont "inévitables" me paraît une généralisation peu étayée (allez, je n'ai pas dit :-}
Ce fil est d'un romantisme échevelé...
C'est bien, ça choque personne qu'on lui ait parlé de ses ovaires et de son utérus. De son cycle et de la date de l'ovulation par rapport aux règles, ça devance pas le questionnement. Ça c'est normal.
Par contre qu'elle ait entendu le mot clitoris de la part d'un-e adulte serait un problème. Je parle pas de démonstration, ni d'explication, je parle juste de la nécessité de faire savoir que cet organe existe. Parce que rechercher, ou questionner sur, quelque chose dont on ignore l'existence, c'est pas facile, facile. Et je sais que certaines femmes arrivées à l'âge adulte ignorent jusqu'à son existence (sans parler du mode d'emploi). Je ne crois pas que la nature suffise toujours.
Mais après tout, c'est pas si grave, ça sert pas à tomber enceinte, et on peut attraper des maladies par là. Alors bon, si on sait pas, c'est pas dramatique, n'est-ce pas. Et en plus, ça empêche pas les hommes de jouir.
Oui, ça me met en rogne !
@naradamuni : je préfère quand tu t'exprimes en français ;-))
@brouette : romantisme, piège à filles. La vie n'est pas romantique ;-))
@ Christine, " @ brouette : romantisme, piège à filles. La vie n'est pas romantique", alors là, désolé, moi j'aime beaucoup les couchers de soleil et les nuits de pleine lune et les Nocturnes de Chopin et les histoires d'amour impossibles et je suis pas une fille, enfin je crois!
T'as un problème avec le clitoris, Christine, ou tu trouves seulement qu'on en parle pas assez. On dit que c'est la partie la plus masculine du sexe féminin, parce qu'il y a l'équivalent de l'érection, kesstenpenses?
@Christine :
Qui a dit ça ? Elle a "entendu parler" et même lu à propos du clitoris, et même vu un schéma. Maintenant, et pour l'instant, il me paraîtrait peu indiqué de me mêler de sa relation personnelle avec son corps - ce qui est tout autre chose qu'une leçon d'anatomie.
D't'te façon, la leçon d'anatomie, ça sert à expliquer à quoi servent les choses, et, comme tout-un-chacun sait, le clitoris, ça sert à rien :-DDD
Bon, dis, tu nous en fais bien des caisses avec ton clitoris, c't'une fixette dis-moi, franchement, hein, est-ce que j'en fais autant avec ma bite ? :-D
@vieil anar : j'pense pas j'suis une femme ;-)) J'ai un clito, mais pas d'cerveau !
Le clitoris, c'est l'équivalent de la verge (même origine embryologique, même sensibilité, déclencheur de l'orgasme).
Une petite citation de l'excellent livre : "La revanche du clitoris". "Schématiquement, vouloir faire jouir une femme sans toucher son clitoris est aussi difficile que de vouloir faire éjaculer un homme sans lui toucher le gland : c'est possible, mais il y a plus simple".
Je voudrais juste qu'on en parle autant que de la verge (pour la similitude) et que de l'utérus.
Je me fous assez qu'on le dise masculin, ou qu'on dise le trou du cul des mecs féminins parce qu'on peut le pénétrer. Les cases, je m'en tape, je veux juste le droit pour tout le monde de jouir sans entraves, et ça passe par l'information. Ce n'est ni naturel, ni romantique, mais la nature et le romantisme, c'est très surfait.
Bon, allez, je sors. Ça me contrarie quand les gens que j'apprécie pensent pas comme moi ;-))) Et surtout, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter :-}
@Swâmi : Alors tout va bien.
;-DDD
@Christine : Salut, c'est pour un sondage :-D
Ben tiens, j'ai été trouver mademoiselle Patapâtî et je lui ai posé la question :
- Dis-moi, tu as eu des cours d'éducation sexuelle à l'école ?
- Oui.
- Et on t'a parlé de quels organes féminins ?
- Alors... Les trompes de Fallope, les ovaires, l'utérus, le vagin... Euh... La vulve... Euuuuuuhhh... L'urètre ?
- L'urètre c'est pour faire pipi ! C'est pas un organe sexuel !
- Ah oui.
