Je porte aujourd'hui le poids terrible de cette culpabilité. J'ai manqué à tous mes devoirs envers Notre Foutriquet, j'ai fait la sourde oreille au pipeau de l'homme aux rats, je n'ai pas entonné fièrement et d'une mâle voix me voilà devant toi !

Comment puis-je espérer racheter le poids de cette faute qui risque de me réincarner en ministre d'ouverture ? Ô dieux ! Que puis-je faire ?

Et puis soudain la Révélation m'est venue : pour montrer à Notre Guide tout le poids de mon repentir et m'engager désormais à placer mes pas dans les siens, il me faut séance tenante privatiser une partie - ô infime ! c'est symbolique... - de ce modeste ashram.

Voilà. Confier un billet, un seul, au Conseil d'Administration de la S.A. (domiciliée au Liechtenstein) des Divinités Tutélaires, Alcooliques Acolytes et Autres Vestales de Notre Sainte Église, afin qu'eux seuls y aient accès que le vulgaire en soit banni (c'est ma période bannissement, comme j'ai eu ma période bleue dans une précédente incarnation, je ne sais toujours pas pourquoi) et qu'on comprenne enfin bien, ici comme ailleurs et partout sur la Terre qu'il y a des privilégiés et des pas privilégiés, et que Notre Guide vit cela, et qu'il vit que cela était bon.

Amen.

Il y a ici un billet que tu ne vois pas, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ! Tu en es malade, je le sais.