Billet d'un être humain
Par Petaramesh le vendredi 15 février 2008, 13:44 - A lire ailleurs... - Lien permanent
C'est chez Claire Malbos. Et ça fait du bien à lire en cette période obscure.
Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…
Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
[...]
Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d’aucun enfant d’une seule confession, d’une seule déportation, d’un seul esclavage, d’un seul massacre.Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l’autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
[...]
La suite se lit là-bas...
Voir ensuite :
Shoah en CM2: Simone Veil fustige l'idée de Sarkozy
"Inimaginable, dramatique, injuste": l'ancien ministre n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.
"À la seconde, mon sang s’est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.
"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."
Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif?" s’interroge-t-elle.
Propos recueillis par Anne Vidalie - L'Express.fr
...Pendant ce temps-là, au parti S., l'Endive et la Pintade du Marais applaudissaient à tout rompre à cette ténébreuse idée du petit Chanoine. À croire que ces deux nobles représentants de la gôôôôôche se téléphonent encore...










Commentaires
J'y cours...
Ben ouais, idée nauséabonde, sans réel fondement... du Sarkozy quoi.
Là je viens d'apprendre qu'il compte faire également une réforme de la Grammaire (rapport Bentolila-Orsenna je crois, j'ai lu trop vite), dans un souci de résultat.
Et sinon ?
Ben c'est le bouzin à l'UMP, et on s'arrange comme on peut avec les médias pour faire oublier ça, le mannequin Sarkozy a trop bavé aux journaleux, on tente le rattrapage ...
J'ai l'impression que le "mouvement" que prône NotreTrèsVénéréPrésiMent ressemble à une glissade perpétuelle sur peau de banane pour divertir, ou plus simplement détourner l'attention.
Enfin, plus je regarde, plus ça se confirme.
Merci cher Guru pour le lien chez Claire Malbos
Il n'y a donc pas de limite à l'ignominie, à la récupération tous azimuths des misères du monde.
Honte à lui, qui récupère les martyrs pour sa cuisine électorale !
Honte à nous qui sommes représentés par ça !
Honte à ceux qui l'ont porté au pouvoir et au troupeau innombrable de ceux qui lui lèchent les bottes.
Ceux qui le combattent n'ont pas à rougir.
Ben, on ne peut pas s'empecher de rougir de furaxitude, parfois...
Quel bonheur ce présidentsarayerleparquet !
source le monde:
"Nicolas Sarkozy a prôné vendredi un renforcement de l'instruction "civique et morale à l'école", passant par la réhabilitation du drapeau tricolore, de la figure de Marianne et de l'hymne national."
Il continue son œuvre éducative.
Après le populisme, la nationalisme...
Miam. On fait un petit remake de 14/18 prochainement ?
Et c'est assez drôle de sa part de prôner la moral, le respect, la politesse, étant donné que ce n'est vraiment pas son genre.
Signalé par Nef chez Laflote (mais j'ai choisi un autre journal)... Des grouillements dans le panier de crabes
Tout et son contraire comme d'habitude. Et pendant ce temps là, le même renvoie par charters entiers d'autres enfants et leurs parents, comme au bon vieux temps du pétainisme (chambres à gaz en moins Dieu merci). Il est vraiment schizophrène ce pauvre garçon. Simone Veil ne s'y est pas trompée, le problème c'est qu'elle fait partie de cette droite qui a amenée Sarko au pouvoir, elle peut toujours couiner (malgré tout le respect que j'ai pour elle), elle aurait pu y penser avant de soutenir notre moulin à vent et à paroles national.
Et voilà ! Prédator Porte-la-mort a encore frappé !