- Et c'est tout ce que tu connais, comme organes ?
- Euhhhhhhhhhhhhh...
- Et on t'a pas parlé du clitoris ?
- Ah oui !!
- Et c'est quoi ?
- C'est le petit bidule au-dessus du trou !
- Et ça sert à quoi ?
- .......Eeeeeeeeuuuuuuhhhhh..... ?
- ?
- .......Eeeeeeeeuuuuuuhhhhh..... ?
- On t'a pas dit à quoi ça sert, parce que ça, ça sert juste à se faire plaisir !
- (Grand sourire banane de la demoiselle)
T'es sérieux ?
@Christine : "Par contre qu'elle ait entendu le mot clitoris de la part d'un-e adulte serait un problème. Je parle pas de démonstration, ni d'explication, je parle juste de la nécessité de faire savoir que cet organe existe." Le pancréas est un organe aussi, connais-tu beaucoup de mômes de dix ans qui en ont entendu parler ? Qui savent à quoi il sert ?
"je veux juste le droit pour tout le monde de jouir sans entraves, et ça passe par l'information." Cela passe surtout par l'expérience, de fait certaines zones non considérées hérogènes par les uns (je pense notamment aux aisselles, aux pieds, au creux des genoux !) peuvent participer du plaisir sexuel ! Evidemment que le clitoris est un élément essentiel du plaisir mais je t'assure qu'il est possible aussi de jouir sans qu'il soit stimulé (c'est un plus aussi, faut pas déconner, et là, je te rejoins). On en parle, c'est vrai moins que de l'utérus parce que souvent l'amalgame est fait entre organes de la reproduction et sexualité...Et faut reconnaître que lorsque ton môme te demande comment on fait des bébés on entre pas forcément dans les détails ;-)
@Amazone : , oui, moi aussi il m'arrive de jouir en dormant
@Christine : Je suis totalement sérieux !
Tiens, là y'a justement la demoiselle (pour qui j'ai passé une demi-heure à Auchiant à midi à consulter les mentions de tous les emballages de Nana et autre Vania et qui m'a appelé dans la voiture tandis que je rentrais du boulot pour me dire ) la demoiselle donc qui entre en claironnant dans la pièce :
@Swâmi : il te reste à lui rappeler cette conversation quand elle aura 16 ans et te demandera la pilule ;-)) (parce que dans le cas où elle serait lesbienne, hello brouette, elles se débrouilleront, à deux, ça doit l'faire)
La seule fois où j'ai eu plus mal que pour mes premières règles, c'est à la pose de mon premier stérilet. Mais dans le deuxième cas, ça a été beaucoup plus bref ;-))
C'est bien, ça se passe sans douleur, et dans la joie et la fierté ! Pas possible de faire mieux :-}
@Christine :
....Ah ben là, ça voudra dire qu'elle sera nettement en retard par rapport à sa mère et ses deux tantes... Et elle n'a pas l'air des masses partie pour être en retard...
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Je suppose que ça doit être parce que tu n'as jamais accouché ;-)
Oui, sûrement. Pitaing, la vie des femmes est vraiment une vie de souffrance ;-))
boudiou, ça s'est emballé d'un coup!
j'en reste coite! (enfin, quasi...)
Et on parle pas assez des nocturnes de Chopin non plus, bravo vieil anar! Je suis sérieuse! Et la vie est ce qu'on décide d'en faire, vu qu'on en a qu'une. Cf Mona Chollet: "la tyrannie de la réalité" (Mona, I love you!!)
... même s'il faut avoir les moyens de le décider, c'est sûr...
pour conclure, clitoris et romantisme sont les deux mamelles de couchers de soleil réussis... Et hop, tout le monde réuni dans l'harmonie karmique que ce lieu appelle...
@ brouette, pour Chopin, je ne doute pas une seconde que tu sois sérieuse, ce qui prouve ton bon goût. Pour le reste, tu es surement tout aussi sérieuse! Ah, caresser un clitoris, aussi mouillé que mes yeux, de larmes, en écoutant Horowitz jouer le nocturne en F minor, op. 55, n°1, alors que ce même soleil embrumé, que j'ai vu tout à l'heure se coucher décline lentement dans les pourpres et sentir monter l'extase...!
