Du rififi chez les Shadoks
Par Petaramesh le jeudi 10 janvier 2008, 00:44 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Sur la morne plaine de la planète Shadok, où les Shadoks sont conduits par un quarteron de Shadoks jaunes et filandreux sous le direction du Grand Shadok endivéen suivi d'un troupeau de Shadoks fauteuillophiles et autres Shadoks portefeuillotropes qui ont oublié depuis longtemps pourquoi ils étaient devenu Shadoks si tant est qu'ils l'aient su un jour dans l'une de leur quatre cases (Ga, Bu, Zo, Meu se traduisant par "élection, déjeûner, promesse, portefeuille" ou parfois par "pas de vagues, dîner, trahison, fauteuil"), il reste néanmoins quelques Shadoks bien combattifs dopés au Cosmogol, pour le peu qu'il en reste tant que tout le Cosmogol ne leur a pas été pompé par le Nain des Carpathes.
Faisons le tour de ces Shadoks qui portent haut les couleurs de la planète Shadok, sans toutefois se rendre compte, Shadoks qu'ils sont, que s'ils étaient un peu moins Shadoks, ça ferait quand même un bail qu'ils se seraient barrés ailleurs sur une planète où le Cosmogol est plus efficace et de meilleure qualité.
Mais bon, des Shadoks couillus[1] qui pompent dans le bon sens, ça fait plaisir quand même, et surtout ça fout un sacré boxon à Shadokville, ma brave dame, je ne vous dis que ça.
(La météo est mauvaise sur la planète Shadok. Une prochaine implosion de la planète entière est prévue par Nostrashadokus)
Faisons un petit tour d'horizon des Shadoks pas jaunes :
Boycotter Versailles : c’est s’incliner devant Sarkozy sans mener de bataille !
de Jean Jacques Chavigne, Démocratie & Socialisme
- Jean-Marc Ayrault, Président du groupe PS à l’Assemblée nationale a annoncé que les députés socialistes boycotteraient la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 4 février. Ce jour là, le congrès sera réuni par Sarkozy dans l’objectif de réviser la Constitution française. Cette révision est indispensable à une ratification ultérieure du Traité Modificatif Européen par le Parlement.
- François Hollande a approuvé cette prise de position. Ce n’est pas acceptable !
- Refuser d’aller à Versailles c’est offrir sur un plateau à Sarkozy la majorité des 3/5 (des votants !) qui lui permettrait de modifier la Constitution et, ensuite, de faire ratifier le nouveau traité européen par le Parlement réuni en congrès, sans passer par un nouveau référendum.
- Ce serait une défaite sans combat : le refus de nous battre pour la seule revendication juste : "Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait !" Alors qu’il est possible de gagner et d’empêcher Sarkozy d’obtenir les 3/5 des suffrages des parlementaires.
- Si Sarkozy obtient sa majorité des 3/5 la bataille contre la ratification du traité au Parlement n’aura plus aucun sens. Il lui suffira alors d’obtenir la majorité simple devant le Parlement et cela ne posera aucun problème à la Droite. Ce vote ne sera qu’un vote symbolique.
- Il n’est possible de faire barrage à Sarkozy et à sa volonté de ratifier le TCE sans passer par un référendum que lors du vote sur la modification de la Constitution. Ne pas être là lorsque ce vote aura lieu, serait fuir le combat sur le seul terrain où Sarkozy peut être battu. Il serait, de surcroît, difficile de comprendre le soutien que notre parti apporterait ainsi à Sarkozy au moment où les attaques de la Droite se multiplient contre les salariés, les retraités, les chômeurs : fin des 35 heures, remise en cause du CDI, du Code du travail, franchises médicales, baisse du pouvoir d’achat augmentation de 1,1 % des retraites en 2008, stigmatisation à jet continu des chômeurs et des salariés pauvres...
- Nous ne pouvons pas accepter que notre parti puisse faire preuve d’un tel mépris envers les électeurs. Nous ne pouvons pas non plus accepter que notre parti puisse refuser la confrontation avec Sarkozy à un moment où l’échec de sa politique du "pouvoir d’achat" le rend particulièrement vulnérable. On ne fait pas de la politique contre Sarkozy et la Droite la plus réactionnaire depuis Pétain avec un fleuret moucheté. L’adversaire, lui, utilise le sabre d’abordage. Nous devons nous battre sans concessions pour freiner, stopper sa volonté d’effacer tous les acquis sociaux depuis 1936.
- Les parlementaires comme Marc Dolez ou Henri Emmanuelli ont déjà fait savoir qu’ils iraient à Versailles pour voter contre le projet de modification de la Constitution proposé par Nicolas Sarkozy. Ils ne seront pas les seuls. C’est l’ensemble des parlementaires de la gauche (et donc du PS) qui doivent se rendre à Versailles, empêcher Sarkozy d’obtenir la majorité des 3/5 et l’obliger à organiser un référendum sur le Traité européen signé à Lisbonne par les chefs d’Etat ou de Gouvernement, le 13 décembre 2007. Un traité dont le contenu est le même que le TCE rejeté par 54,67 % des électeurs français le 29 mai 2005.
Jean-Luc Mélenchon donne aussi de taille et d'estoc :
C’est une forfaiture, les socialistes se devaient de tout faire pour rendre possible le référendum, s’est indigné le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon.J’irai à Versailles et je ferai campagne pour que les socialistes y aillent, a déclaré Jean-Luc Mélenchon, dénonçant l'hypocrisie absolueetun simulacre d’opposition
Henri Emmanuelli sauve l'honneur, sinon des Shadoks, du moins le sien, c'est déjà bien :
- Respecterez-vous la consigne de boycott du Congrès ?
