"Dépassons les bornes !"
Par Petaramesh le lundi 10 mars 2008, 23:56 - Big Brozeur - Lien permanent
J'ai vu passer cela, je fais tourner...
Du 12 mars au 12 avril - campagne nationale contre la biométrie
Voici un texte explicatif sur la campagne biométrie, ses objectifs et modalités, en html ainsi qu’en version mise en page et prête à être photocopiée. Tous les outils de campagne, tracts et affiches types sont disponibles en cliquant ici. Des documents complémentaires. sur la biométrie sont disponibles là, ainsi que des documentaires sonores, ici
.
Contexte et propositions de lutte
La biométrie consiste à utiliser la mesure de parties du corps (iris de l’œil, empreintes digitales, contour de la main, du visage...) ou de comportements (démarche, manière de signer...) pour reconnaître une personne. Ces parties du corps, réputées uniques pour chaque individu, sont numérisées, puis enregistrées dans des bases de données, et réactivées à chaque fois qu’il faut s’identifier. Depuis la fin des années 90, sous la pression de lobbys industriels et étatiques, les outils de reconnaissance biométrique, souvent des bornes, se généralisent et remplacent les clés, les cartes ou tout simplement la reconnaissance en face-à-face.
Les dispositifs biométriques ont d’abord été installés dans des zones dites « sensibles » (prisons, aéroports…). Depuis quelques années, dirigeants et industriels ne reculent devant rien pour en généraliser l’usage à toutes sortes d’activités quotidiennes. En 2004, le groupement des industriels de micro-électronique (Gixel) publiaient un Livre Bleu de préconisations au gouvernement, lui conseillant de conditionner les plus jeunes pour faire accepter la biométrie à une population récalcitrante. Ils y prescrivaient une « éducation dès l’école maternelle », c’est-à-dire l’implantation massive de bornes biométriques dans les établissements scolaires. Dès 2005, cette propagande s’est rapidement matérialisée sous forme de systèmes d’accès des élèves à la cantine et aux entrées. On compterait aujourd’hui 350 établissements scolaires biométriques, contre seulement une vingtaine en 2005. C’est donc une grande partie de la jeunesse qui, tous les jours, est priée de trouver normal d’être gérée en silence par le biais de son anatomie, avec la complicité de prétendus éducateurs.
Le monde de la biométrie est le même que celui du prélèvement massif d’ADN, de la vidéo-surveilllance et de la pose de bracelets électroniques sur les nourrissons. C’est un monde où l’on juge que gérer des corps est finalement plus efficace et rentable que dialoguer avec des personnes. Derrière la machine, un pouvoir arbitraire et omniprésent alimente, peut-être plus encore que par le passé, frustration, impuissance et paranoïa. Grâce à ces technologies, les dirigeants constituent des fichiers et organisent une surveillance en temps réel dont auraient rêvé les dirigeants soviétiques. De leur côté, les industriels se réjouissent d’étendre encore leur conquête des activités humaines, en les conformant à leurs innovations technologiques. Tantôt en agitant la peur des terroristes, tantôt pour nous « simplifier la vie », les bureaucraties, petites et grandes, étatiques ou marchandes, ne cessent de soumettre les espaces de la vie commune à leurs propres critères : rien ne doit entraver le flux de l’économie ; rien ni personne ne doit se déplacer incognito.
Pourtant, depuis 2005, une résistance se structure. Fin 2005, une troupe de clowns apparaît dans la cantine du lycée de Gif-Sur-Yvette et sabote les bornes biométriques pendant le repas de midi. Diverses campagnes d’information ont lieu et certaines oppositions réussissent à empêcher l’installation de bornes biométriques. En ce début d’année 2008, divers collectifs en France se sont alliés pour lancer du 12 mars au 12 avril une campagne nationale contre la biométrie. Vous trouverez ci-dessous diverses infos politiques et pratiques sur cette campagne.
Cadre de la campagne
Cette campagne a été lancée parce qu’il est urgent de faire obstacle à la banalisation de la biométrie. Or les mobilisations qui ont eu lieu dans certains lycées sont encourageantes : la détermination de quelques-uns peut suffire à créer un rapport de force favorable. Si, depuis plus de deux ans, diverses actions ont déjà été menées ici et là, l’idée est aujourd’hui de se donner plus de force et de cohésion, notamment en agissant au même moment.