Si tu veux mon avis, Swâmiji, tu lui gardes juste le dernier, à Mademoiselle Patapâti (sais plus où est l'accent, avec tous ces a!): tout le reste est littérature...
ça fait plaisir d'entendre parler d'une petite demoiselle bien dans sa tête, avec des parents qui gèrent son entrée dans la vie de femme très sainement, et la demoiselle en question qui en fait autant :D
Je suis d'accord avec toi swami, ne pas devancer le questionnement mais l'accompagner, c'est essentiel. Moi j'ai fait partie des jeunes filles très précocément réglées, mais on ne m'a rien expliqué, voir on s'est moqué dans ma famille, ou on m'a regardé comme un monstre qui aurait une capacité totalement décalée par rapport à l'idée qu'on s'en fait, quelquechose d'inconvenant ( j'aurais été un grand balèze avec une voix fluette, ils auraient eu le même regard). A côté de ça, ma mère ne m'a rien expliqué d'utile, elle m'a simplement dit " débrouille toi ! ", mais elle m'a quand même imposé des explications d'un ton gêné et condescendant sur des trucs bien humiliants que je ne demandais pas du tout, par exemple me remettre à ma place quand je croyais avoir compris quelquechose seule sur le sexe, avec force mots effrayants de tuyauterie et noms très scientifiques.
Heureusement, niveau pratique, je m'en suis bien remise, hahem ;-} ... Cela dit, Le traumatisme répété d'avoir à gérer un corps trop avancé pour mon âge m'a causé des soucis, qui auraient pu être bénins comme les moqueries de mes camarades de classe ou le fameux choix serviettes/tampons, enfin je l'aurais bien géré en admettant que j'aie une famille aimante pour me soutenir. Et d'autres, qui concernent toutes les jeunes filles qui sont/seront dans mon cas : je suis devenue une cible pour un certain type de prédateurs, toujours à l'affut. Mes proches n'étaient pas aussi présents que toi et Ma anandaramesh semblez l'être avec Mademoiselle Patapati, et ils n'imaginaient pas que qui que ce soit puisse avoir envie de m'approcher ou de me trouver séduisante, D'ailleurs si j'avais pu leur expliquer, j'aurais eu droit à une séance humiliante où ils aurait assimilé ça à un mensonge arrogant, pour ensuite me faire la morale sur la nécessité d'arrêter de me prendre pour quelqu'un d'important. (Je l'ai dit à ma mère quand même. Plusieurs fois. Elle a convenu après avoir rencontré l'un des prédateurs en question qu'il y avait en effet un problème dans son comportement, mais elle n'a rien fait. Selon elle, s'il y avait un centième de chances pour que je mente, alors il ne fallait rien faire, parce qu'on risquait d'accuser ces personnes à tort. Elle n'a rien changé non plus ni à l'école ou j'étais, ni à mon trajet (seule), ni à nos habitudes.)
Brèfle... :-}
Je sais que tu as dit qu'il ne fallait pas généraliser, et pourtant je vais le faire car c'est peut être le seul cas ou il n'y a pas d'exception : une jeune fille de moins de 13, 14 ans qui a ses règles est une espèce de Saint Graal irrésistible pour tout un tas de prédateurs, et ça fait beaucoup plus de monde que les pédophiles absolus qui, eux, seraient plutôt refroidis par la nouvelle. Malgré ça je ne pense pas qu'ils soient nombreux, ils sont simplement toujours à l'affut des conditions idéales pour agir et c'est très vite arrivé. Donc voila ma réflexion : plus que de lui expliquer le clitoris ( et puis elle a peut être déja trouvé toute seule de quoi il s'agissait, après tout :D), être vigilant sur le temps qu'elle passe seule dehors et sur qui lui tourne autour me paraît beaucoup plus important pour qu'elle passe les prochains caps sans accrocs :D. (Je veux dire : je me doute que tu es déjà très vigilant, mais je parlais d'une vigilance soutenue supplémentaire, C'est justement mon propos qu'à cet âge il n'y en a jamais trop.)
Ou comme disait Renaud dans une de ces chansons : quand un jeune entre dans la vie, un viellard en sort :-)
Ben vont être contents les prédateurs, parce que les fillettes des pays industrialisés ont leurs règles de plus en plus tôt... Phénomène global et non marginal.