-Non. Nous nous sommes engagés à quatre reprises pour que l'adoption d'un traité impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par référendum. Il n'y a qu'un seul moyen de forcer Nicolas Sarkozy à l'organiser, c'est d'aller au Congrès de Versailles et de voter contre la modification de la Constitution permettant la ratification par voie parlementaire. Toute autre solution est dilatoire. Dire : « le PS boycotte Versailles », c'est accepter qu'il n'y ait pas de référendum et laisser le champ libre au président pour sa manoeuvre.
- Ne pas se déplacer à Versailles pour le Congrès serait donc une erreur ?
Je suis parlementaire. J'ai été élu par le peuple et je ne le priverai pas de sa souveraineté. C'est une question de crédibilité. J'ajoute que le groupe des députés socialistes n'a rien décidé du tout. Nous n'avons aucunement été consultés sur la question d'un éventuel boycott. Je laisse la responsabilité à Jean-Marc Ayrault de ses déclarations.
- François Hollande confirme ce boycott...
-Je ne comprends pas. Je suis affligé. On ne peut pas dire dans le même temps qu'on veut un référendum et adopter une attitude qui, de facto, laissera les mains libres à Sarkozy. Où est la cohérence ? L'heure n'est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion, voire à la duplicité.(Propos recueillis par Eric Hacquemand - Le Parisien)
Michaël Moglia demande qu'on lui passe la bassine d'urgence :
Lettre de Michaël Moglia à Jean-Marc Ayrault
« Négocier un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace" (proposition 91 du Pacte présidentiel de Ségolène Royal) » [2]
Cher Camarade,
Je souhaitais par la présente te faire savoir mon écoeurement suite à ton passage en force, hier après-midi, concernant l’épineuse question de la future ratification du traité de Lisbonne.
Annoncée à la sauvette, sans qu’aucune décision n’ait été prise par le groupe, avant même que le BN de notre parti ne se prononce, cette position montre, s’il en était encore besoin, à quel niveau de médiocrité nous sommes tombés.
Cette position, qui a le mérite de prendre très clairement les Français pour des imbéciles, ajoute à la confusion ambiante et méprise le vote pourtant très clair de nos concitoyens et plus particulièrement celui de notre électorat.
Le reniement des engagements pris devant les Français lors des dernières Présidentielles, décrédibilise un peu plus encore notre action et plus particulièrement celle que tu mènes à la tête du groupe.
L’obtention du nouveau référendum est possible, la majorité des 3/5 des parlementaires nécessaire, à condition qu’aucune voix de gauche ne manque, existe. Tu en as décidé autrement, je le regrette et espère que de nombreux parlementaires ne te suivront pas dans cette décision nous permettant ainsi de ne pas être complètement ridicules lors des distributions que nous effectuons actuellement dans le cadre des élections municipales et cantonales.
Michaël Moglia Membre du Conseil National Conseiller Régional
(Et maintenant que la pompe à Cosmogol a embrayé, il en tombe désormais plus vite que je n'arrive à les mettre en ligne ;-)
Là, les glaives sont tirés. Il y a fort à parier que d'ici peu il y aura une émigration massive de Shadok-people pas jaunes qui réclameront un asile politique bien mérité ailleurs, ou se construiront d'eux-mêmes une nouvelle planète.
Quant à nous, on a tous les drôles d'oiseaux jaunes à l'oeil, faudrait quand même pas nous prendre pour des Shadoks, et notre bulletin de vote a la mémoire longue et teigneuse.
Et d'ici-là, le 4 février, mettons nos bonnets de Gibis sur nos têtes, et d'un grand coup de Cosmogol, Zou ! Tous à Versailles ! ! !











Commentaires
Tudieu ! Les Shadoks se réveilleraient-ils ? On n'ose y croire.
Quand j'ai lu le commentaire de l'Endive, je me suis dit "avec une opposition comme cella la, le Nain n'a meme plus besoin d'avoir la majorite". Ce qui d'ailleurs me rend fort content de mon non-vote au second tour (apres tout, moi aussi je boycotte...)
Content de voir que certains reagissent, mais dommage qu'ils semblent etre en minorite dans leur propre parti... :/
Grrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Paf ! paf !
Monguru, dans le but d'aider ta créativité littéraire, je te soumets une liste de synonymes de courage. Je suis sûre que tu peux nous fabriquer une jolie expression. Evidemment y'a aussi "avoir du poil au cul" ;-))
âme, ardeur, assurance, audace, bras, bravoure, caractère, chaleur, coeur, confiance, conscience, constance, contenance, cran, crânerie, cruauté, culot, décision, énergie, estomac, fanatisme, fermeté, force, force d'âme, front, furie, générosité, hardi, hardiesse, héroïsme, impétuosité, intrépidité, passion, patience, persévérance, résistance, résolution, ressort, ressource, sentiment, solidité, stoïcisme, témérité, toupet, vaillance, valeur, vertu, volonté, zèle.
...bravitude ? :-D
Shadoks jaunes :
(D'après La Figue Garou électronique, non, ce n'est pas moi qui lis cette chose ;-)
Bon, pour Jackouille la fripouille, on savait depuis qu'il a vendu son âme le jour où il a réalisé qu'il n'en avait pas, ainsi persuadé de faire une bonne affaire, mais c'est de l'histoire ancienne.
