Tais-toi et creuse
Par Petaramesh le mercredi 26 décembre 2007, 00:45 - Non-dualité tout court - Lien permanent
...ou la pensée profonde du soir.
Atteindre la simplicité intérieure, c'est prendre la pleine mesure de notre propre complexité.
Sans rien chercher à y ajouter, rien chercher à y retrancher, travestir, ignorer, juger ou nier, abandonner l'illusion que l'on peut tout expliquer et que le tenter est viable, utile ou nécessaire, et sans rien considérer comme contradictoire, ce qui évite de se prendre la tête avec l'épineux problème consistant à résoudre d'illusoires contradictions.











Commentaires
Bonsoir , Maître du lieu :-)
De loin en loin te lisant, je savais bien qu'à un moment ou l'autre j'aurais un brin de désir de me balader sur un de tes sentiers...
Tu as dit la madalie Occidentale/rationaliste par excellence : nous ne savons pas vivre un paradoxe : nous voulons qu'il soit un combat, duel, avec une raison l'emportant sur une autre, plus faible ou défaillante. Nous ne supportons pas la coprésence de deux termes semblant opposés.. Mais "doxe", n'est de la parole. Le réel n'a pas de contraire:
Entre le verre à moitié plein et celui à moitié vide, la contradiction n'esiste que "pour" diviser les point de vues, comme pour vréer une injonction à en choisir un, nous sommant de burider eternellement comme des ânes...
Aristote, le tiers exclus, le tétralemne bouddhique n'ont pas de secret pour toi, et tu as répondu toi même en désignant ces contradictions comme illusoires : quel est donc le contraire d'un chien ? D'un verre d'eau ? Nous ne nions pas le caractère absolu de leur réalité, mais dès qu'on a un invisible dans l'esprit, il suffit d'agiter un terme conceptuellement opposé et nous voilà dans la panade: à l'Amour, criminels que nous sommes, et faute de le voir comme une réalité, (sans contraire, donc) nous opposerons le "concept" inverse de haine. Nous le relativiserons en l'ensauçant de pensées, de préjugés, de milliers de lectures contradictoires, de vieux radotages de civilisation
que nous avons hérité le plus souvent au biberon...
Nous le chosifions comme une idée monnayable, manipulable, victoire à la Pyrrhus de la pensée qui finit par savoir tout de l'objet qu'elle a entièrement détruit !
La laisser ? Quel dommage
La cueillir ? Quel dommage !
Ah! Cette violette ..
La Réalité se joue des conflits que nous y "inventons" ...
Ces derniers devraient se limiter à de simples artefacts pratiques
(des choix techniques de vie quotidienne par exemple) cela serait déjà un grand pas vers une pensée moins torturée/déformée/menteuse que celle dictée par l'émotion et l'angoisse de la division ...
Astucieux Swami, qui t'avoues généreusement autoproclamé, il ne m'appartient pas de soupçonner jusqu'où ton petit piège pédagogique
a été par toi-même fomenté dans l'intention de selfasticoter le disciple ;-)
Mais A. Desjardins swamême dit à ceux dont ils sent qu'ils sont intimidés par leur instructeurs : "Regardez-le seulement comme un disciple, juste avec un peu d'avance sur vous, rien d'autre ..."
La pleine mesure de notre complexité ?
Et pourquoi pas dans le même mouvement, une certaine acceptation du mystère de cette complexité, qui est peut-être ce grâce à quoi nous sommes lisibles les uns aux autres, ce par quoi ils continuent à rester insondablement mystérieux et différents,
quels que soient nos familiarités et universalités découvrables en nous, et surtout entre nous ...
Et puis la simplicité, tu le sais bien, elle arrive, elle est en chemin, hein, DE TOUTES MANIERES
simple question de patience, on a tous la vocation ...
Petit oups :
Lire "doxe" (ou "doxa") n'est que de la parole , (au sens ou les mots peuvent aller dans tous les sens de l'imaginaire, et leur cohérence entre eux n'est en rien preuve de leur justesse devant la réalité).
Bonsoir, ô Swaminuit largement passée ...
:-)
Chompitiarve :
Et voilà.
... J'ai joué au Contrario hier : il faut retrouver une expression toute détournée, soit par des synonymes, des mots proches, soit par des contraires. Moi qui aime jouer avec les mots...
J'aime bien l'idée de pour se contenter de la vivre, et avec plaisir
Mais je suis curieuse de savoir pourquoi au réveil, te viennent des idées pareilles ;-))
Tiens, par exemple, j'ai rendu à mes cheveux la teinte brune qui étaient la leur...
@Christine :
Euh, 0h45, c'est davantage l'heure à laquelle Ma Sainteté se couche que l'heure à laquelle Elle se lève :-}
Je passe...
..et je remet cent francs dans le nourrin !
@Tamajesté : je croyais que c'était une idée née pendant la sieste ;-))
"J'aime qui m'éblouit et accentue l'obscur au fond de moi"
René Char
Je ne crois pas être toutafait hors-sujet (pour une fois), et de toute façon c'est magnifique !
@Vespa :
Magnifique.
@ vespa tu dois être comblé en ce moment avec l'obscur qui nous gouverne et qui éblouit les foules (de cons).
"Dans la vie, y'a deux sortes d'hommes : ceux qui creusent, et ceux qui ont un révolver. Toi, tu creuses."
J'avais envie de la placer là, celle-là, je trouve qu'elle y sonne bien :o))
Et surtout la flemme de creuser ;o)
@ Manu25
Il ne s'agit pas exactement du même genre d'éblouissement....
Rien à voir avec :
"Du haut de ces pyramides moi, NABO 1er (alias Soleil Radieux) je vous contemple, vous vermine rampante à mes pieds sacrés"
Ouais, c'est un beau Conte de Noël tout de même, et en plus c'est un conte africain :
"La gazelle et le phacochère"
J'ai hâte d'en connaître la fin !
, manu25 (12):
Il est ni obscur, ni éblouissant, il est clinquant, bling-bling, et creux. C'est complètement différent.
Mais pourquoi faut-il donc que ce diable à ressort sorte encore de sa boîte dans les contextes les plus inappropriés ? C'est dire s'il nous pollue l'esprit...
Merci donc de refermer la boîte avec un gros cadenas, simple question d'hygiène.