D'où ma question à Swâmi sur l'âge de sa fille...
Agnès> entre ça et la mode des lolitas (qui heureusement est entrain de passer), le fait qu'on laisse les ptites minettes aller en groupe (mais sans adultes) un peu partout et de plus en plus souvent (centre commerciaux, trajets scolaires, cours de sport, la vie est si stressante, la petite peut bien rentrer avec ses amies et puis elle est grande maintenant), je crois hélas qu'ils se frottent les mains oui :/ ...
D'ailleurs, sait-on le pourquoi de ces règles précoces qui se produisent chez de plus en plus de petites filles ? pesticides ? alimentation plus transformée ?
@Krysalia :
Va savoir... Est-ce réellement "de plus en plus" ou est-ce une impression ? La tata de mademoiselle Patâpatî (qui fête ses 45) fut réglée au même âge... Quant à la mère de mademoiselle Patâpatî, ce fut un an plus tard, mais si on compare les carnets de santé (taille / poids / developpement physique) mademoiselle Patâpatî a deux ans d'avance par rapport à madame sa mère... Donc ça sembleplutôt dépendre à la fois de facteurs familiaux et de développement général que de "toutes ces saloperies qu'on trouve dans nos rivières" ;-)
P'têtre qu'elles sont trop bien nourries et trop bien soignées, nos Naines, ça les fait pousser plus vite, à force de les bourrer de vitamines ;-))
Je reviens en arrière à propos de clitoris: à mon avis, un bébé féminin découvre son clitoris assez tôt, je dirais à quelques mois au niveau de la sensation (gestes très clairs) et vers deux ans au niveau de l'exploration. J'ai souvent eu des questions de la part du personnel sur comment gérer ces épisodes d'exhibition, d'exploration personnelle ou réciproque, et aussi de masturbation.
Dans ces situations, l'enfant rencontre probablement de la part de l'adulte des comportement variés: permissivité, bonne volonté intrusive, respect de l'intimité, apparente indifférence, réprobation, dégoût. Les indications que je donnais (comportement absolument normal qu'il faut accueillir avec une bienveillance discrète, les interdits éventuels étant posés avec gentillesse et justifiés par le respect de l'intimité de chacun, mais réprobation ferme et sans ambiguïté en cas de contrainte, même légère, sur autrui), je ne sais pas moi-même s'ils étaient ou non pertinents.
J'avoue que je ne suis jamais allée jusqu'à préconiser de nommer le clitoris, j'ai peut-être eu tort. Mais je pouvais choquer soit la professionnelle, soit les parents auquel l'enfant n'aurait pas manqué de répercuter son savoir tout neuf. Et l'expérience m'avait appris que faire des vagues autour d'un enfant, surtout sur une question sensible, est souvent préjudiciable à l'enfant lui-même. Je n'aurais pas hésité par contre à proposer le mot directement aux parents, après avoir testé leur capacités d'acceptation bien entendu.
@ krysalia:
Les vrais prédateurs se foutent complètement de savoir si une fillette est pubère ou pas, souvent même ils préfèrent que non. On parle là d'une catégorie très spécifique, de malades graves, heureusement très rares.
Les dérapages plus ou moins accentués qui se produisent dans l'entourage familier et familial des jeunes filles au moment de leur puberté sont d'une autre nature. Ils sont beaucoup mieux repérés par des fillettes mieux informées, plus assurées et mieux soutenues qu'autrefois. La récente mise en lumière de ce problème incite à penser qu'il s'aggrave, c'est complètement faux, une enquête toute simple faite auprès de femmes de tous âges (80, 70, 60, 50, etc... ) prouve au contraire que le phénomène est en régression régulière et constante. Comme il est habituel pour tout autre fait de société, c'est en devenant plus rare qu'il est devenu insupportable.