Va falloir faire une bonne petite liste des Shadoks jaunes et la punaiser bien visible en tous lieux pour être parfaitement sûrs de s'en souvenir lors de tous les scrutins à venir et leur assurer de manière définitive le bénéfice de leur régime spécial de retraite.
@Swâmi: ce sera plus rapide de faire une liste des shadoks pas jaunes, et ça évitera de tuer des arbres pour rien. Et puis, pas si jaunes que ça, finalement, c'est tout à fait dans la ligne de la planète shadok, ce genre de choses. Ce sont plutôt les Mélenchon & cie dont on se demande ce qu'ils fabriquent encore là si ils croient vraiment à ce qu'ils racontent.
J'ai peur de comprendre que le véritable adversaire politique de cet ashram soit le PS ! Je n'en suis pas mais je crois qu'il y a des indignations et des actions bien plus urgentes... Citoyens de tous les pays...
Il y a encore des socialistes qui s'appellent "camarade" entre eux ? Diantre !
A propos de "camarade", les députés communistes y vont à Versailles ?
@Swâmi : crétinitude ! ;-))
@Amazone : évidemment je peux pas parler pour l'ashram, mais oui le PS est un des ennemis. Pas dangereux en ce moment si ce n'est par défaut, donc effectivement on peut se concentrer sur d'autres combats.
@Amazone :
Cet humble ashram n'a pas un adversaire politique désigné...
Pour le P.S., pratiquer le coup d'oeil dans le rétroviseur depuis disons, 1983, me paraîtrait utile. Ce parti n'est plus "de gauche" depuis une sainte éternité, du moins par sa direction, la majorité de ses ténors et de ses élus, même s'il comporte encore nombre de militants sincères.
Mais ces derniers mois sont une véritable apothéose.
Le P.S. est sans doute aujourd'hui le pire désherbant et défoliant de la gauche de ce pays (ce n'est pas nouveau, je le disais déjà durant la campagne présidentielle...) en ce qu'il occupe le terrain de la "gauche" dans les médias et l'opinion que ceux-ci gouvernent pour une large part, étouffant sous son poids mammouthéen toute véritable gauche en refoulant celle-ci dans les espaces latéraux que les médias et la classe politique dans son ensemble qualifient avec grand plaisir d'"extrême", terme suffisant à servir de repoussoir efficace pour un grand nombre de citoyens de ce pays.
La trahison de la direction du P.S. appelant au boycott du congrès de Versailles est toutefois inédite, car elle est à la fois contraire à tout esprit démocratique et républicain (surtout de la part d'un parti se prétendant de gôôôche) et significative d'un abandon de ces principes pour la décision cyniquement mesurée de gouverner le pays sans le peuple et de passer par-dessus le résultat d'un référendum ayant déjà eu lieu, ce qui constitue une forfaiture.
Cette décision va également directement à l'encontre des engagements de campagne du P.S., et les met dans la position cynique et ubuesque de voter à l'assemblée la motion du PCF exigeant un référendum - motion qui n'a pas la moindre chance d'aboutir - tout en ouvrant cyniquement (par leur absence planifiée au congrès de Versailles) la voie à la modification de la constitution permettant l'adoption du mini-traité-maxi-arnaque sans référendum, alors que le congrès de Versailles exigeant une majorité des 3/5 que le gouvernement est loin d'être sûr d'obtenir, est le seul endroit où le P.S. aurait une chance de parvenir à forcer l'obtention d'un référendum, ce qui est leur objectif avoué et leur engagement de campagne.
On voit donc que leur duplicité et leur cynisme sont absolus, du moins du côté de la direction prônant le "boycott du congrès", et on ne saurait laisser passer une trahison de cette envergure.
>
Plus urgentes ? Dans la mesure où le congrès de Versailles a lieu dans 3 semaines et où le poids des députés P.S. y est déterminant pour l'adoption ou le rejet de la modification constitutionnelle nécessaire à l'adoption du traité sans référendum, je me demande ce qui pourrait être plus urgent que de dénoncer le plus haut et fort possible l'attitude honteuse de la direction de ce parti, et d'y mettre la pression maximale, aussi bien grâce aux quelques figures de proue de ce parti qui ont encore le sens de l'honneur, de la République et des engagements pris, qu'en faisant remonter le mécontentement par sa base miliante et en rappelant qu'en tant qu'électeurs, nous nous souviendrons de cela dans les proches échéances électorales qui viennent.
Les élus P.S. qui ont leur siège pour seul horizon moral seront sans nul doute sensibles à la différence qu'il peut y avoir entre 49,5 et 50,5% lors d'un deuxième tour...
En boycottant Versailles la direction du PS prend la responsabilité de ruiner les chances de ses élus pour les échéances prochaines. Il lui restera ensuite à dissoudre le parti et à rejoindre, qui le Modem, qui l'Ump, en cocufiant les militants restants.
Que les ouistes revenchards réfléchissent avant de laisser faire les fossoyeurs du PS et les assassins de la démocratie républicaine.
Je crois qu'Amazone n'est pas bien au courant de ce que Swâmi pense de la démocratie. Il l'a dit en décembre, il me semble.
@Melchior : (Tiens, ça faisait longtemps que tu n'avais pas trollé). Toi volontairement mal compris et faire remarque tendancieuse, moi pas surpris.