D'un coup d'un seul, quand j'ai appris ça, avant même d'avoir lu quelque réaction que ce soit, j'ai pensé à mon frère, qui a traîné pendant soixante ans le poids d'un enfant mort peu avant sa naissance, dont il porte le prénom, enfant dont il ignorait qu'il était le trou noir de son malvivre, enfant qu'il lui a fallu dix ans de thérapie pour apprivoiser, pour retrouver sa trace, pour pouvoir aller sur la tombe du fantôme avec celle qui était sa petite soeur, qui a pu enfin en refaire un vivant.
Un individu normal serait impressionné par la violence et le nombre des réactions qu'il a provoquées, et jusque dans son propre camp. Pas lui. Ce pervers narcissique (allez sur le blogue de Serge Heiftez) doit jouir comme le jour où il a humilié devant les télés les policiers de Toulouse. Oui, jouir. Et soyez sûrs qu'il va refaire comme au CRIF pour son cantique du Latran : persister et signer "avec plaisir". Voilà : Jouir.
Bordel, pères qui me lisez, aimez vos enfants quand ils sont petits, ça nous évitera de nouveaux NS...
Et puis dites, pour ne parler que de la guerre 39-45, pourquoi seuls des enfants juifs mais français ? Et les enfants français mais gitans ? Et puis tous les enfants morts de toutes les guerres, dont celles que notre France a faites ?
"Il s'en était fallu d'un rien, d'un coup de pédale pas assez énergique, d'un détour trop long, d'une hésitation dans la recherche du lieu de rendez-vous, mais sans ce retard salvateur il serait aux côtés de son camarade Michel Christophe, arrêté presque sous ses yeux, poussé violemment dans une voiture, conduit à Nantes, torturé au siège de la Kommandantur, emprisonné puis déporté à Buchenwald d'où il revint à la fin de la guerre, maigre, tellement maigre avec cette fine enveloppe de peau épousant son crâne et ses os, que sa mère qui l'accueillit sur le quai de la gare hésita à refermer ses bras autour des pauvres formes de son fils de peur de le réduire en poussière, comme ces momies manipulées sans précaution à l'ouverture d'une sépulture ancienne, lui disant : « C'est bien toi », non pour s'assurer qu'il s'agissait bien de lui – mutilé, défiguré, comment n'eût-elle pas reconnu cette part d'elle-même? – mais comme on s'étonne de la métamorphose d'un proche ; c'est bien toi, qu'on n'imaginait pas capable d'un tel prodige, c'est bien toi, cet équilibriste sur le fil de la mort. Et pendant des jours l'alimentant comme un enfant de bouillies et de viande hachée, respectant son silence, et lui, à mesure qu'il reprenait des forces, que son regard paraissait moins lointain, commençant à raconter les affres du corps : la faim, les poux, la vermine, la dysenterie, le froid, la fièvre, mais comment faire entendre cette faim-là à ceux qui évoquent en retour leurs privations, ces démangeaisons-là à se gratter jusqu'au sang et à la folie à ceux qui se plaignent que le savon était une denrée rare et ne moussait jamais, ce froid-là à ceux qui grelottèrent quatre hivers, cette fièvre-là à ceux qui empilaient sur eux couvertures et édredons, alors gardant le reste pour lui, ne confiant que bien plus tard à son camarade Joseph ce qui tourmentait ses jours et ses nuits depuis son retour et dont il avait été le témoin : cinq cents petits Gitans, entre cinq et douze ans, exécutés à la seringue, un à un, que l'on immobilisait sur une table pendant qu'un pseudo-chirurgien, liftier dans le civil, leur enfonçait une longue aiguille dans le cœur, y instillant un poison jaunâtre à l'effet foudroyant. Et son camarade, se rappelant sa lenteur à bicyclette et le hasard bienheureux qui lui avait valu de ne pas partager le même sort, se retenant de lui demander s'il avait fait partie de ceux qui maintenaient de force les petits martyrs."
Jean ROUAUD
Des Hommes Illustres, éd de Minuit
(p 157)
Le génie des Carpathes...
Tout ce qui est dit là-dessus - injustifiable, ignominie etc - est juste (quel beau mot !). Après la sidération (désarmante) vient l'écoeurement. Mais ...