Ce qui menace le plus les fillettes aujourd'hui, c'est l'atmosphère d'angoisse et de menace constante que certains parents créent à ce sujet. Outre l'effet de sidération dont l'enfant peut être victime en cas d'agression, cela peut l'inciter à se taire pour ne pas bouleverser son entourage. D'autant plus que cette angoisse est ciblée sur l'inconnu de passage, alors que la presque totalité des agressions sont le fait de gens de l'entourage proche. Comment reconnaître dans le gentil cousin le monstre qu'on lui a décrit?
swami> pour le coup je suivrais plutôt agnès, il paraît que le phénomène est statistiquement vérifiable dans le monde occidental. le fait est que par exemple, j'ai été réglée à 10 ans aussi, comme ma mère, mais nous étions chacune des exceptions dans nos classes. en montant au collège, j'étais parmi les seules à les avoir au moins jusqu'en troisième. Au contraire, il y a quelques années quand j'étais enseignante de 5ème, une majorité des filles de la classe les avaient déjà, et ça discutait serviettes et petit matériel a qui mieux mieux après les cours :D
Jardin> Je sais bien que les "vrais" prédateurs préfèrent que non, c'est même ce que j'ai écrit si tu me relis bien. Je ne dis pas que le problème s'aggrave, je ne dis pas non plus qu'il ne concerne pas l'entourage proche, rien de tout cela. Simplement qu'on ne porte pas la même surveillance sur une enfant de 10 ans si elle a ses règles et si elle ne les a pas. Et cette surveillance concerne autant l'attitude de ses cousins, des amis de ses parents, ses oncles, et tous les proches qu'on peut imaginer, et cela vaut aussi pour le commerçant du coin, l'instituteur, le balayeur de rue, le copain du copain de la grande soeur etc.
Je ne sais pas si j'ai été assez précise, mais je ne parle pas en général des attouchements sur mineurs. Je parle des problèmes liés spécifiquement aux très très jeunes filles déjà réglées. Une fois qu'elle atteignent l'âge de 13 ou 14 ans, elles ne sont déja plus le même genre de proie et ceux qui s'intéresseraient à elles ne sont déjà plus les mêmes.
On dit beaucoup sur l'atmosphère d'angoisse en effet, mais je crois vraiment que l'important est d'arriver à surveiller sans faire peser la surveillance, plutôt que de relâcher cette surveillance ou d'en faire porter la responsabilité sur l'enfant lui même. Ce serait criminel et j'en sais quelque chose. Le discours que tu tiens mène ou a mené certains parents dont ma mère à ne pas s'inquiéter, parce qu'on s'inquiète trop et que cela pèse sur les enfants ( persuadée de faire le bien). Ensuite, elle n'a rien écouté parce qu'on écoute trop les enfants (persuadée d'éduquer correctement), Et enfin même après avoir écouté elle n'a rien fait devant l'évidence répétée, parce qu'il ne faut jamais accuser à tort (persuadée d'éviter le pire).
Prétendre que la menace n'est PAS constante, c'est se voiler la face. Il est par contre inutile en effet d'affoler les enfants et les jeunes filles en pensant que si eux mêmes ont peur, ils seront plus prudents, ce qui n'est presque jamais le cas. Ce serait aussi faire peser sur eux le fait que l'évitement repose sur leurs épaules, alors qu'hélas leur prudence - aussi parfaite soit-elle, ne les protège en rien (et là encore, je parle en connaissance de cause).
Enfin donc voila, ce que je voulais dire ne concerne pas les conseils du style " ne parle pas aux inconnus, ils te veulent du mal" etc, mais plutôt le regard actif permanent que les très proches de la jeune fille (autrement dit, ses parents) devraient maintenir sur tous les autres adultes et jeunes gens s'approchant d'elle, au moins jusqu'à ce qu'elle rattrape l'âge dit-normal de puberté. Si tu me permets un parralèle avec les parcs ou il y a des jeux pour enfants, il ne s'agit pas de ne plus emmener les enfants au parc parce qu'il y a trop de risques. Il ne s'agit pas non plus de les terroriser toutes les 5mn en leur disant " attention tu vas tomber ! " "c'est très dangereux, DESCENDS ! ", mais plutôt de rester discrètement à portée avec une surveillance active pour rattraper l'enfant si une glissade survenait.
@Krysalia : Je comprends de ton dernier commentaire que ta préoccupation à ce sujet repose sur une expérience personnelle, qui modifie certainement le point de vue que tu peux avoir sur ces questions...