Cette campagne contre la biométrie a été lancée par divers collectifs en France souvent impliqués par ailleurs dans des luttes contre le fichage (ADN, "base élève"), la vidéo-surveillance, la répression et l’enfermement des mineurs... Nous avons décidé de nous attaquer à la biométrie dans le cadre d’une offensive de longue haleine et plus large sur le contrôle social, l’enfermement et les conséquences du développement des nouvelles technologies. Mais dans cette campagne, pas de stratégie unique ni de cadre fermé : à chacun, selon le contexte, de trouver les alliances et les formes d’action les plus belles et les plus intéressantes.
Nous cherchons à élargir cette campagne au plus vite. Votre aide est la bienvenue pour diffuser ce texte de proposition, par internet, mais surtout dans le monde réel autour de discussions.
Les actions que nous projetons visent notamment les établissements scolaires : ce sont des lieux privilégiés de la propagation de ces technologies, mais aussi parce que ce sont des endroits où les enjeux collectifs permettent encore des mobilisations (au grand dam du Gixel). Mais il est tout aussi pertinent de s’attaquer à d’autres espaces où s’implante la biométrie : immeubles, entreprises, bars et restos, lieux de diffusion d’objets high-tech (disques durs et ordinateurs portables par exemple), piscines... Et puis, évidemment, à toutes les entreprises qui la vendent (vous trouverez de nombreux détails sur le blog d’un grand amateur de biométrie : http://pagesperso-orange.fr/fingerchip/biometrics/biometrie_en_france.htm. Pas tout à fait exhaustif mais une bonne base).
Modes d’action
La base est pour nous, de provoquer des remous dans les établissements biométriques et au mieux d’en exclure la biométrie ; et de diffuser massivement des tracts dans les établissements où elle n’est pas implantée, histoire de décourager des projets d’installation. Il a été constaté que dans l’un et l’autre cas ça pouvait marcher.
Nous nous sommes rendu compte qu’il est assez facile d’entrer dans les établissements pour glisser des papiers dans les casiers des profs, voire d’aller trouver franchement des chefs d’établissements et de leur proposer des affiches. On trouve toujours des profs et des lycéens complices.
Dans diverses villes, on peut prendre contact avec des lycéens, syndicats de profs (FEN, FSU, CGT educ, CNT, SNES, SNUIPP, SUD educ...) et parents d’élèves (FCPE...) pour organiser une soirée d’information. C’était assez efficace jusqu’ici et cela permet que les luttes soient menées avec des personnes directement concernées. Cela peut être pas mal d’organiser des actions communes avec des collectifs locaux (en général des syndicats de profs et parents aussi) qui s’engagent actuellement contre Base-élève.
En dehors des tracts et des soirées d’information, des initiatives de "fermeture" symbolique des établissements déjà équipés, avec des marquages du type "Biométrie : quand les lycées se transforment en prison, fermons-les !", pourraient aussi sonner juste.
Des initiatives plus drastiques ne sont pas à exclure, sans nuire aux personnes.
Textes et affiches-type pour la campagne
Deux tracts-types sont proposés avec un contenu un peu différent. Ils peuvent être diffusés tels quels ou modifiés à votre guise (versions texte et pdf disponibles sur le site panoptique.boum.org). Nous proposons aussi des modèles d’affiches à coller autour des établissements et ailleurs.
Soirées publiques
Pour des soirées publiques, nous pouvons envoyer des copies du documentaire "le temps des biomaîtres", un film qui est loin d’être parfait, mais assez court. Si vous en faites la demande par mail, certaines personnes qui ont l’habitude d’intervenir dans des présentations publiques pourraient venir vous aider à organiser la soirée.