Au delà de la (notre) perpétuelle course "derrière" les déclarations-provocations, course qui occupe le terrain et les forces, il y a - tant est grande l'ampleur des dérives - un aspect relativement inaperçu : cet homme, NS (notre soigneur, comme on dit dans le vélo), prétend à une universelle omnicompétence (ça fait beaucoup, certes...) qui déborde les siècles de pensée, les interrogations ou provisoires sentiments de savoir un peu et de douter beaucoup. Aujourd'hui, au petit matin de porcelaine, il affirmait (outre ses décisions grammairiennes solidement assises) que "traumatiser les enfants, ma proposition ? Vous voulez rire ! C'est un cadeau exaltant que je leur fais."
En gros, cet homme connait l'enfance (il l'aime sacrificielle, ça lui met la larme à l'oeil, c'est flagrant), sa psychologie, ses rêves mieux (tellement mieux) que tous les pédopsychologues que la terre a jamais porté. Mieux que vous et moi qui avons été enfant (eh!!!) et qui en accompagnons certains qui nous accompagnent.
Cet homme est un Annapurna, un Everest, un Sinaï de la pensée. C'est très inquiétant vu les précédents (je ne rigole pas). D'autant plus que cette prétention - si hénaurme qu'elle est comme la lettre volée, on ne la voit pas... - est peu dénoncée, au fond.
Finalement, sa chandelle est verte...
Hihi ! Il ne manquerai plus que le "nouvelobs.com" publie, sur son site, la liste des 11.000 enfants français victimes de la Shoah ! Pauvre Nicolas, pauvre Carla...
Je me demande presque si Nicolas Sarkozy ne veut pas faire augmenter la consommation d'antidépresseurs chez l'enfant, à moins que ce soit l'augmentation du nombre de suicides chez l'enfant... comme si ce qu'ils subissaient n'était pas déjà assez difficile, et puis en plus c'est en partie (à N. S.) de sa responsabilité...
Des fois, je me demande s'il a vraiment un cerveau... (pire que G. W. Bush ?)
Miguel de Unamuno, Espagne, 1936
Tout y est, et particulièrement ça:
"Je viens d'entendre un cri nécrophile et insensé : Vive la Mort ! Et moi, qui ai passé ma vie à façonner des paradoxes qui ont soulevé l'irritation de ceux qui ne les comprenaient pas, je dois vous dire en ma qualité d'expert, que ce paradoxe barbare est pour moi répugnant. Le général Millan Astray est un infirme. Disons-le sans arrière-pensée discourtoise. Il est invalide de guerre. Cervantes l'était aussi. Malheureusement, il y a aujourd'hui en Espagne, beaucoup trop d'infirmes. Et il y en aura bientôt encore plus, si Dieu ne nous vient pas en aide. Je souffre à la pensée que le général Millan Astray pourrait établir les bases d'une psychologie de masse. Un infirme qui n'a pas la grandeur spirituelle d'un Cervantes recherche habituellement son soulagement dans les mutilations qu'il peut faire subir autour de lui."
Quant à Simone Veil, sa réaction rapide et forte est une (petite) consolation. Mais que diable allait-elle faire dans
ce yachtcette galère, elle lui a peut-être apporté les 3% qui nous l'auraient épargné!Une pintade à l'endive c'est vraiment trop indigeste. Si notre bouffon est un nécrophile obscéne, eux sont d'une insignifiance pathétique.
:
Je crois que Simone Veil est bien placée pour savoir ce que c'est que le remords d'être vivant quand les autres sont morts. Et que sa réaction est d'une totale sincérité.
Mais que diable fait-elle encore dans cette galère?
, pas sérieux, 11:
Allons au bout de la logique, ne faisons pas les choses à moitié, il nous faut aussi la liste des autres, ceux qui seront privés de parrainage parce que pas français. Tant qu'à être abject....
tiens je glisse cette petite lettre d'une professeur des écoles de Paris, je crois que c'est le bon endroit...