Moi pas voulu vexer toi. Moi pacifique et savoir toi toujours avoir raison, par construction. Moi ravaler démocratie et repartir en courant.
J'ai envoyé des lettres aux députés et sénateurs de ma région (lettre qu'on trouve sur le site pour un référendum le CNR)
Un seul m'a répondu en me demandant mon adresse et m'a envoyé les arguments bateaux du style "il l'avait dit pendant la campagne ""c'est un mini traité" etcJFAUT SAVOIR QU ILS NE REPONDENT JAMAIS SUR LE CONTENU DU TRAITE.Je lui ai répondu avec d'autres arguments qui apparement ne lui ont pas plus et il ne m'écrit plus.Voilà ,sinon aucune réponse des autres .Ils ne daignent même pas répondre.Et c'est pour ces gens là qu'on se déplace aux urnes.Je précise que le seul qui m'a répondu est ump, je n'en reviens pas.J'ai eu les voeux de 2 élus pour la nouvelle année :j'ai jeté à la poubelle
J'aime bien votre billet Swâmi ,j'ai mis un lien chez moi pour mes ami(e)s.
Ces Sadocks masocks qui continuent à creuser alors qu'ils ont atteint le fond de la piscine, je ne les comprends pas.
"Et c'est pour ces gens là qu'on se déplace aux urnes". Pour moi, Turandot, c'est fini.
@PMB : "Pour moi, Turandot, c'est fini". Tu vas aller pêcher dans quel coin, que je me sente moins seul ? ;o))
@ Patrick :
- J'ai pêché trois semaines dans ma vie. Pas pris un poisson, mais envoyé mes lignes successives dans les racines, dans les branches ou à vau-l'eau. Donc, pour l'énervé que je suis, pas mon truc. Même si j'ai plus de respect pour les pêcheurs, gens calmes et capables d'accepter la solitude, que pour la violence des chasseurs (pas tirer, les mecs, pas tirer ;-)
- Je vote blanc ou nul, mais je vote.
(Ayrault nous fait iech depuis des lustres avec son projet de grand aérodrome superflu, vorace en énergies fossiles, qui va détruire un espace bocager, des terres agricoles de paysans dont plusieurs sont bio, et pourrir la vie de gens ayant fui la ville pour vivre en campagne.)
@PBM :
La meilleure façon d'être l'homme invisible...
Le seul parti où je sois prêt à m'inscrire c'est celui qui militera pour la reconnaisance du vote blanc.
Que les principules qui nous gouvernent s'entendent dire publiquement que nous sommes tant à refuser le choix entre la peste et le choléra.
Allez, une bonne nouvelle (petite, mais on n'a guère le choix) : l'ex de NS ne peut pas faire interdire le livre d'Anna Bitton. Elle a beau ête ex, elle lui ressemble toujours : journaleux de mescouilles, parlez de moi c'est un ordre, ne parlez pas de moi c'est un ordre.
Bon, la nouvelle suivante ça va être : l'éditeur du livre ressort de l'Elysée la tronche plus blanche que le cul d'Hortefeux et 25000 livres à pilonner.
Cher Guru, point n'était venue depuis un bail (soucis familiaux), et quel bonheur de LIRE des "trucs" avec du SENS dedans, et de l'intelligence qui déborde de partout; c'est comme d'étouffer et d'être d'un coup branché directos sous oxygène! Merci à tous!
Salut Brouette !
Qu'il me soit permis de déposer humblement mon modeste commentaire dans cet auguste ashram.
Je n'ai qu'une -tout aussi modeste- indignation à soulever face à ceux qui se font décerneurs patentés de brevet de gauchitude ("Ce parti, lePS, n'est plus de gauche", tranche notre aimable hôte en ces parages), mais se font aujourd'hui tous azimuts les promoteurs du référendum comme ultime expression de la vérité populaire.
Une petite voix se lève ici bas pour dire une seule et simple chose, bien oubliée de nos jours par la gauchitude attitude : le référendum, ça empeste son NapoléonIII et son Degaulle à plein nez ; le référendum ça pue la dictature, ou à tout le moins le pouvoir personnel ; le référendum, ce n'est qu'un déguisement du plébiscite. Je conchie les référendums et toutes les gauchitudes attitudes qui sont prêtes à renier toutes les valeurs de la gauche en exigeant aujourd'hui des référendums que leur honnêteté exigerait qu'ils conchient avec moi.
Surtout que cette démarche ne vise qu'à une seule chose : rejouer le référendum précédent, que l'on présente comme une grande victoire de "la" gauche, alors qu'il signifie surtout qu'une certaine gauche a toléré de joindre ses voix à celles du Front national pour réussir à faire une majorité ! Ce n'est pas une fausse gauche, c'est une gauche bête. Honte à elle. La démonstration ne suffisait donc pas que le référendum est vraiment le plus insondable des pièges à cons ? Il faut remettre ça? Proposer une nouvelle alliance tactique à Lepen et se réjouir qu'elle fonctionne à merveille? Je ne conchie plus, je vomis.
Merci de votre gratifiante attention.
@Tardif :
Quand je lis une telle phrase, j'hésite à l'attribuer à la plus incroyable des mauvaises fois ou à la plus insondable des conneries.