Pour ce qui me concerne, je suis personnellement partisan de la prudence, mais surtout d'éviter la paranoïa pour ce qui concerne mes enfants quel que soit leur sexe ou leur âge, sachant que chaque âge comporte ses dangers spécifiques en matière de prédateurs...
Un enfant informé et averti en vaut deux, encore faut-il que notre Nain par exemple ne suive pas le premier cycliste en survêt rouge venu qui lui dit être de la police quand il a paumé ses parents, ce qui s'est pourtant produit la dernière fois... sans casse.
Quant aux gamines de 10 ans réglées ou pas réglées qui constitueraient supposément des cibles plus ou moins de choix, je remarque simplement en mon for intérieur que ce n'est pas comme le Port-Salut : ce n'est pas marqué dessus. Et constatant le nombre considérable de gamines qui peuplent une grande ville, la raison permet de penser que la sienne à soi qu'on a n'est heureusement pas la seule "cible potentiellement intéressante" dans un désert peuplé d'un pédophile derrière chaque cactus.
Trouver le juste milieu pour des enfants entre nécessaire information et psychose n'est pas chose délicate, et la vie démontre qu'un enfant très surveillé peut très bien faire la mauvaise rencontre pendant les exceptionnelles 3 minutes où il aura échappé à toute surveillance, alors que des enfants laissés très libres et ayant éventuellement eu un comportement "imprudent" ont pu passer à travers jusqu'à leur âge adulte - et c'est bien heureusement l'immense majorité.
Ce genre de chose, c'est un peu comme la foudre ou les accidents : on ne sait jamais ni où ni quand ni sur qui ça va tomber. Une prudence raisonnable s'impose, mais la psychose me semble encore bien plus dangereuse (psychologiquement) qu'une imprudence occasionnelle.
Je ne pense pas qu'aucun parent soit en mesure de protéger ses enfants contre ce genre de mésaventure, à moins de s'attacher à eux avec une paire de menottes, et je pense par ailleurs que le rôle du parent éducateur est de "conduire ses enfants vers l'extérieur" (ex ducere => éduquer) afin de les rendre capables de se sentir sûrs d'eux et d'affronter le monde et pas de les couver ou des les imprégner des peurs de leurs parents.
Si je reviens à ma propre enfance et adolescence, je constate que la quasi-totalité des choses qui m'ont permis de grandir, d'élargir mon "rayon d'action" et de prendre confiance en moi étaient des prises de risques souvent extrêmement déraisonnables et qui auraient figé mes parents de terreur s'ils en avaient été informés, ce que la plupart du temps ils n'étaient heureusement pas. J'ai eu du bol, je suis passé à travers les prises de risque de l'adolescence et j'en suis sorti entier.
D'autres n'ont pas cette chance, faut croire qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d' oeufs, mais c'est comme à l'armée, t'as droit à 5% de pertes ;-)
Blague dans le coin, imaginer qu'il puisse arriver quelque chose à ton gamin ou ta gamine est terrifiant, mais penser qu'on puisse l'en protéger est complètement illusoire.
Pour ce qui me concerne, je préfère essayer de leur apprendre à voler plutôt que de leur attacher les ailes...
Mais apprendre à voler à tes Nains implique d'accepter l'éventualité qu'ils puissent se casser la gueule...
'ventuellement, je préférerais inscrire ma gamine au taek won do plutôt qu'avoir l"idée saugrenue de l'empêcher de sortir.
Intéressant ce fil. Je ne suis pas encore père, mais ai bien l'intention de le devenir, et je me rappellerai probablement ce que je viens de lire lorsque le moment viendra.
Je ne suis pas un habitué du blog, mais j'ai juste voulu réagir sur la dernière phrase: "'ventuellement, je préférerais inscrire ma gamine au taek won do plutôt qu'avoir l"idée saugrenue de l'empêcher de sortir."
Ce n'est peut-être qu'une boutade, mais...
Les sports de combats (ainsi la grande majorités de cours se prétendant "arts martiaux" ou "de "self defence") ne sont tout simplement pas adaptés à l'auto-défense (qui est bien plus une question de vigilance et d'anticipation que de capacité à donner des coups de pieds sautés retournés au visage...). Il me semble dangereux pour soi et ses proches de penser le contraire et de propager cette idée.