Bon, autrement dit, j'aurais bien des trucs à dire, mais je ne trouve pas grand-chose de plus intelligent que ce magnifique aphorisme en béton vibré.

Je voulais écrire un truc sur la consigne du parti S. de boycotter le congrès de Versailles, selon Jean-Marc Ayrault,[1] mais j'ai vomi mon quatre heures avant d'avoir fini de rédiger la troisième ligne. Même après avoir appris que Mélenchon restait pugnace et qu'Emmanuelli sauvait l'honneur, le sien tout du moins, à défaut de celui du défunt parti S., vous savez, ce parti mort mais qui bouge encore et dont le zombie décomposé cherche des sièges où poser les reliquats de ses nombreuses fesses sous la houlette du décomposé-chef que l'on surnomme affectueusement l'endive. Tiens j'ai vu l'autre Jack hier ou avant-hier sur France 3, j'ai bien cru que Michael Jackson était mort et qu'ils repassaient le clip de thriller en hommage.
Enfin bref l'odeur de put(r)éfaction est telle dans toute la partie gauche de l'hémicycle que personne n'ose plus y aller sans sa combinaison NBC...

Donc je n'ai rien écrit sur le parti S.

Je ne voulais rien écrire sur le Chanoine des Latrines, parce que rien que d'y penser les touches me tombaient des doigts. Je ne voulais rien écrire non plus sur le saccage du droit du travail qui prend des proportions dantesques et le tronçonnage social à tous les étages, comme si on avait lâché deux bétaillères de Parisoseillières OGM contaminées au milieu d'un pique-nique de braves travailleurs endormis devant la nouvelle star pendant que les pickpockets viennent jusque dans leurs poches piquer tout ce pourquoi leurs parents, grands-parents et arrière grands-parents se sont battus, parce qu'ils le valaient bien à l'époque.

Donc en fait je ne voulais écrire sur rien.

Enfin si, j'a trouvé dans l'actualité un truc qui m'a fait rigoler, un seul, quand même :

Des femmes au mont Athos (Reuters).

Une dizaine de femmes ont pénétré sur le territoire du mont Athos, dans le nord de la Grèce, un événement rarissime depuis la fondation de cette communauté monastique il y a plus d'un millénaire.

Elles faisaient partie d'un groupe d'un millier de manifestants dénonçant les revendications des moines orthodoxes, qui réclament la propriété de terres sur la péninsule voisine d'Halkidiki, l'une des destinations touristiques les plus courues du pays.

« Une dizaine de femmes ont sauté par-dessus la clôture qui marque les limites de la communauté et sont restées une vingtaine de minutes sur le territoire des moines, un geste symbolique », a déclaré mercredi à Reuters Litsa Ammanatidou-Paschalidou, élue du parlement grec qui a participé à la manifestation, tout comme plusieurs élus et des habitants des villages de la péninsule.

Les monastères du mont Athos ont de nombreuses possessions dans la région, notamment des hôtels, ainsi que des propriétés à Athènes et à Thessalonique.

Le parquet de cette dernière ville a ouvert une enquête sur la manifestation de mardi car la loi grecque considère comme un délit la présence de femmes au mont Athos. Des inculpations pourraient être prononcées dans les prochains jours.

Karolos Grohmann, version française Guy Kerivel

Rance-Info précisait en effet que les terres de ces monastères sont interdites depuis la nuit des temps aux femmes comme à toute créature femelle. Et que l'état Grec se trouvait ben obligé de faire respecter cette loi dont l'infraction rendait passible d'emprisonnement.
Séance amusante en perspective à la CEDH. Espérons qu'ils auront les couilles un peu plus épaisses que pour la ratification parlementaire du mini-traité-maxi-arnaque avec déni de référendum.

Nous nageons avec bonheur dans la modernité en plein XXIe s. Eh ben, on n'est pas rendus...


Ah, j'ai presque failli oublier : Tous à Versailles le 4 février 2008 ! ! ! Sans-culottes et racaille, viendez vombreux !


Notes

[1] Méfiez-vous des Jean-Marc, je ne vous l'ai pas déjà dit ?