Lister les établissements biométriques en France
Nous sommes en train d’établir une liste des établissements scolaires équipés. Il y aurait donc 350 établissements biométriques officiellement déclarés à la CNIL (qui participe activement à la banalisation de la biométrie, voir par ex. l’article http://ww.rebellyon.info/article4767.html), et un certain nombre d’établissements biométriques non déclarés. Il est assez facile d’appeler les collèges et lycées, voire les écoles primaires, en se faisant passer pour une quelconque boîte de biométrie qui propose des équipements aux établissements, pour voir s’ils sont déjà équipés ou pensent le faire. L’un des rares moments dans la vie où il est agréable de se faire insulter au téléphone par des gens qui ne veulent pas en entendre parler.
Retours et diffusion de l’info
Les divers documents et comptes rendus liés à cette campagne seront disponibles sur le site panoptique.boum.org. Vous pouvez déjà y retrouver, outre les tracts et affiches sus-mentionnés, des brochures et documents à photocopier sur le sujet.
Si vous avez fait de l’info dans les lycées locaux, collé des affiches, organisé des débats, envoyez-nous des communiqués sur les réactions que ça a suscité auprès des parents d’élèves, administrations, dans les médias locaux... Par ailleurs si vous entendez parler d’autres actions menées, par le biais de médias locaux indépendants ou marchands, nous voulons bien relayer l’info. Vous pouvez envoyer ces informations à panoptique@boum.org
Nous vous invitons à relayer largement cette initiative chez vous et à décider vous-mêmes du traitement médiatique que vous trouvez adéquat. Rappelons que les chefs d’établissement installent souvent la biométrie pour donner une image de modernité et de prestige à leur école : ils sont donc particulièrement gênés par une opposition médiatisée, ne serait-ce que localement. Des communiqués de synthèse des actions menées partout en France pendant la campagne seront envoyés aux médias au nom du réseau « Biométrie hors de nos vies ». Nous avons choisi que ce réseau de circonstance n’ait ni représentant ni porte-parole ; personne ne devrait donc se mettre en avant et « récupérer » ces actions publiquement, et surtout pas un parti politique.
Bon printemps à tous.
Biométrie, hors de nos vies !
panoptique@boum.org - http://panoptique.boum.org
Documents joints
Dépliant campagne mis en page (PDF - 923.9 ko)
Voici le texte explicatif sur la campagne en version mise en page et prête à être photocopiée.









Commentaires
La technique du tatouage dans l'oreille était quand même beaucoup moins compliquée...
oui mais ca laissait des traces sur ceux qui avaient été libéré des camps.
une bonne vieille puce RFID des familles implantée en sous cutané, comme ca, les veaux ne savent même pas quand et par qui ils sont contrôlés, c'est plus smart et plus clean.
UNI MERCI!
Bah, ça peut toujours nous occuper un moment.
"Grâce à ces technologies, les dirigeants constituent des fichiers et organisent une surveillance en temps réel dont auraient rêvé les dirigeants soviétiques."
vu comme ça, évidemment...
Combat pas gagné, les bonnes gens ayant tendance à penser que quand on a rien à se reprocher, on a rien à cacher.
Il faut arriver à les convaincre que :
- un fichage pas dangereux aujourd'hui peut l'être demain selon les décisions des hommes au pouvoir (des fois, je féminise pas ;-))
- le fichage est nocif, quelles que soient les personnes à qui il s'applique
Débat récent avec un faucheuse volontaire qui va être jugée pour avoir refusé de donner son ADN, son premier élan : "Je ne veux pas être fichée, je ne suis pas une délinquante".
Débat passionnant et passionné pour lui expliquer que le fichage et les enregistrements biométriques sont inacceptables parce que
- inévitablement, ce sera détourné
- il n'y a pas des personnes sont la liberté doit être protégée, et d'autres à qui on peut faire n'importe quoi.
@Maxime : Héhéhé, je me demandais combien de temps il faudrait avant que l'un de mes lecteurs nostalgiques de l'ami Vissarionovitch ne tique sur le mot ;-))
Je précise donc que je ne suis pas l'auteur de cet article que je ne fais que reproduire, laissant à son auteur toute la responsabilité du choix de ses comparaisons... ;-)
@Christine : Tout juste. Quelqu'un qui "n'a rien à cacher", cela n'existe pas, à moins que l'on tombe sur l'oiseau rare qui n'a aucune objection à formuler contre le fait d'avoir des murs de verre à sa maison et plus aucune forme de vie privée...