À une question à laquelle on se prononce par "oui" ou "non", on répond en fonction de ce que l'on pense de la proposition (bonne ou mauvaise). Les raisons de trouver une proposition mauvaise peuvent être extrêmement variables selon les orientations politiques de chacun, mais cela n'a rien à voir. On ne demande pas aux gens de "s'unir" en groupes (et ils ne le font pas, l'assimiler est parfaitement mensonger et un caractéristique des manipulateurs d'opinion de la presse et des partis "oui-ouistes" en l'occurrence), on leur demande si "oui" ou "non".
Quand je me prononce sur "oui" ou "non", je me prononce en fonction de ce que je pense de la question, et certainement pas en fonction de ce que je pense que d'autres en pensent, et en particulier pas les partis d'extrême-droite que j'exècre et qui votent bien ce qu'ils veulent.
Mais je comprends de ton commentaire que si tu sors sous la pluie et qu'un voisin que tu sais d'extrême-droite s'exclame tu te hâteras de dire pour ne surtout pas partager son avis en quoi que ce soit et ne pas être son ?
Seigneur, quel con !
"Proposer une nouvelle alliance tactique à Lepen"
Vivi je connais bien cette réthorique. Tiens, je vais apporter de l'eau à ton moulin, tu permets ?
- Je me lève (presque) tous les matins. - le choeur : comme Lepen !!!
- Après je gratte les couilles. - le choeur : comme Lepen !!!
- Puis je vais pisser. - le choeur : comme Lepen !!!
- Et comme ça toute la (sainte) journée ... - le choeur : comme Lepen !!!
Tu nous as donc démasqué, beaucoup ici sont des lepenistes refoulés, même ces dames non concernées par le point n° 2. Ah, et nous devons bien sûr avoir honte, j'oubliais.
Pardon pour les leçons de gauchitude, je te crois sur parole quand tu prétends être à gauche d'un lepeniste.
Merci aussi pour les brevets d'honnêtetitude et de hontitude que tu es visiblement habilité à décerner, ainsi que de gauchebêtitude.
Reviens quand tu veux pour nous donner une autre leçon de vomitude, je ne suis pas chez moi ici mais je crois savoir que Sa Sainteté (que toutes les gauchintelligentitudes soient sur lui) a également soif d'apprendre.
Le fait est que les résultats du référendum ont été interprétés par une certaine gauche, particulièrement bovésienne, comme un succès de la gauche de la gauche et qu'ils ne se sont pas aperçu qu'en réalité il y avait dans le non un grand pourcentage de voix lepénistes. Mais ça c'est vu par la suite, hélas...
@ ti_cyrano
Vous etes le cyrano de "riposte laique" ou quelqu'un d'autre?
Pressons donc un peu ce citron plein d'un jus qu'on a bien eu le tort de ne pas exprimer jusqu'à maintenant.
Reparlons donc de cette grande victoire du non. Qui a dit non ? Plus de 50% des votants. C'est un fait. La moitié était de gauche, la moitié était de droite, d'une droite très extrême d'ailleurs. Où est la victoire d'un non de gauche, qui représente un quart de l'électorat ? Un quart, c'est ça une victoire du non de gauche ? Et l'autre quart, auquel vous avez mêlé vos voix pour obtenir cette victoire, ça ne compte pas? C'est tabou ? C'est caca? Il ne faut surtout pas le dire ?
Ca mène la gauche où quand elle se déchire et qu'une moitié vote avec le Front national et l'autre vote avec Sarkozy ? Ca donne quels droits à la gauche qui vote comme le Front national de donner des leçons de gauchitude à la gauche qui vote comme Sarkozy ? Car on en est bien là. Non ? Vous avez bien voté comme Lepen et j'ai bien voté comme Sarkozy. Non ? Et à chaque fois que la gauche du non m'accusera d'être une fausse gauche parce que j'ai voté comme Sarkozy, je n'aurais pas le droit de lui répondre qu'à mon avis elle a les cuisses encore plus sales d'avoir voté AVEC Lepen ?
Donc une gauche est accusée d'être sarko-compatible par une gauche que j'accuse d'être lepeno-compatible, ou en tout cas de n'être pas très regardante sur l'origine des voix quand elle crie victoire !
Et pour couronner le tout cette gauche en est à sacraliser le référendum, contre toute la culture historique de la gauche, qui nous a appris au contraire qu'il fallait nous en méfier comme de la peste !
En effet, la gauche est très mal parti. Mais tant que la gauche du non exigera de nous une capitulation en rase campagne, alors que nous lui demandons de notre coté de se nettoyer un peu les cuisses avant de nous donner des leçons, le boulevard est ouvert pour la droite...
Il est clair en tout cas que je vous refuse absolument le moindre monopole de décider qui est de gauche et qui ne l'est pas. Il faut croire qu'il a plusieurs gauches. Moi, je fais partie de celle qui n'a JAMAIS voté comme Lepen. Qui dit mieux ?
Tant qu'on aura pas purgé ce - très profond - désaccord, la gauche, en effet, n'a aucune chance de revenir au pouvoir et de faire progresser la situation des salariés vers plus d'égalité, de liberté et de fraternité, un meilleur salaire, une meilleure protection sociale, une meilleure éducation pour ses enfants, et des tas de choses encore...
Faudrait peut-être un jour commencer à reconnaître que la gauche ce n'est pas un label que certain ont le monopole de décerner, mais que c'est un mouvement composé de gens qui ne sont pas d'accord sur tout. Alors il faut négocier, faire des compromis en négociant, établir un programme électoral, et le défendre jusqu'au bout.