"Ce projet me semble formidable, mais j'aimerais savoir
si M. Sarkozy a prévu le cas où parmi les élèves de
CM2 se seraient glissés sournoisement des apatrides
cosmopolites, enfants de sans-papiers, qui seraient
bien entendu indignes d'honorer la mémoire des enfants
déportés. Ces enfants d'immigrés clandestins, subis
par notre beau pays, ne pourraient bien entendu en
aucun cas participer à son admirable travail de
mémoire.
C'est pourquoi, en tant qu'enseignante de CM2, je vous
demande de bien vouloir m'autoriser, avant de mettre
en place ce travail pédagogique, à demander à mes
élèves de me fournir la preuve de la régularité du
séjour de leurs parents.
Bien évidemment, je tiendrai à la disposition des
autorités préfectorales la liste des individus qui
n'auraient pas été en mesure de me fournir ces
documents, et qui auraient néanmoins réussi à
infiltrer ma classe. Ainsi, la police française pourra
procéder à leur renvoi vers une destination qui
m'importe peu, et nous serons enfin entre nous pour
effectuer, tranquillement, notre devoir de mémoire."
Laurence Pierson
enseignante de CE2/CM2
Ecole Etienne Dolet, Paris
Le compassionnel devient un leitmotiv, comme avec la "Lettre de Guy Mocquet"! Ce n'est pas le contenu qui est important, c'est l'émotion suscitée! J'ai lu sous la plume de Céleste, qqpart, l'analogie avec le succès du film"Les Choristes", c'est tout à fait ça! Je suis même persuadé qu'il est sincère'(Sarko!), naïvement sincère et que ses conseillers instrumentalisent de cette façon leur mécanique du pouvoir!
Bien sur que je suis d'accord à 100% avec tout ce qui est dit plus haut, mais ces gens-là ne pensent pas comme nous et leur humanité n'a pas le même centre de gravité!( je parle de Sarko et de sa cour!), même le coeur n'est pas à la même place! Il y a qqchose chez Imre Kertesz, dans "Kaddish pour un enfant à naître"que je n'arrive pas à retrouver, mais très juste sur ce sujet-là! Et de l'indicible horreur que cite PMB plus haut, quelque chose de tellement abstrait, comme la misère pour le bourgeois, qu'il n'y pas d'autre recours que les "bonnes oeuvres", avec lesquelles on "apprivoise" et j'ai le sentiment que c'est un peu ça, dans le mouvement compassionnel proposé, sauf que là, il s'agit d'enfants juifs "morts", comme si la SPA proposait à 11000 enfants de CM2 11000 petits chiots morts!!
Bien sur qu'on aurait préféré le parrainnage d'enfants sans-papiers bien-vivants, mais pour faire quoi, de ce parrainnage ? Les raccompagner gentiment à la frontière avec des bonbons! Tout ce qui est institutionnalisé est déjà mort! Allez,à plus.
vieil anar
Petit rectificatif de taille, le titre du bouquin de Imre Kertész:"Kaddish pour l'enfant qui ne naitra pas", lapsus de ma part!, où il raconte de façon extrêmement touchante, ce qui l'a toujours obstinément poussé, au mépris de la vie, à refuser toute sa vie d'avoir un enfant, après l'indicible horreur d'Auschwitz!
vieil anar
Une perle, ce texte de Claire Malbros. Vraiment.
Il paraît qu'il ont un peu baissé le ton : maintenant, ce n'est plus un enfant mort par enfant vivant, ce sera un enfant mort par classe.
Avant, c'étais des gerbilles, les mascottes de classe. Maintenant, ce seront des enfants morts.
On nous prépare une belle génération de névrosés...Déjà que l'actuelle n'est pas brillante...
Ce texte là n'est pas mal non plus!