Et quand bien même ça existerait, qu'il faudrait encore lui assurer la protection de ses droits... ;-)
@ Swâmi , "Quelqu'un qui "n'a rien à cacher", ça n'existe pas..." En voilà un débat intéressant ! Que ça existe ou pas, là n'est pas la question, même si elle est là aussi,(la question). Pour moi la question, ça serait plutôt :"A quoi peut bien ressembler, quelqu'un qui n'a rien à cacher ?"
Est-ce que ça nous ressemble ? On a tous à l'esprit, quelques fictions remarquables, genre" Minority Report", "The Truman Show", "Bienvenue à Gattaca", ou quelques joyeusetés de ce genre terrifique, sans parler de "1984" et consorts! Et là on ne se demande même plus si ça nous ressemble, mais est ce qu'on est déjà dans ce système hyperfliqué, sans le savoir et on le sait quand même un peu et c'est oui ou bien est-ce qu'on veut faire sciemment comme si...?
De quelle réelle liberté disposons nous encore aujourd'hui, et pour combien de temps? Cherche île déserte, sans caméra ni micro, pour passer tranquille le reste de mes jours, qui veut bien m'accompagner ?
A plus.
vieil anar
Hi old chap !
Je viens de te dédier chez moi un petit poème satirique, à propos du brave Melchior (in cauda venenum !).
Et encore bravo pour avoir si bien démoli Col*lomb à Lyon comme tu te le proposais.
J'ai clu voil un tloll velu... Mais oui, mais oui, j'ai bien vu un tloll velu !
(Chouette ! Faites chauffer les merguez !)
Si Jaulès su Jaulès pas velu.
Et encole blavo poul tout. "A +", comme dit l'autle.
Pov minou, tu écris un poème rien que pour lui et il te jette :-(( C'est trop triste.
Caca d'oie, c'est pas terrible comme couleur ! Tu préfères pas jaune quand même ?
Le fichage existe déjà en masse. Carte Bleu, téléphone portable (même celui du président.... "si tu reviens..." :-d),
controle d'accès au bureau, numéro de sécu, carte de fidélité diverse et variées, abonnement velib, carte de parking, et j'en passe et des meilleurs. Les moyens de contrôle pour une éventuelle dictature existe déjà et n'ont pas attendu la biométrie.
Ce qui est dangereux ce n'est pas ces techniques, mais bien plutôt notre incapacité a contrôler les informations.
Y'a juste une différence entre une carte quelle qu'elle soit que tu peux abandonner, même ton portable, et un fichage de parties de ton corps, dont tu peux difficilement te défaire.
Ce qui n'empêche pas de combattre tous les fichages, surtout celui résultant de l'utilisation du numéro dit de sécurité sociale dans tous les fichiers.
C'est une illusion de penser qu'on peut contrôler les informations collectées. A partir du moment où elles existent, il peut en être fait usage. Et l'usage consistant à savoir où tu es et ce que tu fais à tout instant est liberticide. Le plus simple et le plus sûr pour les contrôler, c'est de ne pas les collecter.
Il me semble qu'en plus, il est important de laisser dans une société des espaces pour les "filous". Si tout est contrôlé de façon trop rigoureuse, il n'y a plus moyen de filouter le système et d'y laisser de la place pour les personnes qui sont au bord.
Je fais l'analogie, allez savoir pourquoi, avec la mutation des grandes entreprises. Avant (il y a 15 ou 20 ans) les grosses boîtes avaient des espaces pour les "bras cassés", les ceusses qui bibinaient un peu trop, les ceusses qu'avaient qu'un neurone, et clignotant encore. Je parle bien des boîtes privées. Avec l'exigence de rentabilité tout le temps partout pour tout le monde, les espaces pour ces personnes ont disparu.
Avec le contrôle de tout le monde, tout le temps, l'espace s'amenuise pour les personnes au bord du système. Les contrôles biométriques qui vont être mis en place aux frontières de l'Europe en sont l'exemple.
Ces contrôles laissent ressentir plus que jamais la notion de totalitarisme.
Quant aux contrôles biométriques à l'entrée des lycées, ou même des cantines des lycées, franchement. A part à dresser la jeunesse à accepter, ça sert à quoi ?