Mais tant que nous lirons de cette gauche autant d'invectives et d'accusations, sans la moindre autocritique au sujet du problème que pose - quand même ! - pour elle-même, le fait que ça ne semble pas la gêner le moins du monde de mêler ses voix à celles du Front national, qu'elle ne semble pas s'interroger beaucoup sur le fait que le Front national de son côté se gargarise exactement autant qu'elle de la "victoire du non", et que dans cette affaire ses alliés objectifs ne sont pas à gauche, alors il n'y a aucun espoir de reconstruire la gauche.
Tiens, Lory, c'est parce que ça trolle lourd qu'on te revoit par ici ? Scoop : Lory aime les trolls velus qui ont très très mauvaise haleine :-}
Et ce brave José, je ne sais vraiment pas ce qu'il a bien pu te faire pour que tu l'aimes autant... Il t'a piqué tes carambars quand tu étais petite ? C'est ton ex-mari ? Il a plutôt préféré danser avec ta copine au bal du 14 juillet ? Sinon, je ne vois pas.
@Tardif : Désolé, je n'ai vraiment aucun argument qu'un individu de ta sorte soit en mesure de comprendre. Il y a normalement un panneau à l'entrée de ce modeste ashram : . Le vent l'aura peut-être décroché ?
Désolé moi aussi, croyez le bien. Je ne vois pas très bien, puisque vous refusez, avec qui la gauche à laquelle j'appartiens pourra faire des alliances pour parvenir au pouvoir et faire changer les choses. Vous nous conseilleriez donc de chercher de alliances ailleurs, hors de la gauche, au centre ?
Vous ne souhaitez pas chercher une alliance à gauche ? Car je me prétends de gauche, mais il est clair que je n'appartiens pas à la même que la vôtre. Aucune négociation n'est donc possible ? Vous ne nous proposez que de nous rallier à vos positions, et vous n'avez aucune intention de prendre en compte que nous pourrions être de gauche autrement que vous ?
Si vous voulez changer les choses pour ceux qui ont en un besoin urgent, je ne comprend pas comment vous comptez y arriver rapidement. A vrai dire, je ne comprend pas comment vous comptez y arriver du tout...
Je ne comprend pas où vous vous allez et comment vous imaginez y aller, et surtout quand ?
Si vous avez finalement plus d'ennemis à gauche que vous n'en avez à droite, vous êtes, à mes yeux, le meilleur allié de la droite.
@Tardif :
Soyons donc parfaitement clair : Pour moi, cela n'engage que moi mais ne fait aucun doute dans mon esprit, le parti S., si c'est bien à lui que vous faites référence, est un parti de droite dont il n'y a absolument rien à espérer pour changer quoi que ce soit - Comme deux septennats de Mitterrand, d'alternances, et un gouvernement Jospin nous l'ont amplement et douloureusement démontré. (Ne revenons pas sur le détail de leurs performances...)
Que ce parti envisage de faire des "alliances au centre" n'est pas pour me surprendre, quand je vois le nombre de jaunes parmi vos têtes d'affiches qui ont filé comme des dards bouffer dans la gamelle que leur tend obligeamment le roitelet (ou qui sont prêts à vendre leur mère pour qu'on les y appelle à leur tour).
Pour moi, et cela n'engage que moi, la direction du parti S. est composée pour son immense majorité d'un ramassis de pantins ridicules dont je ne voudrais pas pour descendre mes poubelles. Je ne nourris pas le moindre espoir en ces gens-là, et pense qu'ils sont le meilleur allié objectit de la droite en ce que :
Donc je pense depuis belle lurette qu'il n'y aura pas d'espoir à gauche avant d'avoir premièrement réussi à se débarrasser du parti S.
Pour moi, la ligne dé démarcation entre droite et gauche passe entre ceux qui acceptent une société fondée sur "l'économie de marché libérale et mondialisée", et ceux qui refusent une telle société. Les socialistes qui imaginent pouvoir vivre dans une telle société (et qu'aucune autre ne soit possible), et qui pensent pouvoir la rendre moins inhumaine ou en limiter les ravages par quelques petites mesurettes à la marge me font doucement (et tristement) rigoler.
>
J'ai d'immenses doutes sur la capacité que nous ayons "d'arriver" à quoi que ce soit dans les années qui viennent, mais j'ai par contre la certitude que le parti S. n'arrivera absolument à rien du tout, enfin si, à mener une politique de droite avec une étiquette rose pour faire tendance, et continuer la même chose. Personnellement, je n'en veux pas, non merci, et n'ai pas la moindre envie d'aider ce parti à atteindre ses objectifs qui ne sont en rien les miens.
Est-ce plus clair ?
>est-ce plus clair?
Merci de dialoguer avec moi.
A vrai dire, non, ça n'est pas plus clair pour moi.
Je crois qu'il est possible d'améliorer les choses, réellement , concrètement et rapidement, avec un gouvernement de gauche élu sur une majorité de gauche (c'est forcément plus difficile avec un gouvernement de gauche élu sur un majorité centriste, mais si vous nous y obligez, quelle autre solution aurons nous ?). Si on laisse un gouvernement de droite, ce sera forcément pire (y a qu'à voir le résultat aujourd'hui par rapport à Jospin. Le bilan me semble clair).
La logique du "tout ou rien" ne me semble pas mener à grand chose. Et je préfère "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras".
