Hier soir, impressionnant festival de mademoiselle Patâpatî, avec dans l'ordre :

  • Mademoiselle Patâpatî tombe sur la tête dans la cour de l'école, et nous ramène le plus bel oeuf de Pâques que j'aie vu depuis des lustres. Son énorme bosse l'a empêchée de trouver sa position de sommeil habituelle cette nuit ; elle a donc très peu dormi, et aujourd'hui, elle reste à la maison couver sa bosse. Pas de dégâts plus sérieux apparemment, heureusement.
  • Mademoiselle Patâpatî, qui a un poil dans la main gros comme un baobab et est une élève (extrêmement) dissipée dont les résultats - et avant tout les efforts ou plutôt leur abyssale absence - laissent fortement à désirer depuis le début de l'année (déjà l'année dernière ça fasseyait dans les haubans), et qui a été moûltement prévenue et reprévenue et mise en demeure depuis la Toussaint de corriger le tir sous peine de nous obliger à prendre à contrecoeur des mesures drastiques, nous rapporte le plus exécrable bulletin que j'aie vu de toute sa scolarité. En gros, elle a complètement décroché et n'a amélioré en rien ni ses efforts (ou leur totale absence) ni son attitude en classe. Appréciation désastreuse, toutes les notes tombées à C ou D, la cata intégrale. Mesures drastiques de conséquence : Primo, elle peut se mettre sur l'oreille le séjour au poney-club des vacances de Pâques pour le fumer une autre et éventuellement meilleure année. Deuxio, son ordinateur verrouillé jusqu'à la fin de l'année scolaire. Troisio, au point de catastrophage où on en est, on est partagé entre 4 options :
    1. Espérer qu'elle va corriger le tir avant la fin de l'année et entrer en sixième dans le filière "conservatoire" où elle est actuellement. Hélas assez peu probable compte tenu du nombre de fois où nous l'avons déjà prévenue et des résultats inexistants observés ?
    2. Espérer qu'elle finira l'année jugée bonne pour la 6e, et la coller en 6e dans une boîte privée (oui, je sais, c'est moi qui écris ça...) où on va lui coller un tour de vis et la faire bosser histoire d'éviter que sa scolarité ne tourne en jus de boudin définitif. Dans ce cas, adieu le chant et le conservatoire. C'est malheureux, mais elle a fait ses trois premières années de primaire dans une école privée, où, bien que peu travailleuse, ils arrivaient à la tenir et à la faire bosser assez pour obtenir des résultats satisfaisants. Puis deux années dans le public, la première médiocre, la deuxième catastrophique jusqu'ici, on va bien devoir trouver un moyen de limiter la casse avant que ça ne soit irrécupérable :-(
    3. Essayer de la retirer immédiatement de son école et la recoller dans le privé pour terminer son CM2 en espérant que le choc et le tour de vis lui remettront les pendules à l'heure avant la fin de l'année, et selon le résultat obtenu, voir si on essaie de la remettre en collège public + conservatoire l'année prochaine ou si on oublie le conservatoire et privé jusqu'au bac :-(
    4. Dernière option, elle doit repiquer son CM2, et si c'est le cas, là, le conservatoire c'est même plus la peine d'y penser et ça sera boîte privée, point à la ligne.
  • Ce soir rendez-vous avec la maîtresse, je sens qu'on va bien s'amuser :-(

Piting, c'est bien la peine que je descende de trois générations d'enseignants du public dans toutes les branches de ma famille pour en être là. Suffit d'observer le fonctionnement de l'école où elle se trouve actuellement - qui n'est pas particulièrement "difficile" et encore moins "sensible" pour constater qu'il n'y règne pas l'ombre de la moindre discipline, que quand ça bastonne dans la cour de récré et que les uns emmerdent les autres on n'y trouve aucune ombre d'autorité ni aucune intervention, que les maîtresses s'en tamponnent allègrement le coquillard, et que les élèves "intelligentes mais spontanément peu travailleuses et dissipées" sont laissées à foutre le bordel dans le fond de la classe sans aucune espèce de tentative de reprise en main, avec juste un bulletin de merde à la fin du trimestre. On dit les parents, les parents, les parents... Ben ouais, mais il ne sont pas à l'école toute la journée, les parents... Et quand la discussion avec les gosses ne suffit pas, quand prévenir ne suffit pas, quand tenter de motiver avec la carotte ne suffit pas et que menacer avec le bâton ne suffit pas non plus, qu'est-ce qu'ils y peuvent, les parents ? Ma mademoiselle Patâpatî, je la connais bien : elle est intelligente et l'école l'emmerde. Elle ne fait jamais le moindre effort pour ce qui l'emmerde (ce qui est bien naturel), et si elle n'a pas quelqu'un sur le cul pour la garder à l'oeil et la faire bosser, elle n'en branle pas une. Moralité : Si on la laisse dans une école où ceux qui ne veulent pas en branler une sont juste laissés à foutre le bordel dans le fond de la classe, sa scolarité sera définitivement pliée avant la fin de la 5ème, et ça se terminera royalement par un C.A.P. d'esthéticienne (non que je n'ai de mépris pour aucune profession, mais on peut quand même espérer qu'une gamine intelligente et bourrée de dons artistiques puisse se construire un autre avenir...).
Gloups. Bollocks...

  • Ah puis comme la journée ne suffisait pas comme ça, la très charmante et adorable étudiante qui s'occupe des gosses tous les soirs pour aller les chercher à l'école et les ramener jusqu'à notre retour nous plante à la fin du mois. Ses horaires de cours du deuxième semestre ne lui permettent pas de continuer, et on a moins de 2 semaines devant nous pour trouver moyen de la remplacer :-((

Faites des Nains, franchement, c't'une expérience intéressante...