@Christine : Ma Sainteté approuve à 100% tout ce que tu viens d'écrire.
@Griffolet :
Ah, si tu cites 'tit Gibus, tu peux rester ;-)
(Mais Ma Sainteté va se coucher)
@ Christine:
"Laisser des espaces": oui, tu as raison, c'est comme les joints de dilatation sur une dalle de béton, ou le petit espace entre plancher et mur qu'on cache sous la plinthe. Si on oublie ou colmate ces quelques millimètres, les conséquences peuvent être assez ravageuses.
On peut observer la même chose dans les boîtes où on essaie de contrôler de plus en plus étroitement les salariés. Dans les boulots les plus basiques, il y a une part de débrouille, de créativité, d'innovation. En contrôlant très étroitement, d'une part on rend cette adaptation menue impossible, d'autre part on en tue même le désir. Le seul désir (et plaisir) qui reste à un ouvrier hyper-contrôlé, c'est de truander la maîtrise.
Par ailleurs, les espaces pour "bras cassés" sont bien en voie de disparition y compris dans le public. Il y a effectivement des bras cassés permanents, qu'on va désormais intégrer (chichement) dans la catégorie "handicapés" les humiliant au passage. Mais aussi, n'importe lequel d'entre nous peut un jour, se casser un bras. Faudra-t-il alors, comme on fait aux chevaux, l'achever?
, Cyberpoete, 14:
Oui et non, ne pas oublier que toute technique porte en elle un mode d'utilisation, parfois obligatoire, parfois simplement potentiel, toujours spécifique. En facilitant des choses à priori compliquées et coûteuses, il les rend possible, et bientôt les voilà obligatoires sans qu'on ait vu venir le coup.
Notre "incapacité à contrôler" n'est pas fortuite, elle est inscrite dans la technologie elle-même, notre bonne volonté s'y cassera les dents, car ces techniques ont bénéficié d'énormes capitaux pour se développer précisément à cause de cette capacité à échapper au contrôle.
Qui contrôlera les contrôleurs?
Je crois avoir compris de Kundera que pour lui, la dictature, c'est quand les choses les plus intimes des citoyens ordinaires deviennent transparentes, étalées à la vue de tous, tandis que devient de plus en plus opaque et incontrôlable la fraction infime des décideurs. Une technologie qui favorise la centralisation des infos et des décisions va dans cette direction.
Dans un autre domaine, ce n'est pas par hasard que la recherche s'est orientée massivement vers le nucléaire, négligeant honteusement le secteur pourtant prometteur des énergies douces. Et que, dans les énergies douces, on est en train de de s'extasier devant des champs entiers d'éoliennes, des hectares de capteurs solaires: tenir dans une seule main aussi anonyme que possible le maximum de pouvoir. Sans parler des immenses espaces agricoles désormais consacrés à ce qu'ils osent appeler "bio-carburants", mettant en danger l'alimentation des plus pauvres.
Ah Christine, y a que toi qui me comprends !
Je frotte mon oreille à ton mollet pulpeux...
Rien que pour tes beaux z'yeux je me ferais volontiers chatnarchiste si je ne l'étais déjà. Et pour la biométrie tu as bien raison.
@Christine "Quant aux contrôles biométriques à l'entrée des lycées, ou même des cantines des lycées, franchement. A part à dresser la jeunesse à accepter, ça sert à quoi ?".
A séparer le bon grain de l'ivraie ie interdire aux jeunes non scolarisés dans l'Etablissement d'y pénétrer ! Cela permet aussi à la Vie Scolaire (CPE) de savoir très rapidement quels sont les absents et de prévenir les familles.
Je n'ai pour ma part jamais travaillé dans un Lycée où on les utilise et je n'en ferai certainement pas l'apologiie.Il faut savoir encore que les informations collectées par l'EN sur chaque élève sont énormes et que 'le code barre" sur les cartes magnétiques y est en vigueur presque partout ! Pour la Sécu on est un numéro ! Pour l'EN on est une tête disciplinée ou pas, bien faite ou pas, dans un environnement famillial favorisé ou pas ! Entre autres joyeusetés...
Mince, j'suis pas épilée ;-))
Mais moi non plus.