Peut-être y a-t-il une gauche plus idéologique et une autre plus pragmatique... Ne vaut-il pas mieux que ces gauches dialoguent et s'entendent sur un mandat, sur un programme, sur quelque chose de négocié sur lequel il y aura des comptes à rendre ? En 1936 , ça a produit un résultat. Non?
Sinon, tout cela est vain et ne mène à rien. Personne n'y gagne rien, surtout les pauvres, et au bout du compte ça les jette dans les bras du Front national.
La gauche (à laquelle j'appartiens), la gauche de droite, comme vous dites, peut arriver au pouvoir avec une alliance centriste, mais elle n'aura pas les moyens de changer grand chose. Elle ne le pourra que si elle s'avance aux élections AVEC la gauche de la gauche. Mais si vous ne le voulez pas, elle n'arrivera pas au pouvoir et donc, vous la jetez dans les bras des centristes.
Aujourd'hui, vous refusez de créer le conditions pour qu'une alliance soit possible à gauche. C'est une lourde responsabilité.
Si on négociait ? Alors ? Que voulez vous mettre dans la corbeille de la mariée? Qu'est-ce qui est négociable pour vous et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
@tardif : Acceptez-vous une société fondée sur "l'économie de marché libérale et mondialisée" ? Si oui, je crains que les espoirs de négociation avec Swâmi ne n'amenuisent ...
@Tardif : Répondre à la question de Yogi serait un bon début ;-) (mais je lirai la réposne demain, il est vraiment tard...)
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Oui, c'était en 1936... Et ce n'était pas les mêmes.
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C'est dingue, ça la "gauche de droite" largement majoritaire (dans les urnes) qui s'apprête par avance à faire porter la responsabilité de sa future déculottée à la "gauche de gauche" plutôt que de jamais s'en prendre à elle-même... Interrogez-vous sur les légions de "déçus du socialisme" qui préféreraient bouffer leur culotte plutôt que de jamais remettre dans l'urne un bulletin au nom du parti S. (après l'avoir fait des années ou des décennies pour beaucoup). Doit bien y avoir une raison, ne pensez-vous pas ?
Après des années d'exercice du pouvoir par votre parti, quel est votre bilan ? Combien de temps pensez-vous encore nous faire prendre vos vessies pour des lanternes ?
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Comme je ne représente que moi-même et ne suis encarté nulle part, je crains de ne pas être le bon interlocuteur pour votre "négociation"...
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Et si vous commenciez par virer tous vos chefs ? Après, on se téléphone, on se fait une bouffe :-}
Un peu longs tes posts, camarade Shadok jaune, mais bon, je vais répondre à quelques trucs en vrac, et donc faire long aussi, réponses qui n'engageront que moi.
"sacraliser le référendum, contre toute la culture historique de la gauche"
Je suppose que tu as craché à la gueule de Mitterrand et de Rocard quand ils fait un référendum sur la Nouvelle Calédonie ? Et sur le groupe PS qui vote la motion du PCF pour en exiger un ? Des sacrés déconneurs ces députés PS. T'as bien vomi sur le référendum de Maastricht ?
Sinon d'accord sur le coté plébiscitaire du machin, mais ce n'est plus le pb. Le pb c'est que nous avons des gens forcément supérieurs et qui savent. Alors il veulent bien demander leur avis aux kons, mais uniquement si les kons font bien comme on leur a dit à longueur de JT, sinon ça va plus. Ils n'ont rien contre la démocratie, sincèrement, mais si elle ne donne pas les résultats escomptés, il faut bien changer les règles et trouver autre chose. L'important c'est que tout soit fait comme eux ils savent que c'est bien et bon pour ton poil.
"Qui a dit non ?"
M'en fous. Ben si. Qui a dit oui à Maastricht ? Qui a voté Mitterrand ? Tu veux invalider des suffrages ? Sûr qu'il y a un paquet de kons qui ont voté non et alors ? Seuls les génies ont le droit de vote et c'est toi qui distribue les certificats de génitude ?
"cette démarche ne vise qu'à une seule chose : rejouer le référendum précédent"
Bingo ! T'as trouvé ça tout seul ? J'ai voté non pour des raisons qui me sont propres et que tu trouveras sur le site d'Etienne Chouard et je n'ai pas changé d'avis. D'autres l'ont fait pour leurs raisons à eux et seraient prêts à le refaire. Ca risque encore de faire une majorité alors ça va bien. Il faut que cette Europe libérale des élites contre les citoyens se fasse, point. La démocratie ça va un moment mais si ça tourne pas comme on veut, faut bien trouver autre chose, c'est humain.
"Si on négociait ?"
A voir au niveau local, pour le niveau au-dessus je doute que tu trouves des interlocuteurs ici. J'ai déja voté pour des Shadoks jaunes et je n'exclue pas de le refaire sur la base d'engagements précis, notamment aux municipales. Je ne suis pas pour la politique du pire car il y a effectivement des situations de détresse qui ne peuvent pas se permettre d'attendre un hypothétique grand soir. Mais pour le chèque en blanc et le "faites-nous confiance", tu repasseras, j'ai déjà donné.
Je réitère ma question à ti_cyrano qui n'a pas du la lire (forcément, le temps que mon comm. soit débloqué et apparaisse...):
es-tu le meme cyrano que celui de http://www.ripostelaique.com/ ou un autre?
Qui donc a voté non en 2005 ?
En rajoutant le MPF ça fait 24% pour l'extrême-droite.
En rajoutant l'extrême-gauche, ça fait 54.5 % pour les proches de la gauche.
On pourrait parler d'une victoire du non de gauche ? Contre la droite et contre les dirigeant-es politiques de son camp .
Swâmi a déjà tout dit mais il faut le répéter : le PS n'est plus à gauche (depuis longtemps déjà). Je crois à la bonne volonté des militant-es qui en sont proches, mais ils se plantent en pensant suivre un parti de gauche. Comme se plantaient les communistes sincères qui n'ont pas compris le stalinisme (je parle de temps anciens, pas du pov PCF d'aujourd'hui).
Proposer une alliance avec le PS, c'est proposer une alliance avec le Modem, c'est proposer une alliance avec des gens capables d'entrer au gouvernement Sarkozy (et avec les municipales, on va en voir des gens de gôôôôôôche pratiquer l'ouverture). Franchement, quelle personne réellement soucieuse d'égalité et de liberté souscrirait à ça ?
Quant à : c'est pas beau de voter avec Le Pen, franchement c'est stupide comme argument. En plus ce n'est pas un argument, c'est juste une tentative de déconsidérer la position de l'autre. Au lieu de s'intéresser aux différences de fond, on s'intéresse à l'écume des choses, au truc le plus effrayant : Le Pen. Avec de subtiles distinctions tendant à dévaloriser la position adverse : certains auraient coté COMME Sarko (et c'est pas grave, un hasard). D'autres auraient coté AVEC Le Pen, consciemment.
Comment peut-on proposer "l'alliance" a des gens dont on commence par mépriser la position de gauche ?
Ceci étant dit, la démocratie représentative, ce n'est pas mon truc. Alors les alliances pour choisir des gens qui ne nous demanderont plus notre avis pendant des années, je l'en tape un peu ;-)) Elles sont juste révélatrices de l'état de pourriture que certains sont capables d'atteindre pour avoir une place au chaud.
"je M'en tape un peu", je me permettrais pas de taper qq'un d'autre ;-))
Et du coup, j'apporte un bémol à mon dernier paragraphe, pour les tentatives de démocratie très participative dans des villages.
C'est marrant, j'ai eu une conversation similaire jeudi soir chez un ami très proche mais encore égaré dans le Shadokisme rose, ne voyant pas qu'il tire vers le jaune.
Il me reprochait, à moi ! (enfin, à nous, les gôchiss et autres alters), les dernières défaites de SON parti. C'est fou, non ? Pas du tout la faute à Jospin le privatisateur et l'endormeur des forces émancipatrices, ni non plus la faute au Spectre qui n'était même pas de gauche... Meuh non.
C'est nous qu'on leur fait pas confiance et c'est pour ça qu'ils sont obligés, les pôvres !, de trahir leurs convictions de gauche en s'alliant à droite, par exemple...
Ah, c'est du bon, c'qu'ils fument, les Shadoks roses-jaunes.
J'aime beaucoup la comparaison avec l'aveuglement de certains camarades communistes au sujet du (j'aime beaucoup car je trouve ça pertinent, mais ça m'inquiète aussi : j'en connais des qui le sont toujours, aujourd'hui encore, staliniens... il leur en coûterait trop d'abandonner la conviction d'une vie...) (on n'est pas rendu, donc) (à moins que les "sociaux-traîtres" continuent à montrer avec autant d'éclat leur vrai visage)
Ben moi qui suis Français de l'Etranger, j'ai des sénateurs socialistes qui ne boycotteront pas le Congrès de Versailles...
Ils iront à Versailles pour voter en faveur de la révision constitutionnelle.
J'ai voté oui en 2005, mais je fais campagne pour ce p... de référendum. On ne doit pas enlever comme ça la souveraineté au peuple. Et je honnis ces mous du cortex qui dirigent aujourd'hui le PS et laisse le beau rôle aux nettoyeurs ethniques antioccitans comme Emmanuelli et Mélenchon.
@Ko :
Ah oui, ça j'adore particulièrement ! Les socialos qui s'imaginent que ce serait le devoir sacré de toute la gauche de les faire gagner au simple motif qu'ils se prétendent de gôôôche et revendiquent même que la (seule) gôôôche "de gouvernement" (possible) ce serait eux !
Et on devrait culpabiliser quand ils perdent alors qu'ils ne perdent que par la suite logique de toutes leurs trahisons et de tous leurs renoncements, et que, pour ce qui me concerne, quand ces trouducs se prennent une bonne branlée, j'aurais presque envie d'ouvrir le champagne - s'il n'y avait pas la victoire des fumiers d'en face pour m'en couper l'envie...
Amis socialisses, sachez-le : Quand vous mangez une bonne défaite, je ne culpabilise pas, au contraire, je jouis dans mes nippes :-}
D'un autre côté, avec 8% des électeurs, pas d'accès aux médias de masse, pas de modèle de référence dans le monde et le refus de toute alliance ou compromis, on peut se demander où mènent les argumentaires politiques des gôchiss et autres alters.
Où ? à une possibilité d'émancipation, pas moins.
Et ça passe par chacun de nous. Yogi, ouvre ton esprit et ton imagination, ça a souvent commencé comme ça... par quelques
illuminéslucides qui ne se résignent pas.De toute façon, si personne ne commence, il n'y aura jamais de , comme tu dis, ou d'accès aux merdias de masse...
C'est marrant, le défaitisme, parce que ça se crée et s'entretient soi-même.